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Le dessin m’a sauvé la vie… deux fois!

(avant de lire ce pavé, il est recommandé de lire cet article sur l’introversion pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu passer)

A ma connaissance, la déprime n’épargne personne.
Pour ma part, l’année 2017 a bien failli m’enterrer vivant. Ce fut une des pires années de ma vie, sans aucun doute. Et à priori je ne suis pas le seul à le penser, bizarrement!
Il y a des années comme ça… porteuses de poisse.

Aujourd’hui je vais vous parler de santé mentale, d’isolement, et notamment de dépression, car c’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur en ce moment et je sais que beaucoup d’artistes introvertis en font les frais chaque jour.

Avant de commencer, je tiens à préciser que malgré mes études para-médicales et mon fort intérêt pour la psychologie, je ne suis absolument pas un expert en la question.
Si vous êtes en quelconque position de détresse psychologique, il est toujours essentiel d’aller consulter un spécialiste après en avoir parlé à votre médecin de famille.
Je préfère prévenir avant que certains se jettent sur moi (notamment les psychiatres et autres professionnels de la santé) et me fassent la morale sur ce que je devrais dire ou ne pas dire.

L’expérience que je vais vous rapporter aujourd’hui m’appartient totalement.
Chacun est libre de l’entendre comme il le souhaite, je ne fais que rapporter mon expérience personnelle, rien de plus.
Je n’ai d’ailleurs fait aucune recherche scientifique sur le sujet récemment, seul le côté auto-guérison par moyens personnels et naturels m’intéresse.
Si vous cherchez  la pilule magique pour aller mieux, je vous conseille de passer votre chemin.

Si mes retours sur la question pouvaient être bénéfiques à certains lecteurs, j’en serais absolument ravi.
(Note: Je vais accompagner cet article de certaines photos que j’ai prises en Irlande histoire de dédramatiser un peu l’article et d’y ajouter un brin de zénitude.)

Ma distinction entre “déprimé” et “dépressif”

Il est tout à fait naturel de se sentir déprimé de temps à autres.
Pour  l’être humain,  avoir des hauts et des bas est absolument normal. Cela fait partie du toboggan émotionnel et de la variation des états d’âmes.
“Déprimé” est pour moi un état passager, mais qui peut (et va pour X raison) potentiellement se répéter dans le temps.

Cependant, l’état dépressif, c’est une autre paire de manches.
Pour moi, cet état se prolonge dans le temps, au moins plusieurs mois voire plusieurs années.
“Dépressif“m’évoque un cercle vicieux intellectuel et émotionnel dans lequel on est emprisonné.
Sortir de cet état signifie se faire violence alors qu’on est déjà dans un état assez désagréable comme cela, mais j’y reviendrai plus tard dans cet article…

Certaines personnes semblent avoir été dépressives depuis leur naissance et ce pour des raisons purement physiologiques/génétique.
Il est difficile de se mettre à la place de ces individus car ils  n’ont aucun contrôle sur cet état et je pense que ce genre de dépression devrait être traitée médicalement (de plus en plus de psychiatres-ingénieurs se penchent sur la question pour éviter la prise médicamenteuse systématique et révolutionner un domaine qui n’a pas évolué depuis des décennies).

Il est donc difficile de conseiller ces personnes car je pense que ce serait peine perdue.
On ne règle pas tout avec les méthodes naturelles malheureusement. Je préférais le préciser.
Ceci dit chez un individu “originellement sain”, si la dépression survient après un choc psychologique, un surmenage ou autre, je pense qu’il est possible dans la majorité des cas de redresser la barque, même si ça semble impossible de l’intérieur.

L’art et la souffrance

Pourquoi dessine-t-on?
Pourquoi certains d’entre nous sont-ils poussés à dessiner ou peindre à l’adolescence, voire à l’âge adulte?

J’en ai déjà discuté avec des amis artistes, et la plupart, pour ne pas dire la totalité d’entre eux,  sont introvertis.
Certains parmi eux, très objectifs et transparents sur leurs sentiments, m’ont rejoint sur le fait que le besoin de dessiner part bien souvent d’un mal-être, d’une souffrance ou d’une frustration.
La passion vient rarement sans raison profonde, consciente ou pas.

Les mots lui manquant pour décrire cette souffrance, l’artiste utilise alors son propre langage visuel.
Quoi de mieux qu’un crayon pour ce faire?
Chaque individu a sa propre vision et sa propre perception du monde, et ainsi, chaque artiste aura une façon personnelle de s’exprimer et de se faire comprendre.

 

Un artiste introverti va refaire le plein d’énergie à l’écart de la société et aura tendance irrévocablement à s’isoler. 

L’être humain étant par essence un être social et sociable, l’isolement peut mener à la déprime, voire, sur le long terme, à la dépression. Et malheureusement, lorsqu’on est aspiré dans l‘entonnoir de la dépression, il est vraiment difficile d’en sortir, surtout si on n’a jamais pris le temps de se connaître ou de se remettre en question.

Chaque introverti a ses raisons de s’isoler. Même si l’on peut dessiner entre amis, il est très difficile de se laisser aller dans la vague créative et d’être productif dans ces conditions.
Sauf que, poussé à l’extrême, l’isolement peut devenir contre-productif.

Il faut comprendre que le dessin n’est pas une cause mais une conséquence de l’état d’esprit de l’ introverti. A part dans le cas des enfants qui gribouillent spontanément, le dessin est issu, dans la majorité des cas, d’une souffrance intérieure qui produit un besoin compulsif d’exprimer ses émotions en les matérialisant au-delà des mots (et des maux).
Ma vision peut paraître un peu simpliste pour certains, mais dans mon cas, tout est clair comme de l’eau de roche.

A chacun sa responsabilité

Malgré les apparences, j’ai l’impression que la dépression d’une personne “normalement saine”( sans aucun facteur génétique, aucun dysfonctionnement organique, aucun trouble lié à l’enfance, douleurs chroniques, handicap non endeuillé…) n’est pas spécialement liée aux stimuli extérieurs et à l’environnement (même si ça aide) mais avant tout à certains automatismes comportementaux développés depuis le plus jeune âge.
Et plus on développe un automatisme tôt,  plus il est difficile de le corriger.

En dehors des composantes qu’on ne contrôle pas, j’ai l’impression que le fait de se sentir déprimé est avant tout un problème perceptif.
En effet, c’est bien souvent la façon dont nous nous percevons qui va nous pousser vers tel ou tel comportement. Et cette vision de soi est loin d’être auto-générée, elle est étroitement liée au feedback de notre entourage  dès notre enfance.
Il suffit parfois de quelques mots méchants ou mal placés pour changer le cours de la vie d’un enfant.

Heureusement toute perception peut être modifiée, et l’image de soi peut changer avec le temps si on est assez patient pour en prendre soin.
Hormis les cas cités plus haut (liste non exhaustive), la grande majorité d’entre nous peut potentiellement apprendre à se connaître et à gérer ses déprimes, afin de les prévenir avant qu’elles ne se transforment en vilaine dépression.

 

Comment je suis entré en dépression en 2017

2017, cette satanée année, a décidé de ressembler à sa cousine 2010, mais en pire.
En effet 10 ans auparavant, il m’avait été difficile de redresser la barque suite à une rupture amoureuse, mais j’y étais parvenu en partie grâce au développement personnel et à l’exploration de mes limites autant physiques que psychiques.
J’avais aussi pris du temps pour faire le bilan de ma vie, et je me suis décidé à partir à la découverte de mes envies et de mes besoins primaires, mal identifiés jusqu’à présent.
Mon plus gros problème a été de prendre les bonnes décisions pour moi et pas seulement pour arranger toujours les autres.

Sauf qu’en 2010, à la différence de 2017, j’avais eu le temps de me défendre intelligemment et durablement contre cet état dépressif qui me rongeait de l’intérieur.
En 2017 je n’ai eu malheureusement aucun répit, pas le temps de mettre en place des défenses, pas le temps de m’adapter à cette nouvelle situation agressive omniprésente (dont je vous épargnerai les détails).
Comment faire dans ces cas où l’ on n’a même pas le temps de reprendre son souffle deux minutes dans la journée?

Pas grand chose en réalité. Mon amie Hélène en sait quelque chose aussi (Hélène si tu me lis, J’espère que tu vas mieux de jour en jour, tiens bon).
Cela dit, il est largement possible de prévenir ce genre de situation bien en amont, avant de se retrouver dans un gouffre sans fin et dans des problèmes impossibles à résoudre.

Donc comme je le disais, 2017 m’a mis une grosse claque en pleine face, aussi bien du point de vue personnel que professionnel.
Les remords et le surmenage m’ont rongé pendant des mois au premier semestre… jusqu’à un point de rupture où j’ai compris ce qu’était le burnout.

En effet, en mai dernier, j’ai eu l’impression que mon cerveau avait littéralement explosé.
Je ne pouvais plus réfléchir. Je ne pouvais plus étudier normalement, ni rédiger d’articles, ni tourner mes vidéos, ni dessiner, ni même parler clairement à des moments… plus rien. Le néant total. J’étais triste, vraiment triste, paralysé par le surmenage, la frustration, l’isolement, le manque d’affection et le manque de temps.
Mesdames, messieurs, pour déprimer il n’y a pas meilleure recette! prenez note sur ce qu’il ne faut pas faire. ^^’

Heureusement pendant les grandes vacances, j’ai pu prendre deux semaines de congé en Irlande avec ma famille proche; le retour aux sources.
Ce fut une réelle bénédiction, sauf que la première semaine, d’après les dires de mon frère et de ma mère, je n’étais pas tout à fait là.

La location où nous sommes restés une semaine entière était tellement calme, que l’angoisse montait rapidement, telle une bête intérieure déchaînée qui me compressait les tympans, et je ne pouvais plus supporter le silence. Moi qui pensais que le calme allait m’apaiser, j’étais bien loin du compte! Seule la nature a pu réaliser cette prouesse.

J’étais souvent obligé d’aller faire une marche dehors.
Pour quelqu’un d’aussi discipliné, en contrôle et introverti que moi, ce fut difficile à avaler que de devoir m’éloigner du calme.

Avant que cela n’arrive, le burnout représentait pour moi la légende des gens fragiles qui ne parviennent à rien prendre sur eux.
Pourtant, je suis maintenant persuadé que cette rupture mentale peut arriver à tout le monde, à n’importe quel moment de sa vie, et souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Quand la vie nous force à faire des choses que nous n’avons pas envie de faire pendant une longue période, et que ce n’est pas faute d’avoir fait de notre mieux pour éviter l’adversité, c’est précisément là que les neurones grillent littéralement!

Lors de mes promenades autour de la location, j’allais toujours dire bonjour à mes amis les ânes. On ne dirait pas mais ils ont la jasette facile puis ils sont de très bonne compagnie (ils ne jugent pas)

Je vois de plus en plus de jeunes adultes angoissés, prendre des pilules pour un oui ou pour un non.

Cela m’inquiète particulièrement de voir des médecins prescrire de la chimie à tour de bras, surtout en Amérique du nord où la production de bonbons équivaut presque à la production de psychotropes (un poison ou un autre….).

Donner un traitement médical pour pallier à des pensées suicidaires passe encore, mais donner des psychotropes à des patients déprimés qui n’ont pas encore pu s’exprimer et évacuer leur misère émotionnelle… ça devient grave.

Les pilules ne semblent rien résoudre, elles donnent l’illusion de “gagner” du temps, de pallier à une situation douloureuse, mais j’en doute. Pour moi cela ressemble plus à une bombe à retardement.
Pour tout dire, mon meilleur ami a été sous médication pendant 4 ans, alors qu’il aurait très bien pu s’en passer. Il a décidé d’arrêter par lui-même sans période progressive de sevrage (ce qui n’est jamais recommandé! à ne pas faire à la maison!).

J’ai pu remarquer un gros changement dans son comportement! cela l’a aidé à perdre plus de 30 kilos en quelques mois, sans trop d’efforts, mais surtout, il a commencé à reprendre des décisions beaucoup plus facilement que pendant la période où il absorbait des anti-dépresseurs.
Il m’a avoué par la suite qu’il sentait que sans la médication, toutes les prises de décision étaient facilitées et que malgré le fait qu’il lui était possible de ressentir les émotions pleinement à nouveau (aussi  bien positives que négatives), il était heureux de poursuivre sa “vraie vie”.

 

 

Remonter la pente

Face à la vie on se montre tous plus ou moins combatifs, mais remonter la pente de la dépression ou d’un burnout est tout sauf facile, même pour les plus optimistes d’entre nous.
Plus le cercle vicieux est ancien, et plus il est difficile de relever la tête.

En tous  cas, ce dont je suis sûr, c’est que tant qu’on n’a pas décidé de s’en sortir par soi-même et qu’on attend systématiquement que les autres le fassent à notre place, il est absolument garanti que la souffrance ne passera pas. Etre accompagné c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.

Les anti-dépresseurs semblent plonger la conscience dans un monde parallèle artificiel où aucune décision importante n’est plus possible. En tout cas c’est l’impression que j’en ai car je n’en ai jamais consommé personnellement, et je croise les doigts pour que cela continue.

C’est un peu comme pour arrêter la cigarette: c’est le fumeur qui doit décider pour lui-même une bonne fois pour toutes et se convaincre que le tabac est tout sauf bon pour lui.
Il en va de même avec la dépendance à l’alcool et autres drogues,  qui ne représente pour moi qu’un mal-être face à la réalité ( sans parler des drogues douces comme le sucre).

Il est avant tout nécessaire de se convaincre que le bonheur est possible sans que notre conscience soit altérée par une quelconque pilule et que les solutions de facilité n’arrangent rien et sont parfois même délétères à long terme.
On peut se faire aider par un hypnotiseur ou un comportementaliste professionnel pour ce faire.

Il faut aussi se dire que plus on attend de régler les problèmes et plus ils s’enveniment.
Il est toujours préférable de couper les tracas à la racine avant qu’ils ne prennent trop d’ampleur, et d’agir le plus rapidement possible, ou encore mieux, d’anticiper.

 

Mon kit de survie pour artiste (ou tout autre introverti) déprimé

La solution pour l’un n’est pas forcément la solution pour l’autre.
Je vais essayer de dresser une liste de ce qui me fait du bien à moi, car je me vois mal parler pour les autres.

Cela dit, il y a un cas où l’on se rejoint à peu près tous: la reconnaissance sociale.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, même les asociaux (j’ai pas dit sociopathes hein) ont besoin de la reconnaissance de leurs semblables.
Quand on sert la société ou  une communauté qu’on apprécie, et qu’on en prend le rythme quotidiennement, cela nous met tout de suite de meilleure humeur et nous fait sortir de notre isolement quotidien. On se sent tout de suite plus utile.

Voici quelques autres conseils plus généralistes:

  • Parler à une personne (ou plusieurs) qui écoute(nt) bien et susceptible de proposer des solutions réalistes (pourquoi pas). Il faut voir cela comme une première phase de décharge émotionnelle. On en a tous besoin et cela permet de clarifier/objectiver bien des choses quant à notre situation.
  • Se responsabiliser: la déprime est bien souvent un problème individuel et de perception de soi. Par “se responsabiliser” je n’entends pas “ se sentir coupable”, mais simplement prendre les bonnes décisions pour soi, et pas pour les autres.
    Même dans le cas où l’on perd un être cher, ou même si on tombe malade (ou autre), il est toujours possible de faire le deuil et de ne pas accepter de se laisser aller. Il y a tellement de choses à découvrir, de façons de voir la vie et de s’adapter à notre nouvelle condition.
    Même si tout n’est pas toujours possible, la façon dont on choisit de vivre notre vie avec ce que l’on a peut changer littéralement notre perception du monde et nos états d’âmes. Cela passe bien souvent par le changement d’environnement. Bien évidemment, rien n’est gravé dans le marbre et le bonheur doit être une tâche en constante réévaluation afin de s’adapter aux changements qui s’opèrent dans notre vie.
  • Arrêter de se comparer aux autres. Et ça ne fonctionne pas que pour les artistes.
    Faites ce que vous aimez, prenez du plaisir à faire ce que vous faites, forcez-vous toujours à être optimiste et ne vous laissez pas aller dans le négativisme et de bonnes choses vont arriver. Ne vous laissez pas embarquer dans la critique gratuite et l’immobilité, car ça n’arrange rien non plus.
    Vous êtes unique, et rien ne sert de courir après la vie des autres.
  • Ne pas idéaliser les gens. Donner trop d’attention à une même personne et trop faire d’efforts  pour elle peut nous détruire psychologiquement et nous décevoir au plus haut point. Ne mettez jamais tous vos oeufs dans le même panier, car cela peut vraiment faire mal à terme.
  • Essayer le maximum de solutions et ne pas juger avant même d’avoir commencé. Un bon film à voir est Good Will Hunting, que je recommande particulièrement aux personnes qui pensent tout savoir sur tout, sans jamais agir.
  • Avoir des lectures saines: toute lecture optimiste sur le développement personnel est la bienvenue dans notre bibliothèque. Voici quelques idées sur amazon.
  • Se sociabiliser un maximum et ne pas attendre que les autres avancent vers soi: les introvertis sont trop souvent la proie d’extravertis qui pompent l’énergie des autres et qui changent d’amis comme de chemises. Fréquenter des extravertis est une bonne chose, mais c’est à l’introverti de prendre du recul si besoin. C’est à l’introverti de sélectionner ses amis, pas l’inverse.
    (Préférez la qualité à la quantité: 4 ou 5 très bons amis valent mieux que 1000 connaissances superficielles)
  • Ne pas vouloir être trop perfectionniste: cela empêche d’agir et sans action et expérimentation, la vie prend un tout autre goût (celui de la peur constante).
  • Ne pas croire que le changement d’environnement et de paysage va forcément changer notre vie. Un individu qui a des problèmes d’estime de lui-même les trainera partout avec lui, comme des boulets, tant qu’il n’aura pas pris le temps de les résoudre.
  • Se donner des objectifs clairs: on a tous tendance à perdre le fil de ce que l’on fait d’un jour à l’autre, et on a tous tendance à se perdre dans des complications inutiles (qu’on crée bien souvent tout seul). Des objectifs clairement définis (et écrits noir sur blanc) pourront nous aider à rester consistant dans nos efforts quotidiens. Et contrairement à ce qu’on peut penser, ce qui rend le plus heureux n’est pas d’atteindre un but, mais d’y croire en se faisant plaisir dans le processus.
  • Se battre pour une cause qui mette notre action en valeur. (ex: bénévolat, oeuvres de charité, enseigner…).
  • Faire une petite marche et se vider la tête: même si on pense au premier abord qu’il est inutile de marcher dehors une vingtaine de minutes, il est clair que prendre un bol d’air frais remet bien souvent les idées en place et permet de faire le point (ou le vide). Le plus dur est de se bouger, mais une fois dehors tout va beaucoup mieux.
  • Pratiquer la méditation: ne penser à rien et prendre le temps de vivre au présent, il n’y a rien de mieux pour se sentir complet l’espace d’un instant.
  • Pratiquer le yoga: dans la même lignée, prendre conscience de son corps, s’étirer, s’activer fait du bien.
  • Pratiquer la natation: se sentir glisser dans l’eau au fil des brasses, cela fatigue le corps de la plus merveilleuse des façons. C’est ce qu’on appelle de la bonne fatigue.
  • Faire des bonnes nuits de sommeil: et pour ça rien de mieux que de pratiquer un sport régulièrement (la natation est parfaite pour ça).
  • Apprendre à bien manger, pas que des produits bio car c’est cher, mais varier l’alimentation, éviter tout ce qui est frit, avec du gras saturé, et privilégier les produits bruts et frais. Plus un produit est transformé et plus il va agir négativement sur la santé.
  • Lâcher prise, arrêter de vouloir être parfait à tout prix. Cela rassure les autres quand on ne se montre pas sous son meilleur jour, car ils nous humanisent et nous acceptent plus facilement (ce que je fais sur ce blog certains auront remarqué ^^).
  • ne pas écouter des musiques mélancoliques. Les sons ont un réel impact émotionnel! on ne peut lutter contre. Il est préférable d’écouter des musiques énergisantes ou celles qui nous détendent sans nous déprimer davantage.
  • Dessiner et sortir le mal de sa tête de cette façon. Ça marche pour moi même si c’est parfois frustrant de ne pas sortir exactement ce que j’ai dans la tête .
  • Aller boire un verre (de jus de tomate) avec ses amis. Les amis ça aide! surtout les bons. Mais pour ça, il faut se pousser à aller explorer le monde et sélectionner les personnes qui seront les bonnes pour soi.
  • Inutile d’attendre « le bon moment » pour prendre de bonnes résolutions durables. Commencez maintenant. Oui là tout de suite. Et affichez vos bonnes résolutions en grand sur le frigo ou ailleurs.

 

Enfin voilà, même si la liste n’est pas exhaustive, je pense avoir fait le tour de ce que je voulais dire aujourd’hui.

Et vous?
Quelles sont vos expériences avec la déprime ou la dépression?
Quelles solutions avez-vous trouvé pour vous?
Quelles sont vos plus grandes difficultés aujourd’hui?
Pensez-vous bien vous connaître?

N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.
Je suis toujours curieux, puis ça en aidera certains dans la foulée j’en suis sûr.

 

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179 commentaires pour “Le dessin m’a sauvé la vie… deux fois!”

  1. Fab dit :

    Bonjour Pit,

    En tant que dépressif depuis maintenant une quinzaine d’années je n’ai pu qu’être accroché par le titre puis le contenu de cet article.

    Personnellement, je suis sous médication et malgré cela c’est très dur, comme une impression de devoir me battre contre moi même en permanence.

    Après le côté « décider de s’en sortir soi même » dans mon cas c’est ce que je fais mais parfois même avec la meilleure volonté du monde c’est compliqué, en effet après avoir été diagnostiqué et « stabilisé » comme ils disent, j’ai repris mes études, monté ma boite et là paf un bon ptit burnout qui se rajoute, je me relève je retrouve mon rythme (tout en restant malade) rebosse et un soir, sans raison comme ça sans même y penser je tente d’en finir (comme en pilotage automatique)…

    Après ça je me remet sur pied (toujours à peu près), je cherche du boulot mais en france quand on a ce genre de problème on te répond que tu n’en trouveras pas (de la bouche du conseiller de l’agence pour l’emploi) et que je ferait mieux de rester à rien faire…

    La décision je l’ai prise ya plus de dix ans, je suis entouré de ma famille et d’amis (je préside même une association de jeux donc niveau relationnel on peut pas dire que je reste passif), au jour d’aujourd’hui j’ai de nouveau créé mon propre emploi vu que personne ne me donne ma chance et pour le moment ça va mais jusqu’à quand ? Je ne pense absolument pas me connaitre ou du moins pas assez et je vis en plus de la dépression avec la peur que ça re-dérape à tout moment… car j’ai beau avoir l’impression de faire de mon mieux pour en sortir, ça ne suffit toujours pas.

    En attendant je m’offre des moments d’évasion réguliers de par la musique, le dessin et les soirées entre potes.

    Quand je dessine je ne pense pas à mon état ou aux problèmes quotidiens de la vie ou du travail. A la place je pense point de fuite et valeur de gris 😀 .

    Bon, je m’arrête là ça doit déjà être très confus tout ce blabla 🙂 mais en gros comme ont dit, faut s’accrocher.

    Bonne continuation et à bientôt sur le forum 🙂

    • Pit dit :

      oh non ce n’est pas confus du tout 😉
      C’est tout à fait limpide.
      Je crois que la meilleure chose à faire est de se raccrocher à ce qui nous fait du bien. Et c’est ce que tu fais.

