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Comment publier sa BD en tant qu’amateur autodidacte?

Il y a quelques mois j’ai pu parler pour la première fois avec une de mes lectrices et élèves.
Après une campagne de financement participatif menée avec succès, Asur a été capable de publier sa première Bande dessinée en tant qu’amatrice autodidacte, et si vous faites de la BD en amateur, ce qui va suivre peut vous intéresser.

Salut Asur, Peux-tu te présenter en quelques lignes?
Salut ! Donc moi c’est Asur, c’est un pseudo bien sûr, mais je préfère garder mon vrai nom privé ! J’ai 29 ans et j’habite à Toulouse, où je suis arrivée en provenance des Alpes pour suivre des études d’astrophysique, puis d’informatique.
J’ai donc eu une formation qui n’a rien à voir avec le dessin. Après un diplôme d’ingé et un master, j’ai bossé trois ans dans différents laboratoires de recherche toulousains.
En parallèle, je dessinais un peu, et je me suis rendu compte que je préférais largement le dessin à mon travail de l’époque. Ce n’était pas une décision facile, mais elle s’imposait : il y a bientôt deux ans, je me suis reconvertie pour me lancer à fond dans le dessin et l’écriture de ma BD ! »

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Une illustration d’Eolyn

Comment t’est venue la passion du dessin?
Je pense que c’est avant tout la passion de raconter des histoires (en images) qui m’a poussée à m’améliorer en dessin. Je dessinais déjà beaucoup étant petite. Enfin je recopiais plutôt mes BD et mangas préférés, sans prendre le temps de comprendre ce que je faisais. Maintenant, plus j’apprends à dessiner, et plus j’ai envie de dessiner ! C’est une des choses passionnantes avec le dessin, on a toujours quelque chose à apprendre.

Comment as-tu appris à dessiner? as-tu quelques petits conseils spécifiques pour les débutants qui nous lisent?
Le jour où je me suis décidée à réellement apprendre à dessiner, je suis tombée un peu par hasard sur ton blog, Pit, et j’ai commencé par là.
J’ai fait de gros progrès grâce à tes formations, et je t’en remercie d’ailleurs! En plus des conseils et astuces techniques que tu nous donnes, j’ai aussi appris que je n’étais pas la seule à déprimer sur le fait que mes dessins étaient horribles dès lors que je me passais de références.
C’est d’ailleurs un véritable honneur de me faire interviewer sur ce blog !

Mais, pratiquer dans son coin est souvent frustrant et décourageant.
Début 2015, j’ai eu le vrai déclic quand tu m’as conseillé de partager mon travail sur des communautés de dessinateurs.
Ca n’a pas été facile de faire le premier pas, timide comme je suis, mais avoir l’avis et les conseils d’autres dessinateurs a été une délivrance pour moi.

Même si parfois les retours sont durs à avaler, ça m’a fait énormément progresser ! Il faut parfois faire le tri dans toutes les remarques que l’on a et essayer de garder en tête où on veut aller, sans pour autant se braquer.

Donc, si un conseil a marché pour moi, c’est de ne surtout pas rester dans son coin, s’ouvrir aux autres, rechercher et accepter les critiques !

Comment t’es venue l’idée de publier ta propre bd?
J’aime dessiner depuis toute petite, et j’aime aussi raconter des histoires. C’est lors d’une discussion avec mon conjoint qu’une idée a germé, il y a environ 5 ans déjà ! Elle a grandi, elle a pas mal évolué, et ça a donné tout naturellement une bande dessinée, Eolyn.

La faire publier était un peu la finalité dès le départ, même si on se dit que ça n’arrivera jamais compte tenu du travail qu’il reste à accomplir et de la difficulté à se faire publier…

Peux-tu nous dire ce qu’est le financement participatif et comment tu as réussi à lever des fonds pour la publication de ta bd?
Le financement participatif est un concept qui permet de faire financer un projet qui nous tient à coeur par des gens passionnés et généreux. Ce sont eux qui donnent un montant de leur choix qui vient faire grossir le budget de fabrication du projet. Il faut donc réussir à séduire !
Pour ma part, j’avais envoyé un dossier présentant Eolyn à plusieurs éditeurs, dont Sandawe qui est spécialisé dans la BD par financement participatif. Ils ont été les plus prompts à me répondre et j’ai sauté sur l’occasion !

