Depuis quelques mois maintenant, je m’intéresse à ce qui se passe dans le monde de la blockchain.

La block-quoi? mais si enfin! tout ce qui touche aux NFT, à la crypto-monnaie et au bitcoin.
Étant donné qu’il est facile de confondre le tout et de mettre tous ces termes dans un même sac,
c’est principalement de la blockchain dont je vais parler aujourd’hui, et par conséquent les NFT vont suivre.

Rassurez-vous, il faut avouer que les concepts de la blockchain dépassent plus de 99% de la population, vous n’êtes pas seuls.

Mon but est de vulgariser tout cela du mieux que je le peux.
Sachez que l’avenir est sur la blockchain. Alors soyez attentif, même si vous pensez être trop vieux ;).
Toutes mes explications trouveront leur utilité dans un futur proche et à long terme.

mais surtout…

À la fin de cet article vous saurez si ça vaut le coup de vendre vos propres images sous forme de NFTs ou pas.

nft bored ape
Un des fameux NFT bored ape yacht club. Pas reluisant hein? pourtant certaines images se vendent à plus de 2 millions de dollars pièce...

Avertissement 1

Je ne suis pas un spécialiste des NFTs. Non seulement je n’en ai aucun en ma possession pour le moment, mais je n’en ai jamais créé à partir de mes illustrations.

Cet article a été écrit dans le but de vulgariser au mieux les concepts de la blockchain, afin que l’artiste moyen puisse comprendre à quoi il a affaire quand on lui parle de NFT et si ces derniers s’avèrent utiles pour lui.

Les informations que vous trouverez dans cet article peuvent être imprécises, tel est le risque de la vulgarisation.
Je remercie donc d’avance les puristes de ne pas me sauter au cou inutilement. ;)
De plus, je peux aisément imaginer que les personnes nées avant 1950 ne soient pas forcément très émerveillées par le sujet, mais qui n’essaie rien n’a rien.

Avertissement 2

Je vous conseille de lire l’article du début à la fin sans sauter aucun passage, afin de comprendre tous les concepts que j’explique avant de parler des NFTs.
La lecture est un peu longue, j’en conviens, mais c’est important si vous souhaitez à la fois vous cultiver et rattraper le train en marche. Vous aurez besoin de comprendre ces concepts dans les années à venir afin de défendre vos droits. Je suis très sérieux en écrivant cela.

Pour ma part, comprendre la blockchain est un devoir de citoyen, ni plus ni moins.
Cette dernière devrait être enseignée et vulgarisée à tous les enfants de ce monde. Je n’exagère pas. Tel est le prix de notre liberté. J’insiste sur le fait que c’est un tournant pour l’humanité. Si je n’en étais pas convaincu, je ne vous en parlerais même pas sur mon blog.

Il est donc nécessaire avant tout d’éduquer les adultes que nous sommes.
N’hésitez donc pas à partager cet article à tous vos amis artistes qui pensent que les NFTs sont une arnaque ou polluent la planète inutilement. Il y a tout un monde derrière les NFTs, il est utile d’élargir sa vision et d’essayer d’anticiper l’avenir.

Il est primordial de vous avertir avant toute chose: n’écoutez jamais les avis superficiels de ceux qui jouent au perroquet, sans jamais faire de recherche par eux-mêmes. Ce n’est pas mon cas. Jugez la taille de l’article pour vous en apercevoir. Je suis le genre de bonhomme qui tourne son crayon 7 fois dans sa main avant de dessiner ou d’écrire.

Je me tiens devant vous pour vous éduquer avant tout, sur le dessin bien sûr, mais aussi sur tout ce que je pense nécessaire pour notre santé mentale, notre santé physique et notre liberté. Et si certains ne sont pas contents, qu’ils passent leur chemin! ;)
J’ai déjà écrit et tourné des tonnes de contenus sur le dessin et la peinture, il suffit de fouiller (je parle surtout aux nouveaux qui ne connaissent pas mon travail).

Avertissement 3 (jamais 2 sans 3)

Ne voyez pas dans cet article de quelconques conseils en investissements.
Si vous devez investir dans les crypto-actifs, faites vos propres recherches (longues et studieuses) et n’écoutez pas le premier abruti ou groupe qui essaiera de vous convaincre d’investir, même s’il s’agit de vos proches (moi y compris).