      « A la place je pense point de fuite et valeur de gris 😀 . »

      hahaha 😉 désolé j’infecte la vie de tout le monde avec la perspective.

    • Maria dit :

      Ma technique por se débarrasser de là dépression, c’est de ne pas se laisser entraîner dans les pensées négatifs, sourtout ne jamais penser mal de nous mêmes, chasser ces pensées dès qu’ils essayent de surgir et croyez moi, il sont là quelque part dans un coin de ma tête, mais il restent sages. J’ai réussi à les contrôler. Ça m’a pris plus de 20 ans, mais j’acceste désormais la critique sans dramatisér, et mes défauts je les assume, ma timidité qui m’ecrasait je l’assume. Je n’ai plus autant de peur qu’avant de déplaire. Il ne faut jamais abandonner.

      • Pit dit :

        merci pour ton partage Maria.
        Mettre son égo de côté a du bon, c’est sûr, et tu te l’es à priori prouvé à toi même.
        Bravo à toi.

  2. Je ne sais que trop bien ce que c’est d’être gentil avec tout le monde quand tout le monde est méchant avec soi.
    Ou encore de sourire lorsque l’on est mort à l’intérieur.
    Ou d’avoir de la lave en fusion à la place du sang dans les veines.
    Je ferais un com plus constructif demain. 2 nuits blanches d’affilées alors K.O.

    • Pit dit :

      Oui la gentillesse est souvent pris pour de la faiblesse: Un grand classique des réactions humaines en réalité.
      Si tu es gentil, c’est que tu as moins de valeur. J’aimerai tellement trouver un moyen pour changer les choses à ce niveau.
      Limite je me demande si ces choses ne devraient pas être enseignées au plus jeune âge…
      L’esprit d’équipe et d’entraide, ou simplement la politesse.
      Mais on est entré dans l’ère des enfants rois où de nombreux parents se déchargent de toutes autorités sur leurs progénitures.
      Sans parler de l’éducation formatée où on tue toutes spécificités et où on apprend aux enfants à être de gentils moutons dociles, alors que de nos jours, avec l’éducation (ou le manque d’éducation) qu’ils reçoivent à la maison, c’est souvent tout le contraire.

      • Je suis bien d’accord avec toi, Pit, et ce même quand j’étais encore dans mes études !

        Ce n’est pas à l’âge adulte qu’on forme les futurs citoyens (j’aime pas ce mot, mais c’est le plus clair) mais bien dès le berceau.

        Je vais pas aller jusqu’à prétendre que c’est partout pareil mais plus les années passent, plus j’ai l’impression que les valeurs morales et l’intelligence sous toutes ses formes se perd.
        Entre le fait que notre « Éducation Nationale » soit inadaptée à nous préparer à la vie d’adulte (sans parler des professeurs qui ne sont là que pour l’argent et qui se fichent de la réussite ou du bien-être de leurs élèves, bonjour la sélection qui se fait que sur les connaissances) et, au risque de choquer, le fait que n’importe qui puisse devenir parent, il ne faut pas être surpris qu’à un moment, cela devienne n’importe quoi.

      • Oui. Alors que les technologies évoluent, les valeurs humaines régressent.
        La période des années 2012 à 2016 étaient littéralement l’enfer sur terre à tout les niveaux.
        En revoyant les photos de cette période, ce n’était plus un homme mais un cadavre animé que je voyais.

        (Pourtant les années d’avant cette période étaient bien infernales elles aussi. Depuis bien avant mes 10 ans… C’est à dire à quel point cela a été long).

        2017, cela commençait à s’améliorer mais au final,

        Je m’en suis sortie avec l’aide de Dieu seul et de moi-même.

        • (J’ai fini de lire l’article en entier).
          Ouais. J’ai vécu presque exactement les mêmes choses. (Pendant très très longtemps).
          Et trouvé presque les mêmes solutions également. ^^
          .
          Alors si je devais ajouter des solutions en plus à la partie « sommeil ».
          Vos rêves et vos cauchemars sont là pour vous enseignez des choses sur vous-même.
          Puisque vos rêves et cauchemars c’est vous-même.
          C’est une partie de vous qui vous hurle des vérités qui vous ne savez pas comprendre.
          Ils vous montrent le chemin vers vous-même.
          .
          Je parle ici d’atteindre rapidement un bien être que vous n’imaginez même pas. ^^

      • vanessa dit :

        Bonjour les amis

        « J’aimerai tellement trouver un moyen pour changer les choses à ce niveau ».
        Ce travail se fait à petit échelle, d’abord et avant tout soi, soi et soi, changer l’autre, les choses … alors que soit même on est pas à niveau, c’est reculer pour mieux plonger.
        Donc soi, et l’exemple sera là.
        Après on a toujours un proche à aider et bien souvent celui que l’on soupçonne le moins, celui qui donne le change, qui est gentil avec tout le monde, qui a plein d’amis, que l’on envie même. Mais si on gratte on peut découvrir que souvent, parfois (selon), cette personne est seule, toujours entourée mais profondément seule, jusqu’à se créer des maladies… jusqu’à s’épuiser et se suicider (je sors du cimetière …).
        S’aimer, avoir un regard compassionnel pour soi et pour les autres.
        Ne pas prendre les critiques et autres déstabilisateurs pour autres choses que ce qu’ils sont, c’est à dire le reflet du mal être de celui qui les prononce.
        Bien sur il y a des critiques utiles et bienveillantes mais celles là ne nous minent pas, on sait les reconnaître.
        Voilà vers quoi je vais tenter de tendre. Aimer et non aimer pour être aimé.

        Bien à vous tous.

        Et merci Pit, je ne suis pas très présente sur ton site, je prend le temps de suivre tes cours, mais j’avance et ne lâche rien.

        • Pit dit :

          J’en suis persuadé aussi!
          il faut d’abord évoluer à L’échelle individuelle.
          C’est la clef, et le plus tôt est le mieux.

        • Ha mince ! Mon dernier message était destiné a Pit.
          Bien que je sois d’accord avec utilisateur-1438862927 et vanessa qui ont posté sur mon message. :p

  3. Et si moi, je te disais tout simplement merci ! Merci pour ces magnifiques photos !
    Elles sont à elles-seules un appel à la paix ! Besoin de plus rien d’autre !
    Ce sont elles la solution !
    Bonne journée à tous et à toi Pit!

    • Pit dit :

      merci!
      je les aime ces photos aussi car elles me rappellent tous les jours que j’ai la chance d’avoir un grand frère qui m’a beaucoup aidé à devenir ce que je suis aujourd’hui. C’est lui qui a organisé ces vacances et sans elles ça aurait été bien plus compliqué.

  4. Michele RODRIGUES dit :

    Bonjour PIT
    J’ai pris une de tes formations par l’intermédiaire de CINDY BARILLET
    Je suis satisfaite je remets en permanence tes modules MAIS j ‘ai dù mal à foncer en ce qui concerne le dessin, je fais du pastel qui est pour moi du dessin en couleurs J’ AIME MAIS EN CE MOMENT JE N’arrive plus à me motiver je me sens épuisée et j ‘ai le mal de vivre moi qui pourtant regarde JAMAIS ce qui sont au dessus de moi mais le contraire ce qui m’aide à accepter mon handicap ce qui me fait dire que j ‘ai beaucoup de chance
    Tout cela pour dire qu ‘il va falloir puiser plus au fond de moi pour relever la tête
    JE DOIS Y ARRIVER « Il y aura toujours un troU dans la muraille de l’hiver pour revoir son plus bel été » JACQUES PREVERT ALLER ENSEMBLE ON VA RELEVER LA TETE
    J’espére que mon témoignage va aider ne serait-ce qu une personne je serai heureuse
    MERCI PIT POUR TES VIDEOS

    • Pit dit :

      merci pour ton témoignage Michèle.
      Laisse toi un peu plus aller sur la feuille, et ne te mets pas trop la pression non plus.
      meilleure pensée pour toi

  5. Kat dit :

    J’ajouterais un élément: ne pas hésiter à chercher de l’aide si on voit qu’on n’arrive pas à s’en sortir tout seul.

    Juste un point sur les médicaments: J’ai quelqu’un dans mon entourage qui a essayé plein de choses, est même allé voir un psychologue, mais il a commencé à vraiment aller mieux quand il a pris des antidépresseurs. Parfois c’est juste nécessaire, car cela remet de l’ordre dans le fonctionnement chimique du cerveau, qui est déréglé en cas de dépression. Il faut rester prudent et ne pas prendre ce genre de médicaments en cas de simple déprime bien sûr, mais le garder comme dernière option si on n’arrive vraiment pas à remonter la pente.

    • Pit dit :

      effectivement parfois il y en a vraiment besoin, et quand le diagnostique a été établi sérieusement je n’y vois pas d’inconvénient.
      Le problème c’est que passé la « lune de miel » des premiers mois, l’organisme réagit, et cela peut causer d’autres troubles secondaires pas tellement drôles.
      Ce ne sont pas des traitements à prendre à vie, sauf en cas de force majeure. Tout traitement devrait avoir pour but de passer la mauvaise phase, pas de combler un manque. En tout cas c’est ma vision des choses.

      • Kat dit :

        Oui, bien sûr, ce n’est qu’une béquille qu’il faut savoir lâcher à temps au risque d’avoir l’effet inverse à ce qui était recherché. D’où aussi l’importance de ne pas se contenter des antidépresseurs mais apprendre à prévenir les rechutes.

  6. stefnico dit :

    Hello Pit,
    Super article. Juste un petit mot car j ai aussi été dans un état dépressif pendant près de 2 ans. J ai partagé ma vie pendant presque 2ans avec un pervers narcissique et je pensais pas qu un mec aurait pù me mettre aussi bas. Bref, je pratique le scrapbooking mais plus précisément la carterie et pendant mon état dépressif il m’etait Impossible de créer, je n avais pas l’inspirations et ni le goût. Je pense que ce qui m a aidé est la présence d une amie d enfance venue s installer à la maison pendant 3 mois suite à des difficultés financières ! Maintenant je vais bien, je pratique à nouveau mes loisirs créatifs….prochain objectif apprendre à dessiner ! Lol
    Bise

    • Pit dit :

      haaaa en voilà une bonne nouvelle.
      Je suis content que tu sois sortie de ce guêpier, et ce en partie grâce à tes passions!
      les passions sauveuses de vie 🙂

  7. dom dit :

    Bonjour
    J’ai lu votre article avec attention, ayant vécu quelque chose de similaire…
    Une situation de maltraitance au travail… A cette époque, j étais chef de service, je faisais mon travail avec passion mais souvent en conflit avec ma direction… Mon corps à parlé, j’ai fait un cancer et ce fut la grande descente…
    Plusieurs choses m ont aidé à sortir de là.. Mais un matin je me suis réveillée en me disant que je devais savoir peindre..activité que je n avais jamais pratiquée.. J ai trouvé pinceaux, acrylique et j ai reproduit un tableau de chaissac puis un Picasso puis je ne me suis plus arrêtée… Cela fait maintenant 10 ans..
    J’ai pris des cours, L ambiance de l atelier peinture m à bien aidée.
    j’ai aussi rencontré un psychiatre et découvert les thérapies comportementales,, je pratique aussi depuis 10 ans la méditation, j’ai modifié mon alimentation, j’ai arrêté de m occuper des autres et me suis centrée sur moi même, j en avais grandement besoin
    De l acupuncture, beaucoup d écritures, j écris mes états d âme.
    Bien sûr, je n’ai pas échappé aux anti depresseurs et j en suis sevrée depuis plus d’un an
    Je vais bien
    Et depuis je peins, je peins
    J’ai encore beaucoup à apprendre mais c’est ce qui fait la vie
    Il y en a encore beaucoup à dire mais je voudrais laisser un message d espoir.. Chacun d entre nous a des capacités… ne passez pas à côté… Et finalement je remercie cette direction maltraitante…Elle m’a permis de la quitter… Ouf….Et de me découvrir
    Soyez confiants
    Bonne journée

  8. Sandra dit :

    Salut Pit!
    Quel article! Je me suis reconnue dans pas mal de chose…
    Je crois que le premier pas c’est essayer de se rendre compte assez vite quand on va mal pour justement faire en sorte de bouger avant que la dépression n’arrive.
    J’ai eu un burn out il y a qql années, j’ai rien vu venir, je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres. On a pas ça quand on est jeune et dynamique! bah si x)
    Et ça m’a servi de leçon on va dire ^^
    Il m’arrive bien entendu d’avoir encore des phases déprimes mais je les identifie et fait en sorte de pas trop me laisser aller dans cette période (c’est super dur lol).
    Je pense à la philosophie du marin, qu’importe si on perd le cap de temps en temps le tout c’est de revenir à la barre et reprendre ce cap le plus rapidement possible.

    Je m’octroie donc un jour, voir une semaine à ressasser et pleurer comme je veux (bien entendu quand je suis seule lol) car je me dis que j’ai le droit d’être mal et de le vivre aussi pleinement.
    Mais ensuite terminé! je passe à de petites actions pour me bouger même si ça ne me plais pas sur le coup.
    Et dans la durée ça marche, parce que oui je vais pas mieux de suite ça va sans dire 🙂
    Le développement personnel et la méditation aident grandement. Je lis, regarde des vidéos positives ect
    En plus aujourd’hui c’est un vrai marché on trouve des tonnes d’informations pour «accéder au bonheur». Enfin bon je m’étale ahah
    Bon courage Pit, et merci pour ton article!

  9. josette dit :

    Bonjour Pit contente que tu trouves un chemin moins cahoteux.Arreter d’être parfait, de vouloir être parfait c’est ce que j’ai essayé de faire et mettre en pratique il y a longtemps .Continuer avec ses passions en ne perdant pas de vue ses objectifs et tu as raison même et surtout si on ne les atteint pas…Tu me diras pourquoi tu n’avances pas en dessin…une saloperie d’ algodystrophie main droite…Mais toi continue je pense que tu es sur le bon chemin Josette

    • Pit dit :

      Aie, je te conseille les bains écossais si tu ne connais pas, ça peut aider en phase inflammatoire.
      Dans tous les cas je te souhaite bon courage, j’ai eu pas mal de patients algoneurodystrophiques en post-trauma, ce n’est pas drôle.

  10. Nicole Julien dit :

    Bonjour Pit: J’ai lu ton message: le dessin m’a sauvé la vie; je m’en doutais que ça n’allait pas bien pour toi étant donné que tu disais que tu avais été malade dernièrement et que ça faisait un mois que tu n’avais pas dessiné, etc. moi je suis médicamentée depuis des années, je suis rendue à 66 ans, je passe au travers; pour moi si je n’étais pas médicamentée ce serait terrible; quand le médecin m’a prescrit le Prozac il m’a dit tu vas sûrement ëtre obligée de le prendre à vie; il n’y a pas de honte c’est un dérèglement du cerveau; non ça n’affecte pas mes idées, ça m’aide énormément; j’ai déjà pensé à arrêter, mais je pleurais trop souvent; j’ai commencé à avoir des troubles de l’humeur je devais avoir 18 ans; un gros problème n’était pas vraiment grave, mais une petite niaiserie, exemple: échapper un couteau, l’ordinateur qui ne marche pas, pour moi je devenais dans une colère terrible tout d’un coup, c’était la fin du monde; la vie était lourde, pourquoi je suis venue au monde, la vie est dure, etc. Bien sûr, il y a des effets secondaires à la médication, bouche sêche, impatience des fois, mais dans l’ensemble ma vie est beaucoup plus facile au jour le jour; j’ai fait beaucoup de ménage dans ma vie, entre autres, élimination de certaines amies, apprendre à dire non, ça fait un bien immense; ce qui m’aide c’est que j’ai un petit côté rebelle; personne ne doit me donner d’ordre; tu peux me demander à peu près n’importe quoi, mais ça ne doit pas ressembler à un ordre; l’avantage de vieillir c’est que l’on n’a plus de filtres; je me fous de ce que les autres pensent de moi, je vais et je vis ma vie comme je l’entends; être bien accompagné ça aide énormément, rire beaucoup aussi; ce qui m’a sauvé c’est mon sens de l’humeur; prendre confiance en soi, rire beaucoup; se tenir avec des gens qui sont équilibrés et non tout croches, des gens qui te respectent et te comprennent, pas nécessairement proches de toi, mais quelqu’un sur qui tu peux compter; les cousines, cousins aussi ça aide; moi je suis fille unique, donc j’aime le monde, mais j’ai besoin de beaucoup d’espace; je n’aime pas être trop entourée, j’ai l’instinct maintenant pour me préserver et les éloigner; pourtant dans l’ensemble tout le monde m’aime, j’en ai des preuves, mais je me garde toujours une porte de sortie, mais quand j’aime, j’aime, je suis fidèle à la personne qui m’accompagne, c’est à la vie, à la mort; la plus grande solution je pense que c’est l’action; quand rien n’arrive sans effort; la vie n’est pas un grand fleuve tranquille, elle ne demande qu’à être vécue; moi jeune je disais, mon problème c’est que je n’ai pas de problème, après vers l’âge de 30 ans les problèmes ont commencé, mais je passais quand même au travers sans trop m’en soucier; problème d’argent, pas grave. Exemple: tu as 3 créanciers à payer, tu mets leurs noms dans un chapeau et celui qui sort est payé, les autres attendront; tu as toujours au mois un délai légal de 3 mois pour payer, le mois suivant tu paie l’autre et ainsi de suite et si ça ne va pas tu fais faillite, la terre n’arrête pas de tourner pour cela, aujourd’hui je peux dire que je vais bien, même si à l’occasion on ressent toujours un vague à l’âme, mais ça passe. Voici en gros mon vécu, continue à partager tes angoisses et tu es un grand exemple pour plusieurs et n’ait pas honte de toi, tu es normal; n’oublie pas que l’on a tous un brin de folie, mais dis toi que ça nous fait bien. Je suis folle dans tous les sens du mot et c’est correct. Bon courage.

  11. Gelice dit :

    Très émue par cet article …..je ne peux que dire que le dessin me sauve chaque jour, c’est pour moi comme prendre une potion magique qui me fait aller mieux !
    Après cette année orageuse je te souhaite une année ensoleillée….ainsi que les suivantes!
    Toute ma sympathie.

  12. Miss Pat dit :

    Bonjour Pit, je te remercie pour ton article qui me touche beaucoup. Je suis également une personne introvertie. Je suis dans la vie très sensible à mon environnement, et au regard de l’autre. M’isoler est un besoin régulier pour me ressourcer. Dans ma vie professionnelle, j’exerce deux métiers : l’un est administratif et se passe dans un open-space… Autant dire qu’il ne me convient pas : travailler dans le bruit des autres, avec le sentiment de s’ennuyer profondément et de ne pas être utile vraiment… Certains me diront qu’il s’agit d’un métier confortable. Je ne le vis pas de cette façon. A côté, j’exerce un travail créatif à la maison qui me permet de souffler, même s’il n’est pas toujours de tout repos. Au moins, je l’effectue seule, loin des tumultes extérieurs. Constamment, il faut trouver son équilibre entre le besoin de retranchement et le besoin d’aller vers l’autre. J’ai aussi vécu une période de dépression. Très longtemps, une quinzaine d’année, comme pour m’oublier, la boulimie n’a cessé de m’accompagner. Heureusement, aujourd’hui je me sens mieux, mais la perception que j’ai de moi-même est oscillante, fragile. Le besoin de créer est constant. Et la remise en question est régulière ! Je n’ai jamais voulu prendre des médicaments contre la dépression. Tu as raison, il ne faut pas que nous nous sentions coupable lorsque nous allons mal, ou moins bien. Par contre, juste acteur dans notre bien/mieux-être. Belle continuation, merci pour tes chouettes contributions. Tes photos de vacances sont superbes !

    • Pit dit :

      Merci pour ton témoignage!
      Je te souhaite aussi le meilleur pour la suite. Et en cas de coup de mou, pense à nous tous ici présents et au chemin que tu as déjà parcouru.

  13. mathew dit :

    Bonjour,

    Pour ma part j’ai que des petite déprime qui dure en général 1 semaine donc je suis très loin de la dépression et j’arrive plutôt bien à me remettre.

    J’ai décider d’arrêter le dessin temporairement pour me concentrer sur mes vrai priorité comme avoir un boulot stable et me crée des liens (j’ai déjà commencer).

    Et je sais pas si je reprendrais le dessin un jour vue que sa me procure plus aucun plaisir.

    Faut déjà que je trouve un bon équilibre dans ma vie et trouver mes véritable passion.

  14. LECLERC dit :

    Bonjour Pit,

    Déjà merci pour ces sublimes photos très inspirantes…..bien que je ne sois pas paysagiste, je pastellise les animaux, bref…. j’ai toujours pensé que la dépression c’était pour les faibles, les gens dépourvus de volonté, jusqu’au jour, où j’ai sombré, la pire année de ma vie a bien été en 2008, chômage depuis qq années, appartement non chauffé pour pouvoir payer mon loyer, j’ai vécu environ 10 années avec des 8°, 3° selon les pièces je chauffais ma chambre où je me réfugiais avec le matin 12 ° au levé, et j’arrivais péniblement à 16 le soir….. (chômage ou stages, ou intérims trop courts pour vivre décemment), comme si ce n’était pas suffisant, changement de voisine, qui marchait à sabots du matin au soir, en hurlant sur ses enfants, et même la nuit….. je n’entendais plus que ce martèlement dans la tête…. horrible, et pour couronner le tout, de gros problèmes avec ma maman (parano et possessive), j’avais aussi perdu mes deux chattes adorées, et j’ai vécu tout cela dans une quasi solitude, seule une vraie amie m’écoutait, bien que je ne sois pas du genre à me plaindre…. j’étais dans un tel état que je n’ai pas eu le courage d’aller voir mon médecin, homéopathe pourtant, plus aucune volonté ne m’animait, je ne mangeais pratiquement plus, j’ai perdu 11 kgs, n’ayant jamais été ronde….. et je ne dormais qu’une ou deux heures par nuit, çà a duré un an, et en un mois ma situation s’est transformée d’un coup, changement d’appartement (demande de logement faite depuis 5 ans), droit à une allocation équivalent/retraite jusqu’à mes 60 ans, un magnifique chat, qui m’accompagne toujours, est venu s’installer dans ma vie, comme une évidence, j’ai eu alors le courage d’aller voir mon médecin, qui m’a donné un traitement naturel de millepertuis, et il m’a encore fallu 6 mois pour être complètement guérie, des périodes de baisse de moral de deux ou trois jours, réaparaissaient régulièrement, mais ne duraient pas.
    Si je peux me permettre de donner un conseil aux gens qui me liront, lorsqu’on est dans ce cas, on nous dit de nous secouer, de nous battre, et c’est une erreur fondamentale, si je m’en suis sortie, c’est au moment où je m’en suis remise au destin, j’ai arrêté de vouloir en sortir, j’ai lâché prise, je n’attendais plus rien….. je me suis laissée flotter tout simplement, ce qui libère les énergies, en période de dépression nos vibrations sont très basses,(voir physique quantique), et tout naturellement nous attirons des vibrations basses, et tout ce qui nous tombe dessus est de nature négative, c’est une loi universelle, à l’époque je ne connaissais pas tout cela, je venais d’avoir mon premier ordinateur, on dit que le net est un outil parfois destructeur, certes, mais c’est un merveilleux compagnon, lorsqu’on l’utilise intelligemment, il est facile d’aller sur YOU TUBE, de rechercher des vidéos de développement personnel, elles sont légions, et de s’abonner gratuitement à des conférences en ligne, genre Vibra-conférences, je ne peux plus m’en passer, et au lieu de faire ma vaisselle ou préparer mon repas bêtement, j’écoute ces conférences qui donnent la pêche, et qui nous ouvrent l’esprit.
    Durant cette année de galère, j’ai aussi beaucoup dessiné, malgré les doigts engourdis par le froid, je n’avais plus de goût à rien, sauf à prendre mes crayons, qui m’ont été d’une aide précieuse, mais les crayons je les utilise depuis l’âge de 5 ans, ils ont toujours fait partie de ma vie et je pense, ne me quitterons jamais, enfin…. presque jamais.

