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Je vous dévoile mes vieux dessins!

Fév 07

J’ai eu la chance de visiter mes parents pour les fêtes de Noël et ô joie, ma gentille mère a eu l’idée de ressortir quelques vieux dessins dont je ne suis pas spécialement fier, mais bon, on a tous commencé quelque part!

J’avais déjà partagé quelques vieilles créations dans certains articles de mon blog, mais je n’avais jamais pris le temps de dresser le tableau général de mon avancée, de mes débuts à aujourd’hui.
Voici encore une preuve que le talent inné est une légende!

Aujourd’hui je dévoile plus en détail comment j’ai commencé à apprendre à dessiner, et comment je suis parvenu à un niveau honorable.
Même si l’aventure est loin d’être terminée,il est toujours intéressant de regarder un peu en arrière, pour se rendre compte du chemin parcouru et surtout, pour savoir comment on en est arrivé là!

Comment évaluer ses progrès au cours du temps?

Si vous me lisez depuis longtemps, vous êtes bien conscients du fossé qui existe entre les dessins d’observation et les dessins d’imagination.
En effet, certains dessinateurs expérimentés peuvent dessiner parfaitement en copiant des photos, mais quand il s’agit de dessiner de mémoire ou par projection mentale, c’est bien plus difficile.

Pour ma part, je n’ai jamais eu trop de mal à trouver des idées, mais quant à les matérialiser dans ma tête avant de les dessiner sur papier, ça a été une autre histoire.
Le dessin d’imagination en 3 dimensions est venu progressivement au fil des années, à force de tourner les objets virtuellement dans ma tête.
Et la compréhension de la perspective a beaucoup aidé à améliorer les choses.
C’est d’ailleurs cette même perspective qui décourage autant les débutants et amateurs, même expérimentés.

Il faut comprendre que travailler sa mémoire (créer sa bibliothèque interne) est aussi important, voire plus, que de savoir dessiner d’observation.
Il est important de travailler les deux, si l’on souhaite, à terme, être capable de créer ses propres illustrations.

Le rapport dessin d’observation/ dessin d’imagination varie en fonction des objectifs d’un dessinateur.

Nous avons tous commencé par imiter et copier les autres, mais le meilleur moyen de s’évaluer dans le temps, est de comparer nos dessins d’imagination d’année en année.
Nous pouvons garder aussi un oeil sur nos études d’observation, mais ce ne sera jamais aussi révélateur que nos dessins d’inspiration ou d’imagination.

Un départ des plus classiques
Ce n’est pas vraiment une surprise, mais j’ai réalisé mes premiers dessins comme une grande majorité d’entre vous: en maternelle!

Avais-je des prédispositions? absolument pas.

Voici ce que je produisais à l’époque:

Pas de quoi le crier sur les toits, hein?

en plus j’ai choisi les plus beaux dessins, parce que les autres étaient plutôt informes et incompréhensibles.

Avant de rentrer au cours préparatoire j’étais capable de cela:

Un peu de couleurs dans ce monde de brutes 😉
Mais bon, pas de quoi m’embaucher à Disney non plus..
En même temps, je n’étais pas encore capable d’écrire une lettre de motivation, alors veuillez m’excuser 😉

Une motivation fraternelle

C’est vers l’âge de 13 ans ans que j’ai commencé à montrer un peu plus d’intérêt pour le dessin.

Mon grand frère (2 ans ½ de plus que moi) montrait à cette époque des prédispositions de dessinateur que je n’avais pas. Il pouvait dessiner des personnages en perspective de manière très logique. Il s’inspirait évidemment de personnages existants, comme goldorak et j’en passe, mais son habileté à dessiner dans l’espace et à donner l’illusion de profondeur était bluffante.

Cela m’énervait beaucoup et en même temps, ça me fascinait, car je n’avais jamais rien vu de pareil se dérouler sous mes yeux (pas d’internet à l’époque).
Il a même réussi à me vendre l’un de ses meilleurs carnets pour 50 francs! j’y ai passé tout mon argent de poche! haha, il n’en perdait pas une, l’animal! ;D
Bon, il faut dire aussi qu’il y avait glissé toutes ses meilleures images d’albums “Paninis” de l’époque.
ça

C’était très challengeant de se sentir aussi peu avantagé et je crois que le goût de la compétition m’est venu directement de ce constat: j’étais peut-être moins bon mais je sentais au fond de moi, que je pouvais faire mieux, à force de travail et de patience.

De là sont nées plus de 350 planches de ma BD “Super Histoires”, relatant la vie de deux malfrats idiots mais au grand coeur, Tom et John!
J’ai produit cette BD entre mes 13 et mes 17 ans.