N’investissez pas dans quelque chose que vous ne comprenez pas, car vous risquez de tout perdre. Et si vous le faites, je me verrai dans l’obligation de venir vous botter le cul à domicile, (hihi, je blague hein).
Je vous aurais prévenu quoi! ;)

Les cryptopunks... ou le commencement de la folie des NFT

Introduction aux NFT

Ces derniers mois, si vous avez suivi certains médias mainstream, vous avez probablement dû voir des grands titres du genre:

    “Une œuvre numérique vendue à plus de 69 millions de dollars!”

,ou encore:

    “NFT: la folie des crypto punks!”.

Et vous vous êtes sûrement dit, comme moi au début:

“mais comment peut-on acheter un dessin aussi pourri, tellement cher? ce n’est qu’une image qu’on peut trouver partout sur internet après tout…il me suffirait de la sauvegarder sur mon disque dur pour la posséder.”

Si les termes NFT (non Fungible Token) ou JNF (jeton non fongible) ne vous parlent pas, il s’agit de termes donnés à un bien numérique (image, vidéo, musique…), que l’on peut acheter ou vendre sur internet via une blockchain.
Pour être plus technique, ce n’est pas vraiment le bien numérique que vous possédez, mais une suite de chiffres qui pointe vers un bien numérique hébergé sur un serveur dédié.

Distribution du marché des NFT(fin 2021)

La blockchain est une technologie de nature cryptographique, transparente et sécurisée, qui ne s’applique pas seulement aux NFT. L’exemple le plus connu est celui du Bitcoin (BTC), qui est le bien numérique le plus décentralisé transitant via la blockchain. Par “décentralisé”, il faut comprendre “susceptible de n’être contrôlé par aucune entité unique” (comme les banques).

Quand je dis “le plus décentralisé”, je sous-entends que le ou les créateurs de ce projet sont anonymes et n’ont pas donné signe de vie depuis la création du Bitcoin (2008).
Ils n’ont pas profité de la montée des prix pour les vendre et s’en mettre plein les poches (on parle de milliard de $ à l’heure actuelle).

Pour moi, c’est le signe d’une réelle volonté altruiste de redonner le pouvoir économique et financier au peuple. Enfin c’est tout un débat dans lequel je ne rentrerai pas, car il y a tant à dire et à expliquer. Si j’arrive à vous faire comprendre l’intérêt de la blockchain et pourquoi elle est révolutionnaire, j’aurais déjà fait mon boulot de citoyen.

Remarque: Lorsque je dis “la blockchain”, je parle de la technologie, car il n’existe pas qu’une seule blockchain.
Par exemple, Bitcoin a sa propre blockchain. Et les NFTs peuvent être échangés via différentes blockchains (Ethereum, Polygon, Solana, Elrond…). Le plus important dans une blockchain, en plus de la conception et de l’origine, c’est la confiance qu’on lui accorde (exactement comme dans la vie quoi!).

Il n’existe actuellement pas de moyen technologique aussi sécurisé et à la fois aussi transparent qu’une blockchain bien conçue.

On ne peut pas parler des NFTs sans parler de BITCOIN

Bitcoin (BTC) a beaucoup fait parler de lui ces dernières années pour diverses raisons.
La première est que la légende veut que BTC soit utilisé à des fins de blanchiment d’argent et autres sombres raisons mafieuses, ce qui émerveille les journalistes depuis des années.
La vérité est qu’il est très difficile d’utiliser BTC pour des raisons illicites, car contrairement à ce que les gens pensent, il est plutôt facile de retrouver l’acheteur ou le vendeur d’un Bitcoin. Et oui… vive les idées reçues.

Mettre en avant cet aspect du bitcoin est très réducteur: c’est un peu comme passer à côté de tous les bénéfices potentiels de cette “crypto monnaie” (qui n’a pas vraiment évolué comme une monnaie numérique en soi, mais comme une réserve de valeur). De façon générale, on préférera utiliser le terme de crypto-actif, car le terme “monnaie” implique qu’il est utilisé dans l’économie de la vie quotidienne (ex: payer sa baguette de pain avec du Bitcoin, ce qui se fait désormais au Salvador).

Par exemple, si un dictateur devait contrôler un pays par la puissance militaire et imposer son régime totalitaire, le peuple pourrait répliquer en utilisant une crypto-monnaie décentralisée afin de mieux lutter contre le pouvoir en place.

Ce qui me fait toujours penser à l’adage de Rabelais: “science sans conscience n’est que ruine de l’âme”.

En d’autres termes, les intentions ne viennent pas de l’outil mais de l’humain.
Si elles sont mauvaises, ce n’est pas à cause de l’outil mais d’une décision humaine
: on ne peut jamais blâmer l’outil.