    Voilà Pit, si j’ai pu aider ne serait-ce qu’une personne avec mes petits conseils….. chaque individu est unique, et réagit différemment, mais, comme vous, je suis tout à fait réfractaire aux médications allopathiques, qui ne font qu’étouffer le problème, au lieu de le faire remonter à la surface et l’expulser….

    Je suis contente de voir que vous allez mieux, et je suis toutes vos publications et conseils de dessin, que je n’ai pas encore toutes lues, par manque de temps, même en retraite (rires), bon courage à vous et encore merci pour votre générosité.

    • Pit dit :

      Le lâcher prise…
      Voilà ce qui manquait à mon article!
      Tu as mis le doigt sur quelque chose de tellement important!
      Ça y est j’ai envie de le compléter maintenant! 🙂
      Merci infiniment pour ton témoignage

    • Mathew dit :

      O très intéressant.

      C’est exactement vue que je n’arrivais à rien avec le dessin j’ai d’arrêter le dessin qui ne m’apporter rien aux final.

  15. Bruce13 dit :

    Merci pour ce partage sincère Pit. Bonne continuation et bon courage à toi et toutes l’équipe d’amis qui t’accompagne.

  16. Nearys dit :

    Article vraiment sympa et qui reflète une triste réalité.
    Tu peux aussi m’ajouter à ta liste des gens qui aiment l’art et qui sont introvertis.
    Introverti dans le sens où quand je suis entouré de gens, je reste tranquille dans mon coin, je suis discret et je ne parle pas si l’on ne m’adresse pas la parole, je ne me sens pas à l’aise, il m’est impossible d’être moi-même et de réfléchir correctement. C’est comme si je portais un masque dès que des gens m’entourent. Je ne supporte pas l’idée que des gens puissent porter un regard sur moi et avoir un jugement.
    Mon comportement est une séquelle d’une dépression que j’ai vécu il y a plusieurs années.

    Bref, je parle plus de moi que de ton article. J’espère que ça ne t’a pas trop torturé l’esprit d’écrire sur un sujet dont tu as fait l’expérience. C’est quelque chose de tellement sensible qu’il serait facile de se laisser aller à de mauvais sentiments.

    • Pit dit :

      Non au contraire, c’est libérateur d’en parler sur mon blog. Ça me fait du bien d’autant plus que je remonte la pente.
      C’était pour moi le bon moment d’en parler.
      Merci pour ton commentaire. 🙂

  17. Michael50 dit :

    Je ne sais pas si le dessin m’a sauvé la vie, mais mon retour à la plume & encre de chine, après plus de vingt ans d’abandon de cet art, y contribue certainement. Il faut aussi parfois changer d’entourage, en ce qui me concerne, ça a été dur, une véritable gifle à la face car l’entourage pathogène c’était ma famille (mon père & mes frères) : enfant, je rêvais de faire de la bande dessinée ; et je crois qu’il y a bien pire que le refus catégorique dans la perversion qui prend les couleurs de la bienveillance : « essaie d’avoir un bon diplôme, étudie maths fortes, sciences fortes et tu auras un beau métier à la sortie de l’école et tu auras alors toutes les occasions d’apprendre la BD en autodidacte ». Résultat : des heures, des journées, des années à étudier des matières scientifiques qui ne m’intéressaient que de loin, pas vraiment de temps à consacrer au dessin, un diplôme universitaire de philosophie (virage intello à 180°) qui n’ouvre pas beaucoup de portes et qui ne satisfait pas le père (aveu d’une déception), un boulot alimentaire qui mène au burn-out… et au mépris de la fratrie. Point positif : après neuf mois de dépression, je reprends à mi-temps médical et me consacre à l’écriture, puis au dessin. Dessins et articles où s’allient l’amertume et le sarcasme mais qui, petit à petit, font place à l’humour ironique.

    • Pit dit :

      L’humour noir, le sarcasme sont aussi des moyens qu’on developpe pour dire merde aux choses qui nous révoltent et nous frustrent. Ça fait du bien ce genre de lâcher prise.
      Il s’exprime différemment d’une personne à l’autre.
      De la façon dont tu parles, je sens que tu as beaucoup d’esprit, et l’humour ironique est une marque de personnes très éveillés.
      Merci pour ton commentaire et ton partage!

  18. Iris dit :

    Bonjour,
    Cet article m’a interpellée car la dépression je connais. Parfois, je pense que je suis née dépressive, en fait question d’héritage génétique. Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis à l’école et au lycée; On me décrivait comme une personne pessimiste. J’ai eu une jeunesse sombre.J’ai connu des périodes de dépression liées aussi à l’épilepsie qui m’est tombée dessus à l’âge de 15 ans et cela a entraîné un rapport aux autres difficile. A l’âge adulte, c’est ma vie amoureuse qui rythmait mes états d’âmes. J’étais parait-il, une jolie fille mais c’est souvent les garçons qui me laissaient tomber, surtout parce que je m’accrochais trop. Je crois que je recherchais trop le grand amour et ça les faisait fuir. C’était à chaque fois des larmes. A la même époque, j’ai vécu avec un homme par dépit. Je n’avais pas de points commun avec lui excepté le sexe mais je ne voulais plus rester seule. De même, j’ai dû attendre l’âge de 30 ans pour décrocher le job que j’ai passé des années à espérer. Un comportement minable de la part de mon compagnon m’a ouvert les yeux et je l’ai quitté. Après ça, j’ai beaucoup donné pour progresser dans mon travail et j’avais des aventures mais je connaissais la solitude et parfois je sombrais.
    J’ai connu un amour passionnel qui m’a marquée pour plusieurs années puis je me suis mariée pour fuir car c’était un amour impossible destructeur. Je pensais avoir trouvé l’homme qu’il me fallait.
    Puis j’ai vécu une période noire où tout s’est effondré, mon père est tombé handicapé, un harcèlement professionnel par une collègue et un problème de couple qui s’est rajouté.
    La descente aux enfers où j’ai dû prendre des anti-dépresseurs pour faire fasse. J’ai tenu des ces conditions pendant 10 ans et au final j’ai fait un burn-out. Un licenciement pour longue maladie m’a en fait sauvé la vie.
    J’essaie de me retrouver depuis bientôt 5 ans et de faire des activités comme la peinture. Avant, je n’avais pas de temps à consacrer aux loisirs créatifs. Voilà comment je suis arrivée sur ce site.

    • Pit dit :

      Merci d’avoir partagé ton expérience.
      Je suis heureux que tu sois dans la pente montante et je ne te souhaite que d’aller de mieux en mieux et de te découvrir à travers les arts.

  19. Aëry dit :

    Hey Pit!

    Drôle de coïncidence l’année 2017 à aussi était un calvaire pour moi, merci m’dame dépression!

    Cette expérience a été un étrange cheminement, du moment où l’on prend réellement conscience que quelque chose va de travers et ce ,depuis un certain temps (après cette notion de « certain temps est relative selon les gens) puis le moment où il faudrait peut-être songer à faire quelque chose pour aller de l’avant, et le moment où l’on pense à aller mieux….Mais finalement pas tant que ça. Du coup s’ensuit une nouvelle période de plongée… Puis une autre de nouvelle tentative de remontée. Des jolies montagnes russes en soit! Après oui l’appui d’amis, de vrais, aide,du moins ça m’a beaucoup aidée. Après encore faut-il franchr ce pas!
    Après je parle là de mon ressentit!

  20. Bill schim dit :

    Très juste propos et malgrés que je n’ai jamais frôlé de près ou de loin un burnout j’ai été un
    Témoin directe je me permet d’ajouter une méthode de plus pour se sortir de la spécialement pour ceux qui sont medicamété depuis des années une solution tellement simple et naturel qu’elle est en complet conflit d’intérêt avec les industriels qui veulent vendre leur anti-dépresseur et si vous guérissez vous êtes un client en moins! Désolé mais c’est une vérité car la solution est très simple je l’ai vu à l’œuvre c’est le Jeûne !! Un jeûne d’une vingtaine de jour à l’eau fait des miracles!! Car quand on dit dépression de quoi parlent-on? Manque de pression au niveau lobe frontale et oui une dépression c’est simplement un manque de sang dans le cerveau pourquoi car votre corps est trop acidifié par un stress endogène ou exogène ou les deux! Un des stress très commun est l’alimentation délétère de notre société moderne qui a un fort pouvoir acidifiant sur notre organisme je ne rentrerais pas dans une longue et compliqué explication physiologique mais si vous connaissez les principes de l’homéostasie et les lois de l’hormése vous savez que le corps à un potentiel auto guérisseur quasi miraculeux qui ne plait pas du tout à la médecine symptomatique d’aujourd’hui qui s’obstine à soigner les symptômes plutôt que les causes et en ne guérissant rien voit une augmentation de leur profit financier sur votre mal être

    • Pit dit :

      Le jeûne! Effectivement ça aide pour bien des choses.
      Mon premier jeûne de 7 jours a été en 2013.
      Je compte en refaire un cette année. Il est possible que j’en parle sur mon blog un de ces quatre.

  21. Je pourrais écrire un pavé moi aussi sur mon état dépressif chronique, mais je te dirai simplement « merci ». Merci de t’être ouvert ainsi et de nous partager ton expérience.
    Ca a un côté rassurant et donc réconfortant de ne pas se sentir seul(e), de découvrir que cela arrive même au meilleur d’entre nous.
    Vivre enfin pour soi après avoir beaucoup donné, sans pour autant se replier sur soi ; parce qu’on a effectivement besoin du regard des autres pour exister. Un exercice d’équilibriste pas simple mais pas impossible… Je prends l’idée.
    Allez, c’est dit, je ressorts mes pinceaux (et ma poubelle 😀 )!

  22. André St-Sauveur dit :

    Bonjour
    J’ai 68 ans, en 1978 j’ai perdu ma femme et un enfant dans un accident d’auto, j’ai utilisé quelque éléments de ton kit, aujourd’hui ça fait plus de trente années de mariage et ma fille Amélie attend des jumeaux sur le coup elle a paniquée mais sa passe. J’aurai donc 6 petits enfants. Je suis content d’être grand-papa.
    Je suis de temps à autre tes conseils sur le dessin. J’ai suivi un cours. Je fait de la sculpture sur bois, j’ai regretté de ne pas avoir trouvé important les cours de dessin durant mon jeune âge, je me reprends aujourd’hui.
    Salutations
    André

  23. Spartan dit :

    Je sens que l’avalanche de commentaires va arriver ! Et c’est tant mieux car tu abordes un sujet qui mérite beaucoup plus d’attention et d’honnêteté.
    Merci pour l’article, et désolé d’apprendre ce qui t’est arrivé.
    J’ai déjà été confronté à ces états plusieurs fois (pas personnellement mais des proches) et je sens moi-même régulièrement que je flirte avec la limite du burn-out. Et c’est là que me vient la notion qui pour moi résume le mieux ces états : c’est une marche en équilibre.

    Il faut se connaître et savoir ce dont on a besoin pour rester en équilibre (besoin émotionnels, sociaux, physiques, reconnaissance, sommeil…) et s’ils sont négligés trop longtemps, l’esprit (et le corps !) envoient des signaux. Et si on les ignore trop longtemps on connaît le résultat.
    Je t’invite à lire « Stealing fire » que je suis en train de lire, c’est extrêmement intéressant et il y a plusieurs passerelles qui se font avec le sujet. Et même pour mieux se comprendre. Je pense que pas mal de méthodes de traitement viendront de là dans le futur.

    Bref, c’est un super article et j’espère qu’il aidera de nombreuses personnes, dessinatrices ou non. Pour le reste je te souhaite bon courage et à bientôt 😉

  24. Anita72 dit :

    Bonjour Pit ,

    C’est vraiment un très Bel Article et vraiment assez complet , pour ne pas dire Très Complet !
    De mon âge , avec rétrospection , en étant passée par les effets d’assimilé dépressive alors que c’était juste que j’étais hyper sensible et sensitive fatiguée dans un milieu familiale et prof ostiles par ce que trop différents ! La masse ayant toujours raison par confort et pression sur la minorité et le peu d’atypique qu’il existe autour d’eux ! Donc il m’a fallut apprendre à survivre tout en essayant de progresser sur mon cheminement ! Pour cela mon Amour de la Nature et des Animaux me ressourçaient . Ma Grande Curiosité pour les Peuples et Origines de notre Monde dans une forme de quête de Vérité toujours active ! Tant à Découvrir ! Et la Pratique d’Activités Manuelles Créatives dont : le Dessin , la Peinture , le Tricot Crochet en passant par la Toison Brute , la Cardeuse , la Teinture , le Filage au Rouet et le Free Form Crochet comme les Sublimes Tricots Dentelles Irlandaises ou Russes ….. Et l’Ecriture par introspections et Poésies avec mes Chiens x 4 ET X 2 Chats au Quotidien comme Compagnons de Vie ! Mais mon plus gros défis , c’est celui de partager mon Monde , qui est ouvert par une étude longue et profonde en psychologie et spiritualité objective et réaliste avec observations , analyses et remarques personnelles assumées intégrées ! Mais il est vrais que de retrouver son propre Bonheur non dépendant des personnes chères est mon défi personnel le plus difficile avec trois Fils qui m’ont coupés d’eux ! étant de famille d’origine hyper dominante , mon coté gentille à eu ses limites ! Il m’a fallu apprendre totalement à revivre autrement , où il a fallu que je fasse des choix et prendre des décisions pas faciles , mais ma santé était en jeux ! Une vie sur terre ne se base pas , à ne vivre pour soulager les manques et les problèmes des autres comme une éponge sans aucun droit sinon ceux qui sont imposés ! Si seulement chacun faisait son véritable travail personnel pour se remettre en cause et s’assumer plutôt que de porter des masques en jouant les pucerons sur une rose ! La valeurs des cadeaux des Richesses de Chacun , reprendraient leurs véritables éclats avec beaucoup moins de souffrances ! La Vie serait certainement plus Légère avec cette Force et Energie si Belle mais si éteinte pour beaucoup d’une façon si dommageable ! Merci Infiniment Pit pour Votre Article Juste et si Bienvenue ! Très Bonne Réception ! A Partager sans modération ! Merci à Tous aussi pour le Courage d’Expression ainsi que pour Votre Véritable Ecoute , celle qui vibre de l’intérieur ! Très Bonne Continuation à Toutes et à Tous !

  25. Hélène Draws dit :

    Merci Pit pour ce partage personnel qui aide énormément ! On ne peut que se sentir concerné par tous ces précieux conseils que tu nous livres ici…

    Quelles sont vos expériences avec la déprime ou la dépression ?
    Les épreuves de la vie m’ont traîné aussi aux portes de la dépression, et c’est également grâce au dessin (aux idées, à la création) que j’ai pu éviter de sombrer… C’est d’abord en découvrant l’univers mystique de l’artiste Victoria Francès, que j’ai trouvé l’inspiration pour exprimer mes émotions. J’ai eu alors envie, à mon tour, de faire rêver les autres par le dessin, car il me semblait que le rêve (par le voyage de l’imagination à travers une illustration, un dessin) avait le pouvoir « magique » de pouvoir guérir les maux de l’âme !

    Quelles solutions avez-vous trouvé pour vous?
    Dernièrement encore, suite à des épreuves difficiles, le développement personnel (par des lectures diverses) a été une aide précieuse pour garder la tête hors de l’eau. Alors, en effet, en considérant chaque expérience malheureuse comme une leçon de vie qui nous aide à évoluer, on peut avancer. C’est ainsi, que de mon côté, par mes épreuves, j’ai pu nourrir mon inspiration artistique, en me lançant dans un nouveau projet alliant le développement personnel à un concept original de dessin, pour aider les autres à aller mieux justement ! L’état dépressif (ou dépression) nous permet d’aller à l’essentiel, au plus profond de nous, à savoir qui l’on est réellement, en-dehors de tout ego, et de savoir vraiment ce qui nous donne le goût de vivre, de nous battre…

    Quelles sont vos plus grandes difficultés aujourd’hui?
    Les plus grandes difficultés sont notamment la sensibilité avec laquelle il faut savoir prendre de la distance pour se protéger. Et la patience pour réaliser ses ses rêves car le temps passe si vite et le chemin est souvent long, semé d’embûches… Mais l’essentiel est déjà d’essayer, pour n’avoir aucun regret, et comme le dit si sagement Confucius : « Le bonheur n’est pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir. »

    Pensez-vous bien vous connaître?
    La dépression (ou l’état dépressif) permet cette introspection profonde et une meilleure connaissance de soi, car justement dénuée d’ego. Pour ma part, les ouvrages de développement personnel m’ont permis de mieux me connaître et m’ont épargné des années de séances chez le psy ! 😉

  26. Urumi dit :

    Et bien Pit, je suis moins active c’est derniers mois et pour cause, 2017 a été un sacré virage pour moi. J’espère qu’au jour d’aujourd’hui tu vas mieux.

    Je vais tenter de partager mon expérience, tout en étant brève.

    J’apprends à me connaître depuis 2011,année où j’ai commencé un thérapie après avoir « pété un câble » assez… bêtement quand on y pense.
    J’ai alors découvert plein de choses sur moi, j’ai appris à accepter certaines émotions, certains événements de ma vie, qui je dois me l’avouer, ont influencé ma façon d’être, de vivre, de ressentir les choses, d’être avec les autres…

    6 années et j’en suis aujourd’hui grandit. Je me connais, je « me vois faire » quand l’angoisse, l’anxiété revient m’envelopper. ..
    Je consulte toujours. Je fais un bout de chemin avec un psy et quand notre travail est terminé, je poursuis avec un autre plus adapté à mon étape d’avancement.

    J’ai pris des anti-dépresseur, une « petite dose ». Je l’ai pris pendant 4 ans, et j’ai arrêté en septembre dernier. 4 mois après avoir décidé de quitter mon mari et cette vie qui me pesait si lourd depuis tant d’années (je vous passe les détails).
    J’ai été suivi pour ce traitement, je savais que je ne le prendrais pas toute ma vie et ça m’a permis de « desamorcer » le cercles sans fin de pensées.

    Non les médocs ne sont pas une solution. Une aide provisoire tout au plus. En arrêtant ce médicament, l’anxiété s’est réveillée et a repris ses droits. Donc,je poursuis mon travail sur moi même. Je sais que ça va être long… les jours où je me sens trop envahi,je serais tentée de reprendre quelque chose,pour atténuer. Mais je sais que ça n’est que reculer pour mieux sauter et qu’il est temps pour moi d’affronter mes démons et d’avancer.

    J’ai déjà fait de l’hypnose et peut être que je vais retenter, pour m’aider (en plus je suis une impatiente,j’aime avancer vite ^^’).

    Depuis 2017, ma vie a clairement changé, j’ai quitté la vie que je menais pour en mener une autre… c’est terriblement effrayant. Et non, le bonheur ne m’a pas enveloppé de ses bras pour autant :/
    Mais « je vis ». Pour tout vous dire je me suis mise aux combats médiévaux en armure et je fais de l’eventail de feu! Et j’ai rencontré un homme bien et passionné. J’ai aussi découvert qu’on pouvait aimer à nouveau.

    Dans mon ancienne vie, le bonheur était pour un moi un passage ephemere et la vie une course d’obstacles. Aujourd’hui j’ai compris que le bonheur dépend aussi de notre façon de percevoir la vie, notre quotidien, nous même.

    J’ai remarqué que j’étais toujours plus inspiré pour dessiner dans mes moments de cafard ^^’
    Ça c’est pas terrible !!! Mais j’arrive aussi à dessiner des trucs sympas, je vous rassure!

    Voilà mon expérience. Oui ne restez pas seul, n’hésitez pas à le dire quand ça ne va pas et à vous entourer 🙂
    Il faut garder espoir!

    • Pit dit :

      merci pour ton partage et ce beau message d’espoir.
      J’espère que tu vas trouver non pas LE bonheur, parce que pour moi cela n’existe pas, mais ton bonheur qui mêle des moments aussi bien triste qu’heureux.

  27. Mon malheur a commencé dès l’enfance mais je peux dire que j’ai commencé à développer une dépression vers mes douze ans. Même si j’étais une enfant plus mature que son âge, qui s’intéressait à la psychologie et qui aimait bien réfléchir sur elle-même, c’était difficile de comprendre ce qu’il se passait. Il m’a fallu plus d’une dizaine d’années pour réaliser moi-même que quelque-chose n’allait pas et que oui, j’étais vraiment en dépression, ayant pour principale conséquence une inhibition de la volonté et d’autres choses moins handicapantes mais non moins pénibles à vivre.

    Concernant l’inhibition de la volonté, pour donner une idée de comment cela se manifestait, je pouvais être sincèrement motivée à un moment x, continuer quelques jours ainsi puis d’un coup, plus rien, la motivation qui disparait comme si elle n’avait jamais existé, le pire étant que cela n’avait aucun rapport avec de la démotivation due au fait de se forcer ou de ne pas y arriver, ni même à de la paresse ! Et cela se répétait, répétait…

    Je n’ai jamais été une personne dynamique mais la dépression me pesait tellement que j’étais plus vite fatiguée. J’étais aussi souvent vide et morne. Je n’ai jamais réellement eu envie de me suicider mais cela m’est arrivé d’y penser plusieurs fois.

    Vu que mon entourage familial et scolaire a provoqué et entretenu (volontairement ou non) cette dépression, l’adolescente que j’étais s’est réfugiée où elle a pu. Quand je n’en pouvais plus de toute cette pression et de tout ce mal-être, je fuyais, autant au sens propre qu’au sens figuré. Je sortais seule dehors pour aller dans un endroit calme ou je jouais énormément aux jeux vidéos, ces derniers ayant été un réel échappatoire, et je dirais même plus, salvateurs me concernant. Je n’oublierai jamais à quel point les mmorpg m’ont sauvé, car grâce à cela, non seulement j’avais un échappatoire, mais en plus, j’avais réussi à rencontrer des personnes réellement bienveillantes qui sont devenues des amis, parfois plus.

    Si je devais faire une liste de ce qui m’a aidée, voilà ce que cela donnerait :

    – Avoir un entourage qui ne nie pas votre dépression (et ses effets) et qui vous soutient : le plus important selon moi, sinon je suis persuadée que je serais encore dans un état pitoyable voire pire. Le fait de pouvoir se confier, avoir un avis extérieur, différent du sien, permettant de réfléchir ou d’y voir un peu mieux dans ce qui vous pose problème, cela aide.

    – Prendre le temps de choisir son thérapeute et suivre la thérapie jusqu’au bout, sauf si vous sentez que cela stagne/bloque/que vous n’êtes pas à l’aise avec le thérapeute : aussi important que l’entourage selon moi. Je ne voulais pas en arriver aux médicaments pour guérir (on ne devrait jamais commencer par cela selon moi), alors j’ai d’abord choisi un hypnothérapeute. Quand j’ai senti que je ne progressais plus, j’ai changé pour un psychothérapeute. Autre point : il est important de se laisser le temps de « digérer » chaque séance pour en apprécier les effets, mais dans les deux cas, les thérapeutes qui se sont occupés de moi y ont pensé.