L’histoire a eu tellement de succès dans mon cercle d’amis, que les dessins ont circulé de mains en mains jusqu’au jour où le dossier a été perdu.
Ce fut tellement triste! j’ai mis quelques années à faire le deuil de cette Bande dessinée, mais elle a marqué le début de mon envie de partager et de ma passion pour les arts visuels.

Un premier mentor trouvé au lycée

Bruno a été le premier artiste incroyablement doué à croiser ma route. Et c’est à l’âge de 16 ans que je reçus ma première vraie claque artistique.
Moi qui avais l’habitude de beaucoup copier de mangas, comme dragon ball à l’époque, il a été le premier à me faire comprendre que copier n’était pas la solution à long terme et encore moins de copier des mangas, à l’apparence très simple. Il a pu me connecter un peu plus au monde de la BD franco-belge.

Voilà un de ses dessins d’imagination de créature, réalisé à l’âge de 17 ans.

Sans parler des planches BD magistrales qu’il imaginait et produisait régulièrement… Malheureusement, je n’ai jamais pu récupérer une de ses planches de l’époque.
Je sais que cet énergumène solitaire a ensuite suivi des études à l’école Émile Cohl à Lyon,

et a fini par abandonner le dessin progressivement dans sa vie professionnelle!
Je crois qu’il a préféré une vie pépère de graphiste la journée et de jeux vidéos la nuit.

Lorsque j’ai appris cela, je me suis senti tout drôle: car qui d’autre que Bruno était le mieux placé pour devenir un professionnel du dessin? quel talent gâché! Mais comme je le dis souvent, seuls les plus endurants et les plus adaptables survivent dans les “métiers passion”! A long terme, les prédispositions sont loin d’être aussi importantes que la motivation!

À l’âge de 18 ans, me rendant compte que je stagnais sans trop savoir pourquoi, j’ai eu un gros coup de démotivation et mon entrée dans les études supérieures n’a pas arrangé les choses.
Entre 18 et 25 ans, je n’ai que très peu dessiné, mais heureusement j’ai eu la bonne idée de conserver certains dessins, pour votre plus grand plaisir!

Ma passion pour la bande dessinée
Cette passion pour la BD a continué après le lycée et j’ai vite compris que mes séries animées préférées étaient issues du manga papier. C’était le début de l’internet grand public et l’information commençait à circuler par ce biais.

À l’âge de 18 ans, j’ai pu goûter à mes premiers Comics. Bizarrement, cette passion pour les comics et les super-héros a été relativement courte. Mais certains dessinateurs, comme Joe Madureira, Marc Silvestri ou même Michael Turner ont éveillé mon goût pour les dessins encrés soignés et les personnages stylisés.

C’est de là qu’est née ma seconde BD: “the ultimate one”, l’histoire d’un collégien nommé Preal qui se voit doté de pouvoirs divins, sans même le savoir.
Cette BD ne compte qu’une vingtaine de planches réalisées sur une période de 3 ans (18-21 ans), mais chaque planche a représenté un véritable défi, car ne connaissant pas la perspective, j’ai dû me documenter énormément pour le choix des plans, et il m’était, au début, impossible de dessiner un visage de ¾.
Voici une des premières planches. On peut constater que presque tous les visages sont soit de face, soit de profil, que les mains sont pour la plupart cachées et que la perspective est quasi-inexistante.

On peut constater l’évolution de ma technique, en comparant cette planche avec l’une de mes dernières (la plus réussie à mon avis, mais qui m’a pris des heures! j’étais au max de mes capacités, du haut de mes 21 ans).

Toujours pas de perspective ni de décor, mais mes personnages, bien qu’anatomiquement incorrects, ont bien évolué dans leur style et dans leur dynamique. On peut voir aussi que j’étais plus à l’aise avec le dessin des mains, ou en tout cas que j’avais moins peur de me tromper car à 18 ans, j’avais la mauvaise habitude de laisser les mains dans les poches, comme sur ce dessin:
Et évidemment, tous les visages ont été faits de face et de profil. Classique 😉
(Oui, ce dessin a été créé en cours! c’est pôôô bien!)

C’est à cette époque aussi que je me suis essayé à mes premiers portraits réalistes.
Voici l’un de mes premiers portraits! (on ne se moque pas!)

J’essayais le fusain pour la première fois et c’était plutôt catastrophique…
J’étais bien plus à l’aise avec la copie bête et méchante de dessin de manga comme dragon ball.

Et bizarrement, à 20 ans mon niveau de dessin d’imagination était supérieur à celui d’observation, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, malheureusement.