Les banques centrales se sentent menacées par le bitcoin, car son créateur est anonyme, contrairement à d’autres crypto-actifs (facile de faire pression sur certaines figures publiques, comme le président d’une entreprise, par exemple). Un bien immatériel de valeur, pouvant être envoyé et reçu presqu’instantanément par n’importe qui, sans aucune barrière géographique, sans passer par aucune institution (ou presque)… cela peut signer le début de la décentralisation de l’économie, mais aussi la fin du système financier tel qu’on le connaît.

Il faut avouer que les concepts de la blockchain dépassent plus de 99% de la population.
Si vous me lisez, c’est peut-être parce que cela vous dépasse aussi et que vous êtes curieux.
Pourtant la blockchain (en tant que technologie) pourrait représenter l’avenir de toutes les transactions économiques et financières.

Évidemment personne ne peut prédire l’avenir. On ne sait pas à quoi ressemblera le monde de demain, mais une chose est certaine: une transition silencieuse a commencé et pourrait encore durer des années.
La monnaie telle que vous la connaissez va disparaître tôt ou tard…

La seule chose que l’on ne sait pas encore: qui contrôlera la gestion de la nouvelle monnaie? Les banques (comme d’habitude) ou le peuple?

Explication de la blockchain en dessin

Si vous ne comprenez rien à la blockchain, laissez-moi vous l’expliquer en dessin…
ben oui quoi, encore une excuse pour dessiner :)

La blockchain est un système de stockage et de transmission de données. La particularité de la blockchain est que sa sécurité se suffit à elle-même.
Une blockchain peut être décentralisée, ce qui signifie qu’aucune entité centrale n’a vraiment le contrôle sur le tout.
Une blockchain décentralisée ne peut être représentée sous forme d’une toile d’araignée, mais plutôt sous forme d’un filet de pêche erratique (c’est-à-dire que les fils peuvent sauter des maillons adjacents). Voyez chaque maillon du filet de pêche comme un intervenant pour la sécurité et le transit des données.
Si un maillon essayait de transformer l’information, la majorité des maillons transportant l’info d’origine l’emporterait et rétablirait la vérité. La beauté de ce système réside non seulement dans une sécurité sans faille, mais aussi dans sa transparence extrême.
En effet, tout le monde peut à tout moment télécharger le fichier d’une blockchain décentralisée (sauf exceptions). Ce qui signifie que toutes les transactions sont rendues publiques.

Pourquoi les gens achètent-ils des NFTs?

Comme nous l’avons vu dans les statistiques situées en haut de l’article, la grandes majorités des acheteurs se comportent comme des collectionneurs.
Le but de collectionner? pour le plaisir, mais surtout pour en tirer des profits.

Certains collectionneurs y voient potentiellement des bénéfices.
D’autres collectionneurs veulent simplement posséder et montrer leur possession (preuve sociale) en espérant accéder à d’autres avantages.
Personnellement j’ai du mal à comprendre ces phénomènes obsessifs de collection, mais je comprends tout de même l”attrait pour certains projets qui se démarquent.

Dans le cas du collectionneur-investisseur, la stratégie est d’acheter un NFT à bas prix et de le revendre à un prix plus élevé, selon l’état du marché. Par exemple, si j’investis 100$ sur une peinture d’un artiste que j’apprécie, sous forme de NFT (avec son accord bien sûr), et que je le revends 130$ un mois après, j’aurais fait 30% de plus-value en un temps très raisonnable.
L’artiste aura lui-même gagné les 100$ de la première transaction, auxquels on peut ajouter une commission sur toutes les ventes futures.
Mais aussi bien, il est parfois plus intelligent de garder son NFT si les dirigeants du projet ont prévu d’autres avantages dans le futur. Cela dépend évidemment du projet.

Le taux de commission est fixé par le contrat numérique initial, qu’on appelle aussi smart contract (contrat intelligent en français).
Un artiste connu peut donc très bien gagner sa vie avec ce système, comme l’artiste Beeple.

Évidemment pour les acheteurs, il y a un risque, comme dans tout investissement. Si le marché est baissier et que l’investisseur n’est pas expérimenté, il va essayer de vendre dans l’urgence, sous le coup de la peur, alors qu’il existe davantage de vendeurs que d’acheteurs au moment où il le fait.
Il va donc au final perdre de l’argent. C’est ce qui arrive à la grande majorité des petits acheteurs qui n’ont pas l’habitude de “flipper des NFTs”.