    – Se laisser le temps de guérir : autrement dit, accepter le fait que la guérison ne va pas nécessairement se faire dans la seconde qui suit votre thérapie. Je préfère essayer que ne rien faire, faire des petites choses plutôt que de grandes choses et me décourager. Je ne suis pas une fanatique des citations d’autrui mais je dois avouer que celle de Martin Luther King l’explique mieux que moi « Si tu ne peux pas voler, alors cours. Si tu ne peux pas courir, alors marche. Si tu ne peux pas marcher, alors rampe, mais quoi que tu fasses, tu dois continuer à avancer.»

    – Accepter le fait d’être différent des autres et de ne pas être/faire ce que votre entourage/la société attend de vous, au contraire, écoutez-vous ! : ce conseil peut paraitre dangereux selon comment il est pris mais je pense qu’on ne peut pas être heureux si on ne suit pas son cœur. Je sais, on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut, mais on peut toujours essayer de s’en approcher, avec les moyens qu’on a à sa disposition. Tout comme Fab plus haut, je me suis heurtée à la recherche d’emploi et au fait que personne ne voulait me donner une chance. Avec l’aide de mon conjoint actuel, j’ai arrêté de chercher parce que cela nuisait à mon moral et à ma guérison, mais aussi parce que je n’étais pas honnête avec moi-même, à essayer de me forcer à ne pas passer pour un parasite aux yeux du monde. Ceux qui vont me lire me trouveront peut-être , mais non, je n’ai plus honte d’être une femme au foyer, qui essaie de guérir de sa dépression et qui s’occupe comme elle peut du ménage dans sa maison (et qui, il est vrai, n’est pas rentable financièrement). Non, je n’ai plus honte du fait que j’espère, une fois guérie, reprendre les formations de Pit pour devenir dessinatrice et peut-être rien rapporter à mon foyer ou pas grand-chose (soyons honnêtes, la concurrence est rude).

    Ce que je veux dire, c’est qu’il faut arrêter de croire qu’on vaut quelque-chose seulement à partir du moment où on est catégorisé dans un emploi (autrement dit, plus considéré comme chômeur voire rien du tout comme dans mon cas) ou seulement quand on gagne de l’argent. L’argent sert à vivre dans la société telle qu’elle est actuellement, mais lui, c’est qu’un outil. La vraie valeur, c’est vous, celle que vous apportez en étant vous-même. Vous pouvez avoir autant d’argent que vous voulez, s’il y a personne qui est capable de faire ce pour quoi vous voulez payer, cela ne sera pas possible. C’est pourquoi, quand j’entends des gens dire que quelqu’un est nul, incapable, fainéant et j’en passe, cela me file la gerbe parce que c’est juste de la méchanceté et un mensonge. Tout le monde, sans exception, peut faire quelque-chose, même si c’est juste consoler un ami dans le besoin.

    Voilà, tout cela n’est que mon avis mais s’il déplait, tant pis, cela m’est complètement égal car personne va chercher mon bonheur à ma place. Je suis désolée de m’être aussi largement étalée mais j’espère, tout comme Pit je l’imagine, que mon témoignage aidera et réconfortera les personnes vivant une situation similaire.

    Actuellement, je suis de nouveau beaucoup plus active et j’ai l’impression de revivre. Je n’ai pas fini de guérir mais j’ai accompli le plus gros du chemin et j’espère bien en finir très bientôt, tout cela pour dire qu’il faut pas désespérer ou se suicider (pensez à ceux qui vous aiment, à ceux qui seraient tristes que vous soyez plus là et aux choses que vous aimez ou qui sont bien (si, si, il y en a) sur Terre).

    Merci Pit pour avoir partagé un sujet aussi sensible et personnel et bon courage à ceux qui sont en train de vivre cela.

    • Y’a un petit vide dans le texte que j’ai posté à partir de « Ceux qui vont me lire me trouveront peut-être ». J’ai mis des guillemets avec à l’intérieur « insérer une méchanceté quelconque. Je ne sais pas pourquoi cela a été effacé donc je le précise ici.

      • Pit dit :

        merci pour avoir pris le temps de partager, tes conseils vont surement servir à d’autres! j’en suis persuadé.
        Encore merci pour toute cette transparence, rien que de te lire me fait du bien.

  28. Yorinashi dit :

    Alors alors (se frotte les mains)
    Est-ce que je laisse parler l’étudiante en psychologie ou la fille qui a vécu la déprime lors de ses premières années de fac ? xD

    Déjà, pour le côté psychologie… Eh bien chapeau bas ! Tout ce que j’ai lu s’accorde parfaitement à ce que j’ai appris en psy clinique comme en psy sociale, donc les professionnels de santé devraient te laisser tranquille 😉
    Pour les idées de livre, je suis pas spécialement du genre à les recommander mais un qu’on lit en ce moment en psy sociale est plein d’humour et explique beaucoup de choses sur le bonheur, les défauts de la prévision et la comparaison sociale (notamment qu’elle est plus ou moins automatique, et qu’il faut faire l’effort de se décomparer en réalité): Et si le bonheur vous tombait dessus ? de Todd Gilbert. Oh et, y a pas besoin d’être en psychologie pour comprendre, il est complètement « vulgarisé ». Une connaissance sur un forum qui ne fait pas psycho l’a lu, compris et apprécié ‘3’

    Maintenant, pour le côté témoignage…
    Je crois que tout m’est tombée sur la poire entre 2013 et 2015. Préoccupations personnelles, insomnies malgré une fatigue grandissante, problèmes financiers, mauvaise alimentation (deux pommes par semaine le midi, une assiette de riz/pâtes tous les soirs. J’étais au bord de l’anorexie), attaques paniques, etc.
    Un jour, un ami a parfaitement résumé ma situation en quelques mots qui m’ont certainement marquée à vie. Il n’avait aucune idée de mon état moral à ce moment-là, mais ça devait tellement se lire sur mon visage qu’après un rapide coup d’oeil, il m’a dit: « Tu as l’air fâné ».
    Je crois que c’est cette remarque qui a fait un électrochoc, parce qu’après ça, j’ai commencé à faire des efforts pour remonter la pente.
    Ma solution a été « le changement d’air », comme tu l’as dis, en quelque sorte xD J’ai purement et simplement changé de filière d’étude, ce qui a entraîné un changement d’environnement, de fréquentations, un changement de mode de travail et de pensée… Ca a été radical, une véritable redécouverte de moi-même, et même si quelques évènements sont restés des coups durs durant cette année de changement, je m’en suis bien remise.
    J’ai appris à laisser les gens m’aider (très difficile pour l’irréductible individualiste que j’étais), j’ai appris à m’écouter, j’ai réappris à écouter mes rêves car ils sont un équivalent tout à fait créatif de mes dessins: ils expriment ce que je ressens de manière parfois très littérale, et parfois très imagée. Très éducatif.

    Aujourd’hui, il m’arrive encore d’avoir des coups durs, des coups de blues, des manques. J’ai gardé mes mauvaises habitudes alimentaires. Si on ne me fait pas à manger (je préfère ma drogue douce appelée cacao), je n’ai pas le courage de le faire de moi-même, à moins de réellement crever la dalle et de me sentir maigre. J’ai encore des insomnies aussi. Retourner à un mode de vie équilibré n’est pas si simple, après tout.
    Mais j’ai retrouvé le goût de sourire, de sortir, de dessiner, de découvrir. Rien que ça, c’est une grande avancée en soi 😉

    Je profite juste de ce commentaire pour réagir à ce que tu as dis sur la gentillesse quelques coms plus haut: « Oui la gentillesse est souvent pris pour de la faiblesse: Un grand classique des réactions humaines en réalité.
    Si tu es gentil, c’est que tu as moins de valeur. »
    Hmmrrrrr, j’ai été sauvée par la gentillesse des autres, bien plus d’une fois. Suffisamment pour avoir appris que souvent, les personnes qui sont gentilles sont des personnes qui en ont bavés aussi. Mais elles ont fait le choix incroyable de continuer à donner plutôt que de se complaire dans la méchanceté et l’indifférence.
    Ce sont des personnes incroyables, qui ne se considèrent pas forcément comme étant plus ou moins gentils que d’autres, qui ne considèrent pas forcément avoir plus de valeurs que les autres. Et sans eux, nous ne serions rien. On serait dans la panade jusqu’au cou, à se dépatouiller comme on peut, en se plaignant que personne ne nous aide.
    Cette jeune fille aurait pu faire comme tous les autres et passer sans me regarder. Elle est venue vers moi et m’a tapotée l’épaule d’un air compatissant pour m’encourager à me relever.
    Cette dame aurait pu aller prendre son déjeuner tranquille avec des collègues et économiser ses sous pour une gourmandise un peu plus tard, mais elle m’a offert une pomme et un chocolat chaud à moi qui n’avait rien à manger et rien demandé.
    Cette dame âgée aurait pu garder son médicament pour un jour où elle ne se sentirait pas bien, mais elle me l’a donné pour que je me sente mieux.
    Le chauffeur de bus aurait pu ignorer mon état et ne pas mettre le chauffage pour éviter d’incommoder les autres passagers, mais il l’a allumé parce que j’étais frigorifiée et que je tremblais.
    J’aurais pu mettre une semaine à guérir et rentrer affamée ce jour-là. Mais grâce à ces inconnus, mes héros anonymes, j’étais pratiquement guérie en rentrant chez moi.
    Depuis, à chaque fois que je vois quelqu’un être gentil, ou que le choix s’offre à moi de l’être, je me rappelle ce jour-là.
    La gentillesse sauve des vies. Pas l’indifférence, ni la méchanceté.
    Vous êtes des héros. Et je vous en suis éternellement reconnaissante.

    • Pit dit :

      J’aimerais tant que la gentillesse redevienne à la mode.
      Mais l’a t-elle déjà été?
      en tout cas merci de ton partage et de ton honnêteté.
      je sens que le voyage a été (est) difficile pour toi, tu as l’air d’être quelqu’un de très sensible.
      N’arrête jamais d’être toi et d’évoluer.
      je te souhaite le meilleur.

  29. Caprice dit :

    Je viens de lire tes deux articles (celui-ci et celui sur l’introversion), c’est très instructif. Merci pour le partage. Ca fait plaisir de voir toutes les solutions que tu as trouvé, pour toi ou pour les autres.

    J’ai l’impression d’être pile au milieu entre l’introvertie et l’extravertie. Tout le monde me décrit comme extravertie car je pose facilement des mots sur les choses (et notamment mes sentiments, mon caractère… je pense me connaître plutôt bien) et que j’ai besoin de voir du monde souvent, mais d’un autre côté je n’ai jamais aimé les foules, les boîtes, les endroits trop grands. Je préfère être dans un bar avec mes amis habituels, ce sont eux que j’aime voir « souvent », donc. J’aime faire de nouvelles rencontres régulièrement mais en petit nombre pour avoir le temps de tisser une vraie relation d’amitié.

    Et parallèlement j’ai besoin de moments à moi pour me poser, réfléchir et surtout, créer. Pendant toute mon adolescence, c’a été l’écriture. Il y a quelques années, une grosse trahison amicale dans ce milieu m’a coupé les doigts pour écrire. Depuis c’est très dur pour moi de m’y remettre (seule ça va, en groupe ça me manque terriblement, mais je n’arrive plus à faire confiance avec ma plume), et je n’avais plus vraiment d’endroit ou m’exprimer, comme tu le décris. C’est à ce moment-là que les travaux manuels sont réapparus dans ma vie.

    L’envie de dessiner a toujours été présente mais c’est devenu un objectif d’apprendre, aujourd’hui, pour me redonner confiance en moi-même suite à un échec à un concours, à une période où je suis éloignée géographiquement de mes proches pour le boulot, et pour ne plus me sentir bridée dans mon expression. Je me dis que si je suis capable de devenir une « bonne » dessinatrice amateure, je suis capable de tout, et d’atteindre mes autres objectifs, plus tard, peut-être.

    Merci pour ces articles qui font du bien en tout cas.

    • Pit dit :

      Niveau tempérament on se ressemble pas mal on dirait 😉
      Merci de ton partage, et courage dans ta reprise de confiance en toi.
      Repasse quand tu veux!

  30. Violaine5 dit :

    Bonjour Pit,
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt tes deux articles (celui-ci et celui sur l’introversion). Mon commentaire est un peu hors-sujet, mais je trouve tes photos d’Irlande particulièrement réussies. Ce pays ne me tentait pas plus que cela, mais cela me donne envie d’aller y faire un tour. Les cadrages sont bien choisis, la lumière est sublime, et l’âne est franchement craquant ! Finalement si, c’est dans le sujet… la beauté n’est-elle pas l’un des meilleurs remèdes à la dépression ?

    • Pit dit :

      merci pour le compliment.
      J’ai commencé la photo en même temps que d’apprendre les bases du dessin en 2005-2006.
      L’Irlande est un pays génial, et les irlandais forment un peuple surprenants de sympathie.
      Je recommande vivement!

  31. Elodie50 dit :

    Bonjour Pit,

    C’est la première fois que je me lance à commenter un article, mais le sujet du burnout m’invite à répondre.

    Je tiens à approuver : le burnout ne concerne pas (que) les gens fragiles qui n’arrivent à rien prendre sur eux. Pour moi c’est plutôt l’inverse : il frapperait plutôt les gens qui prennent trop sur eux et pendant trop longtemps, jusqu’à épuisement. De mon expérience, ce n’est pas toujours un environnement de travail stressant ou un management destructif qui sont la cause du burnout. Je connais des gens qui ont fait un burnout parce qu’ils sont tellement passionnés qu’ils s’investissent corps et âme dans leur projet et finissent par claquer leur pile sous la charge de travail et de responsabilités. Souvent, les gens qui font des burnouts sont justement ceux qui ont une grande conscience professionnelle et un amour du travail bien fait (les gens à haut potentiel sont particulièrement à risque, parce que le monde du travail vient les presser comme des citrons). Vigilance supplémentaire donc quand on est passionné 😉

    Perso, j’ai fait un burnout en 2013 après 4 années de doctorat où mon état dépressif s’est installé et est allé en empirant. J’ai atteint comme toi le point de rupture où je me suis retrouvée incapable de réfléchir, dans une tristesse telle que je pleurais tous les jours et complètement vide d’énergie. Suite à cela, j’ai décidé de prendre du temps pour me reconstruire et donner un sens à ma vie. Début 2017 nouvelle attaque dépressive suite à un projet professionnel qui tombait à l’eau : perte de confiance totale en moi et en la vie, impression d’inutilité, problèmes de santé et peine de coeur qui se sont ajoutés là-dessus… 2017 a été un gros coup de massue pour moi aussi 😉

    Aujourd’hui je vais bien mieux, je me sens de taille à bouffer le monde car j’ai pu expérimenter ma propre résilience et ma propre capacité à rebondir. Je vais essayer de résumer ce qui m’a aidée à traverser ces 2 phases et à remonter la pente à chaque fois, en espérant que ça puisse aider d’autres personnes :
    – Prendre la responsabilité de moi-même et de ma vie, comme tu le dis dans l’article. Quand j’étais en doctorat, j’avais la sensation d’être impuissante face à ce que je vivais, que je n’avais pas le choix, que c’était comme ça, et j’étais en rébellion intérieure contre ma situation. C’est cette sensation de révolte couplée au sentiment d’impuissance qui m’a fait m’effondrer. Maintenant je suis convaincue que même quand on traverse une grosse difficulté, on a toujours au moins le choix de la façon dont on veut voir les choses. Plutôt que de se dire « j’ai jamais de chance, c’est injuste » et d’être en résistance contre ce qui arrive, on peut entrer dans l’acceptation de ce qui est et se demander « pourquoi je vis ça ? qu’est-ce que ça me permet de développer comme qualité ? qu’est-ce que j’ai à en apprendre ? quelle leçon puis-je en tirer ? »
    – Éviter les stimulations négatives (musiques mélancoliques comme tu l’as dit, mais aussi toute autre forme de stimulation qui me tire vers le bas, comme les infos à la télé, les médias qui relatent les malheurs du monde, les gens négatifs qui se plaignent tout le temps, les films et romans d’horreur/glauques ou tristes, etc.) et aller vers les stimulations positives (musiques joyeuses ou zen, bouquins et films positifs, développement perso, beauté de la nature, contact avec des personnes bien choisies, etc.) ainsi que chercher le calme (silence, méditation, introspection).
    – Cultiver la sobriété : s’émerveiller de peu, prendre conscience des petites perles de chaque journée, exprimer sa gratitude pour ce qu’on a, s’éloigner des plaisirs fugaces de la consommation.
    – Faire des choses qui me mettent en joie et me nourrissent : dessiner (me payer tes formations pour avancer vers mes objectifs en dessin a été salvateur !), danser (je pourrais écrire tout un article sur les vertus quasi thérapeutiques que la danse a sur moi), écrire (des histoires, tenir un journal), me connecter à la nature (en me promenant, en jardinant, en passant du temps avec les chevaux), rêver, voir mes amis
    – Me faire aider par une thérapeute (j’ai fait plusieurs moi d’hypnose humaniste pour aller guérir plein de blessures et notamment les séquelles de mon burnout)
    – Vivre dans un endroit qui me plaît, dont j’aime les paysages, où je suis proche de ma famille
    – Prendre soin de moi : de mon corps (par l’alimentation, le sommeil, les soins, l’exercice physique régulier), de ma tête (continuer d’apprendre, de me documenter, de réfléchir, d’essayer de comprendre), de mon coeur (cultiver mon intelligence émotionnelle, être à l’écoute de mes émotions et de mes besoins, m’accepter comme je suis sans me juger, cultiver mon empathie pour me connecter aux autres) et de mon âme (mettre du sens dans ma vie, chercher ma mission sur Terre, cultiver la conscience que je fais partie d’un Tout plus grand que moi et que je n’ai pas à compter uniquement sur mes petites forces pour m’en sortir car je suis soutenue par d’autres énergies, même si je ne les comprends pas et que je n’ai pas toujours le recul pour percevoir la finalité de ce que je suis en train de vivre).
    – Faire régulièrement le point sur la direction que je veux prendre, ce que tu définis dans ton article par « avoir des objectifs clairs et les écrire noir sur blanc ». Moi je parle d’avoir une intention claire et de la projeter dans l’Univers, car j’expérimente au quotidien le fait qu’on reçoit en fonction de ce qu’on demande.
    – Etre orientée vers la recherche de solution, me documenter pour trouver mes leviers d’action et les possibilités d’exprimer mon potentiel.
    – Tendre vers les points d’équilibre : entre stimulation et calme, entre être seule et voir les personnes que j’aime, entre les activités de mouvement (danse) et les activités plus cérébrales et concentrées (dessin, écriture), entre être et faire (mon avis c’est que souvent, on se laisse soit submerger par l’action et la stimulation, soit engourdir par l’inertie). Le secret réside pour moi dans la recherche d’équilibre entre plein de choses.

    Voilà, j’ai tenté de ne pas faire trop long. J’ai envie de conclure par quelque chose que tu as déjà glissé dans ton article et qui fait partie de ma philosophie de vie : l’important ce n’est pas le but, mais le chemin. Pour moi, la seule chose constante, c’est l’évolution : je pense me connaître assez bien à présent, mais j’ai conscience que je suis constamment en train d’évoluer et que je ne suis déjà plus celle que j’étais il y a une minute. Et je prends un plaisir immense à parcourir « mon chemin de vie ». Alors j’ai envie de dire : bon cheminement à tout le monde ! Bon courage à toi Pit, merci de faire ce que tu fais et d’avoir publié cet article !

    Elodie

    • Pit dit :

      merci pour ton superbe partage Elodie.
      ça fait plaisir autant d’énergie positive!
      ça me booste rien que de te lire. Tu es géniale.

      • Elodie50 dit :

        Merci ! Ca me touche beaucoup de savoir que j’ai réussi à envoyer de bonnes ondes par-delà le web ! 🙂 Et bravo à toi de laisser un petit commentaire personnel à chacun, ça prend beaucoup de temps de lire et de répondre, et c’est une petite touche d’humanité qui fait très plaisir. D’ailleurs j’en profite pour dire que c’est cette humanité que j’apprécie aussi dans tes formations : j’aime beaucoup t’écouter bavarder sur la vie et le développement perso pendant les démos ^^

        J’ai survolé d’autres commentaires, j’ai vu passer le mot lâcher prise… je l’avais oublié celui la. Lâcher prise et arrêter de vouloir à tout pris aller mieux par la force de sa volonté. C’est ce que j’ai fait lors de ma 2ème phase dépressive, j’ai décidé de « respirer » au fond de ce creux et de laisser aller, en étant dans la conscience que tout est impermanent, que la vie fonctionne par cycles. C’est une loi biologique imparable. Comme les saisons, on traverse des printemps ou l’espoir renaît, où on bouillonne d’idée, où on lance des projets (pro ou perso). Puis vient l’été, et là c’est l’explosion de vie, les projets aboutissent et portent leurs fruits, tout va bien, il fait beau. Puis revient l’automne et ses perturbations : on connaît de nouveaux tracas, les projets sont en difficulté ou s’emballent et nous submergent, on est de nouveau bousculés. Alors on traverse l’hiver, où tout est lent, silencieux : on doute, on est dans le noir, on se sent inerte. Mais l’hiver est une saison nécessaire : c’est là, dans le silence, le froid et l’obscurité, que les graines maturent dans le sol. Sans ça, elles ne peuvent germer au printemps… et le printemps revient toujours, de même que les autres saisons. Accepter ça, c’est tranquillisant pour moi : ça me permet d’être ok avec le fait qu’on ne peut pas nager dans le bonheur sans cesse et que les périodes plus sombres ne sont pas une espèce de punition. Et quand « je traverse un hiver », ça me permet d’avoir foi dans le fait que même si c’est difficile sur le moment, ça finira par aller mieux, et que cette phase a tout son sens dans mon évolution et mon retour vers le printemps.

        Voilà ce que j’avais envie d’ajouter (comme si mon commentaire n’était pas déjà assez long, mais j’assume XD)

        Sérieusement, je connais beaucoup de personnes qui ont fait des burnouts, et quand je vois la vague de réactions à ton article (à laquelle je m’attendais), je me dis qu’il y a vraiment un « trou dans la raquette » au niveau de l’accompagnement des gens qui traversent une telle phase. J’en ferai peut-être bien mon cheval de bataille un jour tiens !

        • Pit dit :

          oh que oui, je m’en étais déjà rendu compte quand je travaillais en cabinet libéral, tant de personnes ont besoin de s’exprimer avant toute chose. Les mots guérissent les maux, ça j’en suis persuadé.
          Je pense que 60% de mes patients revenaient me voir parce qu’ils savaient que je sais écouter, et que je ne juge pas, et j’en soupçonne certains d’avoir renouvelé leur prescription juste pour ça. ^^
          D’ailleurs pour mes amis c’est exactement la même chose.

          Rares sont les personnes qui prennent le temps d’écouter de nos jours, il faut être honnête.
          Dans cette société où tout le monde court tout le temps, je suis heureux que mon blog participe à la conscientisation et à l’ouverture sur les vraies choses de la vie, car seule la vérité de chacun m’intéresse. J’en ai assez des masques. J’en ai porté les 25 premières années de ma vie.
          Aujourd’hui je me sens moi-même, et je pense que ça me réussis.
          Il n’y a qu’à juger du ras de marée de commentaires qui me fait extrêmement plaisir, car même à travers le web mes lecteurs savent qui je suis, et c’est la meilleure des récompenses pour moi, honnêtement. Cela me rend absolument heureux de savoir que je sers à quelque chose autre que pour ma fonction première.

