L’article que vous êtes sur le point de lire aujourd’hui me tient énormément à cœur. C’est un problème que l’on rencontre tous à un moment ou à un autre. Cela fait partie des déboires que chacun connaît, quelle que soit la discipline. Je veux bien sûr parler de la démotivation.

Si je remonte quelques années en arrière, je me souviens que la motivation était loin d’être mon fort. Je n’avais pas l’état d’esprit enthousiaste et combatif que j’ai aujourd’hui. J’étais un pleurnichard, je changeais d’avis toutes les deux minutes et je regardais les autres faire en pensant que je n’en étais pas capable (et je ne parle pas que du dessin).

En un mot, j’étais un perdant. Un gros loser quoi… il n’y a pas d’autre terme. Je perdais beaucoup de temps à me divertir au travers d’activités chronophages, comme les séries télé, les jeux vidéos, les sorties automatisées chez mes amis, les appels téléphoniques à rallonge, j’en passe et des meilleures, tout ça dans le but de me tenir occupé tel un boulimique du divertissement, et surtout, il faut bien que je le reconnaisse, j’avais peur d’échouer et de me sentir complètement nul au bout du compte. Bien sûr, je ne suis pas en train d’expliquer que se divertir c’est mal, au contraire, ça change les idées dans bien des situations, surtout quand on a trop tiré sur la corde. Mais lorsque notre temps libre n’est consacré qu’à du divertissement, et que paradoxalement nous désirons avancer dans nos projets, une remise en question et quelques changements s’imposent alors.

Mais encore faut-il savoir ce que l’on veut dans la vie, et s’attendre aux quelques compromis (sacrifices dirais-je même) que le changement implique.

 

Réorganiser son planning dans le but de se laisser du temps libre.

Aménager son temps dans le but d’être productif porte un nom : la gestion du temps. Gérer son temps est un art, et l’organisation s’apprend. Quoi de plus démotivant que d’avoir envie de dessiner, et de s’apercevoir qu’il y a un bordel monstre sur sa table (excusez-moi du terme). Personnellement le fouillis ne m’a jamais donné envie de dessiner, je ne sais pas pour vous… c’est pour cette raison que j’anticipe toujours la prochaine session de dessin, et que je prépare ma table à l’avance. Pour le temps libre c’est pareil. Quoi de plus frustrant que d’avoir envie de dessiner et de n’avoir pas une minute dans la journée pour se consacrer à sa passion ? donc autant préparer son planning à l’avance.

« Facile à dire, Pit » se diront immédiatement certains… Oui je sais. nous avons tous une vie différente. Oui je sais, certains d’entre nous ont des enfants en bas âge. Oui je sais, certaines études prennent beaucoup de temps. Oui je sais, certains passent plus de 60 heures par semaine au travail (dont bibi). Oui je sais, après une dure journée de labeur on se retrouve lessivé, alors qu’il nous reste encore toutes les corvées ménagères à la maison. Oui je sais, on a tous envie d’un carreau de chocolat pour se consoler (à mais, attends, je m’égare là…).
Mais ce que je sais surtout c’est que nous sommes tous des spécialistes quand il s’agit de nous trouver des excuses. Et je parle en connaissance de cause, car j’étais le spécialiste par excellence il n’y a pas si longtemps de ça. Je savais bien me cacher la vérité. J’étais dans le déni le plus total.

Il m’a fallu découvrir des recueils spécialisés dans le développement personnel pour me sortir de ce mauvais pas. Et surtout, et avant tout : il faut avoir envie de s’en sortir! Demandez à un fumeur invétéré de s’arrêter de fumer pour sa santé. S’il n’a pas pris conscience de la toxicité du produit et des effets sur son corps (et je parle notamment pour les jeunes dans la force de l’âge qui se sentent invincibles), il ne va certainement pas vous écouter. Ce que je veux dire par là c’est que si la personne n’a pas décidé par elle-même de changer, vous pourrez vous épuiser à aborder le problème de front, vous vous donnerez du mal pour rien.

défi accepté

 

Reconnaître quand on se donne des excuses, et avancer.

