Dans le futur, nous essaierons de récolter des avis sur les cours de dessin donnés dans cette école dont le programme vous est présenté dans cette fiche.

Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) pour l’enseignement supérieur et la recherche en art, l’École Supérieure d’Art du Nord-Pas de Calais/Dunkerque-Tourcoing (l’Esä) a été constituée depuis 2011 par les Villes de Dunkerque et de Tourcoing, avec l’aide de l’État et de la Région Hauts-de-France.

L’Esä est une école supérieure publique habilitée par le ministère de la Culture et de la Communication, et fait partie de l’Association Nationale des Écoles d’Art (Andea) et de 50°Nord (réseau transfrontalier d’art contemporain). L’école prépare au DNA Art et au DNSEP Art. Elle veut proposer des enseignements ancrés au cœur de l’actualité artistique, et offrir à ses étudiants de multiples occasions de confronter leur pratique à celle d’intervenants professionnels comme des plasticiens, critiques, théoriciens de l’art, industriels …

L’Esä est née de la fusion en 2010 de l’ERBA de Dunkerque et de l’ERSEP de Tourcoing. Avant cela, l’ERBA de Dunkerque avait été créée en 1984. En 1989, devant le nombre croissant d’étudiants, l’école avait obtenu l’agrément du ministère de la Culture pour l’ouverture de la 3e année, du second cycle et l’habilitation pour les diplômes DNAP et DNSEP. De son côté, l’école de Tourcoing était née en 1836. En 1994, l’École Régionale Supérieure d’Expression Plastique (ERSEP) avait été  transférée (car manquant de place) dans un ancien site industriel du centre ville.

Depuis, l’Esä a signé de nombreux partenariats avec la plupart des acteurs culturels, éducatifs et sociaux du territoire. 

Ainsi, l’école peut : 

  • initier un grand nombre d’événements et de projets, 
  • organiser des expositions, 
  • collaborer avec les écoles péri et post-scolaires, 
  • collaborer avec les musées.

Ces deux écoles bénéficient d’une localisation stratégique. Dunkerque est : 

  • à 30 min du tunnel sous la Manche, 
  • à moins de 300 km de cinq capitales (Londres, Paris, Amsterdam, Bruxelles, Luxembourg). 
  •  à 30 min de Lille, 1h15 de Bruxelles  et 1h30 de Paris (en TGV pour ces trois villes). 

Tourcoing est au cœur de l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai. Avec sa superficie de 3 550 km2 , plus de deux millions d’habitants, deux nationalités et trois cultures différentes (France, Wallonie, Flandre), c’est  la plus importante métropole transfrontalière d’Europe.  La ville de Tourcoing offre toutes les commodités en termes d’enseignement, de formation, de culture, de sports et de loisirs.

L’Esä accueille environ 300 étudiants qui se répartissent sur les deux sites. Mais pour accéder aux cursus de l’école, le candidat doit être titulaire d’un baccalauréat (ou de tout diplôme équivalent en France ou à l’étranger). Exceptionnellement, le directeur peut accorder une dérogation à un candidat non bachelier démontrant un parcours artistique ou une pratique personnelle qui le rend apte à intégrer le cursus espéré. Ceci étant dit, l’Esä encourage ce type d’étudiants à obtenir, pendant leur cursus, leur baccalauréat ou le diplôme équivalent. 

Pour l’admission en première année, l’étudiant doit passer par un concours, généralement programmé en mai. Une session peut aussi être organisée plus tard dans l’année (en septembre le plus souvent, mais mieux vaut se renseigner auprès de l’administration). L’Esä est membre du portail national de coordination des inscriptions dans l’enseignement supérieur, Parcoursup. C’est par ce portail que les inscriptions au concours d’entrée en première année se font principalement.  