        • Elodie50 dit :

          @Pit :

          « Les mots guérissent les maux », je me la note celle la, c’est tellement vrai et tellement bien dit ! Et oui, la plupart des gens sont en manque terrible d’être écoutés. Quand on observe, on voit bien que dès que les gens ont un espace pour « se dire », ils s’y engouffrent. Je pratique l’écoute empathique et l’écoute active, et je constate le même phénomène que toi : beaucoup de personnes viennent se confier spontanément à moi parce qu’elles sentent que espace est ouvert et qu’elles reçoivent une qualité d’attention et d’écoutent qu’elles ne trouvent pas ailleurs.

          Tomber les masques, être soi-même –> je lève les 2 pouces, vive l’authenticité 😉

          Continue à faire ce que tu fais en tout cas, c’est vraiment génial !

        • Pit dit :

          merci 🙂 et je te renvoie le compliment

  32. Faiza dit :

    Bonjour Pit
    C’est souvent le manque d’amour de soi qui nous empêche de guérir notre mal être. Les artistes ont généralement une sensibilité exacerbée qui les empêchent d’appréhender les choses de façon rationnelle et sans prise de tête.Vous avez fait un burnout suite à une rupture amoureuse et il me semble d’après ce que j’ai décelé entre les lignes de votre article, que vous gardez encore un peu de tristesse mais votre attitude positive est celle qu’il faut adopter devant l’adversité.

    J’ai vécu aussi une rupture sentimentale, en fait j’ai été larguée sans aucune explication et le con (c’est comme ça que je le vois maintenant) pour qui j’avais une réelle et profonde passion m’a fait du ghosting, c’est pire que tout, cette connerie de silence radio qui est devenue à la mode de nos jours, te pousse à perdre confiance aux autres et le pire, c’est que tu commences à te dévaloriser car tu vois que ta valeur se trouve dans les yeux et l’estime que l’autre a pour toi. C’est du pipeau car en réalité, si on ne s’aime pas assez, qu’on ne cherche pas le meilleur pour soi, on tombera toujours dans les mêmes travers et on se fera larguer à chaque fois.

    J’ai compris le truc, rester détaché et ne pas mettre trop d’espoirs dans des projets qu’on ne peut pas maitriser, ne faire confiance qu’aux actes et modérer ses ardeurs devant les paroles. vivre pour soi avant de vivre pour les autres, ça évite d’avoir des désillusions. Lors de mon burnout, j’ai démissionné de mon boulot, j’étais en plus surmenée à me démener comme un diable pour si peu de reconnaissance. j’en avais ras-le bol de la tronche des collègues, du patron et même du vendeur de pizza (qui ne m’a rien fait, cela dit en passant), je ne supportais plus personne.je me suis laissée écrouler chez moi, à dormir le jour et à veiller la nuit à regarder la télé et mes séries préférées, c’était des films policiers, je ne ratais pas Columbo, Miss Marple ou encore Monk et le Mentaliste.

    Autant dire que je ne regardais que la face sombre de l’humain dans toute sa splendeur criminelle. Je me délectais de ces histoires glauques. Et alors, mes chansons préférées que du dramatique et des paroles qui font chialer. J’écoutais, « Lost on you », « I’d rather go blind » et je pleurais comme une madeleine.

    Ça a duré trois mois, ma chambre ressemblait à une pétaudière et la meilleure est que je me malmenais, mes cheveux étaient en bataille et j’ai même pris quelques kilos.je ne mangeais presque pas durant le jour car je dormais et je me goinfrais la nuit devant ma télé. J’étais pathétique. J’avais touché le fond. Et puis, un jour, il y a eu le déclic, la petite voix intérieure qu’on a souvent tendance à négliger et à étouffer alors qu’elle t’alerte souvent sur ce qui cloche dans ta vie: « Mais qu’est-ce que tu fais pauvre imbécile! Tu veux crever, vas-y crève mais fais-le dans les règles de l’art au lieu de fondre comme un sac de ciment dans une bétonnière mais celui que tu pleures n’en a rien à foutre alors secoues-toi et reprends-toi », et c’est ce que j’ai fait, curieusement, toute cette mélancolie un peu absurde m’a réveillée sur mes propres envies et sur ce que je voulais faire.

    J’ai commencé alors à prendre des cours de musique, ça a toujours été mon rêve de pouvoir jouer de la guitare, je me suis mise à écrire des contes de fées pour le plaisir, à dessiner et j’ai retrouvé un boulot. J’ai mis toute mon énergie au service de ma propre réussite après une petite remise en question

    Ce qui est bien, c’est que parfois, il faut détruire ce qui n’a pas de bons fondements pour reconstruire sur de nouvelles bases. Il faut juste vaincre ses peurs et ne plus douter de soi-même.
    Désolée pour la longueur

    • Maria dit :

      Merci. Ceci est exactement ce que j’avais besoin de lire en ce moment. Ma réflexion débute, mais la vôtre me permets d’aller plus loin. Encore un grand grand merci.

      • Faiza dit :

        De rien Maria, la réflexion est un passage obligé, et surtout ne culpabilisez pas de vous laisser aller (pas trop comme même!)cela vous permettra de dégager la charge émotionnelle et d’opérer une décantation, les choses deviendront plus claires et vous saurez identifier ce que vous voulez, je suis sûre que vous reprendrez les choses en main, la vie est tellement belle et surtout, elle est courte, il faut la croquer à pleines dents et en profiter au maximum.
        Bonne chance

    • Pit dit :

      ne t’excuse pas pour la longueur.
      Ton commentaire était parfait!
      merci infiniment pour ton partage

  33. Salut Pit,
    Ton article semble parler à beaucoup de monde, et me parle également. Je viens de passer deux années assez sombres et difficiles. Je pensais que du haut de mes 25 ans, volontaire et dynamique, rien ne m’arrêterait. Pourtant il y a parfois des évènements qui nous mettent K.O. et nous oblige à un face à face avec nous même, en général pas très agréable. Après avoir brisé toute la superficialité il me faut maintenant comprendre et réparer ce qui est cassé au fond de moi. Apprendre à se connaitre est un travail de longue haleine qui prend peut être toute la vie, comme d’apprendre le dessin d’ailleurs ^^

    En tout cas, je suis ravie que tu ais pu voir le bout du tunnel et que tu arrives à en parler sincèrement et ouvertement. De plus, j’admire tout le travail que tu as fait jusqu’à maintenant, tant dans le dessin que sur tes chemins personnels. J’adhère aux valeurs que tu veux transmettre à travers tes cours et tes articles et je te remercie pour tout le travail que tu fais.

    Je te souhaite bon courage et surtout bonne continuation dans la vie, et le dessin,

    Alice

    • Pit dit :

      et merci à toi Alice!
      merci à toi pour ta bienfaisance.
      De bonnes choses arrivent toujours à ceux qui se font un violence pour évoluer.

  34. Edwidge dit :

    Salut Pit!!!!
    Je t’envoie beaucoup d’amour et de lumière et à tous ceux et celles qui passent par ces moments douloureux !!! Je suis passée par là moi aussi à quelques reprises et en 2016, j’ai touché le fond. Et comme toi et d’autres, l’art a été ma thérapie, mon fils d’ariane qui m’a ramenée vers ma lumière. Avec le recul, la dépressoin a été une véritable bénédiction, un passage obligé pour me ramener à moi, mon essence, mon chemin de joie. Sans vouloir paraitre fleur bleue, j’espère ici partager un soupçon d’espoir et de reconfort. Et Pit, si tu es toujours au Qc, si ça te tente tu peux me contacter, on pourrait jaser autour d’un café. Histoire de socialiser entre personnes qui se comprennent 😉 !

    • Pit dit :

      Tu ne parais pas fleur bleue du tout Edwige! bien au contraire, c’est beau de se rattacher à des choses simples.
      Oui toujours à Qc pour le moment. Je pars en Amérique Latine prochainement, mais à mon retour avec plaisir pour le café!

  35. Jmi dit :

    Tombé par hasard sur ton site, je m’y suis plongé avec un réel bonheur. Ce volet sur l’introspection me ramène à tant et tant d’expérience et de vécu. J’ai 60 balais dont 40 ans d’immersion dans le milieu de la création graphique, mais aussi musicale et théâtrale, avec beaucoup de moments difficiles sans compter la galère financière sur laquelle j’ai toujours dû ramer, dès mon plus jeune âge.
    Introverti, et non timide, comme beaucoup ont voulu le croire, j’ai toujours été obsédé par la création, l’analyse et la conception. La « prise de tête, voilà où j’excelle. » Aimé, entouré, apprécié, mais incessant travailleur du chapeau, je me suis maintes fois retrouvé isolé au terme d’une aventure (création d’entreprise, aventure amoureuse, défi artistique, groupe de musique…), car mon attitude finissait par épuiser mon entourage. Et là s’installait le doute, la remise en question totale, la mésestime et le sentiment d’être nul : LA DEPRIME. Habitué de cet état fréquent, j’ai appris à vivre avec, et à le combattre au quotidien par…encore plus d’investissement personnel, plus d’expériences nouvelles, plus de copains et plus de fiestas à la maison. Alcool, tabac, sexe en doses massives, nuits blanches devant l’écran ou mes instruments (évidemment je suis multi-instrumentiste…), ou simplement un cahier.
    Je dois être de constitution solide, parceque j’ai tenu ce cap longtemps sans trop de dégâts. Mais une conjonction d’évènements difficiles vient maintenant dynamiter cet équilibre très personnel, et je vois s’effondrer tout ce capital d’efforts conjugués pendant des années. Je n’ai plus l’envie de me battre, pire: je m’installe dans le sentiment d’échec, tout me parait nul, vain, inaccessible. Et la tristesse que je savais toujours détourner se transforme en une immense nausée de la vie. (DEPRESSION? BURN OUT?)
    LE DESSIN, une ligne permanente dans ma vie :
    A 7 ans je gagnais un baptème de l’air dans un concours de dessin. En primaire je m’occupais de l’édition et l’illustration de la revue de l’école. A 18 ans, sur un dossier de travaux personnels bricolé en 3 jours, j’étais pris dans la classe pilote de la première Ecole Nationale d’Art, destinée à remplacer les Ecoles des Beaux-Arts. J’y suis resté 4 ans, dans des conditions financières très difficile. Retour à Lyon pour finaliser mes études à L’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, mais j’ai séché pour gagner ma vie comme dessinateur projeteur chez un inventeur fou.
    Retour de 3 mois de captivité en hôpital psy militaire comme insoumis, je vends sur un marché des mini-serres que je dessine et que je réalise, je monte une association pour la promotion de l’imagination avec laquelle je conçois et réalise divers objets et mobiliers
    En 1985, je suis embauché comme graphiste dans un gros cabinet d’ingénieurs et architectes.
    A 25 ans je m’installe à mon compte comme graphiste-illustrateur et prend un petit local, je découvre la P.A.O. et devine le potentiel de l’outil informatique encore balbutiant. Un de mes clients s’intéresse à moi et m’invite à intégrer sa société d’ éclairagiste pour y mettre au point mon process numérique pour visualiser ses projets d’éclairage à partir de photos.
    J’y arrive si bien que les principaux acteurs de l’éclairage, intéressés, me suggèrent de m’installer à mon compte. Et ça fonctionne pendant 10 ans : pas besoin de faire la moindre publicité pour me procurer une charge de travail suffisante et me laisser le temps de m’impliquer dans d’autres aventures moins lucratives ( réalisation de décors et lumière de théâtre, création musicale, construction de ma maison, adoption de 3 enfants…) la belle époque, quoi !
    Mais le temps fait son office, mes principaux clients ont fermé ou pris leur retraite, le marché de la conception lumière a explosé et le statut de l’artiste entrepreneur s’est complètement dissous dans une pléthore de nouveaux postulants.
    Aujourd’hui, j’ai dû investir dans un site très coûteux, la demande s’est tarie au profit de l’imagerie 3D. Mes maigres revenus et ceux de ma femme (comédienne) ne suffisent plus à assurer à notre famille le quotidien le plus urgent. C’est à nouveau la dèche, alors que nos deux garçons nous posent actuellement de sérieuses difficultés.
    Au risque de choquer : je n’aime pas dessiner, ou plutôt je n’ai pas trop le goût pour ça, alors que j’en ai les dispositions. Ainsi, pas trace dans ma maison des travaux graphiques que j’ai pu réaliser. Je ne sais pas d’où me vient ce deni qui me paralyse ? Et autour de moi, on le comprends encore moins bien : « tu devrais peindre, faire des illustrations, je me charge de les vendre… » Moi, je n’arrive pas à dépasser ce manque total de confiance qui m’empêche d’y croire.

    Pit, tes articles toujours pertinents, les échanges très profonds sur ton site, mais aussi ton expérience ont une résonance très forte pour moi. Et je t’en remercie

    • Pit dit :

      C’est à moi de te remercier pour ton partage.
      Ce sont des personnes comme toi qui rendent ce blog aussi profond dans les échanges.
      Si j’en suis l’allumette, alors mes lecteurs en sont la flamme, et tu me l’as prouvé à nouveau.

      Par rapport à ton manque de confiance par rapport au dessin, je peux t’en parler car c’est un véritable combat que je me livre chaque jour, même pour moi qui suis devenu instructeur à temps plein, c’est toujours pesant.
      Mais je crois qu’on s’y fait, à force. Je pense qu’on est toujours plus timide par rapport aux créations qui sortent directement de notre cerveau, que par toute autre production. C’est la peur du jugement, voire la peur de l’échec, et côté création, plus on attend, plus on a peur de ne pas être capable.
      Les années passent et ça vient toujours nous titiller car les passions qu’on tente de mettre de côté reviennent toujours à la surface d’une façon ou d’une autre.
      Pour moi en ce moment c’est le chant. Je sais que je chante pas trop mal, mais impossible de chanter à part devant mon meilleur ami, et encore.
      J’ai toujours peur de paraitre ridicule face à d’autres qui font ça depuis tout jeune.

  36. Stef dit :

    Salut, j’ai aussi fais l’expérience d’un bon burnout sournois… après 12ans dans l’hôtellerie restauration. Je ne m’en suis même pas rendu compte, comme à chaque fois dans ma vie, je me suis soigner tout seul , avec des prises de conscience, je pense , réflexion sur soi et sur les autres et aussi comprendre ses faiblesses, je pense qu’il faut d’avantage revenir vers une vie SIMPLE, et faire CE QUE L’ON VEUT. Moi c’est la nature, le rock(la musique), le dessin et l’amour de ma chérie ying qui m’ont sorti de l’abime baudelairien.. il faut prendre du plaisir à vivre et s’extirper d’une vie que l’on ne désire pas. J’ai vraiment tout changer, je vivais sur la côte d’azur et je suis en Dordogne!! j’étais dans le luxe et je fais maintenant des petits boulots sympa.. j’ai vendu ma voiture et je suis à pied.. bref , je me suis battu et j’ai gagné. Par le changement et bien sûr une force de caractère , il faut savoir vouloir sans sortir… même quand on saigne à l’intérieur. En tout cas j’encourage tout le monde et je vous aime (les gens sympas)..donner du sourire, rester fun.

    • Pit dit :

      hahaha j’adore ce genre d’histoires.
      Merci de ton partage.
      La simplicité, il y a que ça de vrai, j’en suis persuadé aussi!

  37. Belle AM dit :

    Bonsoir Pit,
    Tu es une belle personne et les photos sont merveilleuses ! Tu sais, nous avons tous des problèmes qui datent de l’enfance; il nous faut les accepter et vivre avec, car essayer de les résoudre est inutile le plus souvent. Nous avons la chance de pouvoir nous exprimer via le dessin ou la peinture, comme pas mal de compositeurs ont exprimé leurs souffrances via la musique : Chopin était tuberculeux, Schubert souffrait de la syphilis, Beethoven accumulait les souffrances en permanence, pour ne citer qu’eux : c’est vrai qu’ils ont eu une vie compliquée et souvent solitaire. Ils nous ont laissé des oeuvres si belles, si intenses, poignantes, qui nous bouleversent tant, mais qui ne peuvent pas nous laisser indifférents. J’ai personnellement besoin de leur musique.
    J’ai eu la chance de faire un métier que j’aimais dans un labo où j’observais un monde infiniment petit au microscope, en posant un diagnostic qui aidait des patients à être soignés. Aucun regret de ce côté, si ce n’est d’avoir respiré des années durant, des produits toxiques. Ayant dû faire face à deux graves maladies, je me suis relevée des conséquences des traitements. Maintenant, je me consacre aux plantes que je fais pousser, à la nature que j’apprends à mieux connaître. Je consacre mon énergie à lutter pour que nous vivions dans un monde plus sain. Ce qui nous rend malade psychologiquement ? La société qui ne vit que pour le profit et qui nous empoisonne la vie en nous mettant la pression continuellement.
    J’ai suivi dans le passé une méthode (Vittoz) qui m’a aidée. Une image m’est restée en mémoire :
    tu es dans une forêt, tu marches sur un chemin et tu regardes un arbre, énorme, qui semble t’écraser. Cet arbre représente ton mal-être, ton problème. C’est insupportable; prends du recul, regarde cet arbre de plus en plus loin; il reprend sa place au milieu de cette forêt et ne paraît plus menaçant. Il en est de même pour nos difficultés. Un exercice à faire : réapprendre au cerveau à réagir de manière positive. Ex : choisis des mots qui te font du mal : Peur, pense à son contraire : Confiance.
    Solitude : amitié; Agressivité : gentillesse, etc. Quand tu auras appris à penser autrement, au bout d’un temps, çà aide beaucoup.
    Je me dis qu’on a beaucoup de chance aussi, quand on voit comment d’autres doivent vivre ou survivre. A-t-on le droit de se plaindre ou de se sentir mal alors que nous avons, nous, l’essentiel…
    Tu as la chance d’avoir encore ta maman, profite de sa présence chaque jour.
    Quant aux traitements lors d’une dépression, parfois ils sont nécessaires, et si tu dois en prendre, quand tu les trouves insupportables, c’est que tu n’en a plus besoin. Tout dépend de l’état où la vie nous a mis, moi çà a duré environ deux ans, puis c’est le dessin qui m’a aidée, la musique, la nature, etc. A 69 ans, je me sens bien et remercie la vie.
    Courage, regarde une graine germer, comme c’est beau ! Si tu as envie de bouger, accorde-toi du temps pour toi. Ici, la porte t’es ouverte, le temps de partager un thé ou un bon plat !
    AM

    • Pit dit :

      Je ne sais pas où tu habites mais ce sera avec joie!
      je m’intéresse de plus en plus à la permaculture.
      un couple d’ami s’y est mis, et je pense qu’un jour je vais craquer et m’y mettre aussi, qui sait 😉

  38. creabylone dit :

    Je ne peux pas m’empêcher de croire que le hasard semble parfois être guidé par je ne sais quoi… Une bonne étoile j’espère ;-).
    Je me suis inscrite sur site il y a presque un an après avoir (re)noué contact avec ce loisir que je pratiquais en dilettante adolescente : le dessin.
    Mais j’avoue, je n’ai pas été très bonne élève et j’ai très vite délaissée la lecture de vos articles, progressivement engluée dans un état dépressif dans lequel je suis encore.
    Et étrangement, ces derniers jours j’essaie de me sortir les doigts du c… euh… enfin, j’essaie de mettre en place des toutes petites étapes, pour avoir un changement progressif d’état et m’en sortir.
    Et paf, parmi la longue liste de mails non consultés, un titre retient mon attention : cet article (hasard, tu me fascine… 😀 )
    Pour partager mon expérience, tout a commencé il y a 5 ans (j’ai 35 ans).
    Pendant toute ma vie de jeune adulte, et ce malgré un événement traumatique (mort de ma mère dans mes bras), j’ai évolué positivement. J’avais trouvé un groupe d’amis passionnés de cinéma et jeux de rôles, avec qui j’ai partagé des tournages et avec qui ma timidité était atténuée, je pouvais donc être moi-même, quelqu’un de très bout-en-train, toujours présente et à l’écoute des autres dans les bons ou mauvais moments. Niveau professionnel, je me contentais de boulots alimentaires pas forcément épanouissants et je ne réfléchissais pas trop au lendemain, je n’avais pas de projets d’avenir.
    Une première prise de conscience s’est donc faite à l’approche de la trentaine : j’avais envie de penser à moi, car je constatais que je ne faisais qu’être spectatrice de l’évolution de mes amis (qui pour moi, s’étaient substitués à la famille que j’avais perdue en terme émotionnel), et je voyais poindre la solitude, le sentiment d’abandon, quand progressivement ces derniers se mettaient en couple et que les moments entre potes se faisaient de plus en plus rare.
    Ce n’est pourtant pas à ce moment-là que la dépression s’est pointé car, au contraire, j’ai pris mon destin en main, j’ai mis en place un projet de reconversion professionnelle en choisissant, un peu poussée par le feeling et le hasard d’ailleurs (encore lui !) le métier d’infographiste et modélisateur 3D.
    La formation en 9 mois fut très intense et je me suis mise une pression de dingue car, contrairement aux autres étudiants de mon groupe, je partais avec aucun bagage de compétence (informatique et artistique). Je voulais donc emmagasiner un max de choses, je ne dormais plus, je me suis mise en couple avec mon ordi et mon logiciel de 3D (qui fut une rencontre passionnelle intense), au point également d’en oublier ma santé et la vie réelle.
    J’ai finis cette formation, heureuse et diplômée, avec félicitations du jury, mais blanche comme un c… (euh, comme de la neige), affaiblit et surtout avec l’arrivée d’une nouvelle pression, celle de trouver du travail avec le peu de compétences acquises et de nombreuses lacunes (artistiques notamment, car aucun module de dessin n’était au programme et j’étais obsédée par l’idée que ne pas savoir dessiner et se prétendre graphiste était une imposture).
    Quelques mois après ce qui, pourtant, aurait dû me rendre fière, et était une réussite, le contraste entre l’intensité de la formation et tout d’un coup, le néant du chômage, j’ai en une soirée fait une énorme crise et tout a basculé. Du jour au lendemain, je suis devenue phobique sociale. Impossible de sortir de chez moi, même jusqu’à la boite aux lettres, impossible de communiquer avec mes amis morts d’inquiétude autrement que par mail.
    J’ai très vite été consulter le premier psychiatre disponible, expérience très difficile car je suis tombée sur une très mauvaise personne qui a abusé de son statut, et j’ai mis quelques mois à m’en rendre compte.
    Finalement, c’est auprès d’un CMP (centre médico-psychologique gratuit) que j’ai pu être suivi par un psychiatre (qui m’a prescrit des médocs) et surtout bénéficié d’une thérapie avec un psychologue.
    Pour ce qui est des médicaments, je suis très mitigée, en effet, au stade où j’en étais, je pense qu’au tout début, j’avais tellement besoin de dormir, de me reposer, qu’ils m’ont été utile, mais ensuite, on se sent pas vraiment soi-même, et j’ai finis en secret par les arrêter (car je n’osais pas le dire au psychiatre, de peur de perdre mon droit de continuer à voir gratuitement le psychologue).
    La thérapie par contre a fait énormément de bien. Un simple échange avec une personne neutre, à qui je pouvais tout dire, tout confier sur beaucoup de choses difficiles de mon passé que je pensais avoir résolu en niant les avoir vécus (naïveté quand tu nous tient).
    Au bout de 3 ans, j’allais un peu mieux et j’ai pu signer un contrat auprès d’une asso encourageant les artistes graphistes ou vidéastes à se réinsérer en les accompagnant sur leur projets persos et en leur redonnant confiance. Malheureusement, l’asso était très destructurée, les projets étaient pleins d’ambitions, dans un rôle aussi social, dans l’aide aux autres, mais pas adaptée à ma problématique de phobique sur beaucoup de points. Du coup, au fil des mois, au lieu de reprendre confiance, j’ai de nouveau perdue de vue mes ambitions propres, obnubilée par l’impression de ne pas être à la hauteur, me comparant systématiquement aux autres, et oppressée par l’absence de possibilité d’être seule (j’ai une opinion très mitigée sur cette mode de vouloir travailler en open space). Rechute donc dans mes phobies et cette fois rechute très forte car avec elle, cette fois, la dépression est arrivée (alors que je n’étais pas en état dépressif avant). J’ai cédé à nouveau à la prescription de médocs (je le regrette aujourd’hui car j’en suis dépendante actuellement). La dépression, ce nouveau compagnon d’infortune, a également de fortes conséquences sur mon suivi en thérapie avec le psychologue, car j’ai un vrai blocage de communication, au point de ne plus arriver à y aller. C’est un peu le cercle vicieux : selon moi, c’est bel et bien dans le travail thérapeutique (l’introspection, l’analyse de soi, l’acceptation, le « connais-toi toi même » etc…) que se trouve la voie de la guérison (pour établir un vrai changement et se débarrasser de ses mécanismes défectueux, il faut avant tout mettre le doigt dessus et en prendre conscience).
    Mais les phobies et la dépression agissent presque comme des « entités » indépendantes pour vous éloigner de ce qui peut vous soigner.
    Dans cette rechute, une chose cependant a été plaisante : mon dégoût soudain de l’ordinateur et de tous les travaux graphiques (3D, web etc…) que j’y effectuais pendant des journées entières. Car cela m’a conduit à me munir de pinceaux et de me mettre à peindre, sans ambitions autre que peindre ce que j’avais en tête. Après presque 15 ans sans avoir peint ou dessiné quoique ce soit, et sans forcément avoir une très bonne technique, je crois que n’arrivant plus à m’exprimer et communiquer oralement, c’est par ce biais que les choses sortent (même si le jugement de soi et du fruit de son travail s’invite parfois à la partie…).
    L’écriture, autre domaine que j’ai longtemps effleurée par passion, me titille également à nouveau, même si le blocage reste encore très présent dès que je commence à élaborer le récit de mes idées de romans.
    Depuis quelques jours, j’essaie de m’imposer des objectifs très simplistes (une sortie en voiture par jour, même si c’est pour faire le tour du paté de maison, en raison des crises d’angoisses) et surtout, progressivement réduire le décalage de rythme (dormir le jour et vivre la nuit, c’est un pièges des plus nocifs pour se couper du réel).
    Et au retour de ma petite sortie du jour, je tombe sur cet article. Et en fait, ben çà fait du bien de lire aussi les moments de fragilité des autres.
    La société dans laquelle on vit accepte mal les fragilités, les démonstrations d’émotions. Personnellement, l’une des émotions dont j’ai le plus de mal à me débarrasser dans cet espèce de combat vain face au regard inquisiteur d’autrui, c’est la honte.
    Et bien, non, ce n’est pas honteux de pleurer, d’aller mal, de ne pas être « parfait », « lisse » et toujours souriants. Et surtout, ces moments sont propres à tout être humain, à des degrés différents, et je trouve que partager ces fragilités, çà rassure.