S’il y a quelque chose dont je suis certain, c’est que nous nous sommes tous donnés des excuses à un moment ou à un autre de notre vie, et ce, pour X raisons. Se donner des excuses revient à se déresponsabiliser : c’est un cercle vicieux qu’il faut absolument reconnaître et rompre une fois pour toutes, afin de transformer notre temps de divertissement parasite, en un temps de production artistique.
Ce que je conseille là, c’est de tendre le plus possible vers un comportement pro-actif. C’est cet état d’esprit qui m’a permis de me libérer de ma mauvaise foi, et de passer à l’action pour améliorer ma vie et débloquer du temps pour mes passions, dont le dessin.

 

L’erreur à éviter ABSOLUMENT.

Si vous pensez que grappiller sur votre temps de sommeil pour gagner du temps de travail est une solution, vous vous méprenez certainement. Quand on a 20 ans c’est encore possible, je ne dis pas, mais après 30 ans mieux vaut ne pas trop s’amuser à cela, car les effets secondaires du manque de sommeil à long terme déclenchent des fatigues chroniques, de la prise de poids, de la déprime… en clair, ça ne vaut pas le coup, et j’en sais quelque chose!
A bon entendeur, donc 😉 .
Le sommeil est un des éléments essentiels de notre vie que nous devons respecter avant toute chose. Nul doute là-dessus. Il y a quelques années j’avais hésité entre m‘acheter un fauteuil pour lire confortablement, ou un nouveau matelas pour mon lit. Aujourd’hui la question ne se poserait même plus. Le sommeil est une de mes priorités, donc je préfère investir dans un bon matelas, un bon sommier et un bon coussin ergonomique pour mon cou tout cassé (c’est qu’il est grand et tordu l’animal ^^).

dort-debout
Dormir debout toute la sainte journée n’est pas une solution.

 

 

Prioriser les tâches.

Que l’on soit parent, retraité, étudiant… il existe toujours un moyen pour optimiser son temps. Et pour optimiser son temps, rien de tel que de savoir prioriser ses tâches quotidiennes. La question qui m’aide 99% du temps pour savoir quelle tâche faire passer en premier:
La tâche que je m’apprête à faire est-elle urgente ?
Cette simple question va vous permettre bien souvent d’écarter certaines tâches qui ne demandent pas à être exécutées tout de suite. Une fois les tâches urgentes exécutées, il vous reste du temps pour votre passion. Et si vous êtes un “vrai” passionné (=quelqu’un qui ne se force pas à avoir envie), votre passion trouvera immédiatement sa place derrière les tâches importantes et urgentes. Ce que je fais, c’est que je tiens un calendrier électronique (comme je passe plus de la moitié de mon temps derrière mon écran), et que je note systématiquement les moments où je pense avoir du temps pour le dessin. De toute manière, dès que j’ai 5 minutes, je sors mon carnet de croquis, même pour y pondre une crottouille. Au moins je sais que je me suis donné les moyens pour dessiner et m’améliorer.

 

L’échec, mon ami de toujours.

Il n’est jamais très agréable d’échouer, surtout quand un projet nous a pris du temps et de l’énergie. Lorsqu’on le prend au premier degré, l’échec peut être dévastateur. Mais objectivement, n’est-ce pas l’échec qui nous permet d’avancer et d’ajuster nos efforts ?

Une très bonne habitude est d’essayer de chercher les raisons probables qui nous ont menés à l’échec, de demander l’avis de personnes extérieures, et de les noter noir sur blanc pour en laisser des traces que l’on pourra consulter plus tard. C’est ce qu’on appelle apprendre de ses erreurs, et c’est un des fondements de la motivation à long terme. Prenons un exemple simple et concret : j’ai passé trois heures sur un dessin de portrait. Je me rends compte au bout de ces trois heures que le dessin ne me plaît pas du tout et que j’ai limite envie de le brûler.
Il va falloir se demander pourquoi on a échoué : impatience ? étapes mal organisées ? technique mal appropriée ? les causes peuvent être nombreuses et assez personnelles… Ai-je bien pris le temps de mesurer les proportions ? Ai-je eu tendance à dessiner les détails sans avoir pris le temps de dessiner les formes globales qui représentent les fondations d’un dessin harmonieux? Est-ce que ma technique était adaptée à mes objectifs ? Gardons en tête qu’un maximum de questions apportent un maximum de réponses. Et ces réponses constituent notre expérience et nous apprennent à anticiper nos futures erreurs, avec à la clé une opportunité de nous améliorer dans la pratique de notre art.

