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L’art de l’estompage

L’estompage. Une technique à la fois bien connue et finalement assez mal connue.
Quand on pense estompe, on pense souvent à ça:

C’est d’ailleurs cet objet qui faisait partie du coffret à dessin que j’avais acheté il y a une dizaine d’année. Mais à l’époque je ne savais pas trop à quoi ça servait et comment l’utiliser.
Aujourd’hui, je n’utilise toujours pas vraiment ce genre d’estompe, ou seulement dans de rares occasions.
Je la trouve assez inefficace sur les papiers que j’utilise actuellement.
Le résultat est souvent sale quand on veut travailler vite sur de grandes surfaces.
Je l’utilise surtout pour les petites ombres d’occlusion difficile d’accès.
Elle ne fonctionne pas très bien sur des papiers à grain, et répond mieux aux papiers lisses comme le bristol.
Mais attention, pour bien travailler avec cette estompe il vous faudra une patience d’ange, et un nombre incalculable d’aller-retours sur le papier…

Mais estomper, à quoi ça sert?

En réalité, on peut utiliser l’estompe dans de nombreux cas.
Un des plus courants, c’est lorsqu’on souhaite créer une transition douce entre deux valeurs, afin de créer un volume.
Malheureusement les débutants qui ne savent pas doser, vont souvent utiliser l’estompe sur tout leur dessin, sans trop savoir où ils vont, ce qui va évidemment empirer les choses.

On peut aussi utiliser l’estompe pour flouter un contour, créer un fond, adoucir des traits de construction, créer des effets de vitesse, créer un flou photographique, et j’en passe…
Malgré sa formidable palette d’action, il faut toutefois ne pas prendre l’estompage comme la solution miracle pour cacher les lacunes d’un dessin.
Il est donc important d’avoir des bases correctes avant de pouvoir s’en servir raisonnablement.

Je recommande donc à un grand débutant, de ne pas utiliser l’estompe les premières semaines de son apprentissage.
Avant tout, il est préférable de se laisser le temps de comprendre comment dessiner un volume avec un crayon HB simple .

Quels types d’estompes pour quelles situations?

Comme vous allez le constater dans la vidéo ci-dessous, j’utilise toutes sortes d’estompes, de médiums et de techniques, variant énormément selon le papier utilisé (j’en ai essayé des dizaines et le résultat change à chaque fois).
Il est donc toujours adéquat de ne jamais généraliser et d’essayer un maximum de matériels (médiums + papiers) avant de s’approprier une technique.
En bas de la vidéo vous trouverez un résumé du dialogue.


[Pit] Hey les dessineux ! J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, on va parler de…

[Océ]… de l’estompage !

[Pit] Ah oui de l’estompage ! C’est vrai.

Estompage ? D’ailleurs, on dit UN estompe ou UNE estompe ?

[Océ] Euh… UNE estompe.

[Pit] Tu es sûr ?

[Océ] Ben non.

[Pit] Moi non plus. Je dirais plutôt UN estompe.

[Océ] Peut-être oui.

[Pit] Bref. On va donc parler de ça aujourd’hui et de comment créer un volume correct. Allez, c’est parti !

 

 

[Pit] La première chose que j’aimerais souligner, c’est qu’avant de poser le crayon sur le papier, il faut connaître son matériel. Que l’on dessine sur une feuille d’imprimante ou autre, on s’en fiche. Il faudra déjà connaître l’interaction entre votre médium (quel qu’il soit, crayon, pastel…) et le support que vous utilisez (papier, toile…).

Ici, on va utiliser du papier qui ressemble beaucoup au papier machine. C’est du papier croquis, vraiment fin, peu importe la marque. Ce que je vous conseille, c’est de toujours commencer avec un crayon que vous connaissez BIEN sur un papier que vous connaissez BIEN.

Si vous ne connaissez pas votre papier, on va devoir faire un « sacrifice ».

