Dans le futur, nous essaierons de récolter des avis sur les cours de dessin donnés dans cette école dont le programme vous est présenté dans cette fiche.

L’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon/Franche Comté (ou ISBA) se présente comme l’héritière d’une riche histoire qui a débuté avec l’Académie Royale, au 18e siècle.

En 1972, l’ISBA s’installe dans des locaux fraîchement conçus par Josep Lluis Sert, architecte catalan. Le bâtiment présente une superficie de 7 000 m²  réellement adaptés pour une école d’art qui a, à travers des années d’existence, toujours su être un lieu inspirant un souffle nouveau aux différentes promotions d’élèves. Ces milliers de mètres carrés se répartissent entre ateliers techniques, ateliers pour le travail personnel, ateliers de maintenance, salles de cours, bibliothèque, salle de conférences, galeries et salles d’exposition, résidence d’artistes et locaux administratifs.

Cette école sera la première en France spécialement dédiée aux beaux arts, avec des pratiques artistiques  venant chambouler les techniques plus traditionnelles. C’est ainsi que la vidéo, le son et l’infographie ont naturellement trouvé leur place dans l’établissement.

Chaque année du cursus dispose d’une salle (ou d’un atelier) pour les cours ou le travail personnel. Concernant les ateliers techniques, on retrouve notamment : dessin, peinture, gravure, sérigraphie, typographie, volume, labo photo, vidéo, son, infographie, bois, métal, cabine peinture. Des assistants et des techniciens qualifiés  ont la responsabilité de ces ateliers et dans le cadre des cours, ils accompagnent les étudiants dans la réalisation de leurs projets et dans la préparation des bilans et diplômes. Ponctuellement, certains ateliers peuvent être ouverts en dehors des horaires d’ouverture  traditionnels, pour des raisons bien spécifiques : préparation des diplômes, des évaluations, accrochages. Ces ouvertures exeptionnelles ont aussi lieu pendant quelques journées des vacances de printemps, et uniquement pour les étudiants concernés par les diplômes qui se rapprochent. À noter que ces accès sont subordonnés à une demande  et à l’accord formel de la direction.

L’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon ne mise pas tout sur la formation. L’équipe pédagogique a bien compris que pour générer de nouvelles opportunités pour ses futurs artistes, leur offrir une meilleure visibilité et développer un sens de la recherche plus poussé encore, le critère international était inévitable.

Ainsi, l’école a décidé de créer une coopération internationale allant plus loin que les échanges Erasmus classiques. Donc pour aller toujours plus loin, l’ISBA a mis en place des partenariats privilégiés avec différentes écoles d’art, mais aussi avec des structures d’exposition et des collectifs d’artistes à travers le monde. On retrouve ainsi parmi les partenaires de l’ISBA,  l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan en Côte d’Ivoire, l’Ecole des Beaux-Arts, la galerie et webradio Beton 7  d’Athènes en Grèce ou encore le "Palais des paris" (fondé par un des anciens étudiants) à Takasaki, au Japon. Grâce à cela, différents évènements comme des expositions, des workshops et conférences variés au sein de l’ISBA ont pu être organisés.

Concours, admission et commission

Concernant l’admission, si l’ISBA est référencé sur la plateforme Parcoursup, l’inscription au concours d’entrée doit, néanmoins, être effectuée directement sur le site internet, en téléchargeant le formulaire en ligne.

Après, le concours d’entrée de l’ISBA est ouvert à tous les candidats français ou étrangers, du moment qu’ils sont titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. L’inscription est également ouverte aux étudiants en classe. Cependant, leur admission s’effectuera sous réserve de l’obtention du baccalauréat. Le concours en lui-même se déroule sur 2 jours et coûte 55 €. Il se déroule de la manière suivante

  • une épreuve écrite de culture générale de 3h
  • une épreuve plastique de 2h, médium libre
  • une épreuve de langues (anglais) de 1h
  • un entretien avec un jury, permettant au candidat de présenter ses travaux personnels, de démontrer sa motivation et son ouverture d’esprit.

Pour les étudiants ayant accompli une ou plusieurs années d’études dans une école supérieure d’art sous tutelle du Ministre de la culture, une commission  d’admission est organisée. Ainsi, pour une entrée en cours de cursus, le passage devant cette commission est nécessaire. Composée d’enseignants de l’école, elle examinera les travaux artistiques de l’étudiant, qu’il aura préalablement réunis dans un dossier. Attention, l’obtention des crédits ECTS des années précédentes est indispensable pour être admis.