C’est en fait exactement le même comportement que l’on retrouve chez les collectionneurs d’arts traditionnels. Sauf que pour le cas des NFTs, le prix est beaucoup plus volatil* (*le prix peut baisser et monter très vite sur une courte période).
Personne ne peut prévoir que le prix d’un NFT va monter ou baisser, sauf si le prix est manipulé.
Même Madame Irma aurait du mal. ;)

À l’heure où je vous parle, les crypto-actifs ne sont pas régulés. C’est un peu (beaucoup) le Far-West. La manipulation des prix est donc très courante.
Je vous passerai les détails, mais gardez simplement en tête que dans ce système, les petits poissons se font manger beaucoup plus facilement que dans la vie normale (c’est pour dire).

J’ai beau penser que la blockchain représente l’avenir technologique de beaucoup de systèmes, pour autant, je vous conseille de toujours surveiller vos arrières: les arnaques sont très nombreuses. C’est le prix à payer dans un monde libre, sans autorité et sans régularisation. Tout le monde se retrouve avec tout le monde et ça peut faire peur. C’est une guerre de l’information.
Il serait préférable que tout cela soit régulé, mais de façon très clairvoyante, pas comme les gouvernements européens sont en train de le faire malheureusement. En fait la grande majorité des députés n’y comprennent rien… c’est assez effarant, mais réel.

Certains projets comme Mekaverse ont innové en générant des dizaines de milliers d'images 3D de la même collection. Par contre ils ont fait quelques erreurs en route, notamment dans leur système...l'erreur est humaine me direz-vous.

La grande majorité des artistes amateurs et professionnels détestent les NFTs!

Le plus drôle dans cette histoire, c’est qu’au début j’avais beaucoup d’à priori. Je ne plaidais clairement pas en faveur des NFTs les premiers temps. Je répétais simplement ce que j’avais lu sur les réseaux sociaux, sans faire aucune recherche poussée.

C’est assez ironique de constater à quel point, notamment sur instagram, certains artistes se font littéralement insulter lorsqu’ils créent leurs propres NFTs.
Bon nombre de fans crient au scandale et ma première réaction est toujours la même: 🤦 (face slap)
D’ailleurs cet article risque de m’attirer la foudre de certains ignares: honnêtement, cela me glisse sur la peau comme la rosée du matin sur un pétale de fleur (c’est beau c’que j’dis :) ). J’ai toujours été droit, transparent et loyal, je n’ai franchement rien à me reprocher.

Cette image tenace de l’artiste pauvre qui devrait vivre d’amour et d’eau fraîche est incroyablement obsolète.
L’artiste est l’ingénieur visuel du futur. C’est l’innovateur qui influence l’horizon visuel de demain.
Je dirais même plus: c’est depuis sa vision que prend forme le futur. L’artiste est le designer de l’avenir.

Alors, pourquoi autant de haine envers les NFTs?
– certains crient systématiquement au vol d’images, alors que le phénomène existe déjà dans le monde physique. C’est malheureux, mais ce n’est pas un phénomène nouveau! De plus, de nouveaux algorithmes permettront bientôt de lutter contre le plagiat. C’est un perte de temps pour un artiste que de faire la chasse aux plagieurs. Mon conseil: mettez le focus sur votre art et pas sur votre ego. Vous avez tout à gagner à avancer: les plagieurs continueront, avec ou sans vous, pour des bénéfices souvent nuls. Ne vous épuisez pas à penser à cela et conservez votre énergie créative pour innover.
– certains crient systématiquement à l’arnaque, alors qu’ils n’y comprennent pas grand- chose et recrachent les idées reçues des autres moutons de Panurge dans les commentaires. Tous les projets ne se valent pas. J’insiste là-dessus. Il est toujours nécessaire de creuser et de faire vos propres recherches sur un projet avant de crier au loup.
– certains crient au capitalisme, alors qu’ils jalousent au fond les artistes qui peuvent vivre de leur passion. La blockchain est un outil, rien d’autre.
– certains ne comprennent tout simplement rien et ne lisent que les commentaires négatifs, en se cherchant une excuse pour ne pas s’y intéresser ou creuser davantage probablement.

Le compte de Jude Devir, artiste dont j'ai déjà parlé sur le blog.

bref, jalousie, paranoïa, incompréhension, imitation… de grandes tendances comportementales humaines qui datent de la nuit des temps. Rien de bien nouveau.