Dans tous les cas, efforcez-vous de rester positifs, soyez indulgents avec vous-même et concentrez-vous sur le chemin que vous avez déjà parcouru, plutôt que sur l’aspect négatif de vos peurs et vos échecs. : Le verre à moitié plein, mes amis…le verre à moitié plein… 😉

premier-dessin-imagination
Mes premiers dessins à peu près montrables (année 2003). A cette époque je n’avais aucune base théorique. J’avais juste grattouillé quelques planches de Bd pour mes amis. Ici il s’agit de concept designs dessinés d’imagination, pour mon premier projet collectif nommé Darkrising. Merci à mon ami Nono pour son enthousiasme alors que mes dessins étaient à peine décents. Apprendre sans méthode aucune, c’est long, donc merci les copains pour la motivation! c’était une sacrée époque.

 

 

 

Décider d’un objectif artistique.

Je le répète souvent mais ne pas se fixer d’objectif revient à priver le train (que nous sommes) de ses rails. Sans un objectif clairement défini, nous ne pourrons ni avancer, ni nous améliorer, c’est certain. Pour me fixer un objectif, voici ma solution généraliste en trois étapes :

  1. Se demander d’abord à quels résultats on veut parvenir. Que désirons-nous précisément ? clarifier son but général et le noter sur un bout de papier visible à tout moment reste une très bonne idée. Les mots valent bien plus que de vagues pensées immatérielles.
  2. Réfléchir sur les étapes qui permettent de parvenir à ce résultat, quitte à chercher sur internet, dans les livres, et/ou à demander l’avis des experts. Ceci nous permettra d’établir un plan d’action à court et moyen terme.
  3. La théorie est une chose, la pratique en est une autre.  L’expérimentation nous apprend des choses que la théorie ne peut nous apporter. Et celui qui pense que la théorie résout tous les problèmes liés à la pratique, se fourre clairement un doigt dans l’orifice oculaire. La pratique pose bien d’autres problèmes que nous ne pouvons anticiper en théorie, autant en être conscient.

Ma philosophie première est d’ « apprendre en faisant », et de découvrir la théorie au fur et à mesure que je rencontre des problèmes. Cela permet de produire tout en apprenant, ce qui s’avère très efficace. Je vois bien trop de personnes qui s’attardent sur la théorie sans jamais pratiquer.
Passez à l’action maintenant ! plus vous attendrez et plus vous aurez peur d’échouer! En multipliant les expériences sur une base régulière, on s’améliore vraiment, parfois même sans s’en rendre compte. Et cette succession de petites réussites boostera votre motivation.

Lire le manuel avant de toucher à l'appareil or not?
Lire le manuel avant de toucher à l’appareil ou NON?

Un exemple? je me souviens qu’après l’achat de mon premier smartphone (je regrette toujours mon vieux Nokia 3310, mais bon…), j’étais complètement perdu, mais je n’ai pas regardé la notice. J’ai allumé le téléphone, j’ai commencé à découvrir par moi-même les fonctions en tâtonnant un peu de ci de là, et quand je pensais maîtriser la plupart des fonctionnalités évidentes, j’allais vérifier dans le manuel d’instructions pour répondre aux questions que je me posais sur certaines touches ou sur les apps déjà installées. De cette façon je n’ai pas perdu une seconde: j’avais déjà trouvé des questions concrètement liées au matériel, et il me suffisait simplement de consulter le guide de démarrage pour trouver mes réponses. Si j’avais cherché mes questions en même temps que mes réponses sans faire le lien avec la pratique, j’aurais perdu un temps précieux.

L’expérience m’a prouvé qu’il est préférable de réaliser un objectif à la fois, et de ne pas vouloir trop en faire d’un seul coup. Faire 10000 choses à la fois peut s’avérer très peu productif à long terme. Personnellement je préfère la qualité à la quantité, en conséquence j’aime finir un projet puis passer à un autre. Le maximum de projets différents sur lesquels j’ai travaillé simultanément et en parallèle est de 3 (toutes disciplines confondues : graphisme, webdesign, bd, illustration, peinture, encrage, concept art, animation, matte painting, composition musicale, photographie, modélisation 3D, sculpture, montage vidéo… j’essaie de m’intéresser vraiment à tout mais sans me disperser sur mes projets pour autant…). Au dessus de ce nombre, j’ai remarqué que notre vie artistique devient vite ingérable, et dans ces conditions on a tendance à ne plus rien finir.

