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Mo.Co Esba

L’histoire des arts et leurs enseignements à Montpellier datent maintenant de plusieurs siècles, avec une première École de droit et des arts, créée officiellement en 1249. Une histoire riche,  avec des écoles éphémères comme l’Académie de peinture, et d’autres qui se  sont transformées  comme l'École de peinture de Montpellier, devenue la Société des beaux-arts de Montpellier en 1779. En 1872, la ville a créé l'École municipale des beaux-arts, devenue une décennie plus tard l'École régionale des beaux-arts.  Cet établissement a fait alors de Montpellier la quatrième ville à disposer  d’une école régionale, après Lyon, Toulouse et Marseille.

Un siècle plus tard, l’établissement a connu une nouvelle mutation. L'École régionale des beaux-arts  est devenue l'École supérieure des beaux-arts de Montpellier (Esba). L’école forme alors ses étudiants au diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP), option art. Elle délivre aussi le Diplôme National d’Art (DNA) option art.

La dernière mutation importante de l’école a eu lieu en 2017. En effet, cette année-là, l’école a intégré un projet ambitieux : le projet MO.CO (Montpellier Contemporain). Il s'agit d’une structure multi-sites inédite, dédiée à l'art contemporain, incluant donc l’école, le centre d'art contemporain “La Panacée” et “l'Hôtel des Collections”, espace dédié à l’exposition de collections du monde entier, publiques comme privées (ouvert en 2019). Ce projet a fait de l’Esba la seule école d’art européenne à faire partie d’un écosystème artistique territorial. 

Depuis l’intégration au projet MO.CO, le Conseil pédagogique a revisité le cursus de l’école, afin d’intégrer les étudiants à la vie de l’institution. Ils participent pleinement, année par année, aux activités des espaces “La Panacée” et “l'Hôtel des Collections”, avec des rencontres, workshops et visites d’ateliers organisées avec des artistes et des critiques; sans oublier les stages réalisés dans les services d’expositions, de la médiation, de la régie ou de la communication, et l’intégration du programme de conférences, tables rondes et projections mis en place à “La Panacée”. 

Cela présente le but de l’école: rendre le cœur de son projet pédagogique immersif et participatif, favoriser la confrontation des points de vue et développer des projets à l’échelle d’un territoire, sans laisser de côté le réseau international, au contraire.

L’établissement veut permettre l’acquisition de différentes connaissances et compétences : 

  • Connaissances techniques et technologiques (mise en espace et  accrochage, matériologie, mise en forme, maîtrise des outils numériques, maîtrise des techniques d’édition et de communication…) ;
  • Connaissances théoriques (histoire de l’art, esthétique, dimensions sociologiques et politiques de l’art …) ;
  • Capacité à mettre en oeuvre une production artistique ;
  • Capacités d’engagement, de concentration, de régularité, de méthodologie et de référencement des connaissances ;
  • Capacités de synthèse, de transmission, d’expression orale et écrite…

Concernant les ateliers, chaque étudiant, selon son année d’études, dispose d’un espace de travail personnel. Il existe aussi d’autres ateliers qui permettent aux étudiants d’utiliser les savoir-faire techniques et technologiques, au profit de leur projet personnel. Ces ateliers sont répartis en trois pôles distincts :

  • Pôle Images, photographie, édition et arts graphiques, dans lequel on retrouve un studio de prises de vues, du matériel argentique et numérique, un laboratoire photo argentique,  une salle avec stations informatiques au service du traitement de l’image, un copieur couleur connecté pour la PAO et la micro édition, un traceur jet d’encre grands formats, un atelier de sérigraphie multi matériaux et de gravure, en lien avec la recherche graphique. 
  • Pôle Vidéo, cinéma et son, dans lequel on retrouve un studio de prises de vues, une cabine d’enregistrement audio, une salle vidéo équipée de stations informatiques spécialisées dans le traitement et le montage vidéo, son et cinéma d’animation, un parc de matériels d’éclairage, de prises de son et de prises de vue et matériels de diffusion. 
  • Pôle Espace, volume et sculpture: Atelier fer (soudure, perçage, pliage, découpe, fraisage, tournage...), atelier bois (outillage spécifique pour la sculpture, découpe, fabrique, ponçage, tournage...), plâtre, terre, mousse, résine et autres matériaux composites (moulages, modelage...).

La  bibliothèque est un autre lieu d’apprentissage de l’école. Elle propose un fonds de plus de 10 000 livres, majoritairement tourné vers l’art contemporain. La  bibliothèque, c’est aussi des publications d’écoles d’art, des mémoires d’étudiants en master 2, des informations professionnelles pour les jeunes artistes et 200 titres de périodiques  (mensuels d’information, publications scientifiques, revues d’artistes). S’ajoutent à cela des revues d’architecture, de cinéma et de littérature, ainsi qu’un fonds d’environ 600 films, offrant une place importante aux films sur l’art et les artistes, aux films d’artistes et au cinéma.

 

La première année est conçue de manière à ce que les étudiants s'imprègnent rapidement des enjeux de la création contemporaine. Vont alors alterner : 

  • les sessions de cours d’une durée d’une semaine, 
  • les modules de 4 jours dédiés à des apprentissages pratiques ou techniques, 
  • les moments d’autonomie où les étudiants travaillent seuls autour d’une problématique donnée.

 

La deuxième année est celle de la transition qui permet de se détacher de la première année et d’aller vers un travail personnel pour l’examen du DNA. La pédagogie insiste sur les apprentissages et les fondamentaux, et sur un travail de synthèse théorique. La première moitié de cette année est rythmée par des cours théoriques et des enseignements en atelier. La seconde moitié  propose des sessions de travail réunissant les étudiants autour d’enseignants et d’une problématique de travail commune. À cela s’ajoutent des temps d’autonomie, qui prolongent la problématique proposée durant la session de travail. Chaque étudiant réalisera un stage au sein du MO.CO.