Pour les étudiants étrangers ayant déjà entrepris leurs études dans un autre pays, il existe la commission d’équivalence. Ils devront présenter leur dossier traduit en français et certifié. Concernant les candidats non francophones, ils doivent obligatoirement maîtriser parfaitement la langue française, et produire un test de connaissance du français (TCF). Ce dernier est délivré par un établissement habilité par le Ministère de la Culture et de la Communication. Le niveau B2 du TCF est indispensable dès l’admission en 2e année.

La commission d’équivalence est aussi destinée aux étudiants français inscrits dans un cursus d’enseignement différent  des écoles supérieures d’art.

Prépa Intégrée

Parmi les différents partenariats de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon, on trouve aussi ceux qui lient l’établissement avec l’école préparatoire d’art Gérard Jacot de Belfort, et la classe préparatoire Carcassonne agglo. L’ISBA a signé  respectivement avec ces deux écoles, des conventions ayant pour but d’intégrer des élèves directement en 1ere année sur contrôle continu et après entretien avec un jury. Les élèves sélectionnés sont dispensés du concours d’entrée. La non-sélection n’empêche pas de se présenter au concours.

L’école d’art Gérard Jacot de Belfort est principalement subventionné par la Ville de Belfort, mais aussi par le Ministère de la Culture , le Conseil régional de Franche-Comté, le Fonds Social Européen, le Conseil général du Territoire de Belfort et la Ville de Montbéliard.

Depuis 1997, cette école d’art occupe un ancien bâtiment militaire ayant été depuis, entièrement rénové. Environ 1900 m2 d’espaces  sont à sa disposition. On y retrouve des salles de cours et d’ateliers affectés aux pratiques et à l’enseignement des arts plastiques, une bibliothèque et des lieux d’exposition.

Diplômes

Le premier cycle (DNA) est la phase dite de “programme”. Il permet l’acquisition des techniques et références indispensables. Il offre aussi aux étudiants,  la possibilité d’assimiler des méthodes de travail  et de s’épanouir dans l’option qu’ils auront choisie (art ou communication visuelle). 

Durant leur apprentissage, les étudiants vont gagner en autonomie, tout en approfondissant leur culture générale. Dès le début de la deuxième année, ils vont devoir choisir une pré-spécialisation. Elle les  amènera à un choix définitif pour la 3ème année. Durant cette dernière année, l’étudiant va devoir produire un travail de plus en plus personnel.

Pour le DNA, les épreuves se déroulent de la manière suivante :

  • L’étudiant réalise et présente une sélection de ses travaux les plus significatifs des trois années d’études,
  • un entretien avec le jury autour des travaux présentés,
  • l’examen du dossier pédagogique du candidat.

Trois personnes composent le jury : Le président, un enseignant d’une autre école (ou personnalité artistique extérieure) et un enseignant de l’ISBA. L’un des membres du jury est un représentant des sciences humaines.

Le deuxième cycle est la phase dite de “projet”, qui aide les élèves à consolider leur recherche personnelle dans le domaine considéré, tout en la structurant.  La pédagogie alterne entre apprentissages et suivis personnalisés. En début de deuxième cycle, les étudiants doivent rédiger un mémoire qu’ils présenteront pour le DNSEP en fin de cursus, lors d’une soutenance devant un jury; sans oublier la présentation de leur travail plastique ou graphique personnel. Le  mémoire permet de présenter clairement le chemin qu’ils ont suivi durant leur cycle de recherche. 

Durant leur cursus, les étudiants auront droit à des workshops, des ateliers de recherche et de création, des travaux dirigés, des cours théoriques et historiques, des ateliers techniques, des conférences; sans oublier la mobilité internationale intra ou extra-européenne Erasmus +, les stages et voyages d’études, ...

Pour le DNSEP, les épreuves se déroulent de la manière suivante :

  • une présentation de travaux,
  • un entretien avec le jury autour des travaux présentés,
  • l’examen du dossier pédagogique du candidat,
  • la soutenance du mémoire devant un jury spécifique, présidé par un docteur.

Cinq personnes composent le jury du DNSEP : le président, un enseignant de culture générale d’une autre école, deux personnalités artistiques extérieures et un enseignant de l’ISBA.

Le jury va baser son évaluation sur : 

  • la présentation formelle et critique des travaux,
  • l’origine et l’évolution du projet (évaluation des phases de la recherche et de la production),
  • l’inscription culturelle du travail, pertinence des références et diversité des connaissances (qualité des réalisations et du mémoire).

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