Assez classiquement, ce concours comporte :

  • Une épreuve écrite dont le sujet traite de l’art et de la culture. Elle permet d’évaluer la culture générale du candidat, ainsi que son niveau d’expression écrite en français. 
  • Un test de langue étrangère (anglais).
  • Une épreuve de pratique plastique (plusieurs sujets sont proposés). 
  • La présentation d’un dossier de travaux personnels et un entretien face à un jury composé de trois enseignants nommés par le directeur, et parfois d’un étudiant.

Une intégration en cours de cursus reste possible (semestres 3, 5, 9). Le candidat dépose alors un dossier artistique et pédagogique auprès de l’établissement dont il veut suivre le cursus. Ce dossier comprend un descriptif détaillé des enseignements suivis jusque-là, des éléments relatifs à sa pratique artistique personnelle et, potentiellement, des éléments sur ses activités professionnelles antérieures. Pour être recevables, les candidats doivent justifier de 60, 120 et 240 crédits européens selon le semestre à intégrer. 

Les diplômes obtenus hors de l'Union Européenne feront l’objet d’un contrôle d’équivalence avec les diplômes français. Le candidat passe alors un entretien avec la commission chargée d’évaluer son niveau. Cette commission d’équivalence comprend : le directeur de l’établissement (ou son représentant le cas échéant), et au moins trois professeurs (nommés par le directeur). La décision d’admission en cours de cursus est prise par la commission d’équivalence à la majorité absolue de ses membres. Cette décision détermine le niveau d’intégration en cours de cursus en fonction des études suivies antérieurement, du dossier artistique et pédagogique fourni par le candidat, et du résultat de l’entretien. La décision de refus devra être motivée. 

Les candidats issus d’écoles étrangères, ou non francophones peuvent intégrer l’école sous réserve d’être titulaires du TCF, niveau B2. L’épreuve est équivalente à celle à laquelle sont soumis les étudiants ressortissants de pays francophones, cependant un test de langue française s’y ajoute.

Pour l’admission en quatrième année, l’étudiant doit être en possession d’un DNA. L’avis de la commission d’admission en deuxième cycle est également nécessaire. Pour être candidat à l’admission, l’étudiant doit avoir ses 180 crédits européens. La commission comprend au moins trois professeurs (dont l’un est titulaire d’un doctorat) du cycle et de l’option concernés, nommés par le directeur. 

Le candidat passe un entretien avec la commission d’admission en deuxième cycle de l’établissement, sur la base d’un dossier de travaux artistiques personnels. La décision d’admission est prise par cette commission à la majorité absolue de ses membres (si égalité des voix, celle du président est prépondérante). Une décision de refus devra être motivée. 

Répartition des crédits ECTS par semestre

Le premier cycle est la phase dite “de programme”. Il permet de préciser les orientations de l 'étudiant à travers l’acquisition et la mise en œuvre d’outils techniques, théoriques et sensibles. Les six semestres vont être rythmés par le bilan de passage en fin d’année 1, l’obtention du Certificat d’Études d’Art Plastique (CEAP) en année 2 et l’épreuve du diplôme (DNA, Diplôme National d’Art, grade licence) en fin d’année 3.

La première et la deuxième année sont des années dites “d’initiation aux fondamentaux de l'œuvre” (concepts, matériaux, outils, modes d’existence), commune à tous les étudiants.

La troisième année, celle “de l’orientation et de l’ouverture”, est axée sur l’émergence du parcours individuel de l’étudiant. Il s’agit alors d’une phase d’expérimentation pour la mise en œuvre d’un projet de fin de cycle, avec la consolidation des outils théoriques/critiques et l’ouverture vers le monde extérieur.