 

La troisième année doit permettre la fondation de la démarche artistique et intellectuelle. C’est l’année où les étudiants par eux-mêmes commencent véritablement à écrire, développer, mettre en place le champ de recherche de leur travail théorique et plastique.  La première moitié de cette année est notamment composée d’interventions régulières en histoire et théorie des arts, que des personnalités invitées viennent mener.  La seconde moitié  de l’année s’articule autour du travail personnel des étudiants, avec le diplôme de fin d’année en ligne de mire. Ils auront donc du temps dédié à la mise en forme plastique et théorique d’un projet singulier, et à la réalisation des œuvres présentées lors des examens. D’ailleurs, pour se perfectionner, ils présentent, en amont du diplôme, l’ensemble de leurs travaux plastiques à certains membres du MO.CO. L’accrochage est réalisé dans des conditions professionnelles d’exposition, et permet de finaliser la présentation des productions de diplôme et la présentation orale.

À noter que chaque année , un artiste exposant au MO.CO Panacée est désigné comme “professeur invité”. Il rencontrera tous les étudiants de troisième et de  quatrième années.

L’épreuve du DNA prend la forme d’un entretien de 30 min avec un jury, entretien comprenant la présentation par l’étudiant de son projet plastique. Le jury va utiliser les éléments d’appréciation suivants :

  • Présentation des travaux ,
  • Pertinence du parcours et des recherches liés aux travaux,
  • Contextualisation du travail (justesse et diversité des références),
  • Qualité des réalisations. 

Les épreuves du DNA se déroulent avec un jury spécifique, composé de deux personnalités qualifiées extérieures, et un enseignant. 

La quatrième année est le début d’une phase de recherche, de mobilité, et de rencontre avec le milieu professionnel et artistique. En effet, les étudiants doivent effectuer un stage en milieu professionnel, ou réaliser une mobilité nationale ou internationale. Durant cette année, la pédagogie va se concentrer sur le développement de la problématique personnelle de l’étudiant, et l’acquisition des méthodologies de la recherche. Cela passera par la rédaction d’un mémoire de fin d’études, la participation aux ARC et aux expositions / séminaires proposés par le MO.CO. 

Enfin, la cinquième année va être dédiée à la soutenance du mémoire et à la préparation du diplôme, mais pas uniquement. Il sera aussi question des projets personnels des étudiants, accompagnés d’entretiens individuels avec des professeurs, artistes référents, docteurs et théoriciens de l’école. Ceux-ci accompagnent plus particulièrement le développement du mémoire. Durant toute cette dernière année, différents accrochages, expositions et conférences sont prévus, afin de préparer les élèves aux épreuves du DNSEP. Les différentes équipes du MO.CO vont également aider les étudiants à faire un travail de développement et de valorisation de leurs créations auprès de nombreux acteurs du monde de l’art.

L’épreuve du DNSEP se déroule sous la forme de présentation d’un travail plastique (40 min) et d’un mémoire (20 min). Les éléments d’appréciation du travail plastique utilisés par le jury sont :

  • Présentation du projet,
  • Élaboration du projet et processus de la recherche,
  • Positionnement du travail (pertinence des références et de l’articulation des connaissances, niveau de conceptualisation),
  • Qualité des productions. 

Le jury de soutenance du mémoire se compose d’un représentant des enseignants de l’école, et d’une personnalité qualifiée du jury de diplôme, dont l’un possède le grade de docteur.

Le jury du DNSEP est composé de  cinq membres : Un représentant des enseignants de l’école (qui siège au jury de soutenance du mémoire) et quatre personnes qualifiées, choisies dans le domaine d’activité (artistes, critiques et théoriciens, producteurs d’art). L’une de ces quatre personnalités préside le jury.

À l'issue de cette année, les élèves ayant décroché leur DNSEP peuvent continuer leurs études vers un doctorat ou un postdiplôme en école d’art, grâce au socle méthodologique acquis. 

Cela dit, l’évaluation des étudiants ne se limite pas aux examens de fin de cycle. Elle se fait selon deux modes de fonctionnement complémentaires. Tout d’abord, le contrôle continu spécifique à chaque professeur, puis l’évaluation collective des travaux et des avancées de l’étudiant. Cette dernière évaluation est effectuée par le collège des professeurs, lors des bilans semestriels.  

 

Header

Première année

Deuxième année

Troisième année

Initiation aux techniques et pratiques artistiques

18 crédits semestre 1

16 crédits semestre 2

16 crédits semestre 3

14 crédits semestre 4

12  crédits semestre 5

4 crédits semestre 6

Histoire, théories des arts, langue étrangère

10 crédits semestre 1

10 crédits semestre 2

8 crédits semestre 3

8 crédits semestre 4

5 crédits semestre 5

5 crédits semestre 6

Bilan, confrontation et exposition

2 crédits semestre 1

4 crédits semestre 2

2 crédits semestre 3

4 crédits semestre 4

10 crédits semestre 5

12 crédits semestre 6

Header

Quatrième année

Cinquième année

Initiation à la recherche : Suivi du mémoire, Philosophie, Histoire des arts

9 crédits semestre 7

9 crédits semestre 8

20 crédits semestre 9

Projet plastique, Méthodologie, Production

20 crédits semestre 7

20 crédits semestre 8

10 crédits semestre 9

Langue étrangère

1 crédit semestre 7

1 crédit semestre 8

Cell

Mémoire

Cell

5 crédits semestre 10

Travail plastique

Cell

25 crédits semestre 10

 

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