    Merci pour ce partage. Et oui, se tourner vers des plaisirs simples, et se retrouver soi-même, accompagnée de Dame Nature (qui fait des miracles celle-là), c’est aussi se rappeler que nous sommes des êtres vivants uniques, avec nos forces et nos faiblesses, régit par une seule et même loi universelle à tous : celle de cette fameuse nature.

    • Pit dit :

      merci pour ton partage d’expérience absolument complet!
      Tu as raison, quand tout va mal, direction retour aux sources, dame nature fait des miracles.

      • creabylone dit :

        Merci à toi surtout d’être le protagoniste de tous ces commentaires où chacun semble se libérer de quelque chose, de partager ses techniques et ses ressentis. Ils font vraiment du bien à lire.
        Je crois que c’est çà aussi l’art.

        • creabylone dit :

          Ah oui, et je voulais aussi ajouter mon petit conseil perso : l’humour.
          Que ce soit en pratiquant l’auto-dérision ou en partageant ses peurs à coup de bons fou-rires, l’humour est un bon moyen de pouvoir parler de certaines choses difficiles en les dédramatisant tout en les évacuant.
          Quand on est en pleine dépression, c’est plus difficile, mais dans les périodes de déprimes, cela permet parfois de se libérer d’un trop-plein qu’on refoule et d’éviter la chute.
          C’est comme çà que j’ai réussi à commencer à parler de mon mal-être alors que je niais mon état et que je voulais tout cacher, et çà rend les échanges avec le thérapeute parfois très plaisantes !

        • Pit dit :

          absolument! 🙂 l’humour et l’autodérision, il n’y a que ça de vrai

  39. Animeniac dit :

    Salut, je ressens quelque chose de semblable.

    Je ne saurais dire si c’est de la déprime ou de la dépression.

    Pour résumer je n’éprouve plus de plaisir à rien, de base j’aime les dessins de type manga (je n’aime pas le réalisme), et je suis encore capable d’apprécier un bon manga ou jeu vidéo. Mais le plus souvent je ne vais plus au bout des choses quelque soit la chose que je commence.
    J’ai l’impression d’être lassé de tout.

    Je compte voir mon médecin bientôt car même mes proches commencent à le remarquer.

    Pour ce qui est du dessin généralement je fais 1 ou 2 dessins et après je ne fais plus rien pendant des mois, l’envie n’est plus là. Mes journées se limitent donc à me lever, manger, rester devant le PC en attendant que la journée se termine. Et la soirée théâtre le jeudi soir.

    Reprendre le dessin devient à chaque fois de plus en plus dur.

    Mon cas s’apparente plus à un absence totale d’envie pour tout et n’importe quoi.

    La perte d’un proche et ma situation professionnelle toujours au néant ne m’aident pas non plus.

    Ce qui reste positif c’est que j’ai ma famille autour de moi.

    • Pit dit :

      Je pense que tu es en train de te claquer une belle dépression.
      Es-tu déja suivi par quelqu’un?
      si ce n’est pas le cas, je te conseille vivement d’en parler dès maintenant avant que les choses s’empirent.

      Je te souhaite dans tous les cas bon courage!

      • Animeniac dit :

        Non, c’est pour ça que je vais prendre rendez-vous avec mon médecin aujourd’hui.

        Je pense qu’elle fait aussi partie de ceux qui sont contre le recours aux médicaments mais je verrai bien ce qu’elle me propose.

        Merci

        • Pit dit :

          effectivement essaie le plus de méthodes naturelles possible, mais si rien n’y fait il est possible que les médicaments t’aident.
          Ne les prends juste pas comme une finalité mais comme un tremplin.

  40. Bastoche dit :

    Il semblerait que j’aie aussi fait un burn out, au point de ne même plus arriver à lire, dont je me remets gentiment. Par contre je ne suis pas du tout déprimé, dépressif ou introverti. Du coup, j’ai vraiment beaucoup de peine à détecter des signes avant-coureurs du burn-out. Le moral était et est toujours au top. Mais grooooosssse fatigue, trouble de la concentration, je cherchais mes mots, perdu quoi…

  41. Erysimum dit :

    Bonjour Pit,

    J’ai scotché sur cet article très parlant pour moi également. J’écris depuis ma chambre d’hôpital. En clinique pour symptômes anxio-dépressifs invalidants depuis 2 mois maintenant, je sens que ma sortie approche, je vais mieux. J’ai eu la chance de tomber sur un médecin qui ne prône pas la guérison par les médicaments. Même si à ce stade, les pilules ont été un passage obligé, ce qui m’a tiré de cette mauvaise passe, c’est bien le dessin ! Je suis des séances d’art thérapie et je dessine énormément entre deux. J’en étais arrivée à ne plus savoir m’exprimer par la parole. Le dessin et la peinture ont été l’alternative pour exprimer un mal être profond et ancien, avec des progrès assez impressionnants.
    J’ai découvert qu’on peut carrément se lâcher sur sa feuille, être juste soi et parfois se surprendre. Et rien que ca, c’est déjà thérapeutique.

    Merci pour cet article et le partage de ton expérience !

  42. Armelle dit :

    Et M… , encore un. Désolée, ceci est un cri primaire,, ce sont les tripes qui parlent, car ce genre de problème touche les généreux comme toi, les gentils au sens noble du terme, les partageurs, les conviviaux, les constructifs. Je parle en connaissance de cause, parce que 2 de mes collègues sont dans le même cas , et moi je ne sais pas encore comment j’y échappe. Pour ne pas m’étendre et t’apporter tout ce que je pourrai comme chaleur bretonne 😉 , je te résumes en quelques points comment je m’en sors :
    – 2017 a été pour moi, ma famille et des proches, sans aucun lien, une année qui défie les lois de la statistique en matière de malheur, et cela on n’y peut rien. De mon côté, j’ai perdu ma maère, ai failli perdre mon mari, le tout pour pb de santé à 2 mois d’intervalle, et me suis retrouvée bête quand j’ai revu de jeunes amis qui ont perdu leur premier bébé . Là tu n’as pas le choix que de devenir philosophe du quotidien :
    et ce n’est évidemment pas le nirvana d’un coup, mais quand tu touches le fond …. tu rebondis 🙂 🙂 :
    – et d’1, je me suis dit que si je me sentais si mal et que je voulais aller mieux, il fallait que j’accepte les béquilles médicamenteuses et psy. Cela c’est juste le socle pour tenir
    – ensuite, j’appprends à moins ME mettre la pression (réfléchis au final à qui te la mets, ce n’est pas toi mêe de temps en temps 😉 ,
    – Regardes tout ce que tu as fait et tout ce que tu nous apporte à tous et à toutes , cela a autant de poids objectivement que tes pensées négatives
    – En tant que dessinateur, tu sais surement comme moi apprécier la beauté au quotidien, de la lumière dans les arbres le matin, d’un animal, une ligne d’horizon, très intimement et sans bisounours à côté

    Effectivement je ne dessines plus, mais ce n’est pas grave, si dessiner était une pression que je me mettais . J’y reviendrai, en attendant, je fais plein de petites choses. Aujourd’hui, j’ai peint une ruche que l’on va installer dans le jardin
    OK pour toi c’est différent, je te souhaite de MOINS TE METTRE LA PRESSION DU RESULTAT, de la nouveauté….
    Protèges toi, trop de générosité n’est pas un défaut. C’est juste la société qui en profite, donc il n’y a pas de mal à s’en protéger tout en restant ce que l’on est.

    A bientôt pour de meilleures nouvelles ….

    • Pit dit :

      Merci pour ton retour et tes conseils que je prends à coeur.
      Il est difficile pour moi de ne pas me donner à fond dans tout ce que je fais, je crois que ça fait partie de moi, et même si je rencontre parfois quelques difficultés, la vie me le rend bien.
      Ce n’est pas un aspect de moi-même que je souhaite changer, car c’est grâce à lui que je vis les choses les plus intenses.

      Je te souhaite le meilleur de ton côté Armelle, et même si tu ne dessines plus forcément, tu seras toujours la bienvenue ici.

  43. sandra dit :

    bonsoir,

    Ce témoignage me parle car comme toi j’ai fait un burout en 2017 je me suis remise à peindre et dessiner ce que j’avais presque oublié c’est 2 dernière années c’est que j’adore sa, et petit à petit j’ai pris du recul et je me suis senti mieux (en plus des séance avec le psy) bref à tel point que mon métier n’étant plus une option envisageable pour moi j’ai en plus fait un bilan de compétence et en plus de m’aider je me suis rendu compte que je pouvais m’en servir pour aider les autres.
    demain je débute une formation d’art-thérapeute. bref je revie
    merci pit

  44. Cléon dit :

    Il faut être en accord avec soi-même, avec son corps. Nous avons tous tendance à oublier/méprendre ce qui nous fait du bien… Contentons-nous d’être libres, posons-nous de belles questions, sans obstacles. Les introvertis sont de l’or au milieu d’un troupeau de moutons! Ils sont réservés pour avoir trop de choses à dire et à partager…

  45. Christelle dit :

    Salut Pit,

    Moi j’ai envie de te dire : « chapeau l’artiste ! », pour tes magnifiques photos, ton article et les pistes qu’il nous apporte, mais aussi, et surtout, pour ta sincérité, ton empathie, et le courage dont tu fais preuve en te livrant ainsi.

    Je dois dire que, depuis que j’ai appris à te connaître au travers de tes cours, ton blog et tes interventions dans les forums, j’ai toujours eu un peu peur pour toi que tu ne fasses un burn out. Pourquoi ? parce que tu donnes énormément à chacun de nous – tes élèves – ce que j’apprécie, évidemment, mais les journées n’ont que 24h, et tu dois aussi prendre du temps pour toi, pour te ressourcer.

    Or, j’ai le sentiment que tu es toujours au taquet : toujours en train de bosser pour nous proposer un nouveau cours, répondre à nos questions, corriger nos travaux, et, au milieu de tout ça, tu avais encore trouvé le moyen de reprendre des études (dessin technique, si je me souviens bien).

    Tu disais toi-même que tu dormais très peu, et tu apparaissais fatigué sur les vidéos.

    Et chacun de nous a beau vouloir le meilleur pour toi, te souhaiter de bonnes vacances, de te ressourcer quand tu nous dis « avoir été malade », etc., d’un autre côté, nous sommes les premiers à te solliciter au travers des forums et autres… c’est humain… on en veut toujours plus, surtout quand la qualité est au rendez-vous comme c’est le cas avec toi.

    Mes conseils : délègue autant que possible. C’est aussi le truc que je dois apprendre à faire, car je suis du genre one-woman-show (perfectionniste de surcroît); déconnecte-toi le week-end et à partir de l’heure du repas du soir, par exemple : tu n’es pas tenu d’être disponible pour tes élèves 7jrs/7 et 24h/24; profites-en pour aller dans la nature, retrouver ceux que tu aimes et te le rendent bien, bref, tout ce qui te permet de recharger tes batteries.

    Un truc fantastique que j’ai découvert il y a quelques mois et me fait énormément de bien (j’ai même pu cesser de prendre des antalgiques contre les céphalées de tension dont je souffrais depuis mes 18 ans !), que connaissent bien ceux qui pratiquent la méditation, c’est les états de conscience modifiés obtenus très facilement par l’écoute de « musiques » particulières permettant d’aligner à volonté nos ondes cérébrales sur une fréquence particulière.

    J’ai créé des audios de ce type pour mon propre usage, et je t’en offre volontiers un (que je peux t’envoyer par email) si tu le souhaites. Ce serait ma façon à moi de te remercier de tout ce que tu m’as déjà apporté au travers de tes cours et tes conseils en matière de dessin… et même de développement personnel ! 😊

    Je t’envoie un gros hug, comme vous dites au Canada

    • Pit dit :

      Merci Christelle, tu es adorable.

      Tu sais j’ai arrêté de travailler en cabinet médical car je n’avais aucune limite. Je crois que c’est quelque chose qui ne peut pas vraiment changer, ça fait partie de mon noyau profond.
      Je me sers d’internet pour mettre de la distance pour pouvoir travailler convenablement et préserver un semblant de vie privée.

      Mais tu as raison pour les week ends, c’est ce que j’ai fait les 5 derniers mois, et de toute façon je ne pouvais plus réfléchir correctement. Il y a des moments où je sais quand lâcher prise, parfois un peu tard, mais j’apprends encore aujourd’hui à ce niveau. 😊

      Je veux bien que tu m’envoies tes audios! avec grand plaisir!!! pit(arobase)dessin.club

      • Christelle dit :

        Merci pour ton gentil commentaire qui me touche beaucoup.

        « Je n’avais aucune limite »

        … je sais exactement de quoi tu parles.

        Dans une vie antérieure, quand j’étais encore Responsable Assurance Qualité & Génie logiciel, il m’est – entre autres heures sup – arrivé une fois de rester au bureau 32 heures d’affilée (sans même faire une pause pour manger) pour boucler un dossier hyper important pour lequel j’avais une date butoir… J’ai relevé le défi, nous avons obtenu notre certification ISO 9001 haut la main et en un temps record, j’étais fière de moi, mais je ne le referais plus !

        Je pensais comme toi que cette façon que j’avais de me donner sans limite dans tout ce que j’entreprenais était inscrit dans mon ADN, immuable.

        Jusqu’au jour où une autre de mes certitudes – la conviction que jamais je ne trouverais le courage d’affronter mon père – s’est envolée (après que l’occasion se soit présentée et que je l’aie saisie, ce dont j’ai été la première étonnée…).

        J’ai alors posé un regard neuf sur moi-même, et j’ai compris que ce besoin que j’avais de non seulement viser l’excellence – ambition que je souhaite continuer à cultiver – mais de me donner à fond, tout le temps, jusqu’à épuisement, venait d’un fort besoin de reconnaissance alimenté par un gros syndrome de l’imposteur et un manque de confiance en moi.

        En travaillant sur cela, j’ai cessé de ressentir en permanence le besoin de prouver ma valeur, et je me suis en partie affranchie du regard et du jugement d’autrui (même si hypersensible et introvertie je suis et je reste !).

        Je vis toujours les choses avec autant d’intensité, mais je sais mieux doser mes efforts; émotionnellement, je me retrouve moins souvent au fond du trou, et je relève plus vite la tête.

        Au fait, tu as du courrier !

        • Pit dit :

          oui c’est tout à fait mon sentiment aussi.
          Belle analyse.

          Et merci pour le courriel. Je vais regarder ça de plus près dès que je peux 🙂
          tu es géniale, merci encore!

  46. Bonjour,

    Ces mots me parlent également…
    Depuis l’adolescence, j’ai l’impression de ne pas appartenir à ce monde.
    Je ne connais visiblement pas tous les codes, je passe mon temps à m’adapter car j’ai beaucoup de mal en société. Pourtant , tout mon entourage s’accorde à dire que je suis très sociable et d’un tempérament joyeux et optimiste mais je ne suis que dans le faux self car les sujets de conversations qui m’animent, intéressent peu de monde et je déteste parler de la pluie et du beau temps.
    Je me passionne pour les neurosciences, le langage non verbal,la psychologie,le décodage biologique, la communication,l’éducation, le bricolage, l’art, le dessin, l’aquarelle …en réalité je me passionne pour trop de choses,tout m’intéresse et je m’éparpille. J’ai toujours mille projets et je fonce, j’y vais, je fais ! Avec le recul, je dois avouer que je réussis .Enfin, c’est que l' »on » dit de moi, pourtant j’y vois systématiquement beaucoup d’échec.
    Il y a 3 ans, j’ai moi aussi fait un « burn out ». J’ai consulté une psychologue qui m’a fait passer un test de QI.
    J’appartiens apparemment (apparemment parce que je ne le ressens tellement pas) à une catégorie de personnes que l’on nomme « Haut Potentiel »… Ouais super ! Et alors ??? Ca n’a en rien augmenté l’estime de moi, au contraire, j’en ai honte, qui va me croire ?
    Aujourd’hui, je vais mieux, heureusement, je me connais mieux et mon plus gros limitant reste mon immense sensibilité: Un rien, un geste, un mot, un fait divers… peut m’anéantir instantanément. Je ne suis pas vraiment optimiste mais j’ai beaucoup de force en moi, une grande ressource dont j’ai pleinement conscience et surtout, j’ai compris que c’est dans l’action que je peux m’épanouir. Depuis 2 ans, je souffre d’une maladie-auto immune ainsi que d’une tumeur inflammatoire sur le nerf optique. Ce sont ces pathologies qui me sauvent la vie car je peux à présent, en toute légitimité faire ce que j’aime depuis toujours : Créer !J’ai donc souscris aux formations de Pit, je les suivrai toutes. Je prends des cours de dessin et d’aquarelle dans un atelier près de chez moi et je suis également une formation à distance de dessinateur/illustrateur. Tout ça, pour mettre en scène mes dentelles de papier. Cela me laisse un large choix, c’est ce que j’aime et qu’il me faut pour éviter la routine et l’ennui ! Et pour la première fois de ma vie, j’accueille les compliments et suis fière de moi !
    Merci Pit pour ton témoignage, ça fait du bien de ne pas se sentir seule…
    A bientôt
    Sandra

    • Pit dit :

      Salut Sandra, soeurette haut potentiel. 🙂 (attention ce blog est un nid à enfant zèbre, il y en a d’autres qui trainent dans le coin 🙂 )

      Je suis fait pour te comprendre, et cette soif de connaissances qui t’anime je ne la connais que trop bien…
      Quelque soit le titre qu’on puisse te mettre sur le front, je suis content que tu puisses trouver ta voie.
      Et si la maladie te drive plus qu’autre chose, alors c’est absolument parfait car tu vis enfin! et malgré le contexte, je trouve cela génial.
      Donc je serais toujours là pour t’aider, jusqu’à ma dernière étincelle de vie, sache-le.

    • Bastoche dit :

      Il n’y a qu’une chose qui nous relie tous : la différence. Apprend à aimer ta petite bulle. C’est depuis que je suis mes passions et que je laisse de côté la pression de cette sempiternelle intégration sociale, que je suis enfin moi-même. Et étonnament, j’ai toujours une vie sociale. J’adore ma bulle, mon petit coin d’originalité, et je la présente aux autres avec des étoiles dans les yeux.

  47. Romain dit :

    Salut Pit je te suis dans l’ombre depuis un certain temps maintenant. Je me retrouve dans ce que tu dis et cela fais du bien de lire que je ne suis pas le seul dans cette situation. La tienne a l’air bien plus grave quand même. Je suis actuellement en reconversion professionnelle pour devenir tatoueur mais je suis dans l’obligation de garder mon autre travail pour l’instant. Du coup un peu de surmenage et j’ai du mal à joindre les deux bouts. Je me retrouve à devoir évoluer artistiquement en apprenant un travail qui est exceptionnellement spécial. Beaucoup de compétition et je me dois d’evoluer rapidement pour pouvoir garder ma place au salon dans lequel j’ai etais pris en apprentissage. Tout n’est pas négatif je l’admet car trouver une place dans un salon n’est pas évident et veux bien dire que tu n’es pas là pour rien, mais impossible de voir les choses positivement. J’ai toujours un avis négatif sur mon travail, je n’aime pas mes dessins. J’ai l’impression de ne jamais bien faire les choses et je n’arrive plus du tout à me libérer artistiquement. Vu que je n’aime pas mes réalisation à quoi bon s’acharner ? Mais je sais que je veux faire ce boulot. Je m’arrache les tripes à toujours avancer et ça marche mais je ne décroche aucun sourire à l’arrivée. Du coup après ma journée de 14 h de travail, je rentre chez moi et je ne veux plus rien faire d’autre. Je ne supporte plus personne donc je me renferme éteins le téléphone et squatte les jeux vidéos. Je n’ai plus le courage de me perfectionner dans le dessin je veux juste rentrer chez moi. Je ne supporte plus de voir des gens ou qu’on me parle et je décroche facilement quand on engage une conversation avec moi… En tout cas j’espere que tu remonte la pente et continu à être comme tu es, tu renvoi une bonne image et une belle gentillesse ce qui n’es pas donner à beaucoup de monde 😉

    • Pit dit :

      Au contraire, tu as toutes les raisons de t’acharner.
      Rares sont les artistes qui aiment leurs créations, ça fait partie du jeu, et crois moi, quand un artiste se trouve auto-suffisant, c’est le début de la dégringolade de sa carrière.
      Maintenant, peut être que tu as tout simplement besoin d’équilibrer ta vie, et de trainer avec un petit groupe d’artistes/de personne qui te tirent vers le haut.
      Ne reste pas dans ton coin dans tous les cas, on néglige souvent l’effet de groupe pour évoluer.