Ceci est un de mes premiers dessins d’imagination de visage détaillé, de ¾:

On sent que je suis déjà plus à l’aise avec le placement du nez et des yeux.
C’est assez étonnant de me dire qu’à cette époque, je dessinais relativement peu et j’ai pourtant appris à force d’observer. Avec des études supérieures très prenantes, il m’était difficile de pratiquer régulièrement et ma motivation était aussi imprévisible qu’un animal sauvage sur l’autoroute.

Un duo ultra-motivant
Après deux classes redoublées au lycée, j’ai eu la chance de passer ma dernière année de lycée dans un établissement privé car j’étais devenu un cancre et je passais mon temps à faire du sport et à procrastiner.
J’en avais fait la demande à ma mère à l’époque, malgré le coût non négligeable d’une année avec la crème des lycéens de ma ville.

C’est à l’âge de 19 ans que j’ai connu Arnaud (aka Nono), un pur geek branché manga, jeu vidéo et coca cola.
Ce furent les années les plus cools et créatives de mon existence, malgré que j’ignorais toujours les bases du dessin et que je n’étais pas productif du tout.

Mais nos projets communs, dont 3 jeux vidéos et deux projets de bande dessinée, nous ont permis de nous motiver en équipe et c’était absolument génial de se sentir faire partie d’un groupe créatif, même si on passait la plupart du temps à jouer aux jeux vidéos et à regarder des mangas sur son vidéo-projecteur.
Voici un aperçu de notre premier jeu vidéo, Darkrising.

Et un aperçu des premiers characters design que je dessinais à 23 ans:

Les études supérieures et mon addiction aux jeux vidéos

Ma motivation avait ses hauts et ses bas, mais la préparation aux concours d’entrée dans les écoles de kinésithérapie me prenait toute mon énergie.

Au bout de 2 ans de prépa (20-21 ans), je réussis enfin à être accepté en école de masso-kinésithérapie.

Sur le coup, j’étais soulagé de montrer à mes parents qu’il n’avaient pas dépensé leur argent pour rien et je me sentais privilégié de pouvoir accéder à une école publique après tant de sacrifices: des heures et des heures à étudier sans fin, un concours difficile et 4600 participants pour seulement 25 places. Être sélectionné a été une vraie délivrance mais ce soulagement n’aura pas duré bien longtemps.

Une fois rentré dans mon école, je sentis que je n’y étais pas vraiment à ma place. On me demandait de recracher des connaissances inutiles aux examens, comme je l’avais fait au lycée.
Comme je n’y trouvais aucune motivation, je me suis réfugié dans les jeux vidéos en ligne et j’ai pris encore 2 ans de retard.
J’ai donc été diplômé à 25 ans et c’est à cet âge-là que j’ai ouvert mon premier livre sur la perspective (enfin!).
C’est quelque chose que je ne referai jamais, mais je suis content de m’être surpassé. Ce fut une bonne sensation d’accomplissement.

La perspective a débloqué mes limitations progressivement, même si je ne comprenais pas forcément tout du premier coup. J’ai mis 5 ans environ (25-30 ans) pour maîtriser à peu près la perspective.
Un blog comme le mien m’aurait aidé, c’est sûr! tant pis pour moi. 😉

A 26 ans, je redécouvrais le plaisir de créer et j’explorais mes nouvelles connaissances.
C’est aussi cette année-là que je découvris le digital painting et le travail sur tablette.
Les premiers essais étaient vraiment très peu concluants, mais j’essayais d’intégrer les connaissances théoriques au fur et à mesure que je les apprenais.

Mes dessins au crayon s’avéraient bien meilleurs et ma pauvre connaissance sur la lumière, sur les couleurs et sur les matériaux me limita énormément les premières années.

À 27 ans je gagnai un concours grâce à la colorisation d’un dessin de Stéphane Bileau, auteur de BD aux éditions soleil. Ce fut une belle expérience; gagner un concours de colorisation quand on est daltonien, ça rassure!

À 28 ans, je commençais à intégrer un peu plus la lumière et la perspective (toujours basique) dans mes speedpaintings, comme dans celui-là:

Le plus difficile pour moi a été de réapprendre à travailler sans la ligne, de travailler par masse. Je me suis vite aperçu que cette façon de travailler appauvrissait mes designs.

Malgré mes grosses journées au cabinet de kinésithérapie (28 ans), je réussissais à trouver des créneaux le week-end, alors que mon ex travaillait de nuit.
J’essayais de varier les exercices: encrage, colorisation, BD, speed painting, character design, croquis, études de films et tout ce qui me passait par la tête ou sous la main.



Ma première aquarelle:

Topinette, projet pour un livre pour enfant:

Le jour de ma reconversion
Fin 2008 (28 ans), après une rupture amoureuse très douloureuse, j’ai trouvé un job dans l’hôpital de ma ville, aux urgences cardio-respiratoires.
Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il était temps de changer de métier car je n’aimais plus ce que je faisais.

