En participant à mes premiers concours de dessin il y a quelques années, j’ai découvert un des problèmes récurrents particulièrement présent chez le dessinateur amateur: le choix des références photos.
En effet, la personnalité derrière une image ne passe pas seulement par le style, les couleurs ou la composition…
Elle passe aussi par le choix des images de références qui vont nous aider à créer une illustration.

En tant qu’illustrateur, il est de notre devoir de reconnaître les raisons qui font d’une image, une bonne image.
Et parmi les points indéniablement importants, une bonne illustration finie passe par un choix particulier de références photos, afin de tirer le meilleur du dessin d’inspiration et créer une image aussi personnelle que possible.

Le hic, c’est que la plupart des artistes amateurs n’ont pas l’expérience nécessaire pour créer quoique ce soit de leur imagination. Et cela devient un vrai problème lorsqu’on souhaite rester réaliste dans le rendu des volumes et des couleurs.
D’où l’intérêt de ne pas avoir peur d’utiliser des références photos, à la condition de ne pas copier telle quelle une image de référence, surtout si elle n’appartient pas au dessinateur, et encore plus si on ne la combine pas avec d’autres.

écureuil référence photo
Jean Baptiste l’a surnommé “Ozy” (c’est le petit écureuil qui fréquente son vaste jardin). Trop chou, mais pas facile à prendre en photo.

Il y a de ça pas loin de 10 ans, je commençais à créer ma librairie de références.
Tout comme un musicien s’inspire de sa playlist de chansons et d’harmonies, un dessinateur s’inspire de sa bibliothèque d’images collectées précieusement au cours des années, la majorité issue d’internet (pour les idées et l’inspiration), mais d’autres découlant de nombreuses heures à scruter, appareil photo à la main, à observer l’environnement et à capturer des attitudes de personnages, des palettes colorées, ou même à saisir des petits détails comme l’écorce d’un arbre, la lumière à travers un pétale de fleur, et bien d’autres minutieuses découvertes.

Évidemment, la prise de références photos est une solution palliative pour notre manque de mémoire à long terme.
Et même si le capteur d’une caméra ne sera probablement jamais aussi performant que l’oeil humain, il est toujours appréciable de s’approprier une mémoire artificielle instantanée.

La curiosité est un des meilleurs atouts du dessinateur.
L’observation continue du monde qui nous entoure constitue un bon 50% du travail de l’artiste, si ce n’est plus.
Il faut donc profiter des moments où nous n’avons rien à faire pour observer attentivement ce qui nous entoure, se poser des questions et même en profiter pour prendre quelques clichés, aussi bien pour les idées, la composition, la palette colorée, les textures/matières, attitude d’animaux/personnages, les motifs etc… autant d’éléments importants à la réussite d’une création.

Et une autre chose importante à noter: trier et classer ses images au fur et à mesure s’avère primordial.
N’attendez pas la fin du mois ou de l’année au risque d’être découragé et toujours reporter à demain. Il est conseillé de le faire en fin de journée quand la prise de référence est encore fraîche.
Prendre ses propres références, c’est comme se donner la chance de personnaliser davantage son travail.

Bien sûr, pour prendre du plaisir à collecter des images, rien de mieux que de le faire en bonne compagnie.
Cette semaine je vous partage un week-end inoubliable que j’ai pu passer en compagnie de mes amis Jean-Baptiste Monge et sa femme Margo.
J’ai pu aussi visiter leur nouveau studio d’artiste tout en profitant de la campagne canadienne autour de leur maison.
Le studio étant encore en construction, je pourrais vous partager d’autres images plus tard lorsqu’il sera finalisé.

Sur ce, place aux images!