Je pense qu’on peut appréhender le financement participatif en 4 phases :

La phase de pré-campagne où l’on prévoit le budget et les bonus (des « cadeaux » que reçoivent les participants en plus de la BD) ainsi que l’animation du blog à faire chaque jour pour la première semaine, et au moins 2 fois par semaine jusqu’à la fin de la campagne.

La phase de campagne où il faut animer le projet, en parler sur le plus de réseaux sociaux possibles (FB, Twitter, g+, …). Bref, il faut être présent partout et se forcer à communiquer et à « vendre » son projet, et en parallèle, il faut aussi avancer sur le projet lui-même.

La phase de post-campagne, où il faut terminer la réalisation du projet et des bonus (y compris gérer l’impression des exemplaires pour les projets comme le mien, dits « libres »)

La dernière phase est celle où il faut vendre les exemplaires imprimés, dans des festivals ou des librairies(là aussi, c’est seulement pour les projets libres, pour lesquels Sandawe ne s’implique pas dans l’édition et c’est à l’auteur de tout gérer).

J’en suis actuellement à la phase post-campagne, en pleine finalisation de la BD et fabrication des bonus.

J’ai eu de la chance avec Sandawe, car c’est un site spécialisé qui a déjà une communauté de passionnés de BD qu’Eolyn était susceptible d’intéresser.

Le plus difficile jusqu’à présent a été de garder le rythme tout au long de la campagne sans se décourager.
Je dois bien avouer, que l’aspect communication est loin d’être ma spécialité, moi ce que j’aime c’est dessiner !
Mais essayer de faire parler de son projet le plus possible pendant une campagne est primordial et prend énormément de temps.
J’ai fait mon maximum de ce côté-là, mais j’avais vite peur de lasser les gens.

Il faut également avoir un certain « réseau » avant de se lancer là-dedans ou une grande famille ! Dans tous les cas, le soutien de mes proches a été indispensable. Deux ou trois mois avant le début de la campagne, j’ai aussi lancé une page Facebook, Asur Illustrations, pour tenter de regrouper une petite communauté.
Il y avait une centaine d’abonnés au moment du début de la campagne.

C’est une belle expérience, même si elle a été source de gros stress parfois, elle m’a beaucoup appris.
J’ai eu la chance qu’elle fonctionne pour moi.
J’ai d’ailleurs appris en suivant les autres projets sur le site que la réussite d’un financement participatif ne dépend pas tant de la qualité intrinsèque du projet, mais de la communication qui est faite et de la capacité à mobiliser un réseau autour du projet !
C’est assez déconcertant au début.
Mais quelle émotion lorsque les premières participations arrivent ! On se dit « des gens s’intéressent à mon travail, c’est génial » !

Le point négatif, c’est qu’on ne vit plus vraiment pendant la campagne, avec des journées de 12h de travail en moyenne. Après, cela va dépendre de notre projet.

Si je suis passée par le financement participatif, c’est parce que les maisons d’édition ne prennent plus de nouveaux projets et encore moins d’auteurs débutants tels que moi (sauf en d’extrêmement rares exceptions).
Le petit monde de la BD est en crise de surproduction en ce moment, ce n’est pas l’idéal pour se lancer.

Au final, je suis contente d’avoir suivi ce chemin. C’est un projet qui me tient vraiment à coeur, et je n’avais pas envie qu’une maison d’édition me demande de changer tel ou tel aspect pour que ça soit plus vendeur !
Je ne cherche pas forcément le succès commercial avec la BD, mais juste à raconter mon histoire.
Du coup, le principe de « projet libre » de Sandawe, où l’auteur garde tout le contrôle sur son œuvre (mais prend en charge quasiment tout le travail éditorial) me convient parfaitement.
Et puis, si l’on veut travailler dans le monde de la bande dessinée, ça nous apprend toutes les facettes du métier (de la création à la vente, en passant par la communication et l’impression des BD).

