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Médiums, techniques et utilisation, 4ème partie

Pastel

 

“Danseuses de ballet derrière les coulisses”, Degas

 

Qu’on l’utilise dilué ou sec, brut ou estompé, le pastel est présenté comme une technique à la fois de dessin et de peinture, ce qui est encore plus vrai pour le pastel à l’huile dont le rendu rappelle celui de la peinture. Cependant, les pastels secs carrés (ou durs) et les crayons peuvent se prêter aux tracés très graphiques, quand les pastels secs tendres mettent en avant leurs couleurs vives dans les aplats et traits larges.

 

Origines

Comme les pastels sont source de confusions, il semble intéressant de commencer avec un peu d’histoire.

L’utilisation du papier (invention chinoise en 105 sous le règne de l’Empereur Hoti) se diffuse en Europe puis au 13e siècle, sa fabrication  aussi. Dans la France du 15e siècle, alors que le papier prend de l’importance dans le domaine du dessin d’art, le pastel commence véritablement à émerger par le biais du travail de Jean Fouquet, puis de Jean Perréal et surtout de Léonard de Vinci (avec un portrait présumé d’Isabelle d’Este).

Les artistes de la renaissance veulent briser les codes et multiplient les sujets d’étude. Dans cette optique, le papier devient alors l’outil idéal avant de peindre ou de sculpter. Les dessins étaient alors réalisés sur des papiers teintés et on rehaussait le tout avec des touches de craies claires.

Le pastel sec restera très lié au portrait, entre autres pour ses caractéristiques, permettant un rendu détaillé et très modulé des nuances, sans oublier la finesse et la gamme des couleurs (encore réduite pourtant). Malgré tout, l’utilisation du pastel est encore limitée aux rehauts au sein de compositions faites à la craie noire, à la sanguine ou encore à la mine de plomb.

La technique du pastel va progresser en même temps que la gamme de couleurs va s’enrichir. Les artistes apprécient alors la capacité du pastel à capter la lumière et les couleurs pures qu’il propose. Le pastel va évoluer tout au long des monarchies et bénéficier des mécénats royaux avec des commandes de portraits de monarques. La France compte alors plusieurs centaines d’artistes pastellistes.

Le 18e siècle est celui de l’apogée du pastel sec. Rosalba Carriera repoussa sans cesse les limites de la technique et influença nombre d’artistes en Europe. Ou encore Jean Siméon Chardin qui lui aussi contribua à la mise en place de multiples procédés au pastel sec. Puis, la révolution française bannit l’art du pastel, considéré alors comme l’art de la noblesse. Ce médium ne connut plus jamais un âge d’or équivalent, malgré la création en 1885 de la Société des Pastellistes. Alors, avec le savoir-faire d’artistes comme Degas,  Besnard, Levy, Chenet et autres, le pastel attira à nouveau les amateurs d’art avant de disparaître petit à petit vers le début de la deuxième guerre mondiale.

Au début des années 1980, tel un phoenix, la Société des Pastellistes renaquit de ses cendres pour repartir (avec succès) à la conquête du public. Depuis, expositions et festivals en lien avec le pastel se tiennent ici et là en France et la Société des Pastellistes de France continue son combat artistique afin de redonner ses lettres de noblesse à un art tombé longtemps en désuétude. Un objectif atteignable puisque quand on parle de pastel, les personnes pensent naturellement plus au pastel sec qu’au pastel gras.

 

 

Passons à présent aux pastels gras. Ceux à la cire datent du 20e siècle et furent inventés en 1924, au Japon, par Kanae Yamamoto, Rinzo Satake et Shuku Sasaki après 3 années de recherches. Leur volonté était de créer un moyen d’expression puissamment coloré et abordable autant techniquement que financièrement. La composition du pastel gras se perfectionna rapidement, avec un pouvoir couvrant et agglutinant plus important. Puis, la marque Sakura Color les lança dans le commerce sous le nom de « Cray-pas ».

En 1949, le peintre Henri Goetz demanda à Henri Sennelier de développer un nouveau matériau pour Pablo Picasso qui recherchait une craie de couleur à la cire. C’est ainsi que va naître le « Pastel à l’huile Sennelier ». Pendant plusieurs décennies,  la gamme s’enrichit de couleurs de base, de couleurs métallisées, de nuances irisées et de dégradés de gris.