Travailler quotidiennement auprès de personnes handicapées, malades, souffrantes, durant ces 5 années, a représenté une belle expérience mais ô combien éprouvante pour un hyper-sensible comme moi.

J’ai appris à être plus empathique, plus patient, plus compréhensif et cela a énormément forgé ma personnalité comme vous la connaissez à travers mon blog.

À partir de ce moment, j’ai décidé de me lancer à fond dans mes passions, quitte à être pauvre, mais heureux.
À 29 ans, j’ai commencé par remporter le championnat de France amateur de boxe thaïlandaise en catégorie poids lourd.

Après avoir coché cela dans ma liste des tâches, j’ai demandé à ma grand-mère de me loger gratuitement pendant un temps, histoire de ne pas épuiser toutes mes maigres économies en quelques semaines.

À partir de là (30 ans), je ne pouvais plus reculer.
J’avais vendu toutes mes affaires (sofa, voiture, télévision, armoires, ordinateur de gaming…) pour pouvoir m’acheter des fournitures d’arts plastiques, afin d’apprendre de nouvelles techniques.

Pour la première fois de ma vie, j’avais l’occasion de me concentrer simplement sur le dessin et la peinture: c’était à la fois excitant et terrifiant.
Je ne connaissais pas grand chose au monde de l’illustration professionnelle et encore moins au monde du freelancing!
Même si les premiers temps il m’était difficile de travailler tout seul sans aucun cadre, j’ai commencé à m’organiser de sorte à ne pas passer mon temps à procrastiner devant des séries télé. Il m’a fallu quelques mois d’adaptation.

J’ai pu expérimenter de nombreuses techniques, tout en me renseignant sur les débouchés des métiers du dessin et de la photo (une de mes passions également).
Premier dessin à la pierre noire:

Un de mes premiers dessins à l’extérieur (encre de chine):

Étude de crâne au critérium:

Études de mains au pinceau:

Premier portrait au lavis:

Ma première acrylique:

Mes premières peintures à l’huile, dans l’ordre chronologique:

Première illustration à l’aquarelle et à la gouache:

Premier pastel:

Un de mes premiers dessins au feutre:

Puis je commençais à être plus à l’aise en digital painting et en colorisation:

Et même un peu de 3D:

Touche-à-tout, j’ai pu trouver doucement mes premiers clients.
Je faisais un peu de tout: logos, 3D, graphismes, web design, illustration, bannières, et j’ai même eu la chance de travailler en tant que photographe.

En 2012, constatant à quel point j’avais galéré pour arriver jusque là et voyant que les ressources francophones sur l’apprentissage du dessin étaient vraiment limitées, je décidai d’ouvrir ce blog qui connaît un beau succès. Seulement 2 ans après (34 ans), j’enseignais le dessin à plein temps! Je n’ai rien vu passer!

La suite de l’histoire, vous la connaissez 😉
Malgré que je n’aie plus beaucoup de temps pour mes projets personnels, je publie une petite gribouille de temps à autre sur mon instagram, histoire de garder la main.

Et toi, cher lecteur, toi, chère lectrice,

où puis-je voir tes premières gribouilles? je suis curieux.
Si tu souhaites jouer le jeu, partage un lien vers l’un de tes vieux travaux en commentaire (si tu en as)!

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A propos de l'auteur

Pit Graf, créateur du blog Apprendre-a-dessiner, ancien kinésithérapeute recyclé en prof de dessin: il a juré fidélité à ses lecteurs et ses élèves pour la vie (jusqu'à ce que la mort les sépare).

  • rizlaine dit :

    j’ai adorer te lire
    merci :))

  • alg dit :

    Je n’avais pas encore pris le temps de lire cet article où tu te mets (presque) à nu, en tout cas ton parcours. C’est vraiment enthousiasmant ; je dois absolument le faire lire à ma fille qui dessine sur ses cahiers d’écoles, ses partitions de musique, tout ce qu’elle trouve depuis son enfance. Elle voulait s’orienter vers l’infographie (3 ans d’études dans le domaine) et puis elle a bifurqué sur autre chose, tout en dessinant en continu ; je sais que le dessin reste dans un coin de sa tête et qu’il ressortira un jour. Nous avons cette passion en commun ; pour moi c’est un peu tard mais je suis sûre que ton expérience la remotivera. Merci encore Pit pour ce partage et pour tout, tout tout !

  • Ça fait plaisirs de voir cette évolution. La mort avec ces pieds ma bien fait rire. XD

  • Kevin dit :

    Je trouve ces dessin geniaux!

  • Paulette dit :

    Certains devraient être EXPOSES en Gallerie , de vrais TABLEAUX !! j’ADORE !