[Océ] Hein… Comment ça !?!

[Pit], Mais non Océ, je ne vais pas te sacrifier toi ! On va simplement « sacrifier » une feuille de papier pour faire nos expérimentations. Chaque médium réagit différemment avec un même papier utilisé.

[Océ] Ah ! J’ai cru que j’allais y passer aujourd’hui !

[Pit], Mais non. Ne t’inquiète pas. Je te sacrifierai quand j’en aurai besoin !

[Océ] Hein !

[Pit], Je plaisante !

Bref, je commence par un crayon Lumograph Staedtler. Je vais même faire toute la démonstration avec ça. Je démarre avec un 3H. Souvenez-vous de la dernière vidéo. Pour construire un dessin, on commence par un 3H.

Nous avons donc notre feuille de sacrifice pour les expérimentations. Avant même de faire des formes bien définies, des personnages ou que sais-je encore, je vais donc sacrifier une feuille pour connaître la réaction de mon crayon sur ce papier.

Voici donc une petite forme facile. Bon, on dirait une petite crotte.

 

 

On va le rendre maintenant avec un crayon HB cette fois-ci. On va juste se délimiter le terminator (on peut aussi le faire avec le 3H). Le terminator, la zone de délimitation entre ombre et lumière.

 

 

Pour la lumière, on va faire simple. Elle viendra du haut et légèrement de face.

 

 

Ensuite, on va prendre le HB. Et sur le côté, on va faire quelques essais afin de voir ce que l’on peut obtenir de ce crayon. Comme dans la vidéo précédente, souvenez-vous du moment où je vous expliquais comment faire un nuancier.

 

 

Je vois que cela réagit plutôt bien. Mais est-ce que je peux estomper cela ?

Première chose à faire, essayer avec le doigt. On va s’occuper des valeurs les plus sombres en passant plusieurs fois tout doucement.

 

 

On n’a pas tous les doigts faits de la même façon. Certains auront plus de sébum sur les doigts, d’autres transpireront davantage (comme moi). Donc, faites des allers-retours tout doucement et vous verrez si cela abaisse beaucoup la luminosité.

Si je plisse les yeux, je vais voir dans le cas présent que la luminosité n’a pas beaucoup baissé. Mais par contre, j’ai bien étalé les valeurs. Et plus je fais des allers-retours et plus je vois les contours et les coups de crayon qui sont estompés.

 

 

J’ai donc un matériel qui réagit bien. En l’occurrence, mes lumographs se comportent bien avec ce papier et je vais donc pouvoir estomper quand j’en aurai besoin.

Certains vont se demander à quoi cela sert vraiment d’estomper. Et bien, cela permet d’homogénéiser un aplat de valeur.

Un aplat de valeur c’est quoi ? Et bien prenons ma valeur 10/10 qui sera la valeur la plus intense que je pourrais représenter dans ce petit rectangle.

 

 

Si je dois estomper ce rectangle, non seulement les contours devraient disparaître petit à petit mais, à l’intérieur, les coups de crayon aussi.

Je procède comme précédemment, sans appuyer trop fort. Les  contours extérieurs vont devenir flous et les coups de crayon à l’intérieur vont disparaître. Mais chaque papier a sa limite.

 

 

Si je devais prendre par exemple un fusain, le résultat serait différent.

Pour vous montrer la différence de rendu, j’utilise ici un fusain PITT Charcoal soft (disponible aussi en hard, very hard et probablement very soft). Encore une fois, je dessine un rectangle que je vais recouvrir en appuyant modérément et je vais faire pareil avec mon doigt.

La réaction est différente. On perd de la valeur au milieu, les bords vont davantage se noircir. La surface va être plus homogène.

Mais cela a ses limites. Comme je le disais avant, certains papiers réagissent beaucoup mieux.

 

 

Voilà pour le doigt, l’estompe de base.Le deuxième outil que vous pouvez utiliser c’est un estompe.