Les pastels à l’huile se présentent sous la forme de bâtonnets cylindriques pouvant être utilisés soit directement sur le papier pour réaliser des aplats ou des tracés soit par l’intermédiaire d’un pinceau humidifié de white-spirit qui servira à prélever la couleur sur le bâtonnet. En ce qui concerne les pastels à la cire, ils sont principalement utilisés en combinaison avec d’autres médiums.

Le pastel sec va permettre d’obtenir plus de transparence, de subtilité dans les variations de tons. Mais il sera beaucoup plus salissant à cause de son côté “poudreux” et pourra peut être même du coup provoquer des allergies. Le pastel est composé de pigments naturels broyés, organiques ou végétaux, d’une charge (craie, talc ou plâtre) et d’un liant (type gomme arabique pour les pastels secs et huile ou cire pour les pastels gras).

 

 

Pastel sec

Ces bâtonnets sont soit “durs” soit “tendres”. Il s’agit en fait de la proportion de liant par rapport à la masse poudreuse totale.

 

Le “tendre”

  • Caractéristiques

Ce pastel est composé majoritairement de pigments broyés finement et de craie purifiée par rapport au liant. Les pigments naturels sont ceux que l’on trouve dans la nature commes les “terres”, les blancs crayeux, les noirs charbon, l’indigo…

Les pigments artificiels (pas forcément synthétiques) sont obtenus par réactions chimiques et se divisent en 4 groupes : les organiques, les organo-métalliques, les métalliques et les minéraux.

Chaque pigment va disposer de ses propres caractéristiques  : réaction à la lumière, vivacité du ton, résistance…

Les charges vont intervenir pour dépasser les limites de base des pigments du pastel sec. En effet, des pigments peuvent ne pas être assez couvrants, devenir trop durs. Autre composant, le liant, peu présent dans un pastel tendre mais qui va tout de même permettre la cohésion entre les pigments et la charge. Ce faible pourcentage de liant explique le côté “fragile et friable” du bâtonnet (qui varie aussi selon les fabricants) quand le liant est composé de gomme adragante. Si d’autres gommes sont utilisées dans la composition du liant, le pastel est alors un peu plus dur.

Mais l’utilisation de liant à base de gomme nécessite de rajouter une quantité variable de conservateurs dans la fabrication du pastel afin d’éviter le développement de bactéries. Si c’est un liant de synthèse qui a été utilisé (le CMC pour carboxymethylcellulose !!!), la quantité de conservateurs est plus faible.

 

Etude de ciel au soleil couchant, Eugène Boudin, Entre 1862 et 1870, Pastel sur papier

 

Les pastels secs se présentent sous forme de bâtonnets de section carrée ou sous forme de bâtonnets de section arrondie (un peu comme des bâtonnets de craie).Leur diamètre peut aller jusqu’à 12mm et leur longueur ne dépassera pas les 10 cm pour ne pas augmenter les risques de cassure. Il est possible de retrouver une large gamme de couleurs adaptées à tous les sujets.

On peut alors obtenir deux sortes de résultats: soit un dessin quand on les utilise comme un crayon, soit une peinture quand on estompe et qu’on mélange les couleurs car leur effet couvrant est similaire . Les pastels secs proposent également plus de nuances que les pastels gras.

 

  • Supports

Attention à l’acidité du support. Cette dernière peut interférer sur la conservation de l’oeuvre. De plus, le support doit être fixé, et assez solide pour ne pas laisser s’échapper les pigments quand il est en mouvement. En inclinant le support à dessin, on évite que la poudre dégagée ne vienne salir le travail. “L’idéal” étant un chevalet.

 

Tous les papiers pour aquarelles de texture grain fin ou torchon (gros grain) sont de bons supports pour le pastel. Ils sont résistants à l’eau et il est également possible de les teinter avant utilisation. Pour cela, il faut réduire du pastel en poudre puis en imprégner un chiffon et le frotter sur toute la surface du support (attention aux reliefs du papier !). Enfin, un gros pinceau sera utile pour estomper.

Pensez également à fixer cette couleur sur le papier tout nouvellement teint. La lumière aura tendance à modifier la couleur d’un papier teinté (fait maison ou non) et un fixatif aidera à limiter cette altération.

Les fonds peuvent aussi être créés avec la gouache, l’acrylique ou l’aquarelle (moins résistante à la lumière cela dit).