Première année (DNA)

Semestre un

  • Initiation aux techniques et pratiques artistiques (18 crédits ECTS)
  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (10 crédits ECTS)
  • Bilan du travail plastique et théorique / Bilan (2 crédits ECTS)

Semestre deux

  • Initiation aux techniques et pratiques artistiques (16 crédits ECTS)
  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (10 crédits ECTS)
  • Bilan du travail plastique et théorique / Bilan (4 crédits ECTS)

Deuxième année (DNA)

Semestre trois

  • Méthodologie, techniques et mises en œuvre (16 crédits ECTS)
  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (8 crédits ECTS)
  • Recherches et expérimentations (2 crédits ECTS)
  • Bilan (4 crédits ECTS)

Semestre quatre

  • Méthodologie, techniques et mises en œuvre (14 crédits ECTS)
  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (8 crédits ECTS)
  • Recherches et expérimentations (4 crédits ECTS)
  • Bilan (4 crédits ECTS)

Troisième année (DNA)

Semestre cinq

  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (8 crédits ECTS)
  • Méthodologie, techniques et mises en œuvre (12 crédits ECTS)
  • Recherches personnelles plastiques (6 crédits ECTS)
  • Bilan du travail plastique et théorique / Bilan (4 crédits ECTS)

Semestre six

  • Histoire, théorie des arts et langue étrangère (5 crédits ECTS)
  • Méthodologie, techniques et mises en œuvre (4 crédits ECTS)
  • Recherches personnelles plastiques (4 crédits ECTS)
  • Stage (2 crédits ECTS)
  • DNA (Diplôme) (15 crédits ECTS)

Avec le second cycle démarre la phase “projet”, qui conduit l’étudiant à la réalisation d’un projet plastique personnel, et à la rédaction d’un mémoire de fin d’études, dans la perspective du DNSEP. Avec un stage de cinq semaines, la quatrième année est une année clef dans la phase de professionnalisation de l’étudiant. Il s'agit là d’une réelle occasion d’immersion dans le milieu professionnel artistique et culturel; sans oublier la possibilité de voyages d’études à l’étranger.

En cinquième année, l’étudiant débute son projet plastique de long terme, tout en bénéficiant d’une autonomie réflexive, et de l’acquisition des compétences nécessaires. Cette mise en œuvre est accompagnée par la finalisation du mémoire. Le travail d’élaboration du mémoire commence dès la quatrième année, pour arriver à sa forme définitive en cours de cinquième année. Le mémoire permet à l’étudiant d'affirmer son positionnement théorique, critique et esthétique, afin d’étayer ses recherches plastiques. L’étudiant devra faire attention à la forme du mémoire en rapport avec son contenu.

Quatrième année (DNSEP)

Semestre sept

  • Langue étrangère  (1 crédit ECTS)
  • Initiation à la recherche (suivi du mémoire, philosophie, histoire des arts) (9 crédits ECTS)
  • Projet plastique (prospective, méthodologie, production) (20 crédits ECTS)

Semestre huit

  • Langue étrangère  (1 crédit ECTS)
  • Initiation à la recherche (suivi du mémoire, philosophie, histoire des arts) (9 crédits ECTS)
  • Projet plastique (prospective, méthodologie, production) (20 crédits ECTS)

Cinquième année (DNSEP)

Semestre neuf

  • Méthodologie de la recherche (dont suivi du mémoire) (20 crédits ECTS)
  • Mise en forme du projet personnel (10 crédits ECTS)

Semestre dix

  • Diplôme – DNSEP: Mémoire (5 crédits ECTS)
  • Diplôme – DNSEP: Travail plastique (25 crédits ECTS)

Les étudiants peuvent envisager une année de césure. Ce dispositif leur permet de faire une pause d’une année afin d’envisager leur projet professionnel, ou de préparer une nouvelle orientation universitaire. 

Ainsi, cela leur permet : 

  • d’effectuer des stages, 
  • de programmer des voyages d’étude,
  • de connaître des expériences professionnelles,
  • d’envisager tout projet personnel en lien évident avec le projet professionnel. 

L’année de césure doit intervenir : 

  • soit entre le premier et le second cycle,
  • soit entre le semestre 8 et le semestre 9, dans la limite d’une année universitaire. 

Seuls les étudiants ayant obtenu l’ensemble de leurs crédits peuvent y prétendre. Cette année de césure n’est pas comptabilisée dans le cursus LMD.

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