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Comment dessiner pour l’édition jeunesse? mon interview avec Zed Oras, illustratrice jeunesse

La semaine dernière, j’ai eu l’honneur d’interviewer Sabine C. alias Zed Oras (de son nom d’artiste), illustratrice jeunesse depuis maintenant un petit bout de temps. Elle a été assez aimable et patiente pour me supporter tout du long. Merci à toi Sabine!

Quel âge as-tu ?

Nanmézo, c’est quoi ces manières ?! Un gentleman ne pose pas ce genre de questions à une Dame, voyons ! 😛 *tousse* 33 ans *tousse*

À quel âge as-tu commencé à dessiner ?

6 ans ^—–^ (je recopiais assidûment le journal de Mickey)

illustration jeunesse

S’il y en a un, quel évènement/artiste a déclenché en toi la passion du dessin ?

Il n’y a pas vraiment eu un événement marquant, ce serait plutôt une envie progressive de traduire le petit monde que j’avais déjà dans la tête et dessiner était le médium dans lequel je me sentais le mieux.

 une illustratrice jeunesse de talent

Quand as-tu décidé de devenir illustratrice jeunesse et pourquoi?

J’avais l’idée déjà bien implantée dans ma p’tite tête quand j’ai passé mon Bac L. Mon monde était peuplé de fées, de lutins et de dragons . J’avais plein de recueils de contes merveilleusement illustrés. Je voulais transporter de la même façon d’autres enfants.

 un dessin colorié à l'aquarelle

Quelles sont tes sources d’inspiration et tes auteurs préférés ?

Michel Plessix et Franck Pé (qui m’ont marquée dans leur façon de dessiner la nature), Miyazaki et tout l’imaginaire japonais, Tim Burton, Neil Gaiman, Terry Pratchett, l’univers de Tolkien bien sûr… et beaucoup d’autres que j’oublie.

 une illustration à l'aquarelle

Quelle est ta technique de prédilection lorsqu’il s’agit d’illustration ?

Au départ, soit j’ai une idée, une envie vague, soit j’ai un texte à illustrer (ou des instructions + ou – floues lorsqu’il s’agit d’une couverture). S’il y en a besoin, je me documente un max (par exemple, si je dois dessiner un métier à tisser, autant savoir exactement à quoi ça ressemble et comment ça fonctionne !). Ensuite, je gribouille au crayon toutes les idées qui me viennent, des tout petits brouillons très rapides, histoire d’évacuer. Je prends celui qui me parle le mieux et je teste plusieurs compositions (toujours des petits brouillons). Une fois la compo choisie, je mets le dessin au propre sur un papier aquarelle ou acrylique. Ou je scanne le brouillon et je le mets au propre sur Photoshop. Il m’arrive aussi de commencer le travail de recherches directement sur l’ordi. Une fois fait, c’est la magie de la mise en couleur ! Et voilou !

J’ai vu que tu avais toujours un petit carnet avec les vignettes/crayonnés de tes futures illustrations.

Peux-tu en prendre une et expliquer aux internautes ce qui te passe par la tête lorsque tu composes une image ?

Là, j’ai choisi mes recherches d’une couverture pour un zine sur l’imaginaire. Dès le départ, il me fallait tenir compte des titres, logo et accroches. Donc, j’ai laissé assez d’espace pour le graphiste/maquettiste qui prendrait la suite. De là, je laisse aller ma muse autour du thème, j’essaie plusieurs choses et affine petit à petit. Je me sers très peu (ou pas consciemment) des règles d’or de la composition. Ça marche ou pas à l’oeil, je me fais confiance. L’essentiel pour moi, c’est que l’émotion passe.

 

Combien fais-tu de vignettes par illustration lorsque tu travailles pour un client ou lorsque tu prépares un dossier pour l’édition?

Ça va dépendre du temps que j’ai à ma disposition pour travailler dessus. En général, je propose trois idées (il y en a une dans le lot que je vais préférer et que je vais tout faire pour défendre, mais ça, c’est une autre histoire lol), donc trois brouillons assez cleans pour que le client comprenne l’idée et basta.