D’ailleurs, pour observer la réaction d’un support aux “agressions” de la lumière, vous pouvez en déposer au soleil une feuille et la couvrir à moitié. Au bout de 10 à 20 jours, vous devriez constater une différence de teinte entre la partie découverte et celle qui était cachée.

Les cartons à pastel disposent aussi d”un grain fait de particules de liège ayant une capacité d’accrochage importante ne nécessitant pas de fixatif.

Le papier similaire au papier de verre est intéressant avec des grains fins. Suffisamment, abrasif, il retient les pigments, évitant ainsi l’utilisation de fixatif et il offre un travail de texture original. L’inconvénient c’est qu’il consomme beaucoup de pastel même avec des grains fins. La conservation de l’oeuvre finie est également délicate.

Les “papiers-velours” permettent une bonne adhérence de la texture du bâtonnet et offrent un tracé délicat.

Le bois, les châssis entoilés ou cartons épais peuvent aussi constituer des supports intéressants à condition qu’ils soient préparés avec une pâte acrylique afin de renforcer l’adhérence des pigments. À l’inverse, les contrecollés n’ont pas besoin d’être préparés et sont aussi un bon support.

Enfin, les toiles mettent bien en valeur le pastel et ses qualités mais elles nécessitent d’être préparées avec un enduit non gras. Un primer contenant de l’huile empêchera l’accrochage du pastel.

 

« Portrait de Mme Manet sur un canapé bleu », Manet 1874,
Pastel sur papier brun marouflé sur toile

 

  • Accessoires

Le fixatif aura pour rôle de renforcer l’adhérence des pigments entre chaque couche de couleur, d’éviter qu’elles ne se mélangent et  d’intervenir à la fin du travail. Il dépose une fine couche de résine transparente. On retrouve dans les commerces toute une gamme de fixatifs pour pastel tendre qui sont conditionnés en bouteille ou en aérosol.

L’estompe va permettre d’adoucir certaines zones, de réaliser des fondus ou de faire ressortir certains détails. Ce bâtonnet existe en plusieurs tailles. À force d’être utilisée, la pointe de l’estompe s’émousse et finit par salir les couleurs. Plutôt que d’en changer, on peut en frotter l’extrémité sur un morceau de papier-émeri (recouvert d’une couche abrasive) à grain fin. Il existe aussi des bâtonnets en papier enroulé, des tortillons, utilisés pour la même chose.

Un banal chiffon pour nettoyer et estomper et les doigts pour les dégradés. Le chiffon devra être secoué à l’extérieur pour éliminer les pigments ou remplacé si trop sale.

Pour les pinceaux, le modèle éventail est utile pour l’application de pastel ou pour en faire disparaître. Le pinceau en soie de porc aidera à apporter des corrections sur une oeuvre. Une gomme mie de pain ou une gomme dure également. Pour la gomme mie de pain, pensez à la remodeler après chaque utilisation.

Enfin pour l’esquisse, des crayons de fusain seront utiles. Buvards et rubans à masquer serviront à protéger les zones sur lesquelles on ne travaille pas ou pour définir des marges.

 

Le “dur”

  • Caractéristiques

La quantité de liant rajoutée lors de l’élaboration du “pastel dur” est ici plus importante. De plus, la palette est moins large que celle des pastels tendres. Cela dit, les palettes de sanguines, de gris ou de brun-noirâtre  proposent beaucoup de nuances.

Si d’un fabricant à l’autre, la correspondance des tailles de pinceaux peut poser problème (voir les fiches précédentes), c’est aussi le cas pour certaines couleurs comme le noir ou le blanc qui vont proposer des reflets différents.

Ce pastel se présente sous la forme de bâtonnets aux arêtes carrées  d’une longueur de 6 à 8 cm. Comme il est plus résistant et moins friable, ce bâtonnet va alors moins s’écraser sur le support. On peut l’utiliser seul ou en combinaison avec un pastel tendre. Dans ce dernier cas, leur compatibilité est totale.

Ce pastel nous donne tout un ensemble de possibilités. Lorsqu’il est taillé en pointe, on obtient des tracés fins et très précis. Cela permet de travailler les détails. À l’inverse, lorsqu’on travaille avec ses côtés (en passant le bâtonnet à l’horizontale), il sera possible de recouvrir de grandes zones pour réaliser un fond.

 

« Jugement de Pâris », Emile René Ménard 1907 Pastel sur papier

 

  • Supports et accessoires

Un support texturé garantira, comme pour le pastel tendre, un meilleur accrochage du bâtonnet dur. Le pastel dur appréciera également des supports plus doux car il laisse facilement des traces de son passage. Non ne pas trop appuyer !