« J’ai pu remarquer que tu t’étais faite connaître aussi par des moyens plutôt malins, un peu détournés de ton projet principal. Peux-tu nous en dire davantage? Aurais-tu des conseils pour les artistes qui aimeraient faire connaître leur travail? »
Oui, j’ai eu un coup de chance assez incroyable ! L’an dernier, j’ai fait pour mon conjoint des dessins représentant les séries des phases finales de la NBA sous forme de métaphores ou de personnification.
Ils les a postés sur Reddit, et ça a explosé. Les dessins ont inondé les réseaux sociaux, se sont retrouvés sur les sites des grands médias sportifs américains (ESPN, Bleacher Report, etc).
Mais à l’époque, je n’avais pas de page Facebook, pas de compte Twitter, ni rien, et ça s’est arrêté là. En plus, je commençais tout juste à dessiner sérieusement donc techniquement, les dessins n’étaient pas très aboutis.

Je ne comptais pas recommencer cette année, mais on a reçu des messages sur Reddit qui nous demandaient si on allait recommencer, et ça m’a motivée !
Cette année, le buzz a été encore plus grand, car j’étais présente sur les réseaux sociaux, et j’ai fait des dessins un peu plus poussés.
Et le fait qu’une petite française plaise aux américains (plus que les dessins eux-mêmes il faut l’avouer) a même fini par intéresser les médias français, j’ai eu droit à un petit article dans le 20 Minutes, et M6 est même venu m’interviewer pour leur JT (même si ça n’a finalement jamais été diffusé) !

Cette petite aventure m’a appris que si l’on veut se faire connaître, il ne faut pas toujours dessiner ce que l’on veut mais ce que veulent voir les gens…En effet, je n’aurais jamais fait ces dessins de NBA de moi-même (je ne suis pas trop le sport), si mon compagnon ne me les avait pas demandés. Il faut arriver à trouver un public de niche autour d’une idée très spécifique, et voir ce que l’on peut apporter en dessinant.

Cela m’a aussi appris qu’il est possible de plaire même si la technique n’est pas parfaite. Les dessins ont fait un buzz car l’idée était innovante, et a plu aux fans de NBA, alors même que les premiers n’étaient pas très aboutis.

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Les Grizzlis contre les Spurs (éperons), assez peu détaillé car en fait, il fallait faire 8 dessins en 2 jours.

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Illustration de la finale, chaque combattant porte un item des équipes vaincues


Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta façon d’aborder la bd, ta méthode de travail, de l’écriture du scénario jusqu’à la finalisation des planches?

En fait, j’ai initialement pensé aux grandes lignes de l’histoire, aux jalons importants, et au thème que je voulais aborder. J’ai consigné tout ça dans un cahier. Au fil des années, ces jalons ont évolué, mais l’idée reste la même.

Pour ce qui est de la BD, je savais qu’elle se ferait en plusieurs tomes, même si au début je ne savais pas exactement combien. Quand on commence, il est très dur d’estimer le nombre de planches nécessaires pour raconter une histoire. J’ai encore beaucoup de mal à le faire aujourd’hui d’ailleurs. Je suis finalement arrivée à 3 tomes, car c’est un découpage qui colle très bien à l’histoire. Mais il a fallu que j’élague pas mal de choses.

J’ai ensuite découpé le premier tome en grandes scènes, avec le rôle de chacune d’elles dans l’histoire (ce qu’elles apportent, ce qu’on y apprend, ce qu’il s’y passe, dans quelle ambiance) et une estimation du nombre de planches. Pour le premier tome, j’ai 15 scènes d’environ 7 planches chacune.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé le storyboard. Je n’ai pas fait un scénario textuel détaillé, je préfère de suite imaginer les scènes en dessin très grossier, définir le découpage des cases, les angles de vue, les dialogues, répartir les masses,  etc.