[Océ] UNE estompe… !

[Pit] Bref, on va dire UN estompe.

 

 

Je vais refaire un rectangle avec mon crayon HB puis estomper avec ce deuxième outil. Bon, mon estompe est un peu sale, mais ce n’est pas grave. Vous pourrez tout de même voir la différence.

 

 

Avec l’estompe, on maîtrise mieux ce que l’on fait. Personnellement, mon doigt n’est pas assez efficace pour les contours. Avec l’estompe, ils se sont ici vraiment dissipés. Et pourtant, c’est toujours le même crayon et le même papier. C’est lié au fait que cet outil est sec et fait en coton. Par contre avec l’estompe, il y a une perte de valeur plus importante à l’intérieur du deuxième carré. La perte était moins forte avec le doigt.

Donc les deux outils (doigt et estompe) auront des utilisations différentes.

Passons à la troisième chose que j’aime bien utiliser. Tu sais ce que c’est Océ ?

 

 

[Océ] Un galet… ?

[Pit] Non.

[Océ] Un bonbon… ?

[Pit] Non plus.

[Océ] Un pad à maquillage… ?

[Pit] Oui ! C’est bien ça ! Alors ce n’est pas un pad démaquillant, mais c’en est un pour estomper le maquillage. Je suis tombé dessus il y a quelque temps déjà et j’ai trouvé ça génial. D’un papier à l’autre, cela va vraiment proposer des résultats très différents.

Je les ai achetés chez Dollorama (entreprise canadienne) pour environ 3 dollars canadiens les 10 de mémoire. Ça reste donc très abordable et je suis certain qu’en Europe on en trouve aussi.

On va donc recommencer notre expérience (toujours avec mon crayon HB Lumograph Staedtler). Attention à la façon dont vous appuyez sur le papier. Avec une forte pression, le graphite va s’ancrer plus profondément dans le papier, notamment avec les papiers à gros grains. Il sera alors plus difficile d’estomper.

Voyez comment je positionne mes doigts sur le pad. Je le plie en deux avec mon pouce et mon majeur. L’index se positionnera au milieu.

 

 

Tout doucement je passe sur la zone ciblée et l’effet sera bien différent. Il sera un peu plus progressif au niveau des contours sans vraiment estomper.

On perd en valeur. Comme si le pad avait volé du graphite. Donc si j’avais fait une crasse, ce pad m’aurait permis de retirer un peu de graphite.

 

 

Avec ce papier et le pad, le rendu au fusain sera encore une fois différent. Prenons par exemple un fusain compressé de chez General’s et un autre de chez Cretacolor (Chunky Charcoal) qui parlera sûrement plus aux Européens qui sont parmi vous.

 

Le fusain General’s en haut
et le Cretacolor en bas

 

Le rendu est similaire à celui du fusain+estompe. On remarque que le fusain est moins ancré dans le papier même s’il s’agit de fusain compressé. Les contours sont vraiment estompés, mais il en reste. Sans oublier une perte de valeur (un éclaircissement).

Avec le Cretacolor (Chunky Charcoal), je dois procéder avec plus de délicatesse encore ; ce fusain étant vraiment très gras. On obtient une valeur très très douce sur les bords (le centre reste plus fort).

 

 

Comme vous l’avez vu, on peut aussi faire ça avec le crayon HB et l’estompe, mais il faudra être progressif, faire beaucoup d’allers-retours sans appuyer comme une brute.

Ensuite, vous pouvez aussi travailler avec n’importe quelle gomme et effacer l’intérieur par exemple.

Quand on estompe, il est vrai que parfois cela ancre un peu plus le graphite dans le papier, mais on peut toujours revenir avec la gomme pour effacer. Il est par contre plus délicat de gommer le fusain ; il faudra être plus persistant. Mais cela reste possible, y compris avec le Cretacolor (Chunky Charcoal) qui est assez gras.

