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Médiums, techniques et utilisation, 2ème partie

Acrylique

 

 

Apparue au début du 20e siècle, la peinture acrylique fut tout d’abord utilisée dans le secteur automobile et dans le BTP sur le continent américain. Puis dans les années 50, elle commença à être commercialisée. Quelques années plus tard, la peinture acrylique débarque en Europe.

Polyvalente, la peinture acrylique est une peinture à l’eau. À la sortie du tube, l’acrylique présente la même consistance que la peinture à l’huile. Pouvant donner une texture aquarelle si on la dilue, l’acrylique peut aussi ressembler à une peinture à l’huile lorsqu’on la travaille en épaisseur.

La peinture acrylique dispose d’un liant particulier (émulsion d’eau et de résine acrylique ou polymère) très adhésif, résistant à l’eau et qui lie les pigments entre eux. Contrairement à la peinture à l’huile, celle à l’acrylique est moins cassante une fois sèche. Cela est dû au fait que cette peinture forme naturellement une pellicule élastique qui lui donne une certaine solidité.  L’acrylique se caractérise aussi par une certaine transparence quand elle est diluée avec de l’eau (comme l’aquarelle). De plus, elle ne ternit pas ni ne jaunit avec le temps.

Les peintures acryliques sèchent par évaporation de l’eau qu’elles contiennent et non pas par évaporation des solvants organiques volatils. Malgré qu’elles soient réputées pour être moins nocives, il vaut quand même mieux ventiler la pièce et ne pas manipuler à mains nues les outils lors du nettoyage. On ne dispose pas encore assez de recul tant pour sa conservation que pour sa toxicité.

Son séchage rapide ne permet pas forcément de travailler en plusieurs sessions sur la même peinture ni de prendre trop son temps. À l’inverse, cela permet de travailler rapidement différentes couches.

Sa polyvalence va aussi concerner les supports. Étant très adhésive, la peinture acrylique s’adaptera à de nombreuses surfaces si elles sont totalement propres. Dans le cas contraire, la peinture pourrait ne pas se fixer. Mais du plastique au carton, en passant par le verre, le bois ou encore le tissu, rien ne l’arrête (ou presque). Elle convient donc aux applications contemporaines et dégage assez peu d’odeur.

Comme expliqué dans la fiche précédente, il est conseillé aux débutants de commencer par des sujets simples sans trop de détails. Donc les portraits et paysages ne seront pas pour tout de suite ; mieux vaut s’entraîner avec des natures mortes.

 

 

Matériel

L’apprêt :
Si on veut travailler sur un support brut (non prêt à l’emploi), il est possible de le préparer en étalant ce produit. Lorsqu’il sèche, l’apprêt forme une pellicule souple et imperméable. Le support est alors prêt pour recevoir l’acrylique. La taille du pinceau à poils souples sera à adapter à la taille du support à préparer, lors de l’application de l’apprêt. Une fois que cette première couche sera sèche, il faudra la poncer. Enfin, une seconde couche devra être appliquée (perpendiculairement à la première) afin d’obtenir une surface lisse.

Après, rien n’interdit de peindre directement sur une toile brute non préparée. Cela dit, cette toile absorbera la peinture et le résultat sera plus terne. On utilisera aussi plus de peinture. Après cette étape de préparation, il est possible de colorer entièrement le fond en appliquant un jus très dilué dont la couleur correspond à l’une des teintes majeures du sujet. Cela permet d’unifier par la suite les couleurs du tableau.

 

L’eau :
Avoir plusieurs récipients (peu importe le genre) est préférable. Au minimum deux : un pour nettoyer un outil et un deuxième pour diluer l’acrylique. Pour s’éviter trop d’allers-retours ou d’être à court d’eau, on peut prévoir plus de récipients ou alors de travailler près du point d’eau.

Sans oublier la palette (non absorbante) mais aussi chiffon, éponge et essuie-tout. Ils sont pratiques pour corriger une erreur, obtenir un effet ou essuyer vos pinceaux.  Il convient donc de les garder sous la main.