Une fois le storyboard du tome 1 réalisé en entier, c’est le moment de mettre au propre, encrer puis coloriser chaque planche.
Ces dernières étapes sont bien sûr les plus chronophages (peut-être 90% du temps de travail), mais je pense que le travail le plus important se fait en amont. Il est beaucoup plus facile de changer des lignes que des planches entières. Une fois qu’on a le découpage, on peut dérouler sans trop se casser la tête.

Pour ma part, j’ai fait plusieurs itérations, car mon histoire a évolué, et surtout mon style et mes compétences en dessin se sont améliorées. C’est du tâtonnement au début, on teste, on défait pour essayer de mieux faire. Je travaille entièrement en digital, donc c’est bien plus facile de faire des petits tests de découpage, d’agencement de bulles, etc. Mais à un moment il faut bien se fixer sinon ça n’avance plus !

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De gauche à droite : Storyboard, encrage, aplats de couleurs et ombres/lumière

 

Où trouves-tu tes inspirations en général?
Je pense que mes plus grandes sources d’inspiration se trouvent dans les jeux vidéo qui m’ont marquée (avec par exemple “Skyrim et Fallout” pour les environnements, ou encore “The Last Of Us” pour la mise en valeur d’une histoire et de ses personnages), mais également dans les mangas, les films d’animation (en particulier ceux de Hayao Miyazaki, et quelques Pixar) et les livres de fantasy.
Dans l’illustration, j’apprécie énormément l’artiste suédois Simon Stålenhag, autant par son style que par le thème de ses dessins (des incursions de fantasy/SF dans un monde réaliste).
Il y a finalement peu de bandes dessinées franco-belges…  Mais je ne prétends surtout pas me comparer à la maestria des œuvres que j’ai citées ! J’espère simplement qu’Eolyn fera passer un bon moment aux lecteurs et parviendra à les intriguer suffisamment pour lire les trois tomes.
Pour une première, ça me comblerait déjà !

Etude d'environnement

Etude d’environnement


Peux-tu nous parler de ton projet EOLYN? Comment les idées de l’univers te sont-elles venues?

C’est l’histoire de Tonhee, un jeune garçon et de son amie imaginaire, Eolyn. Il vit une enfance heureuse avec son meilleur copain et ses parents. Suite à un traumatisme émotionnel, il a des rêves en forme de visions dans lesquelles il se voit parcourir un monde post-apocalyptique. Elles ne feront que s’accentuer alors que sa vie prend un tournant dramatique.

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Portrait de Tonhee

L’idée m’est venue un soir d’été il y a 5 ans. J’ai alors eu comme un flash et l’idée générale de l’histoire m’est apparue d’un coup. Tout est parti de là. Il y a eu une assez longue phase de « raffinage » de l’histoire, avec de nombreuses discussions avec mon conjoint pour éliminer les incohérences et trouver les meilleurs angles d’attaque. Mais je ne peux pas en dire plus ! L’univers s’est étoffé petit à petit, il est d’ailleurs encore en construction en ce moment même pour le tome 2. 🙂

Couverture d'Eolyn

Couverture d’Eolyn

Où peut-on retrouver ton travail?
Je suis le plus active sur ma page Facebook, Asur Illustrations : https://www.facebook.com/asur.illustrations/

Mais j’ai aussi un compte Google+: https://plus.google.com/u/0/+AsurMisoa-Asur/posts

où je poste régulièrement, ainsi qu’un compte Twitter (@AsurArt). En ce moment, je travaille un peu sur un site perso. Il est encore en construction, mais voici le lien : http://asurmisoa.wixsite.com/portfolio.

Merci Asur pour ton temps!

Posez vos questions en commentaires si vous en avez.

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29 commentaires pour “Comment publier sa BD en tant qu’amateur autodidacte?”

  1. Photo du profil de nactilope nactilope dit :

    Bonjour Pit,

    Articles super intéressent, c’est pas mal du tout de voir l’expérience de chacun.

    J’ai moi aussi envie de crée ma bande dessiné, j’ai déjà l histoire est les personnages principaux et secondaires.