Après il faut dire que pour le moment, les NFTs ont mauvaise réputation auprès du grand public, car il est vrai qu’un grand nombre de projets sans aucune valeur profitent de la hype pour que leurs produits soient vendus à tout prix. Pour autant, certains projets essaient véritablement d’innover et de donner de la valeur autre que financière. Ne pas leur laisser leur chance serait dommage.
Mais encore faut-il comprendre les potentiels de la technologie…

C’est un sujet que je vais d’ailleurs creuser avec mon équipe dans les prochains mois, car je trouve cette technologie particulièrement passionnante. Ne décrochez pas, car je vais maintenant vous expliquer pourquoi il est nécessaire de s’y intéresser.

Les "amis invisibles", probablement une de mes collections préférées. Le motion et les designs sont excellents et l'idée de base aussi (autant sur le plan technique qu'esthétique)

Voir au-delà de l’image NFT? Les vraies utilités

Heureusement, un NFT ne se limite pas qu’au bien numérique acheté. Un créateur peut offrir un service ou des avantages à tous les possesseurs de leurs NFTs.
Par exemple, si David Bowie était encore vivant et qu’il mettait en vente 50 NFTs demain, il pourrait très bien promettre en échange des places de concerts gratuites ou tout autre avantage.

Un NFT peut servir de ticket d’entrée à des avantages, cadeaux et services qui vont bien au-delà de ce que le bien numérique d’origine peut offrir.

Un NFT peut servir de preuve numérique d’appartenance, vérifiable par tous et à tout moment sur internet. C’est d’ailleurs pour cela que de plus en plus de projets utilisent la blockchain pour acheter des biens physiques, pas seulement numériques.

Par exemple, plutôt que de faire payer mes élèves avec un système bancaire ordinaire pour accéder à mes cours, je pourrais tout à fait créer un NFT et des contrats intelligents, à l’aide d’un développeur. C’est probablement ce que je ferai lorsque les crypto-actifs seront monnaie courante et régulés (là c’est encore un peu prématuré, je suis très en avance sur mon temps).

Un autre exemple, il est déjà possible aujourd’hui d’acheter de l’immobilier en mutualisé via la blockchain. Ce qui veut dire concrètement que si vous souhaitez investir vos économies (disons 5000 euros) dans un bien immobilier à but locatif (d’une valeur de disons 300’000 euros), il vous sera possible de recueillir environ 1,6% du loyer (moins les frais de votre courtier).
Alors techniquement, il ne s’agit pas là d’un NFT en soi, mais d’un token semi-fongible. Dans le fond, c’est le même principe.

Vous partagerez donc ce loyer avec les autres acheteurs et toutes les transactions se font à distance via la blockchain (et les traces de votre acte de propriété sont visibles à tout moment sur internet). C’est notamment l’activité principale de l’entreprise RealtT, pour ne citer qu’elle. D’ailleurs j’ai déjà investi un peu chez eux, à défaut d’acheter mon propre appartement.
À vrai dire, j’ai toujours été locataire et compte le rester jusqu’à la fin de ma vie. J’aime savoir que mon argent n’est pas placé que dans un seul bien. Mettre ses oeufs dans le même panier n’est jamais une bonne idée (ex: mettre tout son argent dans une résidence primaire, ou mettre tout son argent dans une assurance vie est très risqué).

Je n’ai aucun doute que l’entreprise du futur passera par la blockchain, non seulement pour distribuer facilement et automatiquement des biens, des récompenses et de l’information à ses membres/actionnaires, mais tout sera visible et sécurisé sur la blockchain.

Le web du futur pourrait être lui aussi, complètement décentralisé. Plus besoin de passer par un hébergeur, plus de restrictions géographiques, etc…

Savez-vous que l’histoire de l’être humain ne pourra jamais être conservé par le web actuel? Seul le web décentralisé sera capable d’une telle prouesse. Wikipedia, organisme centralisé, ne pourrait pas rivaliser avec ce concept.
Si vous souhaitez pousser vos recherches techniques, je vous conseille de chercher le terme “IPFS” (InterPlanetary File system).
Il est déjà possible d’accéder à une version alpha d’une application utilisant ce protocole.

Comprenenez que dans l’absolu, grâce à un protocole tel que ce dernier, il sera impossible de se faire tracker sur internet, de se faire voler son identité ou ses biens, mais il sera aussi possible de naviguer de façon anonyme.