 

Le chevalet :
Le choix de cet outil va être intimement lié aux habitudes de l’artiste, quelle que soit la technique utilisée. Sans oublier son budget ou encore la place disponible pour accueillir cet outil.

Si l’artiste apprécie le travail en extérieur, un chevalet d’étude ou de campagne présente l’avantage d’être léger mais peut manquer de stabilité. Il faut donc veiller à prendre un modèle capable de s’adapter aux terrains extérieurs potentiellement accidentés.

Le chevalet d’atelier est, lui, complètement à l’opposé du modèle précédent. Egalement réglable (taille et inclinaison), il peut monter jusqu’à des tailles importantes (2m et plus encore) et disposer d’un système anti-retournement. Pour celles et ceux qui disposent d’un certain espace et qui aiment les grands formats, cet outil est très appréciable.

Enfin, le chevalet de table. De taille bien plus réduite, il est donc destiné aux artistes manquant de place, qui ne veulent pas s’encombrer ou encore aux travaux sur formats réduits. Pratique, il se range rapidement. Il peut aussi servir de décoration et pour la présentation d’œuvres.

 

Les supports classiques :
Les cartons toilés sont souvent utilisés pour la réalisation d’études en couleurs ou d’ébauches.
Les châssis sont disponibles en de nombreuses tailles et sont constitués de coton ou de lin.
Les papiers toilés seront bien adaptés aux débutants afin qu’ils puissent faire leurs premières expérimentations.

 

Les couleurs :
L’acrylique étude est souvent composée de pigments synthétiques. Elle offre une palette de couleurs adaptée aux débutants sans oublier qu’elle est aussi plus économique et donc abordable.
L’acrylique fine permet une montée en gamme. En effet, elle est constituée de davantage de pigments purs et se présente comme une solution intermédiaire pour un meilleur rapport qualité-prix.
L’acrylique extra-fine bénéficie du broyage de pigments le plus fin. Son rendu chromatique est le meilleur mais sa gamme de teintes est moins large. Très fournie en pigment naturel, cette acrylique est utilisée par les artistes confirmés ou professionnels. Elle est aussi plus fluide que les autres acryliques.

Pour les débutants, les différentes marques proposent généralement des kits dédiés. Composés de quelques couleurs, ils peuvent être une solution pour faire ses premiers tests, mélanges… Ce n’est qu’après ces expériences qu’un débutant pourra compléter son matériel.

D’ailleurs, savoir utiliser et mélanger les couleurs  constitue un point clef. Si la notion de “roue chromatique” est étrangère à certains ou si une piqûre de rappel est nécessaire, mieux vaut (re)consulter cet article puis celui-ci.

 

 

Les pinceaux :
Comme on a pu le constater plus largement dans la fiche précédente, une multitude de pinceaux existent. Certains plus adaptés que d’autres aux différents médiums. Et encore une fois, attention aux tailles et aux largeurs. Elles changent bien souvent d’un fournisseur à l’autre. Donc un même numéro n’est pas synonyme de similitude de taille  chez deux fabricants différents.

 

Commençons par les classiques :
La brosse plate va permettre l’application de la peinture par petites touches pâteuses grâce à ses poils réduits et rigides.
La brosse universelle permet de poser les lavis et garde bien les couleurs diluées avec une touffe large et plate.
Le pinceau rond à pointe effilée aide à tracer des lignes précises une fois qu’il est imbibé de peinture.

 

Autres types de pinceaux :
La brosse à pochoir est destinée aux frottis.
La brosse en langue de chat (ou usée-bombée) permet de travailler les aplats, les glacis ainsi que les contours arrondis.
La brosse en éventail. La version à poils durs est dédiée aux effets alors que la version Kolinski permet de peindre avec précision les détails de la composition. Plus épaisse, elle a aussi une capacité d’absorption plus importante.
La pointe fine (ou extra-fine) sera nécessaire pour travailler les finitions et détails avec une grande précision.