  • yat dit :

    Magnifique ! quel parcours et quelle motivation.
    Tu es un bel exemple à suivre et tu deviens un référent important pour beaucoup de « gribouillards » comme moi. Tu nous montres que la ténacité est un point fort pour arriver à ses fins « avec de la patience on arrive à plumer un œuf »… ce que j’aime aussi chez toi, c’est ta générosité dans le partage de tes connaissances.
    Encore BRAVO pour l’excellence de ton parcours et merci pour ce partage à cœur ouvert.

  • Tal dit :

    Admiration sans bornes pour ton obstination et ton endurance, deux qualités absolument nécessaires pour avancer dans le dessin et peut-être les deux qualités qui sont les plus difficiles à développer quand à la base on n’est pas doué comme le voisin (en ce qui me concerne, douée comme la voisine, hé oui, et qu’est-ce qu’on l’emmerdait à lui demander des dessins sans arrêt ^^) de classe, donc je disais deux qualités absolument nécessaires dans un monde sans prof à la hauteur… c’est-à-dire jusqu’à ce que tu apparaisses! J’en sais quelque chose moi qui ai fait 6 ans d’académie : dessiner quand on était en groupe, et s’obstiner dans ce cadre, ça pouvait encore aller, mais trouver le courage de m’arracher les cheveux toute seule dans mon coin pour arriver à comprendre la perspective par moi-même, affronter sans arrêt le découragement devant mes fautes… j’y suis pas arrivée. Merci de nous offrir tout ce travail à la fois sur toi et sur le dessin pour nous aider à progresser, Pit!!

  • Michel dit :

    Salut Pit, Océ, et salut à tous,

    Oui, c’est un très beau parcours que tu as réalisé. Il est sans contexte un exemple, un bousteur (à la française) pour tous celles et ceux qui doutent de leur talent, de leur motivation ou de leurs capacités à vivre de leur art.

    Je n’ai pas encore visualisé la vidéo que tu as associée à cet article. Mais j’ai lu avec grand intérêt ton histoire. Elle me rappelle que j’adorais dessiner dans mes jeunes années et même adulte. Cela fait quelques années que je n’ai pas pris un crayon mais grâce à ton blog, je me re-connecte au monde du dessin.

    J’ai lu que tu avais aimé les oeuvres de dessinateurs tels que Joe Madureira, Marc Silvestri et Michael Turner.

    A l’époque où je me passionnais pour le dessin, les dessinateurs qui me fascinaient étaient les frères Buscema (John et Sal), John Romita, Gil Kane, Gene Colan pour le côté américain et univers Marvel.

    André Chéret (Rahan), Albert Uderzo (Astérix), Hergé (Tintin), William Vance, Gérald Norton et Félicisimo Coria (Bob Morane), pour la partie Europe.

    J’avais aussi un fort intérêt pour l’univers Disney, mais je ne connaissais pas les dessinateurs des planches des magazines « Le Journal de Mickey », « Picsou Magazine », « Mickey Parade », etc.

    Je les connais aujourd’hui et Carl Barks et Romano Scarpa sont ceux dont le trait m’a le plus marqué.

    Je détiens toujours quelques dessins de ma jeunesse et quelques uns que j’ai réalisés étant adulte.
    Je vais trouver une façon de les numériser et je les partagerai sur ce blog.

    En tout cas, de nouveau je t’adresse mes sincères félicitations et mes remerciements pour ton blog et tous les articles que tu partages, les techniques que tu décris, les formations que tu proposes, etc.

    Grâce à toi, l’univers du dessin et de la BD a trouvé un blog de qualité et surtout en Français. Je me replonge avec délice dans cet univers passionnant qu’est le dessin et même si je n’ai pas repris le crayon et le papier, rien que pour ça je te remercie du fond du coeur.

    Longue vie à toi et à ton blog.

    • Pit dit :

      Alors là Michel, j’avoue que ton commentaire me va droit à coeur.
      J’ai tellement donné sur ce blog que des retours comme le tien font extrêmement chauds au coeur.
      Je compte justement aborder un peu plus le sujet de mon premier amour, dans le futur: la bd.
      J’ai du pain sur la planche, mais je ne me démotive pas pour autant. 😉

  • Jean McLean dit :

    Aïe je n’ai plus mes vieux souvenirs de dessin sur papier. Sinon moi g presque 20 ans mais déjà à 10 ans j’étais un vrai appareil photo quand il s’agissait de copier un dessin. Mon blème ça a par contre toujours été dessiner d’imagination. Là je suis un vrai nullard et c’est seulement ces jours ci que je commence à m’en sortir (ma chance c’était tomber sur un livre d’anatomie artistique et beaucoup de pratique sur objets électroniques)

  • Jrewings dit :