    Pense tu qu il est possible de s’auto édité ?

    je pensais passé par internet, faire un site autour de ma futur bd, donc l’accessibilité du contenu de la bd via le site, avec d autres Eléments qui vont rendre l univers plus vivant dynamique.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Euh oui, je le pense, sinon je n’aurais pas écris l’article.
      Le plus long et difficile est de créer une communauté, et donc d’intéresser les gens autour de ton histoire.

      • Photo du profil de nactilope nactilope dit :

        Oui en effet il faut trouver la bonne recette 🙂 ! Je pense avoir une idée sympa pour arriver a creation une bonne attraction dans l univers de ma futur BD.

        Merci encore pour tous ces articles !

  2. Photo du profil de Loïc Loïc dit :

    Bel exemple de volontée … Encore bravo Asur … Trop hâte de lire le premier tome…?

  3. Photo du profil de DesignerPsd DesignerPsd dit :

    Ce n’est pas un simple  » bravo  » dont Azur à besoin, mais de plein d’encouragements pour la suite et fin de son premier album. EOLYN plaira et doit se faire connaitre! Azur a beaucoup de mérite, une BD est un travail colossale. Une longue carrière s’annonce devant-elle! Et là ! Je dis :  » Bravo « ! C’est magnifique !

  4. Bastoche dit :

    Bravo Asur! Très fier de soutenir ce projet.

    GO!GO!GO!

  5. alexandra dit :

    Bravo, cela me donne plein d’espoir aussi pour ma part car je suis aussi sur un gros projet BD que je souhaite faire en financement participatif. Ton exemple me fais du bien et m’encourage pour la suite.
    Par contre, tu dis que tu avais un travail avant mais tu as quitté ton travail actuellement? Mon principal problème est que je n’arrive pas à me débloquer autant de temps que je voudrais (même en dessinant tous les we et parfois les soirs de semaine…) c’est difficile quand on est obligé d’avoir un boulot alimentaire à côté…Comment as tu fais ce choix?

    • Asur dit :

      Alexandra, comme je l’ai dit, faire ce choix n’a pas été simple.
      J’ai, pendant mes 3 ans en tant qu’ingénieur, pu mettre des sous de côté. N’étant pas trop dépensière (je ne fume pas, je n’ai pas de voiture, pas d’enfant et ne sors pas beaucoup : une marmotte quoi), ça aide pas mal.
      Mais c’est une grosse source de stress à moyen et long terme. Je ne sais pas trop comment les choses vont évoluer financièrement parlant. Je ne pense pas que gagner ma vie en faisant uniquement de la BD soit possible, c’est pour cela que j’envisage également de me lancer dans l’illustration. Mais même là, l’avenir est plus qu’incertain !
      Même sachant tout ça, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de tenter le coup. Essayer, et ne pas regretter de ne pas avoir tenter cette expérience. Et je suis consciente que les prochaines années ne vont pas être simples. C’est pour ça que le soutien de nos proches dans notre démarche est indispensable !

      En tout cas, je te souhaite plein de bonnes choses pour ton projet BD. Et le plus important dans tout ça c’est d’y prendre plaisir. 🙂

      • alexandra dit :

        Merci beaucoup pour ta réponse ! Pour l’instant je vis seule et sans autre moyens que mon salaire donc je continue mon projet dès que je peux. Même si ça prendra beaucoup plus de temps que prévu je n’abandonnerai pas de toute façon 🙂 et alea jecta est , on verra bien la suite des évènements. Comme tu dis l’essentiel est d’y prendre du plaisir et c’est le cas.
        Je te souhaite de réussir! bon courage à toi et encore bravo, je te lirai avec plaisir !

  6. Photo du profil de Joelle9 Joelle9 dit :

    Super j’aimerais créer beaucoup de dessins également du courage

  7. Photo du profil de Seb10 Seb10 dit :

    Très sympa cet article. Je te souhaite vraiment bonne chance pour ton projet. C’est amusant mais quand je lis ta présentation j’ai l’impression de m’y retrouver. En gros je suis tombé un peu par hasard sur le blog de pit exactement dans la même configuration que tu as cité, et j’espère un jour pouvoir éditer un projet BD qui me trotte. Évidemment il y a encore beaucoup de chemin mais lire ton parcours est super motivant !