Les brosses à poils longs, souples et bombés sont généralement plus efficaces pour poser la peinture en épaisseur et peuvent être utilisées pour tracer des lignes plus fines (en utilisant la largeur) ou laisser des traces.

Très intéressants pour peindre en épaisseur également, les pinceaux en soies de porc rendent un aspect strié et nerveux. Les poils fins donnent un côté plus lisse aux réalisations.

Moins onéreux, les poils synthétiques se retrouvent dans tous les types de pinceaux : du très souple au plus nerveux. Adaptés à l’acrylique, ces pinceaux se différencient entre eux par la couleur de leurs poils. Cette couleur indique en fait leur résistance : les clairs sont doux tandis que les foncés sont nerveux.

Ne pas oublier également du fusain ou un crayon pour l’esquisse.

 

Les couteaux :
Leur utilisation en acrylique est possible compte tenu de la consistance de la peinture. Mais avec ces outils, il faudra travailler par touches vigoureuses et faire preuve d’assurance. D’autres éléments vont influencer le résultat, comme la forme et dimension du couteau, sa flexibilité, la rapidité du geste ou encore la quantité de peinture.

Les couteaux à palette sont généralement utilisés pour prélever la peinture dans les pots, la déposer sur une palette et faire les mélanges.

Les couteaux à peindre disposent d’un manche en bois prolongé d’une fine tige coudée en acier, dont l’extrémité est en forme de lame plate (de tailles et de formes différentes). La tige coudée maintient la lame plus basse que le manche de bois. Ainsi, la main de l’artiste reste (normalement) suffisamment éloignée de la surface peinte lors de la session. On retrouve généralement des lames en forme de losange ou de truelle.

Il vaut mieux éviter d’appliquer de grosses couches de peinture. Cela diminuera le risque de craquelures. De même, pour s’adapter à cette technique, il est préférable d’utiliser des supports rigides.

Pour les mélanges et la préparation, le travail aux couteaux demande (de préférence) une palette assez large. Pour peindre au couteau, il est important d’obtenir une texture bien homogène, onctueuse, sans stries.

Les grands couteaux sont indiqués pour les aplats et logiquement, les plus petits pour la minutie. Pour faire une superposition de couleur pure sur une couche épaisse de peinture encore fraîche, le couteau est idéal.

Pour éviter des couleurs boueuses, il est important de veiller à la propreté du couteau lorsque l’on change de couleur. Donc avoir un chiffon à portée de main est nécessaire.

Il  existe encore une multitude d’outils permettant l’application de la peinture tels que  des tampons, peignes et grattoirs, rouleaux … ayant des textures variées et permettant d’obtenir des effets nouveaux. À chacun de faire ses expériences. Car c’est aussi ça l’art : découvrir par soi-même.

 

Divers :
Les médiums donnent à la pâte une texture différente et donc modifient l’aspect de la peinture. Les médiums liquides vont améliorer l’adhérence de la peinture et sa durée de vie tout en la fluidifiant. En ce qui concerne les gels, la texture gardera la trace des outils. Autre médium, le retardateur, qui, comme on le devine, retarde la durée de séchage.

Quand l’oeuvre est terminée, il est possible de la protéger des outrages du temps en appliquant un vernis. En flacon, bombe ou en pot, ces vernis sont relativement simples à appliquer. Mais avant cela, il faut attendre le séchage complet de la peinture. Aspect brillant ou mat, tout dépendra du format de la réalisation. Le mat met mieux en valeur une oeuvre sur un format de taille importante tandis que le brillant fait davantage ressortir les couleurs sur un petit format.

 

 

Entretien du Matériel

L’acrylique offre un avantage indéniable. Elle est peu salissante. Ainsi de l’eau claire et du savon peuvent être suffisants. Cela dit, il ne s’agit que d’une étape pour assurer la pérennité du matériel.