    Bonjour je sui nouveau je dessine de pui que je sui petit et J ai des dessin mai jai pas de lien comment je peux fair pour te les envoyer

  • Katia dit :

    Vous vous débrouillez bien

  • Arion dit :

    Moi je suis nouveau sur ton blog et ma passion pour le dessin commençait à s’éteindre quand je voyais les autre dessiner mais c’est quand j’ai visité ce site que j’ai eu à nouveau l’envie de dessiner alors c’est grâce à toi que je n’ai pas abandonner surtout aujourd’hui ou j’ai vu ton avancé mais bon je ne suis pas pas fort en compliment alors je vais juste te dire merci

  • Sonia46 dit :

    Merci, Pit, pour ce témoignage… Ton parcours est inspirant, même s’il ne semble pas avoir été évident à tous moments… Cela donnera certainement beaucoup d’espoir à des tas d’artistes en herbe et d’étudiants en arts… Cela m’a touché que tu te présentes ainsi à coeur ouvert et cela m’a donné le goût de faire de même… ;o) Je suis nouvelle dans le groupe et j’avoue ne pas être de nature une personne motivée et persévérante… Je serai peut-être la cancre de ton groupe… Ou la lâcheuse… Mais bon, pour le moment, je suis là et j’ai envie de m’atteler à la tâche, ce qui est une bonne chose… La dernière fois que j’ai dessiné c’était il y a près de 2 ans… Quelques croquis de passagers dans le métro et l’autobus et quelques croquis féériques émanant de mon esprit pour une fois… Avant cela, 10 ans plus tôt, j’ai suivi un cours de dessin où j’ai croqué des modèles vivants et testé différents médiums… Je ne suis pas très à l’aise au fusain d’ailleurs… Je n’ai pas terminé l’année de cours malheureusement puisque je suis tombée enceinte et étais incapable d’entrer dans le local tant l’odeur m’indisposait… Une excuse comme une autre pour lâcher, j’imagine… Une quinzaine d’années avant cela, je dessinais dans le cadre de mes cours à l’école secondaire (de 12 à 15 ans)…

    Après avoir visionné ton article, cela m’a donné le goût de revoir mes anciens projets artistiques et j’ai ouvert mes vieux dossiers… C’était vraiment drôle et agréable de revoir tout cela! Alors merci pour ce bonheur imprévu! :o) Voici ma petite rétrospective donc (j’espère que le lien fonctionne bien, c’est la première fois que je crée ce type de montage): https://1drv.ms/v/s!AtbVQ58jwtgcgSFWzvj49FRiDxtO

  • Philippe Duvillier dit :

    Je n’en suis pas encore là… j’ai 58 ans et je débute. l’important est d’être effectivement motivé.
    Cordialement

  • Instinctdraw dit :

    Tu mas motivé et tes dessins sont tres expressifs j’adore !! lorsque je dessine je ne pense à rien et c’est ça que j aime le plus 😁

  • René Okami dit :

    Décidément, il semblerait que tous les dessinateurs aient commencés leur carrière en gribouillant dans un coin de cahier pendant les cours… Merci beaucoup pour cet article qui remonte le moral, pas facile de se motiver quand on commence le dessin à 20 ans, alors que tous les dessinateurs plus ou moins professionnels ont l’air de vouloir faire croire qu’ils ont appris la perspective et l’anatomie à 11 ans. Et c’est aussi rassurant de voir que faire des exercices de perspective et de dessin d’observation c’est bien, mais ne pas attendre pour dessiner d’imagination l’est tout autant.

    • Pit dit :

      oh oui, n’attends pas pour dessiner d’imagination, car il n’y aura jamais de bon moment pour se lancer.
      C’est une progression lente mais sûre.

  • MarionKroxX dit :

    Super cet article, c’est intéressant et inspirant de voir le parcours de quelqu’un qui s’est reconverti. J’en suis à peu près au même stade que toi au moment de ta reconversion. J’ai 28 ans et je ne trouve que très peu de sens à mon travail actuellement
    J’ai fait une longue pause de presque 10 ans dans le dessin mais aujourd’hui le goût du dessin est revenu (ouf!!) et le désir de progresser me motive.
    Je souhaite atteindre le stade ultime du dessin d’imagination, pour pouvoir envisager (qui sait?) une reconversion. Grâce à tes articles, j’ai pu comprendre pourquoi je stagnais et je restais une très bonne copieuse, mais ne dessinait pas mieux qu’un enfant quand il s’agissait de dessin d’imagination. Cet article me montre une fois de plus tout le chemin qu’il reste à faire mais au moins maintenant je sais où aller 🙂
    Merci encore!