Quand je monte un dossier, comme par exemple un projet jeunesse, je fournis quelques recherches de personnages, un story-board (quand j’ai vraiment le temps) et trois planches finalisées. C’est suffisant pour que l’éditeur se fasse une idée générale.

différentes vignettes pour une même idée d’illustration

 

illustration issue des vignettes

Sur une échelle de 0 à 10, à combien estimes-tu l’importance du travail des vignettes et sa répercussion sur l’illustration finale ?

Je dirais 7. Tout le travail en amont de la finalisation est indispensable pour bien poser l’illustration. Mais bien souvent, le résultat s’avère différent des recherches de base ^^’. Il y a toujours des petites choses qui s’ajoutent, une inspiration de dernière minute, etc…

Lorsque tu dessines tes personnages, t’arrive-t-il de passer par des références photo, pour les poses par exemple, ou fais-tu tout d’imagination ?

Pour certaines positions franchement pas évidentes, oui. Alors soit je cherche des photos sur le net, soit je me prends en photo dans la position en question (ce qui est toujours très drôle a posteriori !! XD)

Quel est ton procédé lorsqu’il s’agit d’appliquer les couleurs ?

Que ce soit en traditionnel ou en numérique, il s’agit d’abord de poser les volumes avec les ombres/lumières, puis je commence vraiment à m’éclater en créant l’ambiance. J’aime tout particulièrement associer des couleurs complémentaires ( des turquoises avec des orangés par expl).

dessin pour edition jeunesse

Penses-tu que l’outil numérique est devenu indispensable lorsqu’on travaille dans l’édition jeunesse ?

Pas indispensable, mais diantrement appréciable lorsqu’on a des corrections de dernière minute sur une illustration déjà terminée. Après, il faut savoir s’imposer auprès du client et lui dire stop quand ses demandes vont trop loin (mais là aussi c’est un autre débat!). Mais de manière générale, ça me facilite bien la vie, tout en gardant intact mon plaisir de peindre.

Si tu pouvais remonter le temps, que changerais-tu du cours de ton histoire en ce qui concerne le dessin?

Je me serais inscrite à Emile Cohl quand j’en avais eu l’occasion. (épique fail là!)

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner aux apprentis-dessinateurs, quel(s) serait(ent)-il(s) ?

N’hésitez pas à copier pour former VOS bases et soyez curieux de tout ce qui se passe autour de vous (ça permet d’emmagasiner une tonne d’infos qui vous serviront plus tard).

Pour terminer, peux-tu nous donner le lien vers ton portfolio et/ou ton blog ?

Rdv ici >> zedoras.net !

Page Facebook >> https://www.facebook.com/pages/Zed-Oras-Illustratrice/154234137928565

Merci !

Merci à toi pour cette interview et ta patience ! 😉

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6 commentaires pour “Comment dessiner pour l’édition jeunesse? mon interview avec Zed Oras, illustratrice jeunesse”

  1. Alex dit :

    Magnifique article! J’ai pris plaisir à le lire et pour la petite histoire moi aussi j’ai commencé à dessiner en redessinant les petites BD du journal de Mickey

  2. Interview ! | The Wandering Crossroad dit :

    […] >>Ze Interview<< Ce contenu a été publié le BlaBlaBla! par Zed Oras, et marqué avec apprendre à dessiner, interview. Mettez-le en favori avec son permalien. […]

  3. Robin dit :

    Que du bonheur, comme l’a dit Alex, j’ai moi aussi prit beaucoup de plaisir à lire cet article, sauf que moi c’est le fait d’avoir vu ma mère dessiner Mickey qui m’a donner envie de dessiner (je me vois encore tout petit en train d’essayer de recopier le Mickey que ma mère peignait lol)

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Oui, Mickey est un indémodable!
      Il est super simple à dessiner pour les petits (et même pour les grands).
      Trois cercles et c’est fait! (j’exagère un peu 😉 )

  4. BeSingleMom dit :

    Belle interview 🙂

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