Donc en résumé, tous les papiers d’art conviennent au pastel dur, du moment qu’ils ne sont pas trop lisses et légers.

L’estompe et les doigts permettent encore une fois de réaliser un estompage mais moins prononcé qu’avec le pastel tendre.

Le fixatif sera également un accessoire utile comme pour le pastel tendre.

 

 

Les crayons pastels

  • Caractéristiques

Doté d’un enrobage de bois, ce mince bâtonnet pigmenté propose une dureté plus importante que les pastels tendres mais moins que celle des pastels durs.

La gamme de couleurs est limitée mais ces crayons sont utiles pour la réalisation des esquisses. Ces crayons se révèlent aussi intéressants lorsqu’il faut réaliser des travaux de précision : tracés linéaires, rehauts, finition, etc. Si on le souhaite, on peut faire des œuvres intégralement avec ces crayons mais ils ne seront pas adaptés aux grandes surfaces.

De plus, le crayon pastel offre un rendu mat et peut s’estomper facilement. Ainsi, on peut travailler avec ce crayon du clair au foncé et inversement.

Ces crayons vont préférer les grains fins à moyens pour exprimer tout leur potentiel.  De plus, il vaudra mieux les retailler au cutter, les taille-crayons ayant tendance à abîmer la mine. C’est d’ailleurs un point faible : une mine fragile.

Ces crayons ne sont pas des crayons de couleurs. Ces derniers sont composés de pigments et d’huile/de cire. Du coup, on ne peut pas  mélanger crayons de couleurs et crayons pastels étant donné leurs caractéristiques propres.

 

Dieppe, Henri Gervex Vers 1885

 

En bref : Le pastel est un art qui demande de la délicatesse et de l’intuition. Il faut trouver l’équilibre entre trop de matière ou pas assez. Mieux vaut alors travailler en légèreté. Même estompés, les traits marqués resteront visibles. Faire des essais sur une feuille de brouillon permettra de se familiariser avec le bâtonnet et les techniques de fondus ou autres.

Il sera aussi conseillé de travailler graduellement. Il est plus simple de rajouter de la matière plutôt que d’en enlever. De plus, commencer directement par une couche opaque limitera instantanément les possibilités d’effet. Le papier étant alors saturé.

C’est là toute la difficulté du pastel. Trop d’effets et l’oeil se perd. Trop graphique, l’oeuvre sera trop rigide, à l’opposé de l’effet recherché avec la souplesse et la légèreté du pastel.

Il en sera de même avec le choix des couleurs et du papier.

  • Un papier de couleur claire s’accorde aux nuances délicates.
  • Un papier de couleur neutre et froide accentue la vivacité des teintes chaudes.
  • Un papier de couleur vive renforce les teintes des pastels.
  • Un papier noir assombrit les couleurs mais intensifie leur puissance.
  • Une teinte beige ou rosée refroidira les couleurs chaudes et vives.

 

 

Pastel gras

 

  • Caractéristiques

Si les pigments restent les mêmes que pour le pastel sec (tendre et dur), le liant est différent. L’huile et la cire assurent le rôle de liant entre les corps poudreux. Pour les pastels à la cire, le liant est (en général) composé de plusieurs types de graisses animales et de cires différentes. Quant aux pastels à l’huile, ils reçoivent donc des matières huileuses qui vont fixer la pellicule colorée et les faire devenir solides. Cela dit, cette pellicule reste fine et donc fragile.

Avec cette composition différente de celle du pastel sec, la sensation laissée est alors autre. Le pastel gras semble poisseux et légèrement collant contrairement au pastel sec avec son aspect poudreux.

Le pastel gras offre beaucoup de possibilités notamment avec l’utilisation d’éléments extérieurs (acrylique, peinture à l’huile, aquarelle, ou du white-spirit et de l’essence de térébenthine). Associer pastel sec et  pastel à l’huile est exclu.

Les pastels gras sont particulièrement couvrants avec des couleurs brillantes qui  permettent des effets proches du lavis. Si on commence par les teintes les plus foncées et qu’on les éclaircit progressivement, alors les couleurs peuvent se superposer. Mais rien ne sert de chercher la transparence à tout prix.