  • Audrey15 dit :

    Merci Pit pour ce partage personnel.
    Belle progression partant à la fois de loin et avec de hautes marches de gravies. Je trouve ça particulièrement epatant sur le digital et les couleurs. J adore le côté touche à tout.
    On peut vite se laisser phagocyter en énergie par une activité prenante et il est important de rester à l écoute de ce qui nous plaît et nous recharge. Merci pour ce rappel ! 🙂
    Je partage un lien vers mes dessins, des plus anciens aux plus récents:
    https://fr-fr.facebook.com/toutenvaleurs/
    La progression s est faite grâce à l enseignement trouvé ici, thanks 😉

    • Pit dit :

      merci pour le partage Audrey!
      effectivement les activités à côté peuvent bouffer l’énergie.
      J’ai aussi vite compris qu’essayer de faire un mi-temps pour se reconvertir n’est pas très constructif car on ne s’investit pas à 100%.

  • CyberFufu dit :

    Chouette article… y’a bien deux choses à retenir : le fait que même les meilleurs partent parfois aussi de loin. Et le fait que c’est pas venu comme ça : il a fallu du boulot.

    Perso ça me fait du bien… j’ai commencé à redessiner (mode amateur du dimanche) y’a quelques temps déjà… puis là en pleine phase de découragement je me dis que je devrais peut etre m’y remettre et que ce n’etait qu’une pause avant la prochaine montée…

    Sinon… note pour tous : ne pas embêter Pit (z’avez vu les jambes de ouf ? ^^ )

  • LEMAIRE Christiane dit :

    très beau geste
    j’apprécie

  • Océane Nasseau dit :

    Je vais faire comme toi Bernadette tu m’as inspiré

  • AnnieMTL dit :

    Merci d’avoir partagé ton parcours ! Je me reconnais très bien la dedans !
    Je n’ai malheureusement aucun de mes dessins de la période Collège et Lycée et j’ai repris le dessin qu’à mes 30 ans grâce à la bonne personne qui m’a offert ma première tablette graphique !
    J’ai repris les études pour avoir un background en graphisme mais c’est bien l’illustration que je voulais faire. Ensuite j’ai immigré au Québec et là je m’y suis mise complètement ! Et j’ai appris au fur et à mesure et maintenant j’ai des clients !
    Je suis admirative de ce genre de parcours, surtout quand tu as bcp de gens qui se plaignent de ne pas faire ce qui veulent ! Bravo pour cet article ! et bravo d’avoir eu le courage de changer et faire ce qui te plait vraiment !

  • Charlotte dit :

    Héhéhé c’est là qu’on voit le chemin parcouru !!!! Il y a 2 ans, après des années et des années de pratique du portrait réaliste, que j’ai appris un enseignement précieux : LÂCHE PRISE !!!!!
    En arrêtant de réfléchir et de vouloir absolument un truc parfait, j’ai obtenu des choses bien plus belles qu’avant 😉

  • Gom dit :

    Merci Pit de partager ton parcours. Je trouve super instructif non pas la progression en dessin, mais plutôt le contexte qui a permis à cette progression de se produire. Je n’ai jamais osé franchir le pas comme tu l’as fait et pour ça chapeau, il faut une bonne dose de courage. Pour ma part j’ai dessiné étant gosse et ado puis j’ai laissé tomber presque complètement pendant 10 ans avant de m’y remettre de plus belle (et jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas faibli).

  • Bernadette dit :

    Bonjour Pit,
    J’ai beaucoup ri et j’ai aussi été très émue par la super rétrospective que nous fait sur ton parcours.
    Chacun prend les chemins qu’il peut pour finalement arriver à « ses passions encrées au plus profond de soi ».
    Pour ma part, depuis toute petite j’aimais le dessin mais on ne faisait pas « carrière » avec cela à l’époque !!! J’ai donc suivi une voie dite « traditionnelle » qui m’a amené à un job de coloriste dans le secteur textile/papier…La couleur !!! qui a été finalement le retour en arrière de ma passion bien enfouie en moi depuis toujours…le dessin, la peinture, les différentes techniques…bref, maintenant en retraite je suis avide de connaissances dans ces domaines là…mais voilà ! tant de choses à voir, à découvrir, à apprendre…mais quel plaisir de dessiner quotidiennement pour progresser !!
    A très bientôt

  • Myrbou dit :