 

 

Avec la gomme mie de pain, on peut retravailler sans difficulté les estompes au doigt. Cela devient plus difficile lorsqu’il faut travailler la zone sur laquelle est passée l’estompe en coton.

Pour la zone « fusain PITT Charcoal soft + estompe au doigt », la gomme mie de pain est un peu en difficulté. Elle se montre plus efficace pour le carré travaillé préalablement au crayon HB et au Pad. On obtient de meilleurs dégradés.

Enfin, pour les deux zones faites aux fusains General’s et Cretacolor et estompées au pad, on obtient de jolis dégradés. Après pour un débutant, le fusain n’est pas l’outil à utiliser en priorité. Mais par la suite oui.

Bref, quand vous changez de médium et de papier, il vous faudra « sacrifier » une feuille de papier pour faire vos expérimentations avant de passer à un dessin fini. Je sais que c’est un sacrifice qui peut faire mal si la feuille que vous voulez utiliser coûte cher, mais cela vous évitera des déconvenues par la suite et de découvrir vos outils au fur et à mesure.

Donc avec le HB, je viens tout doucement caresser le terminator.

 

 

Avec la même pression, je vais rendre la partie non éclairée de notre forme en utilisant la tranche de la mine.

 

 

Bien sûr, vous aurez fait un nuancier auparavant comme expliqué dans la vidéo précédente. C’est important, car cela permet de connaître les nuances que vous pouvez obtenir avec le même outil.

Ensuite, dans la partie éclairée, on délimite les zones qui vont rester blanches, car symbolisant le reflet.

 

 

Tout le reste sera recouvert d’une valeur de gris clair (1.5 ou 2/10). Il faut aussi que je tente d’anticiper le fait que je vais devoir rendre le tout par bandelette, du plus foncé au plus clair. Au pire, je pourrai toujours faire les reflets avec ma gomme électrique.

 

 

Je suis resté relativement homogène dans les valeurs que j’ai représentées ici.

En dessous, on va faire comme si la lumière rebondissait sous notre forme et revenait l’éclairer un peu. Cela permet de donner un peu plus de volume à la forme.

 

 

Je vais prononcer un peu plus le terminator. D’ailleurs, la forme sur laquelle il est compte également. Plus la forme est importante et plus le terminator aura l’air gros. Et inversement. Mais quoi qu’il en soit, j’essaie de le rendre de la même valeur.

 

 

Puis je commence à recouvrir le bas en étant progressif afin de me rapprocher de la valeur déjà posée. J’ai dû commencer par du 7.5/10 et j’aimerais arriver à du 6.5 au niveau où la lumière sera réfléchie en bas de la forme. Pour le terminator, je veux obtenir un 9/10 et pour la partie éclairée, j’espère une valeur entre 4 et 2/10.

Il ne faut pas aller trop vite même si je sais ce que je veux obtenir.

Maintenant, il est intéressant de prendre l’estompe.

On va alors essayer d’estomper la valeur la plus sombre vers les plus claires. On pousse le graphite du bas vers le haut et à force de faire des allers-retours tout doux, on va rendre le volume.

Autre manière de faire : le contact entre l’estompe et le papier ne se fait que de bas en haut afin de bien pousser le graphite justement et de limiter les traces dans le geste de haut en bas. Cela prend plus de temps par contre, forcément. Si on ne respecte pas les contours, ce n’est pas forcément grave. Une gomme permet de corriger cela.

 

 

Pensez bien à vous laisser une marge pour retravailler les valeurs plus sombres par la suite. D’ailleurs, finir par les valeurs les plus sombres peut être un bon principe. C’est plus simple de procéder ainsi.

 

Voilà pour la première couche.

 

 

Si cela ne suffit pas, reprenez votre crayon HB et revenez doucement sur les zones que vous voulez voir plus sombres. Restez progressifs. Et vous pourrez repasser un coup d’estompe si besoin.