 

Portrait d’Irma Brunner, Manet, 1880, pastel sur toile

 

  • Supports et accessoires

L’avantage du pastel gras, c’est qu’il permet de travailler sur des supports bien différents : du papier au bois et contreplaqué en passant par le plastique, le verre, la pierre ou encore le tissu, la terre cuite et les toiles. Cela dit, pour une meilleure conservation de l’oeuvre dans le temps, le support devra avoir un PH neutre.

 

De plus, les pastels gras contiennent des graisses acides qui elles-mêmes provoquent une dégradation du support à PH neutre. C’est pour cela qu’utiliser un primer est une bonne idée pour contrer ces effets néfastes. Un vernis acrylique est une première solution à envisager car il est transparent. Le gesso acrylique est une autre possibilité. Il faudra l’appliquer en couche fine (selon l’épaisseur attendue) et vérifier que le support est tendu (comme du papier). En effet, ce gesso n’est pas souple une fois sec et il craquera si le support subit une variation de tension. Autrement dit, inutile de tendre un papier après avoir appliqué du gesso.

 

Comme expliqué juste avant, le pastel à l’huile laisse une couche colorée fine et fragile. Donc pour la protéger de la poussière et autres agressions extérieures, il vaut mieux utiliser un vernis ou un fixatif dédié au pastel à l’huile. Un buvard permettra de masquer les zones sur lesquelles on ne travaille pas, sans prendre le risque de les souiller. D’ailleurs, il vaut certainement mieux commencer par le centre du support puis continuer vers les côtés. Fixer les zones terminées peut être aussi une possibilité.

Graisse et eau étant incompatibles, il est aussi possible d’obtenir différents effets en combinant pastel gras et acrylique ou aquarelle

Le white-spirit et l’essence de térébenthine permettent de diluer le pastel gras. Ainsi, on peut obtenir des effets de fondus et de lavis. Mais attention à ne pas avoir la main trop lourde. Chiffon, pinceau ou même un simple coton-tige permettent d’appliquer ces solvants.

Un cutter ou tout autre objet permettant de gratter sont également les bienvenus. Comme le pastel gras peut se superposer, il est possible de gratter certaines couches afin de révéler les teintes du dessous. Là aussi, il vaut mieux être précautionneux afin de ne pas abîmer le support.

 

Portrait de Madame José-Maria de Hérédia, Emile Lévy 1885, Pastel sur papier

 

Pastels et encadrement

Une oeuvre au pastel reste fragile et il est très facile de brouiller les traits et de salir les couleurs.

Le meilleur moyen de conservation dans la durée reste l’encadrement. Le système en passe-partout (ou assimilé) évitera dépôt de poussière et frottements. En plus d’assurer une fonction décoratrice, cette technique permet de créer un espace entre l’œuvre et le verre de l’encadrement, ce qui la protégera d’un contact direct. C’est d’ailleurs la méthode retenue le plus fréquemment. Le carton utilisé pour le passe-partout et le support sur lequel reposera la création devront aussi être anti-acides afin de garantir un meilleur vieillissement.

Il y a aussi le choix du verre dont il va falloir tenir compte pour l’encadrement. Le verre polarisant propose un maximum de transparence ainsi qu’une bonne résistante au reflet. Néanmoins, son prix est généralement élevé. Certains de ces verres sont également traités anti-UV afin de lutter contre les effets néfastes de la lumière. Comme le pastel n’est pas forcément sensible à ces effets, ce type de traitement du verre n’est pas une priorité. Enfin, le verre cristal ne souffre pas de reflet verdâtre et offre la meilleure transparence. À éviter par contre, le Polyméthacrylate de méthyle (plus connu sous son nom commercial : Plexiglas. Se chargeant facilement d’électricité statique, il interfère de façon négative avec le pastel et cela, même si la plaque est traitée avec un produit antistatique. Le verre mat est aussi à éviter car il doit être en contact avec un sujet pour ne pas être opaque. Et le contact est proscrit avec le pastel car la matière finirait par coller sur le verre.

L’inconvénient d’un encadrement en passe-partout (ou assimilé) c’est qu’il faut trouver un cadre pouvant accueillir de telles épaisseurs. Et une fois que l’on en a trouvé un, il faut qu’il plaise à l’artiste ou qu’il soit cohérent avec sa création ou avec son projet.

Si vous ne souhaitez pas encadrer vos travaux, il est possible de les stocker dans un carton à dessin, en séparant les œuvres les unes des autres avec du papier sulfurisé ou du papier cristal.

 

 

 

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