    Ça inspire et renforce l’idée qu’à force de travail et d’investissement, beaucoup de choses sont possibles. Avec comme exemple inspirant des parcours comme le tien, y a plus qu’à…
    Ça y est je me lance à plein temps d ici quelques semaines dans le projet de devenir un jour illustratrice. C’est prévu depuis toujours mais mon activité professionnelle était trop chronophage.
    Comme toi je change de métier mais contrairement à toi, j’ai pas encore pris le temps de m’investir à fond et de me dépasser. J’espère progresser même sans arriver à ton niveau de maîtrise. Comme on dit « un lion qui copie un lion est un singe ». Un moyen pour que ce que tu fais reste inspirant sans se mettre à complexer. Même sans arriver à ton niveau de maîtrise, ne pas lâcher, persévérer, y croire encore et encore pour toujours progresser et avoir son propre style. Et un jour, dans quelques années le rêve sera réalisé…
    Voici des portraits que je faisais ado, de la copie c’est vrai comme tu dis dans de tes articles mais je les aime beaucoup et ai pris beaucoup de plaisir à les réaliser à l’époque jusqu’à ce que je comprenne que c’était dommage de s arrêter à reproduire ce qui existait déjà sans rien y apporter. Réflexion à la Munch un peu:
    https://drive.google.com/file/d/1uj_rh6DaKl5-kCER6962c1CBprWQXTQS/view?usp=drivesdk
    Ça c’est après la prise de conscience il y a 10 ans au moins :
    https://drive.google.com/file/d/1Ogto8Yv1sK9RmEIyke34raNB_CRltByf/view?usp=drivesdk

    Faut que je m’y mette vraiment maintenant. Peur et excitation, comme tu le dis, on verra d ici quelques années le résultat.
    Je sais pas si les liens que j’ai mis fonctionnent ?
    Tant pis si c’est pas le cas.
    Merci pour tout ce que tu partages en tous cas!

  • valerie dit :

    très jolie histoire, certes pas toujours facile, mais tu as tenu le coup, alors chapeau bas 😉
    moi je commence en dessin… enfin non j’ai eu une grande période artistique d’environ 2 ans à 8 ans… puis il a fallu illustrer les livres et récitations que l’on apprenait en classe et j’ai tout arrêté là… ce n’est que maintenant à 42 ans passés de quelques années (oui je me suis arrêté à 42, j’aime bien…. le reste n’est que futilité…) que j’ai repris un crayon…
    tu pourras voir mes premiers pas (de novembre 2018 à aujourd’hui) par ici : https://www.instagram.com/minipouce_scraperlipopettes/
    Ma bonne résolution de 2019 : apprendre, crayon à la main… y’a du boulot, mais je m’éclate…
    merci à toi pour tes conseils, ton blog, et ta jolie plume, car tes articles sont instructifs mais surtout agréables à lire…

  • Emmanuella dit :

    Je viens de reprendre le dessin a 37 ans. Je peux totalement m’identifier a l’obscurantisme d’avant l’internet ah ah. J’essaie de faire ce que je peux meme si bien sur c’est chaud de rattraper la formation que j’aurais du avoir bien plus jeune pour developper de vraies competences! Du coup ton parcours est encourageant 🙂 Merci du partage. Au cas ou voici mon compte instagram: lilsolen.

  • Edwin5 dit :

    Slt pit, j’ai bien aimé lire et regardé en vidéo aussi ,ton parcours dan le dessin ;
    Sa me pousse encore plus à redoubler d’effort .
    Je pense que de temps en temps je re consultera l’article pour m’aider.
    Sinon comme tu la demandé, voilà un de mes tout premier dessin ;
    https://postimg.cc/Z0CgHwRb
    Je sais que sa se voit pas mais c’est Broly dans Dragon ball( DSL on voit pas très bien).

    • Pit dit :

      J’ai reconnu Broly avant même de le lire sur ton message!
      et facile en plus!
      Ton dessin est le symbole, l’essence même de Broly! un énervé de la vie, haha

  • Claire dit :

    Super rétrospective qui rappelle que chacun trace son chemin de dessinateur-trice, à son rythme. 🙂 Pour ma part, j’ai eu une grosse période manga durant le collège et le lycée, et c’est à la fac que j’ai découvert les comics, le dessin observation et l’aquarelle (parce que j’étais un peu envieuse du style d’une camarade, j’avoue). En ce moment, je tâtonne avec ma tablette graphique acquise septembre dernier. Et enfin je me lance, voici mes première gribouilles (je crois que le second dessin c’est un rondoudou… ) :
    https://postimg.cc/HJLrrGNg
    https://postimg.cc/svpQ84Wt

    C’est très loin de ce que je poste sur instagram (@carlie.alix) , enfin peut être pas, j’aime toujours la couleur !

  • Laure dit :

    Salut Pit,
    Wahou cet article… j’en ai eu les larmes aux yeux. J’ai été vraiment touchée par ton histoire, le chemin que tu as parcouru pour te trouver, ta sensibilité dans tes dessins. J’adore le dessin car j’ai toujours l’impressiin qu’il reflète l’ame de l’artiste. Alors merci à toi d’avoir montré la tienne.
    Belle route

  • >

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