C’est malheureux mais c’est totalement humain comme comportement. Ne nous en demandons pas trop, mais exigeons de nous-même de finir au moins une tâche après l’autre, pour avancer sûrement sans se donner l’illusion du raccourci que représente le “multitasking” (=la multitâche attitude).

Aussi, dès que vous avez atteint un de vos objectifs, donnez-vous en un nouveau. Ça peut sembler évident, mais encore une fois, il est impératif d’avoir des objectifs pour progresser.
Je suis conscient que les plus jeunes d’entre nous ne comprendront peut-être pas l’idée que j’essaie de transmettre, et c’est tout à fait normal. Si vous êtes très jeunes (entre 10 et 14 ans), ne vous prenez pas trop la tête. Pratiquez sans trop vous poser de questions, et vous reviendrez ici même dans quelques années. 😉

 

Chercher un soutien humain et partager ses créations.

Nous en demander trop est nocif pour notre santé mentale et pour notre motivation. Donc, à moins d’être un super-guerrier-de-la-mort-qui-tue (oui, vous savez, ce genre de guerrier avec les cheveux jaunes qui bougent super vite et qui n’est jamais démoralisé face à l’adversité), autant renoncer tout de suite à devenir un pro du dessin en l’espace de quelques semaines. Comme tout apprentissage, le dessin demande un minimum de discipline et de régularité. Il n’y a aucune pilule magique, juste des méthodes plus ou moins efficaces face à nos aptitudes.

Le soutien d’un proche peut parfois faire la différence. N’hésitez donc pas à stimuler votre compagne ou votre compagnon, un membre de votre famille ou vos amis si vous sentez qu’ils pourraient être intéressés, et impliquez-les dans votre projet d’une manière ou d’une autre, tant qu’à faire. Aussi, il est toujours bon de demander l’avis extérieur. Sachez tout de même que les membres de votre famille seront rarement très objectifs sur vos productions, sauf si vos proches se montrent très pragmatiques (ce qui n’est pas donné à tout le monde). N’attendez donc pas qu’ils vous donnent un avis constructif. Ils ne vous livreront bien souvent que de vagues impressions.
Montrez-vous indulgent, car il y a de fortes chances pour qu’ils attachent beaucoup moins d’importance à la technique que vous, et qu’au final ils s’avèrent un bien meilleur public. Ecoutez-les patiemment sans vous donner constamment de fausses excuses,  mais ne prenez pas leur avis à la lettre non plus, car les goûts et les couleurs sont bien différents d’un individu à l’autre.

Un aperçu graphique de mon premier projet collectif: le jeu "darkrising" malheureusement jamais terminé (comme bon nombre de premiers projets).
Un aperçu graphique de mon premier projet collectif: le jeu “darkrising” malheureusement jamais terminé (comme bon nombre de premiers projets qui se respectent ^^).

 

 

Faire partie d’ un groupe.

Partager ses progrès et ses dilemmes avec les autres est un des meilleurs services que l’on puisse se rendre à soi même. Faire partie d’un groupe reste une des méthodes les plus stimulantes pour avancer dans un projet. Avoir un projet commun avec d’autres personnes est encore plus motivant, car il y en a toujours un pour remonter le niveau d’énergie et tirer ses compères vers le haut. Je me souviens que mes débuts en dessin avaient été fulgurants car je travaillais à l’époque sur un jeu vidéo du nom de Darkrising avec mon meilleur ami programmeur (en 2003, époque où je n’avais encore aucune notion de perspective). Il était chargé de la programmation, un autre ami de la musique, et moi du design.
Ce petit jeu rigolo mais sans prétention avait eu l’honneur d’apparaître dans un magazine très populaire à l’époque (le magazine “AVosMac”, pour ceux qui connaissent), ce qui nous avait vraiment motivés. Mais nous avions rencontré quelques problèmes avec le moteur graphique, et nous n’avons jamais vraiment fini de développer ce jeu de rôle très basique (les possibilités techniques étaient bien plus restreintes à cette époque pour des amateurs comme nous).
En résumé, l’histoire était celle d’un personnage qui se voyait subir la malédiction de l’Orangina Rouge, c’est-à-dire qu’il était devenu tout simplement le personnage le plus vil de toute l’histoire des jeux vidéos. C’était l’un des premiers jeux vidéos dont le héros incarne un méchant. Nous nous étions bien marrés à l’époque.

animation orangina rouge
Un de mes tout premiers essais d’animation alors que je n’avais jamais ouvert de bouquin théorique sur le dessin (année 2003). Mes amis étaient morts de rire en voyant le résultat, ce qui m’a encore plus motivé! j’étais un parfait débutant, et j’avais beau avancer dans le noir, je me fendais la poire avec mon équipe, et c’était bien là le plus important.