      Rappelle toi que tes impressions sont celles qui te jouent le plus de tour, car le grand public n’a pas la même perception de l’esthétique que toi, c’est une réalité, donc ne sois pas trop dure avec toi-même. Des clients tu en auras toujours. Laisse toi évoluer, et reprends le goût de créer et de te lâcher un peu en écartant la perfection de ta vie. Oui sur pinterest tu trouveras toujours des brutes du tatoo, mais ne te compare pas. Tu es là pour apprendre et évoluer. Laisse toi le temps.
      Un jour tu seras peut être à leur place. Et d’ailleurs, tu trouveras toujours des défauts à ton travail. C’est comme ça, autant l’accepter.

      PS: j’ai encore passé un cap vers la guérison en lisant tous ces beaux commentaires, merci à toi d’y avoir participé 😊

      • Romain dit :

        Merci pour ta réponse tu as un peu amoindri ma sévérité avec moi même 😅 Et je m’excuse aussi d’avoir parlé pratiquement que de moi. Donc à mon tour de parler pour toi. La première chose qui m’a frappé en lisant tes articles ou en regardant tes vidéos j’me suis dis «  Putain ce gars il sait de quoi il parle » et quand j’ai su que tu avais vraiment penché sur le dessin à 25 ans, tu as hérité de tout mon respect. Je n’imagine même pas l’effort que tu as dû fournir pour arriver à ton niveau de connaissance et d’exécution. Je parle essentiellement de ton travail car je ne te connais pas personnellement. Peut être un jour haha 😂 Perso en auto didacte je n’arrive toujours pas à comprendre comment tu as pu arrivé à ce level. Tes gestes sont précis, tu sais ou tu vas. Tu tiens un blog excellent qui relate tout ce qu’un dessinateur doit savoir et en plus de cela on as droit de temps en temps à une réflexion autour de ce métier et la vie qu’il impose. Quoi de mieux sérieux ? Tu t’es batti un petit empire qui est le tiens. Je sais que trop que la vie peut être fatale. C’est un gros pessimiste qui te parle ! Mais sache que tu peut marcher la tête haute car derrière toi j’ai le sentiment que tu as sacrifié beaucoup de chose pour en arriver là. Je le répète encore mais tout mon respect et c’est fièrement que je te serrerai la main si un jour on se croise.

        Prend bien soin de toi.
        Romain.

        • Pit dit :

          Salut Romain,

          Tu n’imagines pas le nombre d’heures que j’ai sacrifié à réfléchir sur le dessin, alors que mes amis sortaient et m’envoyaient des textos pour aller fêter ou pour d’autres activités (même si à des moments j’en avais besoin), mais cette soif de connaissance a souvent raison de moi.
          Certains m’en ont voulu d’être comme ça, ou simplement me prenaient limite pour un monstre voire un attardé.

          D’ailleurs en soirée, les rares où je me permets d’aller, je refuse systématiquement l’alcool qu’on me propose, ce qui en général est très mal vu car cela renvoie les alcooliques vers leur propres faiblesses, et leurs propres inhibitions (inhibitions que je n’ai plus, je pense être bien plus drôle avec le cerveau bien en place, et je m’amuse de voir mes amis en état d’ébriété).

          En gros les personnes qui ne veulent pas évoluer, détestent le reflet que je leur renvoie (je ne le fais pas volontairement, chacun est libre de faire ce qu’il veut). C’est pour cette raison que la plupart de mes amis proches sont des marginaux, hauts potentiels ou surefficients, et au’ils acceptent ma condition tout comme j’accepte leur différence.
          Je pense fitter avec tout le monde, mais je préfère ne pas avoir à porter le fardeau de toujours me justifier de ma condition, ça m’épuise et je préfère garder de l’énergie pour des choses que je sais faire, comme aider, décortiquer une théorie, analyser, vulgariser l’information, enseigner.

          Et j’ai fait la même chose pour la médecine, la nutrition, la photographie, le sport… Je fait toujours une chose à la fois de manière très analytique et plutôt cartésienne, malgré mon hypersensibilité.
          J’ai une très grosse puissance de travail, qui compense le fait que je ne suis pas très rentable, ou en tout cas pas autant que certains amis ou proches. J’ai des troubles de l’attention, mon esprit passe du coq à l’âne toutes les 5 minutes certaines journées, c’est lourd. Alors parfois je médite pour compenser, ça me fait un bien fou.

          Là je suis en train d’apprendre le chant et la cuisine. Je ne suis pas du genre à lire des fictions car je suis déjà bourré d’idées, et je préfère créer avec la plus grande objectivité et fraicheur d’esprit. Et plus je vieillis, et plus j’ai l’impression d’y voir clair, d’être créatif et de penser librement.
          J’ai passé des barrières psychologiques vers l’âge de 31 ans, qui m’ont permis de libérer des choses enfouies en moi que je ne croyais pas imaginable. C’est le voyage qui a tout déclenché.

          Mes habitudes m’ont conduit peu à peu rassembler les pièces du puzzle, et toutes mes connaissances ont payé. Le fait de m’être autant éparpillé tant d’années, m’a finalement prouvé que toutes les compétences engrangées étaient tout sauf inutile.

          Je suis véritablement fier de ce que je suis devenu, surtout quand je sais d’où je suis parti, mais je ne me sens pas suffisant pour autant, loin de là. J’ai l’impression que le voyage ne fait que commencer.
          Certaines personnes n’apprécient pas la confiance que je dégage, ce que je peux comprendre, mais les gens qui me connaissent savent que je suis tous sauf imbus de moi-même.
          Je comprends que cela puisse déranger, et j’ai mis longtemps à avaler la pilule. Aujourd’hui ça va mieux, je sais que la confiance que quelqu’un nous renvoie, peut causer de la jalousie ou de la frustration si on n’a pas soi-même confiance en soi.

          Pour te répondre grossièrement, il n’y a pas de miracle à part mon envie inconditionnelle de repousser toujours mes limites.
          J’espère que ça peut t’éclairer un peu plus sur le fondement de ma personnalité.

          PS: parler de soi peut aider les autres, il ne faut pas avoir peur de passer pour un égocentrique, surtout si tu sais qu’au fond de toi tu es persuadé du contraire. Il suffit d’observer les commentaires en dessous de cet article pour s’en apercevoir. Parler de soi fais du bien, et c’est encore mieux quand tu sais écouter en retour. Le partage et la communication profonde lient les humains, et je suis persuadé que même la plus fermées et inaccessible des personnes peut s’ouvrir si on la met en confiance.

  48. Born dit :

    Merci pour ce très bon article. Pour ma part j’ai enchaîné les coups durs, récemment (enfant handicapé , divorce, arrêt de travail pour s’occuper de l’enfant handicapé et de toute la paperasse et les rdv qui vont avec, pas de famille à proximité…). Même si j’ai des moments difficiles je n’en crois pas être tombée dans la dépression, le burn out.
    J’essaie de m’accrocher À ce que j’ai.
    C’est sûrement une question de tempérament.
    Parfois je rumine mon amertume.
    Ce genre d’article, très personnel, me fait du bien.
    Merci encore

  49. Nicole Paquet dit :

    Allo Pit!

    Chaque dépression a son histoire, ses causes et ses solutions…

    Lorsque tu écris :  » j’ai l’impression que le fait de se sentir déprimé est avant tout un problème perceptif », tu sembles avoir mis le doigt sur quelque chose qui était parlant pour toi… Je suis très heureuse que tu aies trouvé autant de solutions pour t’aider à te relever…

    Lorsqu’on lit tes articles et les échanges que tu as avec nous, on apprend à te connaître…. Moi, j’ai découvert un guide en dessin doté d’une intelligence, d’une générosité et d’une sensibilité hors du commun. J’ai découvert aussi un idéaliste, assurément, qui se dirige toujours à grande vitesse vers ses buts… Persévérant mais peut-être, durant cette foutue année, jusqu’à l’épuisement…. Peut-être un sentiment d’impuissance, le sentiment de ne pas avoir eu totalement le contrôle?… C’est épuisant, ça!

    Réapprendre à faire le plein, à respirer par le nez, à lâcher-prise sur certaines choses… Tout cela et plus, mais sans changer ta vraie nature et ce à quoi tu carbures dans la vie … C’est bon! Ça devrait aller pour la suite …

    Moi, dans le passé, pendant une période où j’en avais assez de mes tourments, de mes idées sombres, et plus, plus, plus, ,,, j’ai trouvé tout bonnement cet exercice simple en apparence, mais qui a été le début de mon mieux-être intérieur par la suite. Il s’agissait d’un jeu de rôle. Pendant 24 heures, je devais jouer à la personne heureuse. Je devais faire comme « si » j’étais heureuse. Je devais chasser ou remplacer de mon esprit chaque pensée négative. Je devais envisager et percevoir positivement toutes les activités de ma journée, même celles qui étaient lourdes sur mes épaules. Il pouvait s’agir autant des gestes simples du quotidien comme de laver la vaisselle que de tâches exigeantes au travail.. Quelle journée!… Incroyable tout ce que j’ai appris sur moi et que j’ai commencé à changer dans mon esprit par la suite…

    Que de témoignages et de partages! Je constate que nous étions plusieurs à s’inquiéter de ton absence…et plusieurs maintenant à être heureux de ton retour à l’écriture!

    Je te souhaite sincèrement une meilleure année!

    Nicole, une personne heureuse d’être en vie, heureuse de sa vie, heureuse de dessiner…

    • Pit dit :

      Un grand merci particulièrement à toi pour ta bienfaisance Nicole. Je sais que tu n’es jamais très loin et ton positivisme à toute épreuve est toujours le bienvenu!
      Il me fait du bien en tout cas, c’est une certitude.
      Donc encore merci à toi pour ton soutien sans faille. Cela me rend heureux de me savoir entouré de belles personnes comme toi.

  50. Killian4 dit :

    Bien le bonjour Pit. Avant toutes choses merci pour ce partage. Si cela devrais se reproduire j’espère que tu pourras trouver ici le réconfort que tu souhaites toi autant que tous les autres membres du blog. ( je pense en particulier a Paulette)
    En retour a ton partage et a ceux de près d’une cinquantaine de personnes je ne sais que dire. Pour ma par je ne porte que peut d’importance à mon état, il se peut que je soi dépressif ou introverti peut être, cela me laisse de marbre. Je ne peux répondre à ce qui je suis posé car je l’ignore, jusqu’à même me demander si je suis ici quelque fois c’est dire ^^. Après j’ai toujours eu quelque peu la tête dans la lune, à « dramatiser » les évènements et je m’en excuse ^^. Dans mon cas j’ignore ce que je recherche, peut être ce quelque chose que tout le monde pense connaitre: vivre.

    Je suis content pour vous (toi et les dessineux) pour cette passion qui vous anime tous et que je crois ressentir au travers de chaque dessins que vous faites. J’en suis quelque peux jaloux d’ailleurs que ce soit pour ce qui est de la technique mais surtout pour cette « vie » que vous placez dans ce que vous faites. Pit j’espère que tu puisses « guérir » vite, tu as créée une communauté très soudé, puisse t’elle (et toi aussi) perdurer.

    • Pit dit :

      merci à toi pour cette attention.
      Nous ne sommes pas tous fait pareil, mais si tu remarques déjà la vie à l’intérieur des créations, c’est que tu n’es pas spécialement différents de nous. 🙂
      C’est juste que tu l’ignores et qu’inconsciemment tu penses ne pas appartenir à aucun groupe? qui sait.
      Pourtant si tu es présent ici, c’est quelque part tu l’es déjà d’une certaine manière.
      Il faut parfois peu de choses pour avancer… crois moi sur ce point.

  51. Cyberfufu dit :

    Et ben, je suis peiné de lire que tu as traversé tout ça !
    Un bon gars comme toi plein d’énergie et qui donne beaucoup (trop peut être?).

    Personnellement ayant déjà quelques hauts et bas dans ma vie je pense qu’une des choses qui aide c’est de se connaitre, ça a l’air bête et simple mais c’est un exercice plus dur que ce qu’il parait.

    Déjà parce que la déprime peut s’installer progressivement, et puis parce qu’on peut facilement se ‘masquer’ certaines choses sans spécialement chercher à le faire. Il suffit d’éluder certains points difficiles.

    Quand on connait nos réactions (voir nos maux car certains signes physiques sont révélateurs), on peut mieux se dire : houlà y’a un truc qui va pas qu’est-ce que c’est ? Et ainsi prévenir avant de trop partir en sucette.

    Bref, de tout coeur j’espère que cette période difficile te permettra de reconnaitre les ‘symptomes’ précurseurs et de pas redéprimer.

    Bon, en tous cas c’est la preuve que ça arrive même aux meilleurs 😉
    Tu m’as toujours fait l’impression d’être un bon gars, vois toutes les réactions que tu suscites, ton talent, ce que tu as accompli, plutot de quoi être galvanisé !

    Merci de ton partage en tous cas.

    • Pit dit :

      😀 haha c’est gentil.
      je me souviens qu’avant 30 ans ça ne m’était jamais arrivé.
      Mais je crois que plus on se responsabilise dans la vie, et plus les soucis arrivent, notamment les hauts et les bas émotionnels.
      Enfin c’est la sensation que j’en ai en tout cas.
      Comme dit Bastoche, loin de la pression sociale ça va en général bien mieux, car on vit à son rythme.

      Merci pour ton aimable message, ça fait plaisir!

  52. Cezal dit :

    Bonjour Pit,

    Cet article est un don du ciel ! Un signe du cosmos me rappelant que je ne suis pas seule ! Tu as toute ma gratitude en ces temps sombres et paralysants. J’aurais souhaité pouvoir l’enregistrer en format PDF – sa lecture ne se fait pas une fois pour toute mais est plutôt une médication -. Je ne trouve pas le lien comme pour l’article précédent ? Je suis admirative de l’œuvre que tu accomplis, tant en ce qui concerne le blog que ta vie personnelle ! Quelle force intérieure et quelle belle envie de vivre !

    • Pit dit :

      Merci Cezal,
      dans ton navigateur tu peux activer la commande impression (en général ctrl+P), puis dans la boite de dialogue tu devrais avoir le choix de l’enregistrer en pdf (sur mac j’ai le choix de l’ouvrir dans aperçu puis de l’enregistrer en pdf).
      Sinon tu as des solutions comme celle ci: https://www.web2pdfconvert.com/
      Je ne l’ai pas fait pour cet article, vu qu’il ne s’agissait pas d’une fiche de travail.

      merci encore pour ton message

  53. Claire dit :

    Salut Pit !
    Je suis heureuse de te voir de nouveau publier un bon gros pavé !! ^^ Je suis inscrite depuis presque deux ans maintenant, en tout cas suffisamment longtemps pour avoir remarqué la différence entre avant et pendant 2017. J’ai remarqué que le nombre d’article avait brusquement diminué(je ne veux pas te mettre la pression pour reprendre le rythme car perso, je le trouvais trop rapide pour moi^^), et que tes quelques nouvelles publications semblaient être des messages d’excuses sur ton état. Je me suis fait beaucoup de souci pour toi. Je me reconnait en fait beaucoup dans ta façon de raisonner, de vouloir analyser le pourquoi du comment de nos émotions etc. En fait dans ce site j’ai trouvé, en plus de cours de dessin de super qualité, une sorte de coach psychologique. J’ai déjà relevé plusieurs de tes phrases en me disant « ça il faut que je me l’accroche au dessus de mon lit, c’est tellement vrai !! ». J’aime beaucoup ta façon de voir les choses. On a un peu l’impression de te connaître à travers ton site alors de te savoir pas bien, ça me faisait mal comme si ça avait été pour quelqu’un de ma famille. Je te souhaite tout le bonheur du monde et un bon rétablissement !! <3 <3 <3

    • Pit dit :

      oh merci Claire! 😀
      ton message me fais très plaisir 🙂
      Ce que je donne à travers mon site est ce que je suis dans la vraie vie.
      D’ailleurs j’ai beau travailler sur internet, je suis simplement derrière un écran. Mon clavier suit juste la manoeuvre. ^^

  54. Audrey15 dit :

    Merci Pit pour ce témoignage et ce partage si personnel. Je suis vraiment contente que tu ailles mieux. Tu donnes beaucoup et on a envie de pouvoir t aider. J ignorais que tu etais passe par de tels moments cette annee…ca s est peu vu. je t ai trouve present… impressionnant!
    Je pense effectivement que les états que tu évoques peuvent nous arriver à tous et particulièrement quand on n’a pas ou on ne prend pas le temps de s écouter, et c est insidieux.
    Je trouve qu il est nécessaire de se mettre à l écoute des signaux physiques et de ses emotions (meme si sur le moment, elles ne sont pas agreables, c est justement qu il y a qqch à comprendre) … sinon, il y a de fortes chances pour que les signaux se fassent de plus en plus importants…
    Je te rejoins totalement sur l importance des outils de développement personnels : la connaissance de soi me semble être la 1ere étape par laquelle commencer (et quelle longue étape! )
    Les créations en tout genre peuvent y contribuer. La symbolique est souvent forte et permet de travailler au niveau inconscient, d exprimer des choses.
    Pour ma part, qq axes qui fonctionnent bien pour dépasser les phases de déprime:
    – travailler sur ses forces, croyances limitantes
    – sortir la tête de l’eau/reculer et voir la Beauté autour de soi, être reconnaissant
    – prendre soin de son corps, précieux véhicule pour mener à bien ses projets (et je suis persuadée que si notre état d esprit agit sur notre corps, l inverse est également vrai)
    – être clair sur ce que l on veut et garder le focus en se donnant les moyens d y arriver et en repriorisant.
    – agir en accord avec ce que l on souhaite transmettre (à ses enfants par exemple et éventuellement sur les personnes que l on côtoie car je pense que nous avons tous une influence sur notre environnement). Alors vive le colibri 😉 !

    Belle journée

    Ps: merci pour les photos et les commentaires légers qui les accompagnent. Elles sont sublimes, ça fait voyager !

    • Pit dit :

      Merci Audrey.
      J’imagine que je garde mes souffrances pour moi la plupart du temps, et le fait que je les partage signifie que je suis passé déjà au travers.
      Nouvelle année, nouveau départ.
      J’ai du pain sur la planche.

      Merci pour tes conseils!
      À + sur le forum

  55. Gigi dit :

    J’ai enfin pris le temps de lire cet article ! Je te remercie beaucoup pour ton article qui me parle beaucoup !!! Merci pour tes conseils qui me renvoient comme un rappel à ne pas oublier car souvent (dans ma période menstruelle) je déprime facilement.

    Tout comme toi, le dessin m’avait sauvé et avait révélé mon talent suite à mon premier divorce. Ma rancune était tenace et j’avais vraiment eu du mal à digérer, cela m’avait presque détruite. Je n’étais pas douée dans les mots et depuis que j’étais enfant j’avais toujours été attiré par le dessin. Et je m’étais mise à écrire mon histoire. Il est d’ailleurs en ligne ici : webamag.fr/fr/mon-vendeur-de-reves-autobdgraphie-4vd9x/resume-de-l-histoire-h2wj8/12715/planche.html. J’explique dans mon blog « Pourquoi dessiner » : phonghonggi.jimdo.com/2017/03/04/pourquoi-dessiner/
    Et depuis je continue à dessiner, à dessiner mes aventures de maman avec mes filles 🙂

    Puis ensuite un deuxième divorce qui ne s’était pas très bien passé avec un militaire macho (le père de mes enfants), j’avais fait un burnout maternel, des crises d’angoisse…C’était en 2014… Le divorce avait duré 2 ans, de guerre (il ne sait faire que ça !)et je m’étais retrouvé à la rue avec mes filles, il y avait eu beaucoup d’injustices. La galère avait été arrêté une fois que j’avais décidé de ne plus subir, d’être une victime, de me culpabiliser pour tout !… c’était en 2016 ! et puis suite au décès de mon Père en février 2016, que je n’avais pas vu depuis des années… pas les moyens financiers pour me rendre auprès de ma famille. Je me sentais coupable et plus jamais je souhaitais ressentir cela…
    La solution qui m’avait sauvé est le défi de 100 jours, j’en parle ici : phonghonggi.jimdo.com/2017/02/18/le-d%C3%A9fi-de-100-jours/
    Et depuis la vie a commencé à me sourire !!!

    Merci pour vos témoignages, on se sent moins seul face à nos émotions…

  56. Nakipal dit :

    Salut à tous !
    Très bon texte où je me retrouve vachement !!
    Je vous conseil la lecture des textes de Lulumineuse (lulumineuse.com), sur le lâcher prise, l’auto guérison etc. J’ai retrouvé certains éléments dans ton textes et je penses que ça peut aider à se comprendre, s’écouter et faire la paix avec son « soi » intérieur. Que du positif dans tous les cas et ça fait du bien 🙂
    Bon courage à tous et prenez soin de vous !

  57. Bonjour Pit,
    Merci pour cet excellent article, qui comme les précédents, m’a fait réfléchir :
    Tu as plus de 40000 abonné à ta chaîne, tu gères un blog, un forum, une école de dessin…tu ne peux pas répondre à chacun, tu dois accepter que cela n’est pas possible sans mettre ta santé en danger; Je t’avais posé une question, il y a 2 ou 3 ans, et tu avais répondu immédiatement et pertinemment, ça m’avait fait plaisir dans un sens, mais je m’était dit « si ce gars là réponds aussi consciencieusement à tous ses abonnés et ses élèves il n’a plus de vie, il va tomber en burn-out  » (je suis passé par la moi aussi)
    Il faut savoir se ménager, prendre de la distance pour ne pas re-sombrer.
    Bonne journée à tous

    • Pit dit :

      Salut,
      ça me fait plaisir de vous répondre, cela ne fait pas partie de mon burnout en réalité. ^^
      toutefois merci pour ton attention, ça fait plaisir

  58. Bonjour Pit,

    Je viens de lire ton article ainsi qu’une grande partie des commentaires et cela m’inspire beaucoup de compassion pour vous tous.
    J’ai moi-même connu un épisode difficile en avril 2017 avec prise de médication (pendant quelques jours uniquement pour sortir du gouffre car je ne suis pas favorable non plus au chimique).
    Je m’étais fait offrir plusieurs de tes formations comme de cadeau de Noël 2016 mais je ne les avais pas réellement attaqué : plus la force…

    Pour ma part, j’ai été victime d’un pervers narcissique sur mon lieu de travail pendant plusieurs années(pour ceux qui ne connaissent pas, informez-vous). Je sais aujourd’hui que j’étais en partie responsable aussi car j’ai accepté cette situation. Jusqu’au moment où j’ai pris une décision ferme pour moi-même. Tout part de soi je suis d’accord.

    Aujourd’hui je vais bien, j’ai un nouveau travail. Je revis. Je reviens sur ton blog pour reprendre ce que j’avais laissé de côté et là je tombe sur ton article. C’est drôle, enfin si je peux me permettre l’expression…^^

    OUI, le dessin est un moyen d’exprimer ce que l’on ressent, positif ou négatif.
    J’avais connu un artiste qui était conscient de ses névroses mais qui avait préféré ne pas les soigner pour rester créatif… Il y a des limites à mon avis.
    Je crois que pour avancer, il faut tenter de trouver la force et le courage de s’exprimer ouvertement.
    La vie est un travail sur soi même passionnant pour ceux qui s’en donnent la peine et on en ressort grandi.

    Ce qui m’a aidé : la méditation et les pensées positives.

    A bientôt sûrement.

  59. christine halet dit :

    bonsoir très cher!!

