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Histoire de la peinture, panorama (2ème partie)

 

Les premières civilisations

(suite)

 

  • La Grèce antique

L’art de la peinture dans cette civilisation se développa du 10ème  au 1er siècle avant notre ère et sur des supports variés tels que les murs, céramiques, sculptures ou panneaux. La Grèce antique se construisit “sur les ruines de la civilisation mycénienne” qui venait de disparaître et hérita d’une partie de son savoir faire en matière d’art. Les années 1000 à 800 avant notre ère furent celles de la transition entre ces deux civilisations. Puis dès 800 ( et jusqu’à  500 avant notre ère), ce fut l’époque archaïque. La peinture pendant cette période n’exista pas comme art indépendant et n’eut qu’un rôle ornemental (décoration des céramiques, tombeaux ou édifices).

 

Amphore protogéométrique attique. 975-950.

 

Le style est géométrique, les sujets envahissent peu à peu l’ensemble de la surface du support au fil des années. Les représentations humaines ou animales font leur apparition petit à petit (sur les objets funéraires tout d’abord).  À partir du 7e siècle avant notre ère, les échanges commerciaux avec le Moyen-Orient permirent alors à des créations égyptiennes de se retrouver en vente en Grèce, influençant ainsi les artistes locaux: c’est le style orientalisant avec le développement de scènes figuratives au détriment des motifs géométriques.

C’est aussi la période du développement des figures noires sur fond d’argile rouge. On peut aussi y retrouver des lignes creusées afin de faire ressortir la couleur terre cuite.

 

Le Suicide d’Ajax.

 

Vers 575-550 avant notre ère, les vastes scènes prennent alors la place des frises géométriques restantes sur les supports. Les personnages mythologiques ont ainsi la prééminence. Les femmes sont représentées avec un corps peint en blanc tandis que les hommes apparaissent en rouge ou en noir. Il s’agit donc d’une inversion stylistique par rapport aux figures noires. Ce nouveau procédé permet aussi aux artistes d’utiliser des pinceaux plus fins pour les détails.

 

« Vase François », 570 avant notre ère

 

Vers la fin de la période archaïque, les tentatives pour exprimer la 3eme dimension se firent plus intenses et les détails anatomiques furent représentés de manière plus précise. Le noir fut ainsi utilisé pour ces détails anatomiques ou pour l’arrière plan d’une scène.

Les artistes les plus célèbres de la Grèce antique se nommaient Apelle, Apollodore, Douris, Polygnote, Protogène, Timanthe, ou encore Zeuxis. Malheureusement, les peintures murales ou sur panneaux n’ont pas résisté au temps et il ne reste que les réalisations sur céramique. Si les poteries étaient souvent signées, elles l’étaient plus souvent par le potier que par le peintre.

 

« Femme faisant sa toilette », 500 avant notre ère.
Oeuvre qui tendait déjà vers la période suivante

 

La cité athénienne arriva au zénith de son art durant les cent soixante dix ans suivants (période classique de 500 à 323). Les artistes rendirent des compositions plus dynamiques et maîtrisèrent toutes les positions du corps ainsi que ses torsions. Cela est lié au fait qu’à la fin de la période précédente, les premières dissections eurent lieu, offrant alors une meilleure connaissance du corps humain. Ces connaissances furent d’abord utilisées dans la peinture puis dans la sculpture.

Par la suite, les potiers  développèrent un genre nouveau, dédié à une clientèle d’abord laissée de côté: les femmes. En effet, la production de coupes  diminua pour laisser de la place à celle des flacons et coffrets. Les sujets changèrent également. Les scènes de guerre, d’athlétisme  laissèrent la place à celles de  la vie familiale.

Durant le 4e siècle, de nombreux conflits éclatèrent entre cités grecques. Alexandre le Grand prit la succession de son père Philippe II (Roi de  Macédoine) et conquit l’ensemble de la région. Alexandre mourut en 323 avant notre ère puis ses successeurs se partagèrent l’empire. C’est ainsi que naquirent l’Egypte des Ptolémés, la Syrie des Séleucides, la Grèce et la Macédoine des Antigonides. Tous se lancèrent dans des politiques favorisant le développement de la production artistique. Alors, architectes, peintres et sculpteurs virent leurs carnets de commandes se remplir.

C’est le début de l’époque hellénistique (323 à 32 avant notre ère). La culture grecque se répandit (notamment vers la République romaine et jusqu’en Inde) et subit les influences orientales. Rome voyant son pouvoir croître, absorba un grand nombre de traditions grecques. Les forces militaires romaines transformèrent la Grèce et la Macédoine en provinces romaines.