 

En parallèle je dessinais deux bandes dessinées :

  • La première du nom de «Super-histoires», que j’avais créée pour mon grand frère (qui était mon premier fan à l’époque). Je n’ai malheureusement pas énormément de visuel car les plus de 330 planches recto-verso ont été malheureusement perdues, la bd ayant eu un certain succès dans mon cercle social, elle se passait de main en main (snif). Bon, heureusement que l’histoire rattrapait largement le niveau de dessin pitoyable (pit-oyable, vous aurez saisi le jeu de mot…) Voici quand même quelques extraits pour que vous puissiez vous en faire une petite idée. Rien de très extraordinaire. L’humour est très c**, il faut le dire, mais j’étais plus jeune hein, il y a prescription. 🙂
    bd amateur
    Le style de ma toute première Bd “super-histoires” ressemblait à ça. Tom et John, les deux plus gros escrocs/mafieux/malfaiteurs et à la fois si naïfs/innocents dans certaines situations que ça en était drôle, parfois touchant. Ça faisait marrer mon frère et mes amis, alors je continuais encore et encore même si je ne connaissais rien à la théorie. Je produisais sans trop me poser de questions, et je progressais très lentement.
    violence gratuite
    Des années plus tard, le style avait évolué sans que je m’en rende compte… et c’est cette même année que j’ai commencé à m’intéresser aux bases du dessin parce que je me sentais vraiment stagner (année 2005, j’avais 25 ans ). J’ai donc commencé mon apprentissage théorique à partir de zéro, dans le but de passer au niveau supérieur. Un passage douloureux mais obligatoire! aujourd’hui je ne regrette pas, sincèrement… J’avais déjà trouvé mes questions, et les livres allaient me fournir les réponses.
    bd amateur
    Voilà une des dernières (et seules) planches que j’ai pu conserver pour les archives (année 2005). Vous pouvez apprécier l’humour “pit-toresque” dans toute sa splendeur… (ne me jugez pas siouplé , ayez pitié d’un pauvre dessinateur sans défense ^^). Et rassurez-vous tout de même: j’apprécie les populations asiatiques et leur culture! ne me jetez pas des pierres  (car ça fait mal), ou des tomates (car ça salit). Cette bd représente davantage une critique de la société et la désinformation (formatage social) qui règnent en maitres. 
  • Ma deuxième Bande dessinée, arrivée un peu plus tard, s’appelait « TUO » : c’était un projet plus personnel, avec seulement une vingtaine ou une trentaine de planches (de mémoire). La bd est certainement dans un vieux carton chez mes parents. Je vous montrerai peut-être certaines planches si un jour je remets la main dessus. On va dire que le dessin est tout de même un peu plus présentable, mais l’histoire beaucoup moins drôle que mes premières productions. Et surtout, ce n’était pas un projet que je partageais avec quelqu’un d’autre, donc c’était bien moins motivant.
auto portrait
Une de mes premières peintures numériques (le 20 juin 2006 pour être exact). C’était un auto-portrait, enfin il paraît… Difficile d’imaginer qu’en l’espace de 8 ans j’aie parcouru autant de chemin, pourtant c’est la réalité! je suis assez gentil pour vous montrer mes premiers pâtés numériques, histoire que ça vous motive… avant j’en avais honte, maintenant ça me fait plus rire qu’autre chose. Le talent inné n’existe pas je vous dis… même si certains ont quelques prédispositions, il suffit de travailler régulièrement pour les dépasser à jamais 🙂
grayhood-avatar
Une création datant d’avril 2014, faite d’imagination. Même si ce n’est pas parfait et que j’ai encore du chemin à parcourir pour atteindre mes objectifs techniques et stylistiques, je n’ai jamais vraiment renoncé à mes rêves. Et vu que j’ai de moins en moins de temps pour dessiner (je dessine 2h par semaine en ce moment, mais au moins je m’y tiens…), c’est la régularité et ma motivation qui m’ont sauvées.