 

NFT et sécurité: ce qu’il faut savoir

Contrairement à une crypto-monnaie, il est nécessaire de comprendre que lorsque vous vendez ou achetez un NFT, ce n’est pas vraiment le bien numérique que vous traitez, mais l’identifiant qui lui correspond. En gros, vous achetez un identifiant que vous seul possédez et qui prouve que vous avez les droits d’une image sur la blockchain. Cette image est hébergée sur un site sécurisé.
Mais cela implique, contrairement à certaines crypto-monnaies, une sécurité informatique plus fragile, c’est-à-dire potentiellement plus vulnérable aux attaques de pirates informatiques.
En réalité, aucun smart contract n’est vraiment 100% sécuritaire. Comme disent les vrais de vrais: “code is king”.

NFT et vols de propriété intellectuelle

Vient maintenant la question de la propriété intellectuelle.
Aujourd’hui, n’importe qui peut s’approprier une image, la transformer en NFT et la vendre sur une plateforme spécialisée.

Comment un artiste encore vivant peut-il se défendre d’un tel phénomène?

En réalité, ce problème ne date pas d’hier. La blockchain n’y est pas pour grand-chose.
Bon nombre de personnes plus ou moins malveillantes enfreignent les droits d’auteur chaque jour.

D’ailleurs la plus grosse aberration du droit de reproduction de tous les temps a commencé avec les moteurs de recherche. En effet, notre cher ami Google nous en met tous les jours plein la vue et reproduit les images à l’échelle universelle quand bon lui semble, sous les yeux de la grande majorité qui trouve cela normal, alors que la loi l’interdit.

L’ironie est que Google se sert du trafic généré pour vous mettre des publicités devant le nez. Personnellement je n’ai rien contre la publicité: je trouve qu’elle en dit long sur la psychologie humaine et quelque part elle me fascine. De plus, elle existe depuis la nuit des temps, sous une forme ou une autre. Après il est certain qu’on préfère certaines pubs à d’autres.

De manière générale, les artistes laissent faire et tolèrent les moteurs de recherche car cela peut représenter une source de trafic et donc de clients potentiels pour eux aussi.

Maintenant, si une entreprise malveillante imprime l’une de vos images sans votre accord à des fins commerciales directes, c’est une toute autre paire de manches.
Finalement, ces histoires de droit à l’image dépendent vraiment de la tolérance de chacun et des circonstances, plus que des lois en elles-mêmes. C’est une réalité qu’on ne peut ignorer de nos jours.

Sachez tout de même qu’actuellement des solutions décentralisées se développent pour empêcher le plagiat sur la blockchain.

NFT et métavers

Avez-vous vu le film ready player one? Il s’agit d’un film d’anticipation dans lequel le protagoniste évolue avec un casque de réalité virtuelle sur la tête, dans un monde physique abandonné aux dépens du monde virtuel (métavers ou metaverse en anglais).

Imaginez-vous faire votre vie sur un internet virtuel décentralisé, qui ne peut être contrôlé par une entité unique et dont l’avenir dépend de la communauté… une démocratie quasi-idéaliste en quelque sorte, sans aucune limite physique.

Imaginez maintenant une grosse société comme Facebook changer de nom pour “meta”, et essayer de devenir la société (centralisée) de référence du métavers…
Ah mais c’est vrai, pas besoin d’imaginer, c’est déjà fait! enfin sur le papier. Reste à voir en pratique… Dans tous les cas, cela va totalement à l’opposé des principes démocratiques d’une blockchain décentralisée.

Je sais que ce que je suis en train de raconter peut rebuter certains environnementalistes amoureux de la nature. J’aime aussi la nature et souhaite clairement la préserver.
Il faut comprendre que dans le métavers, il sera possible de se téléporter instantanément. Finis les transports et la pollution touristique. Le métavers sera probablement un jour plus vrai que nature pour l’esprit humain.

Dans le futur, il n’y aura plus besoin de casque VR pour se connecter.
À en juger par les travaux récents des équipes Neuralink d’Elon Musk, cette technologie pourrait évoluer plus rapidement que prévu.
Il est déjà possible d’implanter une puce dans le cerveau d’un primate pour monitorer son activité cérébrale et lui permettre de contrôler un jeu simple à distance.

Je sais que cette technologie peut paraître terrifiante au premier abord et que nous avons tout intérêt à anticiper, à organiser des conseils éthiques et à rédiger des codes de déontologie très prochainement. Mais la technologie se développe vite, soyez prêts.

Dans le monde réel, pendant que les humains vivront sur le métavers, on peut facilement imaginer que les machines prennent la relève dans le monde physique.
La robotique combinée aux réseaux de neurones, seront des technologies auxquelles il faudra faire attention.
Si vous vous sentez un peu nostalgique de l’ancien monde, profitez-en pendant qu’il en est encore temps.