Afin d’avoir une idée de ce que pouvait être une grande peinture de cette période, il faut se référer à la mosaïque d’Alexandre le Grand (retrouvée dans les ruines de Pompéi). C’est de cette façon que l’on peut découvrir le travail des ombres et lumières de l’époque, le choix des couleurs, la composition de l’ensemble en mouvement et l’expressivité des visages… Cette création démontre un intérêt artistique croissant pour les décors intérieurs des résidences privées au détriment de la production de vases peints.  Les artistes approfondirent les techniques des peintres de l’âge classique et jouèrent sur la profondeur et avec la perspective. Ils créèrent également des dégradés et des trompe l’œil.

 

Mosaïque de la bataille d’Issos, maison du Faune à Pompéi

 

Zoom sur Alexandre le Grand

 

Il reste peu de traces de la peinture hellénistique mais on suppose qu’elle ne présente pas une rupture brutale avec les courants qui ont précédé la mort d’Alexandre. On suppose également que les recherches des peintres furent les mêmes que celles réalisées pour les mosaïques.

 

  • La Rome antique et le style pompéien

Comme nous venons de le voir, l’art grec a grandement influencé la culture romaine. Cette dernière peut même sembler en être le prolongement, la remplaçant petit à petit. Malheureusement, il ne reste rien ou presque des peintures sur bois produites en Italie (des portraits principalement) ou des tableaux grecs emportés à Rome aux 4e et 3e siècles avant notre ère.

L’Egypte ayant été sous domination romaine, on retrouve des portraits à la cire ou à la détrempe dans les tombeaux (dans la région du Fayoum). Ces portraits étaient faits du vivant des modèles puis ils ornaient les momies (la coutume égyptienne de l’embaumement des morts ayant été adoptée par les grecs ou les romains vivant dans la région). Cette coutume fut pratiquée durant les 4 premiers siècles de notre ère.

 

Portrait « il bello »

 

Comme pour l’art de l’époque hellénistique, ce que l’on sait de la peinture romaine repose essentiellement sur les vestiges des villes d’Herculanum,  Oplontis, Pompéi et Stabies détruites par l’éruption du Vésuve en 79 de notre ère. Seules les peintures murales ont survécu, classées selon le style et la période par August Mau, référence allemande de l’histoire de l’art et de l’archéologie.

Tout d’abord, les incrustations (200 à 80 avant notre ère).  Dépourvu d’éléments figuratifs, ce style reproduit le marbre et utilise le stuc (enduit teinté dans la masse, à base de chaux). Le but était de reproduire les palais égyptiens du général macédonien Ptolémée et de ses descendants.

 

Pièce de la villa d’Arianna à Stabies

 

Musée de Calatayud – Cubiculum romain, 50 notre ère

 

Le deuxième style se développa pendant le premier siècle avant notre ère. On parle d’une phase architectonique, qui marque une rupture avec le style précédent car les reliefs en stuc disparaissent. Les artistes allaient privilégier le travail en trompe l’oeil à savoir mettre des éléments en relief afin de les faire passer pour réels. Le dessin et la couleur devaient servir la composition architecturale pour la symétrie et l’illusion.

 

Villa de P. Fannius Synistor à Boscoreale.

 

On peut aussi retrouver des mises en scène mythologiques comme dans la Villa des Mystères (Pompéi) ou des compositions paysagères dont celle de la Villa de Livia (fresque aujourd’hui conservée au Musée national romain).

 

Villa des Mystères, Silène tenant une lyre

 

En réaction au style précédent, que certains artistes voyaient comme assez strict et austère, un troisième type (ornemental) se développa à partir de -20 et disparut vers la moitié du premier siècle de notre ère.

Les artistes revinrent à de grands panneaux décoratifs et colorés garnis de tableautins (peints à même la paroi) au centre du décor. Les éléments architecturaux sont très fins et purement décoratifs. Le style allait se complexifier durant le 1er siècle de notre ère.

 

Villa d’Agrippa à Boscotrecase

 

Villa de Marcus Lucretius Fronto

 

Enfin, le 4e style (dit fantastique) qui est en réalité une synthèse de ce qui s’était fait avant, avec un retour aux perspectives architecturales, aux effets de profondeur et aux trompe-l’oeil. L’ornementation est  toujours présente avec des décors chargés, exubérants. Largement utilisé par le passé, le système tripartite (frise, plinthe et corniche en stuc) n’était plus forcément utilisé. Les artistes avaient progressé sur les couleurs, celles-ci devenant plus nettes.

Ce style s’observe sur une période assez courte, allant de la moitié du premier siècle à l’éruption du Vésuve en 79 qui détruisit les cités voisines du volcan.

 

La maison des Vettii, Pompéi

 

Dans la troisième partie, nous entrerons dans le Moyen-Âge avec l’art byzantin.

 

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