    Merci pour ta lettre sur tes états dépressifs car cela touche énormément de monde et même les plus heureux passeront certainement par cet état un jour. C’est bien de ta part de te livrer la dessus. Merci aussi pour le lien sur Amazon sur de très bons livres.
    Moi je suis en plein dedans en ce moment et le fait de te lire me remonte le moral. Souvent quand on va mal on a l’impression qu’on est seul au monde a étre dans cet état donc en sachant que d’autre traversent les m^mes états d’âme cela nous pousse à nous sortir de là et même à aider les autres même si on ne va pas bien nous mêmes. J’ai la chance d’aimer le dessin et la peinture et c’est ce qui me « sauve » car mes pinceaux sont mes meilleurs compagnons. Donnes nous bien de tes nouvelles en lus de tes conseils car tu fais partie de nos amis et bien sûre même si peut être (et même surement) on ne te verras jamais de visu, te savoir en bonne forme nous intéresse.

  60. Tif dit :

    Je viens de faire un burn out en lisant tous ces commentaires 😉 Sérieusement c’est très généreux d’oser dévoiler ses difficultés et de nous permettre de relativiser en se sentant moins seuls. Alors merci à toi Pit pour ton partage et à tous ceux qui ont répondu et qui m’ont donné le courage de faire de même (dur de ne pas se sentir égocentrique et ingrate quand même).
    En résumé (lol) : parents divorcés quand j’avais 6 ans et ma soeur 3. Sentiment d’abandon amplifié par un père qui nous répétait que notre mère n’avait pas voulu notre garde et notre mère aurait eu peur d’une réaction violente de notre père…
    Coups gratuits par mon père accompagnés par des insultes, chantage affectif permanent par ma mère (je suis une mauvaise fille qui finirait sa vie seule en plus d’être grosse feignente égoïste et j’en passe et comment pouvais je aimer mon père et vouloir voir mes amis?!) Mauvaise entente avec ma soeur au point qu’elle ait mis un couteau sous ma gorge (d’après ma mère je l’aurai cherché) et d’autres péripéties… Un beau père totalement soumis à ma mère qui lui donnait plus de crédits dans ses délires. Une totale injustice des deux côtés  et un droit de parole inexistant. Une touche d’abus sexuels de la part d’un cousin sous la bonne vigilance de notre père.
    (Des cauchemars répétés de mes parents s’entretuant et de loups voulant me dévorer et de moi faisant la morte pour y échapper ou m’envolant le plus loin possible. Il y a avait Tiffany la grosse invisible flottant du coup au ras du sol comme dans code quantum avec le boîtier qui conseillait Super Tif avec la cape qui se battait héroiquement: j’ai le projet d’en faire une BD peut-être un jour lol)
    La rencontre d’une amie également perturbée (en cp) m’a permis d’être témoin du danger de l’alcool et je te rejoins Pit quand j’ai refusé de boire n’y voyant pas d’intérêt j’ai été rabaissée par des jeunes qui au final n’étaient pas bien dans leur peau.
    Niveau scolaire j’ai rapidement compris que pour éviter les coups de mon père il fallait apprendre vite  (vive les poésies :s) mais je n’avais pas envie de consacrer ma vie à ça et la compétition je détestais ça: écraser les autres pour se valoriser c’était déjà courant dans ma famille. Donc je restais dans la moyenne.
    Ma soeur ayant des difficultés scolaires et étant sans cesse comparée à moi a développé une jalousie maladive dont je subis encore les conséquences. Pensant beaucoup à la mort et aux pires scénarios possibles j’ai demandé à voir un psy au lycée. Très timide je n’arrivais pas à parler et ne faisais que pleurer les premières séances puis j’ai parlé de ma mère. À la fin il m’a dit de couper les ponts avec elle j’ai stoppé les séances trouvant cette conclusion trop extrême et non professionnelle. Mon père s’était adouci avec ma belle-mère ce qui m’avait permis à 16 ans d’oser demander la garde alternée (obligation alors de passer devant un juge…) guerre de pension… Puis mon père a fait une crise cardiaque et à peine remis sur pieds il nous a reproché à ma soeur et moi d’en être à l’origine (c’était en réalité son cholesterol). J’avais interdiction de parler de ma mère ni même de ma demi-soeur en présence de ma belle-mère qui nous a accusé d’aimer notre père uniquement pour son argent. Après une dispute entre ma soeur et mon père il nous a laissé dans la rue un soir et nous avons fini à contre coeur par contacté notre mère. 2 ans après je retournai chez mon père c’était ça ou… bref je rêvais de m’enfuir. Et ce qui m’a permis de tenir ce fut la rencontre avec une amie extraordinaire. Elle m’a donné confiance en moi et m’a aimée et respectée. J’ai eu la confirmation en côtoyant sa mère adorable que j’avais effectivement des soucis de famille. J’ai beaucoup parlé de problèmes existentiels psychologiques et scientifiques. Je devais vérifier si j’étais ce monstre décrit par ma famille et comprendre le but de tout ça…
     Je tiens à insister sur le fait que mes parents ont également des qualités et leur comportement a été très conditionné par ce qu’ils ont vécu eux-mêmes. Ils n’ont simplement jamais cherché à se remettre en question et à reconnaître leurs erreurs. Et par conséquent à l’inverse je doute de tout. Au point parfois de beuguer pour choisir entre deux boîtes de petits pois et plus sérieusement ai-je fait une erreur égoïste en choisissant de devenir maman d’un petit garçon qui risque lui aussi de souffrir. J’ai un gros problème avec l’injustice et il y en a tellement partout. Donc après des années à me taire par peur ou par sentiment d’impuissance j’ai décidé de dire ce que je pense peu importe les conséquences. Et j’ai un chat. 🙂 Quand il n’essaie pas de me mordre c’est sympa. Je suis prof des écoles et il y a tellement d’enfants en souffrances sans aucunes ressources concrètes pour les aider. La plupart du temps je me sens dépassée et inutile avec 28 élèves en rep + mais en voyant mes collègues dans le même état je relativise. Mon mari a une famille normale du coup il a du mal à me comprendre et son insouciance me stress assez souvent. Donc je me sens souvent seule et folle. Avec la peur de devenir comme mes parents. Et donc dépression et  burn out j’ai testé plusieurs fois et pour ma part je pense que je m’en sort plutôt bien mais je n’en sortirai jamais vraiment. Je ne sais toujours pas si c’est positif ou pas de savoir qu’il y a des gens qui vivent des situations identiques c’est déprimant quand même. Ce qui m’aide depuis que mon amie vit sur un autre continent c’est de m’occuper de mon fils, de m’investir dans mon projet d’album pour enfant  en prenant les cours de Pit et en testant de nouvelles activités comme du vélo pour aller travailler et le hockey sur glace qui défoule bien 😀 rencontrer de nouvelles personnes et partager nos expériences, m’inventer des vies parallèles et faire de la balançoire 😀 et de la guitare. Quand ça va vraiment mal je regarde des séries ou je collectionne sur Pinterest pour me déconnecter le temps de retrouver mon calme.

    • Pit dit :

      Wow merci de ton partage.
      C’est vraiment super courageux.
      Je ne pense pas parvenir à parler de mon père sur ce blog un jour, trop de souffrances associées à lui.

      Mais je pense qu’on a toujours peur de finir comme ses parents quand on juge que leurs vies est tout sauf une référence, et à l’évidence tu n’es pas comme les tiens, et ne le sera certainement jamais vue la façon dont tu en parles et analyses les faits.

      C’est de cette souffrance que viennent les plus beaux côtés de ta personnalité: l’auto-analyse, les pieds sur terre et l’envie de faire bien les choses (liste non exhaustive) et crois moi ces qualités sont déjà rares.

      On garde les cicatrices de nos souffrances d’enfant/d’ado toute notre vie. Mais la douleur et la peur révèlent notre personnalité profonde: soit cela mène à la lâcheté, la fuite en avant ou l’inaction/critique facile, soit assumer/avancer mais toujours se torturer et se flageller pour ne pas répéter les erreurs des autres jusqu’à en être obsédé et parfois même s’empêcher de vivre.

      Tu es de la deuxième catégorie, et je te tamponne ta carte de membre immédiatement. Bienvenue au club 🙂

      Merci encore pour ton partage.
      Tu gères Tiffany.

  61. Lours blanc dit :

    Pffff gros coup de blues existentiel, pas la petite déprime saisonnière mon futur mon passé ma vie mon oeuvre ( sic ) et comme par hasard l’article de Pit sur la déprime. Je suis comme on dit un taiseux et je n’aime pas me livrer  mais cette crise ne fait comprendre que 

    1 que rien n’est acquits: même pour les cordonniers  qui on le sait sont les plus mal chaussés, que toujours: Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage!sur le métier… 

    2 qu’une personne seul est une personne mal accompagnée. il est important de savoir s’entourer que ce soit par des proche solide et bien vaillant et ou aller cherche un plombier si on a des questions de plomberie 

      • Lours blanc dit :

        Encore une fois ma caisse a outil a été bien utile.
        Les expériences de vie, si on arrive a en retirer un minimum de leçon aident a la construction de nos caisse a outil (notion de psycho-chaudronnerie assez empirique développer par moi-même et mon père. Il faudra que je mette tous cela par écris d’ailleurs.

        Mais rien est immuable, un outil, peut aussi s’user par un usage excessif ou inapproprié, savoir choisir tel ou tel instrument est aussi le génie de l’artisan… revenir a la source, vérifier ses repères

  62. Lours blanc dit :

    Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclaire pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux qu’ils ne vous détruisent pas à petit feux et en vous suçant le sang.

    Et puis …

    Il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissez à peine, vous vous êtes rendu léger, au rendez-vous et pourtant quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte, déclenché un parachute, initié un mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner. Vous ne serez plus le vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel…

    In LES ÉCUREUILS DE CENTRAL PARK, SONT TRISTES LE LUNDI, KATHERINE PANCOL, édition ALBIN MICHEL

    Je pense que tu en fait parti mon cher Pit

  63. Domi9 dit :

    Bonjour Pit et merci pour ce témoignage poignant dans lequel je me suis parfois (et même souvent !) reconnue !
    La traversée du désert, le doute, le mur d’incompréhension et j’en passe… pour moi, personnellement plus dans l’art de l’écriture que le dessin même si celui-ci m’intéresse au plus haut point, d’où mon inscription d’ailleurs.
    Au final, ce qu’il faut surtout retenir c’est que notre art nous fait vivre et vibrer, nous anime autant que l’air que l’on respire ! D’où la nécessité de continuer à nous exprimer à travers lui ! Encore et Toujours !
    Bon courage et bonne continuation surtout !
    Amitiés,
    Dominique

    • Pit dit :

      merci Dominique, oui toutes nos passions sont vraiment bienvenues pour nous faire tenir le coup!
      bon courage à toi aussi et à bientôt

  64. Très courageux ton témoignage Pit! Bravo
    j’adore ton « Mon kit de survie pour artiste (ou tout autre introverti) déprimé »
    🙂 Plein de bon sens!
    Bon rétablissement.

    Cyril

  65. Boudgato dit :

    Voilà un article qui semble parler à beaucoup de monde, moi également ^^.
    Je viens de traverser une période de deux ans qui a été la pire de ma vie je crois. Je n’ai pas fait les choses avec grande intelligence il faut le dire, haha. Pendant mon année de master pour devenir institutrice je me suis lancée dans une montagne de projets : préparer mon concours, préparer mes cours pour mes élèves, écrire des articles de jeux-vidéos bénévolement pour un site internet, aider une amie avec ses scouts, voir mon petit ami et ma famille. Bref je me suis retrouvée au deuxième semestre complètement surchargée de travail, avec une vie de famille très compliquée, bref le burnout a commencé.

    J’ai abandonné mon master, me disant que je n’y arriverai jamais, j’ai trouvé du travail avec ma licence (au bout de 6 mois…) dans une ville que je n’aime pas vraiment (Grenoble). Première fois où j’étais dans une autre ville que ma famille avec un rythme en horaires décalées ce qui fait que je ne peux pas les voir souvent sans prendre de congés. Et à partir de la j’ai perdu toute la confiance que j’avais en moi, je me sentais vide, je n’arrivais plus à rien faire. Et c’était ça le pire, être vide, ne rien ressentir à part un néant et la vie qui s’active autour de soi sans avoir l’impression d’en faire partie. Je devenais spectatrice de ma vie à toujours la gaspiller en étant passive, sans jamais passer à l’action. J’avais peur de tout, même un rendez-vous chez le médecin devenait une épreuve ultime. C’est à cette période où je me suis rendue compte que j’étais cyclothymique (bipolaire). J’ai toujours refusée de prendre des médicaments, pas parce que je pense y arriver sans aide, surtout car je ne suis pas pour la médication gratuite et que j’ai vu les dégâts que cela pouvait causé, je n’y tiens pas spécialement.

    A un moment donné j’en ai eu marre de me voir comme ça et j’ai voulu agir pour moi : j’ai quitté mon copain, qui n’arrêtait pas de me dire que nos problèmes venaient de mes horaires sans pour autant faire d’efforts pour qu’on se voit plus souvent. J’ai déménagé du centre de Grenoble vers un petit village plus proche de mon travail, dans un appartement que j’adore et au calme avec mes animaux. Je suis même propriétaire ! Bref j’ai repris ma vie en main.
    Malheureusement tout n’est pas tout rose : avec ma rupture j’ai perdu les quelques amis que j’avais, bien que je ne préfère pas garder près de moi ce genre de personnes ce n’est pas simple de se retrouver seule. J’ai aussi toujours peur de passer à l’action, même si c’est bien moins grave qu’avant.

    Mon plus gros problème est que je suis perfectionniste à l’extrême, toujours à me dire : si je ne peux pas le faire parfaitement, alors pourquoi s’embêter ?!
    Je sais que cette façon de penser est toxique, je travaille pour l’éliminer de mon esprit mais c’est loin d’être simple ^^. Au moins aujourd’hui je suis indépendante, je m’en sort seule et je ressens à nouveau des émotions sans avoir envie de me jeter par la fenêtre un jour sur deux.
    J’ai envie de vraiment m’investir dans le dessin, déjà car j’en ai toujours eu envie mais aussi pour me prouver qu’avec du travail on peut arriver à faire tout ce que l’on veut (ou presque ^^ je ne deviendrai jamais astronaute malheureusement). J’ai acheté ta formation Pit au début de cette histoire et je n’ai jamais vraiment réussi à m’y mettre à fond. J’espère qu’avec le passage en mode ELITE et un retour sur ce que je fais de bien ou de moins bien, j’arriverai à aller au bout de mon rêve que de savoir dessiner et pourquoi pas en vivre même si ce n’est pas d’actualité pour le moment ^^.

    Un grand merci à toi pour ton travail et tes conseils. Ca m’aide en me montrant que je ne suis pas la seule à pédaler dans la semoule du couscous de la vie. Et je ne dois pas être la seule 😉
    Bon courage pour la suite. Mélissa

    • Pit dit :

      Salut Mélissa,

      Grenoble j’y ai passé les 2/3 de ma vie, je connais bien, mes parents y habitent encore.
      Je n’ai jamais aimé cette ville moins non plus je te rassure. Les environs sont bien plus accueillants.

      J’ai vu que tu étais passé en formule ELITE, mais il va falloir que tu trouves la force de t’y mettre de toute façon.
      Si ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment, mais penses-y doucement, surtout si tu as un peu plus de temps maintenant.

      • Boudgato dit :

        Le soucis c’est que si je ne me fait pas violence, le moment ne viendra jamais ^^ deux ans que j’attends en me disant ça, ça fait long ! Peut-être qu’il faudra que je me force au début mais au final c’est pour faire quelque chose qui me plait donc c’est un mal pour un bien.
        Et ça m’apprendra peut-être à arrêter d’être perfectionniste ^^

  66. Benoît dit :

    Salut Pit!

    Très bel article sur un sujet préoccupant et peu compris dans notre société. En tant que dépressif-introverti-dessinateur-photographe je me suis senti concerné également 😉
    Et j’ai voulu te laisser un message d’encouragement, ainsi qu’à tous ceux qui souffrent de ce fléau !
    En ce qui me concerne, j’ai intégré dans mes hobbies la musique (en groupe), ce qui me permet de jongler régulièrement entre périodes de solitude (composition) et de sociabilisation (répètes ou concerts). Un réflexion profonde sur la nature du mental/égo m’aide aussi à mieux comprendre comment je fonctionne et mieux analyser mes émotions.

    J’aime beaucoup ton blog et tes photos d’Irlande sont magnifiques!

    Bonne continuation,

    Benoît

  67. Maxime dit :

    2017 a été aussi pour moi un enfer comme toi, je crois que sans l’écoute de certaines personnes, je serais sûrement toujours dans cet enfer, en fait en 2017 donc j’étais en couple et j’en ai bavé à tel point que je souhaitais de tout mon cœur mourir pour me libérer de cette souffrance (dont mon compagnon en était la cause) et être en paix pour ne plus penser, ni souffrir, ni ressentir. J’étais assez seul pendant cette période il y avait ma famille heureusement. Le dessin était une échappatoire et m’a beaucoup aidé, la nature et une force en moi qui se declenchait quand j’écoutais une musique qui boost. Voilà ma petite histoire et c’est tellement dur d’écrire et trouver les mots pour expliquer cette situation. Merci à toi Pit pour ton article.

  68. Ton article m’invite à sortir de ma bulle de protection…parce que je crois aujourd’hui qu’il n’y a pas sur terre que des prédateurs dangereux ou des juges malveillants. Je crois sincèrement qu’il existe des gens bienveillants qui peuvent m’entendre telle que je suis vraiment. Tu en es la preuve et les témoignages que ton article a inspiré me démontrent qu’ensemble on est plus fort. Rien n’est parfait mais je peux apprendre à vivre avec. Alors, à petit pas, à petit pas seulement, j’accueille la vie sans trop me protéger en écrivant sur ce site et je te dis merci Pit de me donner cette chance.

    • Pit dit :

      merci à toi de me lire Pat.
      Tu as déjà fait bien du chemin depuis qu’on s’écrit tous les deux.
      Et cela va continuer ainsi, j’en suis sûr.

  69. Bonjour Pit et merci.cet article comme tous les autres sont des sources de bien-etre pour moi.j’ai connu ton site fin 2017 et ça faisait déjà 4ans que je marchais dans les tenebres. j’ai fait l’erreur comme tu le dit si bien de « mettre mes oeufs dans le meme panier ».je me suis retrouvée seule, avec mes 2 enfants en bas ages, isolée physiquement et mentalemment (on pouvait rester à la maison pendant 3 semaines sans voir personnes.quand on sortait après les gens me semblaient bizarres).la 2eme année j’ai decidé d’en parler à mon medecin et de prendre un traitement.mon état était tel que je devais me faire violence pour ne pas m’autodétruire.j’avais tellement d’agressivité que j’avais peur de m’en prendre à mes petits.effectivement les medicaments m’ont mise dans un état second.j’avais l’impression d’avoir emprisonner une grosse partie de moi.puis la vie a poursuivie son cours.me croyant guérie,j’ai arreté mes medocs et j’ai refait l’erreur de ramasser mes oeufs cassés pour tous les remettre dans un autre panier.et là c’était carrément la descente aux enfers.les medocs étaient devenus ineficaces,je n’avais qu’une seule envie sortir de mon corps,partir et tout à abandonner.mi-2017,j’ai enfin reussi à aller voir une hypnothérapeute.une délivrance!une énergie phénoménal pendant une semaine.j’ai tout quitté,tout abandonner:mon appart,les soit-disants amis et le soleil de l’ile de la Réunion.je suis retournée en France avec mes enfants.je ne prends plus de medicament mais je suis suivie par des proffessionnels.je lis souvent tes articles.ils m’apprennent bcp de choses,notamment sur moi-meme.tiens,j’ai mis en application ton conseil pour stimuler son cerveau droit:ça fait à peu prés 1mois que j’écris de la main gauche dans mon journal personnel.je ne ressens plus aucune gène et j’y suis à l’aise.par contre l’écriture n’est pas belle mais elle droite et lisible.je tenais vraiment à te remercier pour tes articles si humain et tes cours de dessins,où enfin j’ai compris la perspective.merci de partager ton savoir et tes expériences avec nous cela nous aide à nous surpasser.en passant,moi ce qui m’a sauvée,ce qui m’a tenue et me tiens tjrs la tète hors de l’eau ce sont les mangas.

  70. DUQUENNOY dit :

    Bonjour Pit Je voudrais apporter mon témoignage car certaines personnes se retrouveront peut être dans mon cas. Je viens de découvrir à l’âge de 53 ans que mes problèmes relationnelles, mes problèmes de concentration, d’angoisses, de déprime, de burn out, mes bouffées de rage étaient dû au sucre ainsi que mes dents en piteuse état. Tout au long de ma vie, j’ai cherché ce qui n’allais pas. J’ai fait de la méditation, du yoga,de la course à pied, peinture, sculpture etc…. J’ai fini chez le
    psy pendant plusieurs années avec des anxiolytiques parceque je ne supportais pas les anti-dépresseurs.
    De plus le sucre me donnait mal à le tête, psoriasis, et colopathie fonctionnelle. Par hasard j’ai lu un livre sur une femme qui a arrêté le sucre pendant un an. J’ai fait la même chose.(Voir articles sur les méfaits du sucre)Et depuis je doit réinventé ma vie sans angoisse, sans peur, j’ai retrouvé ma concentration. Je faisait de l’hypoglycémie réactionnelle. Attention le sucre est partout, de plus c’est une drogue que l’on ne peut pas arrêter du jour au lendemain. Il faut faire un sevrage difficile et laborieux. J’ai encore du mal à vivre sans le coup de speed que l’on a quand on a mangé du sucre.Mais maintenant même rien faire c’est que du bonheur et non de la culpabilité.

    • Pit dit :

      rhôôôô! alors ça c’est un sacré rappel sur le mal que fait le sucre.
      Merci de ton témoignage, je tâcherai de l’appliquer également!

  71. Mimi dit :

    Merci d’avoir partager ton histoire , elle est relatable.

    Je suis nouvelle ici et je trouve que tu as crée un site web fantastique .
    Il y a beaucoup de contenu tu as travailler fort c’est admirable !
    Je pense vraiment que ton site va me redonner l’interet que j’avais pour le dessin plus jeune.

    Merci d’avoir pris tout ce temp pour partager ta connaissance.
    Bonne continuation!

  72. Maëlle dit :

    Bonjour Monsieur Pit,

    Je regarde vos vidéos sur Youtube depuis quelques mois. J’apprécie beaucoup vos enseignements et vos conseils. J’ai beaucoup appris. Je suis passée sur votre blog et suis tombée sur cet article, le titre m’a particulièrement attirée. J’ai lu le tout avec attention et ne peux que saluer votre altruisme. Il n’est pas aisé de s’ouvrir ainsi. Merci pour ce partage et pour les pistes à suivre vers le rétablissement, ou du moins l’apaisement.

    Je suis de ces personnes qui naissent tristes. À l’âge de 5 ans j’étais déjà « mature », à 12 ans j’avais déjà compris que je ne l’aurais pas facile et à 19 ans j’en ai eu la certitude. Malgré cela et d’autres évènements difficiles tout au long de ma vie, je me suis battue pour garder un équilibre qui fut précaire, mais présent tout de même.

    La peinture à l’huile m’a sauvée et me sauve encore. J’aborde le dessin pour améliorer mon travail. Introvertie que je suis, j’hésite à m’inscrire sur votre blog … peut-être que j’y arriverai.

    Merci et bon succès dans vos projets.

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