3 idées reçues sur les NFTs

1ère idée reçue: “Les NFTs polluent!”

Cette idée vient du fait qu’il existe énormément de confusion dans la tête des gens.
Déjà, il ne faut pas confondre consommation et pollution.
De plus, il existe plusieurs types d’énergie (énergie propre, renouvelable ou non carbonée). 70% de l’énergie utilisée par les blockchains est non carbonée et en bonne partie renouvelable et non polluante.

Et concernant la consommation d’énergie, il faut prendre en compte les modèles des différentes blockchains, qui changent de l’une à l’autre (ex: proof of stake est moins énergivore que proof of work).
Certaines utilisent en grande partie des énergies dites “perdues”, c’est-à-dire des excédents d’énergie locaux qui n’auraient pas pu être utilisés dans tous les cas.
Attention donc aux généralités et à ne pas répéter ce que vous entendez sans faire vos propres recherches (je me répète, au cas où).

Si l’on calcule l’énergie dépensée dans le minage du Bitcoin, on est bien loin de rivaliser avec les serveurs impliqués dans les transactions bancaires de tous les jours. 

Même chose pour les NFTs, dont la principale blockchain utilisée (Ethereum), devrait consommer 99% moins d’énergie dans quelques mois avec l’adoption espérée de son “layer 2”.

Demandez toujours aux experts et scientifiques indépendants et ne croyez pas systématiquement ce qu’on vous dit dans les médias. Les banques ont énormément de pouvoir et ont des équipes entières pour soutenir la propagande de la monnaie centralisée, ainsi que tout ce qui lui est associé (le contrôle des populations).

Je dis cela et pourtant je ne suis pas complotiste pour un sou.
C’est en fait ce qui se passe déjà depuis des siècles. C’est réel, malgré les oeillères que certains portent.
On a eu un bel aperçu de ce que pouvait être un contrôle central mal organisé lors de la pandémie du COVID-19.

Je veux dire par là: se servir de la crise hospitalière (“crise sanitaire”) comme d’une excuse pour forcer les populations à des actions parfois aberrantes, me paraît un peu déplacé. Étant kinésithérapeute de profession, je compatis totalement avec les équipes hospitalières. C’est surtout la gouvernance qui m’a semblé plus que limite pendant cette triste période, ainsi que le contrôle de l’information.
Avec un web décentralisé, les journalistes seraient plus libres et pourraient mieux faire leur travail sans avoir peur de sanctions ou de pressions quelconques.

Enfin, je ne m’étendrai pas sur le sujet, car je pourrais en écrire un livre.
Vous avez maintenant un aperçu de quoi la décentralisation est capable.

Sauron lui, avait créé un anneau unique pour les contrôler tous... Il aurait clairement détesté la blockchain!

2e idée reçue: “les NFTs suivent un schéma de Ponzi”

Comme on l’a vu plus haut, un projet NFT, que ce soit une collection d’images type “Crypto Punk” ou autre, aura l’utilité que les créateurs lui auront attribuée, ni plus ni moins.
Pour cette histoire de vendre des images via la blockchain, il ne s’agit pas vraiment d’un schéma de Ponzi, mais plutôt d’un système de hype, de preuve sociale et de spéculation dont certains se servent aussi bien pour gagner de l’argent que pour être utile à leur communauté.

Bien que le gain financier soit souvent en première ligne, il faut considérer aussi l’aspect communautaire pouvant aller bien plus loin qu’on peut l’imaginer.
Il faut voir un projet NFT comme une entreprise normale. Si un projet ne dégage aucune confiance et aucune valeur, alors personne n’achètera. Il ne suffit pas de mettre en vente des produits dématérialisés.
C’est d’ailleurs pour cette raison que si vous vous faites voler vos images, ne vous inquiétez pas trop car le minting a un coût et les voleurs pourraient très bien y laisser des plumes.

Par exemple, les possesseurs des collections Bored APe Yacht Club (BAYC) ont d’ores et déjà accès à des avantages non négligeables.
Les possibilités sont infinies. Pour le moment, 99% des projets se copient les uns les autres. Il y a très peu d’innovations.
Pour ma part je vois davantage les collections d’images NFT comme un moyen d’offrir un service à mon audience, ou pour organiser un financement participatif. C’est d’ailleurs probablement ce que je vais mettre en place pour faire publier ma prochaine bande dessinée. Je vous en reparlerai en temps voulu.

Il faut retenir que les NFTs n’en sont qu’au tout début et limiter son esprit à des collections d’images ne représentent aucunement le potentiel de la technologie.