    • Asur dit :

      Oui c’est drôle, et je pense qu’on ne doit pas être les 2 seuls dans ce cas !
      Si cet article a pu te motiver, même rien qu’un peu, c’est déjà plus que super. 🙂
      Bon courage pour ton projet BD.

  8. Photo du profil de orey59 orey59 dit :

    Toujours intéressant très intéressant de mieux connaître une artiste bien vivante pas que virtuelle. Je suis ravie de mieux vous connaître. À bientôt 😉

    • Asur dit :

      C’est sûr c’est toujours plus sympa de connaître un peu plus les gens avec qui on parle via internet. A très vite Orey. 😉

  9. sophie86550 dit :

    bravo cette réussite donne de l’espoir. Je dessine depuis toute petite et j’aimerais créer ma propre bd mais le manque de temps est dur…. Bonne continuation

    • Asur dit :

      Trouver le temps de dessiner est parfois tellement dur quand on a un boulot… Alors je te dis bon courage et surtout n’abandonne pas ! Merci pour ton commentaire Sophie.

  10. Photo du profil de jeanluc jeanluc dit :

    Bravo Asur et je te souhaite beaucoup de succès.
    Merci d’avoir partagé ton expérience ^^

  11. Bru NO dit :

    Bravo Asur, cet article est très intéressant et renforce encore plus la joie et la fierté d’avoir participé à ce beau projet dans lequel nous croyons !
    Tout plein de bonnes choses pour la suite et vivement que Tonhee et Eolyn viennent partager nos soirées…

  12. Photo du profil de Trismis Trismis dit :

    Wow, un très très TRES grand bravo à toi Asur, se lancer dans la bande-dessinée et s’en sortir comme toi à une époque où le marché est complètement saturé, c’est génial ! ^^ Bonne chance pour la suite, et attention à ne pas trop te surmener non plus, il faut faire attention à soi 😉

  13. Urumi dit :

    Quel témoignage intéressant! Merci pour ce partage.

    On prend conscience de l’importance de la communauté dans la réalisation du projet.

    J’ai moi même été approché il y a longtemps pour un projet de bd qui n’a pas vu le jour finalement. C’était beaucoup de temps et de travail. Devoir recommencer parce qu’on se rend compte que quelque chose ne va pas.
    J’ai beaucoup appris à cette période car j’ai dessiné des tas de choses que je ne faisais jamais. Ce n’était pas du temps perdu 🙂

    Et là, j’aimerais réaliser un petit livre pour enfant. Mais je n’arrive pas à me convaincre moi même sur l’environnement de mon personnage, alors je commence un truc, puis je refais et entre temps j’ai pris des formations de Pit pour m’améliorer alors, je voudrais attaquer tout ça avant de poursuivre ^^’

    Je crois qu’il faut faire ça par passion, par plaisir et avec la volonté de s’améliorer. Et comme tu le dis Asur, faire plaisir aux gens qui vont te lire.

    Quel courage de t’être lancé dans cet aventure sans revenus assuré. Je suis admirative! Tu as bien fait je pense, « pour n’avoir aucun regret », comme tu dis ^^

    Personnellement, je ne me vois pas devenir professionnelle un jour, mais j’aimerais parvenir à publier quelques récits illustrés, plus livre d’enfants, de temps en temps, juste pour le plaisir.

    Bonne continuation et beaucoup de réussite pour la suite 😉

    • Asur dit :

      Merci beaucoup Urami pour ton commentaire. C’est important d’avoir des projets un peu « ambitieux », qui nous motivent, car ce sont eux qui nous font avancer et progresser je pense !
      Bonne continuation à toi également. 🙂

  14. Asur dit :

    Merci beaucoup Urami pour ton commentaire. C’est important d’avoir des projets un peu « ambitieux », qui nous motivent, car ce sont eux qui nous font avancer et progresser je pense !
    Bonne continuation à toi également. 🙂

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