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Histoire de la peinture, panorama (1ère partie)

 

Après la présentation de différents mouvements artistiques ou artistes, le temps est venu de réaliser un panorama de l’ensemble des mouvements picturaux.

 

Grotte de Lascaux, France. Entre 18 000 et 15 000 ans avant notre ère

 

La préhistoire

 

  • Paléolithique

Les premières manifestations de l’art préhistorique datent de la fin du paléolithique moyen (-300 000 à -30 000 avant le présent) mais c’est à la période suivante, le paléolithique supérieur, que l’on en retrouve le plus  ( -30 000 à -12 000 ans avant le présent). Les premières manifestations de l’art sont inspirées par des préoccupations utilitaires et techniques (nourriture, chasse, pêche). Tous n’étaient pas forcément capables d’en réaliser et ces artistes devaient probablement jouir d’une sorte d’admiration de la part de leurs semblables.

Les plus anciennes peintures du monde se trouvent en Europe (grotte El Castillo en Espagne et  grotte Chauvet en France) et en Asie (grotte indonésienne sur l’île de Sulawesi, à l’est de Bornéo).

Dans la grotte espagnole, on trouve la représentation d’un disque rouge (datant de 40 800 ans) ; en France, il s’agit de chevaux représentés il y a 38 800 ans, tandis qu’en Indonésie, on parle de mains humaines en négatif peintes il y a au moins 40 000 ans. Cela dit, il peut être délicat de dater avec précision ces créations.

 

Grotte Cosquer France, Cheval pansu peint en noir, 18 500 avant le présent

 

On parle alors de peinture pariétale ou rupestre. L’art pariétal désigne l’ensemble des œuvres d’art au sens large réalisées par la main de l’homme sur des parois de grottes. Les dessins pouvaient être gravés sur les parois avec des outils de type silex et les peintures étaient faites avec les doigts ou, déjà, avec les poils des animaux chassés. La technique du crachis pouvait également être utilisée pour projeter la peinture autour d’un objet utilisé comme pochoir, comme dans le cas de la grotte indonésienne. Les peintures étaient à base de charbon de bois, de végétaux ou de minéraux.

 

Grotte indonésienne sur l’île de Sulawesi

 

Grotte Chauvet, France. Chevaux et rhinocéros.

 

  • Néolithique

L’ère paléolithique se termine il y a 12 000 ans et laisse place au mésolithique (période de transition allant de 10 000 à 7 500 avant notre ère) puis au néolithique (dont la fin se situe vers 3 500 ans avant notre ère).  A la fin de la période glaciaire, les hommes adoptèrent l’agriculture et l’élevage et ils étaient donc alors principalement sédentaires. L’outillage en pierre polie, l’architecture ou la poterie se développèrent, tout comme l’art rupestre qui comprend aussi toutes les créations faites sur des rochers, en extérieur. Avec le temps qui passe et les conditions  météorologiques, seules les gravures ont véritablement résisté, surtout dans certaines parties du globe. Cet art existait déjà à l’époque paléolithique mais se développa essentiellement durant le néolithique. On utilisa également de nouveaux supports avec la décoration de poteries ou d’édifices.

La préhistoire prend fin avec la naissance de l’écriture, vers 3 500 ans avant notre ère. Cela dit, l’écriture n’apparut pas partout au même moment certaines civilisations préférant la tradition orale ; la datation reste donc délicate.

 

Les premières civilisations

 

  • L’Egypte

La civilisation égyptienne connut une lente mais longue évolution (les premières traces d’occupation humaine dans la vallée du Nil remontent à 700 000 ans avant notre ère). Jusqu’à la période historique, le Nil était probablement l’endroit d’Afrique orientale le moins impropre à la vie et les populations adaptaient leur mode de vie en fonction des crues du Nil.

La civilisation égyptienne ne se résume pas uniquement à l’architecture et à la sculpture. L’art de la peinture murale se développa aussi sur les édifices érigés par la main de l’homme et vint les compléter. On retrouve ces peintures très colorées notamment sur les parois des chambres mortuaires; l’art égyptien est profondément religieux bien que l’on retrouve aussi beaucoup de scènes de la vie quotidienne dans les tombes.

La peinture est plus souvent symbolique que réaliste afin d’être reconnaissable par sa population. Elle présente des silhouettes plates, symétriques avec des contours prononcés mais sans perspective (du moins pas telle que nous la connaissons de nos jours). Elle était aussi un mode de communication car très liée aux hiéroglyphes.

Dans un premier temps, le mur était recouvert d’un mélange de sable, de chaux et d’un liant qu’on laissait sécher. Puis, le peintre égyptien quadrillait sa surface afin que chaque élément de la composition occupe une place bien précise. Une place bien précise était également consacrée aux hiéroglyphes.

 

Néfertari sur la paroi de son tombeau

 

Pendant plusieurs millénaires, cette société  connut des changements mais le style n’évolua pas profondément. Les règles de représentation étaient strictes (notamment à cause de l’aspect religieux) et l’immense respect du savoir faire transmis de génération en génération interdisait toute prise d’initiative individuelle en matière d’innovation. D’ailleurs pour être admirés, respectés et vivre de leur art, les peintres préféraient rester dans ce cadre strict. Cela n’est pas sans rappeler ce qui se passera bien longtemps après en France, avec le Salon officiel et les différents courants artistiques n’entrant pas dans le cadre défini par le jury de ce Salon.

C’est aussi à cause/grâce à ses règles qu’à travers les époques, ce style égyptien est assez facilement reconnaissable.

Les thèmes représentés se diversifièrent durant le Nouvel Empire (1500-1100 avant notre ère) et des variantes purent apparaitre, mettant ainsi en valeur le style et la personnalité du peintre. Avec les différentes guerres et la présence de puissances étrangères (Libyens, Perses, Grecs, Macédoniens et Romains), l’art égyptien  connut des influences nouvelles durant “La Basse époque” particulièrement (-750 à -332 avant notre ère) . Les peintures funéraires se faisaient toujours mais comportent des représentations de cultes locaux, sans compter que le style semble régresser, cherchant ses références dans les formes anciennes de l’Ancien Empire (-2700 à -2200 avant notre ère).

Outre la pierre, on trouve des peintures sur un grand nombre de supports. Les plus souples (et très fragiles)  sont le papyrus, mais aussi les tissus en lin et les peaux tannées. Les supports rigides sont le bois, la terre cuite. Pour lisser les surfaces, les égyptiens utilisaient des polissoirs, en bois ou en pierre dure.

 

Papyrus d’Ani datant de la XVIIIe dynastie.
Il fut découvert dans une tombe à Thèbes en 1887.

 

Trône de Toutankhamon, Bois peint et doré

 

 

La deuxième partie sera consacrée à la Grèce antique et au style pompéien.

 

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