Un NFT n’est pas une image, je le rappelle, un NFT est avant tout un élément fondamental qui participe au concept de blockchain, de décentralisation et de liberté.
Si vous en êtes encore au stade de l’image, je vous conseille de relire l’article en entier, car vous êtes passés à côté du plus important et vous n’avez pas encore bien compris ce que j’essaie d’expliquer et l’importance du concept.

3e idée reçue: “les NFTs servent au blanchiment d’argent”

Rappelez-vous de l’adage cité plus haut dans l’article “science sans conscience…”
Je dirais même plus: “science sans con” …oui je sais, c’était facile.
L’intention est dans l’humain, pas dans l’outil.
Aucun système n’est parfait.

FAUT-IL INVESTIR DANS LES NFTS ou même VENDRE SES IMAGES SUR LA BLOCKCHAIN ?

Si vous avez eu peur de manquer quelque chose avec les NFTs, rassurez-vous on n’en est encore qu’au début.
Ne croyez pas que vous auriez pu devenir riche en achetant un “bored ape yacht club” ou un “CryptoKitties”, ou que vous auriez dû être l’un des pionniers dans cette thématique en vendant toutes vos plus belles créations via la blockchain.

Comme toujours, les premiers sont mieux servis et profitent de la hype du début d’un concept. Les perdants (grande majorité) préfèrent bizarrement rester anonymes. ;)
C’est un peu malheureux que les choses se déroulent toujours de la même façon.
On l’a bien vu avec le début d’internet: 90% était constitué de sites pornos.
Cette proportion s’est maintenant complètement inversé (on s’approche davantage de 10% actuellement, d’après ce que j’ai pu lire).

Lorsqu’une technologie explose, seuls quelques gagnants ressortent du lot, donc ne regrettez rien. Vous n’avez (encore) rien raté.
Ne laissez pas la FOMO* (*la peur d’avoir manqué quelque chose) vous contrôler.

À moins d’avoir une communauté de fans très enthousiastes à l’idée d’acheter vos illustrations/animations/musique via la blockchain, je ne pense pas que ce soit pour le moment très intéressant pour un artiste de “minter”* (*transférer sur la blockchain) ses créations.

Le côté très positif de l’explosion des NFTs est que les artistes compétents sont de plus en plus sollicités, notamment les animateurs 2D/3D et motion designer, ainsi que les illustrateurs et les concept artists. La demande est forte actuellement.
L’ironie réside dans le fait que la plupart des artistes ont actuellement peur des projets NFT. Cela me fait maintenant sourire. Je pense que la tendance va se démocratiser dans les prochaines années.

Le paysage risque de changer dans le futur. J’espère que de plus en plus de projets sérieux et innovants verront le jour et que Monsieur et Madame Toulemonde seront plus éduqués sur le sujet.
J’ai bon espoir en tout cas.

Le mot de la fin

Pour ma part, mon but depuis 2010 n’a pas changé: je souhaite travailler pour des projets personnels qui me plaisent, pas sur des projets dirigés par des personnes non passionnées et qui ne considèrent nullement les artistes.
Du graphisme à l’illustration, en passant par la photographie, j’ai essayé beaucoup de choses après avoir arrêté la kinésithérapie.
Apprendre à dessiner fait partie de ces projets pour lequel je ne compte pas mes heures car j’en suis passionné.
Sans la passion, il est difficile de se lever le matin, de planifier, de diriger, de créer pour une audience.

On ne peut pas tout avoir sans sacrifice. C’est Impossible.

Il faut rester réaliste, rien ne tombe tout cuit dans la bouche. Sans sacrifice, sans volonté, sans consistance, sans persistance, il est impossible de réussir un projet.
À la fin de la journée, mon idéal serait simplement de dessiner et de partager. Cela fait 12 ans que je remets mes projets d’illustrations et de bandes dessinées à plus tard.
Cette passion pour la création ne me quittera jamais. Je mets donc toutes les cartes de mon côté pour parvenir à mes objectifs.

Personnellement, si je devais passer par les NFT pour mieux vivre, faciliter mon travail et débloquer du temps pour mes projets artistiques, je n’hésiterais pas une seconde.
Je ne sais pas pour vous?
En attendant, je garde toujours un oeil sur ce que la blockchain a à offrir et je vous encourage à faire de même.

Si vous avez des questions ou besoin d’éclaircissement, n’hésitez pas à les poster en commentaire.
J’essaierai d’y répondre comme je peux.