Comme mes valeurs en bas étaient trop claires, je suis revenu dessus.

 

 

Je vais foncer un peu plus le centre. Pour cela, je change la position de mon doigt et je le ramène plus près de la mine. J’appuie alors plus franchement.

 

 

Là, comme il s’agit d’une forme simple, je n’utilise pas de référence. Mais de votre côté, n’hésitez pas à vous aider de références que vous pouvez trouver sur internet. Cela pourra vous aider à améliorer votre compréhension de la lumière.

Vous pouvez aussi tout simplement reproduire la forme que nous étudions aujourd’hui.

Il faut surtout que vous compreniez ce que vous êtes en train de faire. Copier sans comprendre ne vous mènera pas bien loin.

Si les valeurs en haut de la forme ne sont pas assez claires, n’oubliez pas le pad. Il nous permettra d’enlever un peu de valeur.

 

 

Et si vraiment je veux enlever des valeurs et mettre des reflets, je vais utiliser ma gomme électrique puis revenir avec l’estompe pour enlever quelques contours du reflet et flouter les bords.

 

 

Avec la gomme électrique, je vais bien définir les contours du bas de la forme et ainsi obtenir un fond clair.

Et si on gomme trop, on peut revenir avec l’estompe pour remplir certaines parties. Cela ne pose pas de problème tant qu’elle est encore imprégnée de graphite.

 

 

Pour la partie supérieure, on peut remplir le fond avec une valeur plus sombre, ce qui mettra en évidence la partie claire de l’objet. Les valeurs claires vont ressortir aussi plus facilement.

C’est un moyen assez simple de mettre en valeur vos objets, personnages, etc. On est plus dans la composition qu’autre chose, mais cela peut toujours servir ce genre de technique.

 

 

Vous pouvez aussi estomper pour faire un fond uniforme. Cela donne un effet de flou photographique en arrière-plan et permet de bien définir les contours si vous le souhaitez. On peut aussi rendre des contours flous pour donner un peu plus de profondeur.

Si vous trouvez que les contrastes ne sont pas suffisants, vous pouvez utiliser un crayon 3B (cela suppose que le nuancier est fait et que l’on sait exactement ce que l’on va faire).

 

 

Voilà en gros comment estomper. J’espère que cela vous aura été utile.

Océ, tu as quelque chose à rajouter ?

[Océ] : Et bien tu as oublié de parler des techniques avec la gomme mie de pain.

[Pit] : Oui. J’ai oublié. Mais cela fait déjà pas mal d’information à digérer d’un coup. Mais on pourra en parler pour une prochaine fois. Ça te convient ?

[Océ] : OK. Bon, on va se quitter alors ?

[Pit] : Oui, c’est le moment.

[Pit & Océ] : À plus les amis, et à bientôt

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8 commentaires pour “L’art de l’estompage”

  1. Lours blanc dit :

    encore un article plein de bon conseil

  2. Line Garneau dit :

    Un gros merci, très utile pour moi qui débute au fusain et pastel

  3. Coulon dit :

    Merci Pit pour cet article et pour tous ceux que tu as déjà rédigés sur le dessin, très agréables à lire, on a l’impression de recevoir les conseils d’un ami bienveillant et généreux !

  4. Michel dit :

    Salut Pit, encore un article plein d’astuces et de conseils bien utiles. Un grand merci à toi pour le partage de tes connaissances. On te lit chaque fois avec enthousiasme.

  5. Claire B dit :

    Bonjour,
    Intéressant article, comme toujours. Une petite question : une fois que l’estompe est vraiment plein(e) de graphite et bien noir(e), comment ça se passe ? Ca se « taille » ou c’est bon à jeter ? Parce que c’est vite sale quand-même…
    Claire
    PS : j’aime bien cette facon de filmer, c’est plus sympa et plus vivant qu’avant quand on ne voyait soit que la feuille soit que toi.

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