Plus tard, en 2009, j’ai appris des médias comme la peinture à l’huile, l’aquarelle ou les pastels, tout en autodidacte (comme je l’ai toujours fait d’ailleurs). Sur ce genre de projet, c’est ma mère qui me motivait à lui peindre des tableaux originaux. Maintenant on retrouve pas mal de mes croûtes (dont je ne suis plus très fier) encadrées et fixées sur les murs de son appartement.
Il va sans dire que c’est une très belle source de motivation que de travailler pour une personne qu’on aime ! surtout quand elle nous donne des défis (la dernière toile qu’elle m’a commandée doit faire plus d’un mètre cinquante de hauteur ! gloups ! je me sens un peu impressionné pour le coup…on verra bien ce que ça donne…).

Une autre source de motivation qui m’a beaucoup aidé : les forums.
J’ai appris en partie la colorisation numérique en collaborant avec certains dessinateurs bien meilleurs que moi tout en m’inspirant de certains de mes mentors, avec cette féroce envie de toujours faire mieux à chaque nouvelle création.
Chaque colorisation était une occasion pour moi de repousser mes limites et d’apprendre à gérer les palettes de couleurs et le jeu d’ombres/lumière, tout en apportant ma touche personnelle. Je dois aussi ajouter que l’inspiration est très liée à la motivation. Pour rester inspiré, je passe chaque jour un peu de temps à découvrir de nouveaux portfolios, et pas seulement dans le domaine de l’illustration.
Je n’y passe pas non plus des heures car on a vite fait de perdre ses soirées à ça, et ce n’est pas du tout constructif. En tous cas, le principe consistant à multiplier mes sources d’inspiration, n’ayant souvent rien à voir avec les arts graphiques, m’a toujours rendu service.

Dernière chose qui m’a bien fait avancer: les concours.
La compétition est un excellent stimulus pour ceux et celles qui veulent progresser vite. Et puis on apprend à perdre, ce qui s’avère essentiel pour gagner en maturité. J’avais même pu collaborer avec un auteur de bandes dessinées, Stéphane Bileau, qui travaillait à l’époque sur la série « la quête du Graal » aux éditions Soleil. J’avais colorisé un de ses dessins, et nous avions été publiés dans un artbook. En tant qu’amateur autodidacte, cette petite victoire m’avait aidé à prendre confiance en mes capacités.

collaboration colorisation
Ma première publication dans un artbook (année 2007). Un peu plus d’un an après avoir mis les mains dans le cambouis du numérique… en 1 an de travail régulier, je n’ai jamais autant progressé sur ma tablette. Et pourtant j’étais en couple et je bossais plus de 55 heures par semaine dans un métier qui n’a rien à voir avec le dessin. Je n’avais pas plus de 30 minutes à accorder à ma passion quotidiennement. Comme quoi, quand on veut, on peut… même si on est un parfait débutant ou bien un amateur sans base théorique (comme moi à l’époque).
>>>>>>>>> R-E-G-U-L-A-R-I-T-E <<<<<<<<<

Dans tous les cas, rappelez-vous: VOUS ETES UNIQUES! Même si nous sommes plus de 7 milliards d’individus sur terre, vous n’en trouverez jamais un autre exactement comme vous! la combinaison de votre ADN, de votre vécu, de votre sensibilité, de vos envies, de vos aptitudes, de vos désirs, de vos rêves, font que vous êtes le seul modèle humain dans votre genre.
Ce que vous produisez est déjà unique, et vous pourrez embellir votre art en vous entraînant régulièrement. Soyez “celui qui fait”, pas celui qui observe les autres! la vie c’est maintenant! dans le présent! Votre vie ne se trouve ni dans le futur, ni dans le passé. Ne renoncez jamais à vos rêves parce que cela fait plaisir aux autres ou rassure vos proches.

Si nous sommes sur Terre, ce n’est pas pour être esclave de nos vies ou du système déjà en place, par contre, ce dont je suis intimement convaincu, c’est que nous avons tous le devoir de chercher à nous connaître afin de découvrir progressivement ce qui nous rend profondément heureux, et écarter ce qui n’est pas essentiel à notre vie (nan mais c’est vrai quoi, bon sang d’bois! 🙂 )

Vous avez des petites habitudes ou des petits trucs et astuces qui vous permettent de vous motiver? Partagez-les en commentaire, je suis curieux et je ne suis certainement pas le seul! 🙂

 

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