 

Les pinceaux
En effet, comme l’acrylique sèche rapidement, il faut faire en sorte que les pinceaux restent humides durant toute la séance de peinture. Sinon celle-ci va s’incruster un peu partout et finira par coller les poils. Si vraiment la peinture est trop incrustée, il est possible d’utiliser du white spirit (ou assimilé) et de rincer généreusement. Ou bien une méthode plus naturelle : de l’eau chaude pour rincer le pinceau. Cela va ramollir la peinture qui sera plus facilement détachable.

 

Pour conserver un pinceau propre, petit rappel :

  • Dans un pot d’eau propre, rincer la touffe.
  • Secouer, par de brefs mouvements secs, le pinceau, pour éliminer le surplus d’eau.
  • Si besoin, savonner la touffe en cas de résidu de peinture.
  • Lisser la touffe pour remettre les poils dans le même sens. Être délicat.
  • Poser les pinceaux à plat sur une surface absorbante afin de les faire sécher uniformément. Cela évite aussi que l’eau s’infiltre dans la virole (partie entre les poils et le manche). L’humidité va faire gonfler le bois du pinceau et provoquer l’écartement des  poils. Il en résultera une perte de finesse dans le trait  et de confort.
  • Les entreposer dans un pot (ou assimilé) la touffe tournée vers le haut.
  • Les pinceaux les moins souvent utilisés sont à conserver dans une boîte assez hermétique pour les isoler de la poussière, sans oublier d’y  mettre de l’antimite…

 

Palette et couteaux
Lorsque la séance de travail arrive à son terme, il faut rapidement nettoyer la palette et les couteaux. En effet, plus le délai entre fin de séance et nettoyage est réduit et plus il sera simple de laver le matériel. Pour la palette, le couteau à palette permettra d’enlever l’excès de peinture. Puis il suffira de laver à l’eau chaude tout en frottant avec une éponge et du savon. Faire de même avec les différents couteaux en ayant pris soin au préalable de les tremper dans un récipient rempli d’eau chaude.

Les palettes en plastique se salissent plus facilement que celles en porcelaine. Il faudra alors être plus attentif à leur nettoyage.

 

Les Couleurs
Si la peinture acrylique sèche rapidement sur un support, c’est aussi vrai dans son conditionnement d’origine. Il faut alors veiller à ce que ce dernier soit bien refermé  une fois l’utilisation terminée.

Donc afin que le contenant soit bien fermé hermétiquement et pour éviter que le bouchon se colle, le pas de vis du tube doit être propre en toute circonstance. Au pire, de l’eau chaude aidera à dévisser le tube.

 

 

Techniques de base

Si vous avez consulté la fiche précédente concernant la gouache et l’aquarelle,certaines des notions suivantes vous seront donc familières.

  • Lavis et glacis : le lavis est donc une couleur diluée à l’eau avant d’être appliquée sur un support. Chaque couche sera fine et translucide mais modifiera peu à peu la teinte de la couche précédente. Le lavis pourra être monochrome (une teinte), polychrome (plusieurs teintes) ou encore en dégradé. Le glacis est une couche de couleur appliquée sur une autre déja sèche. Cela permet d’obtenir des couleurs à forte densité mais il ne faut pas oublier que selon l’apport d’eau, les couleurs s’assombrissent durant le processus de séchage si elles sont appliquées sur une couleur foncée. Mieux vaut alors commencer par les couleurs claires.
  • Mouillé sur mouillé : lorsque l’on applique un lavis sur une couche humide, les deux couches vont se mélanger pour donner des motifs irréguliers. Présentée comme cela, cette technique semble simple mais elle demande de l’entraînement avant d’être maîtrisée
  • Mouillé sur sec : si on applique un lavis sur une couche sèche, la peinture ne se diffuse pas et conserve des contours nets. Cette technique est utile pour mettre en valeur certains détails ou pour uniformiser la toile.
  • Empâtements : il s’agit ici des couches de peintures assez épaisses pour conserver la trace de l’outil utilisé. Grâce à la consistance de l’acrylique, cela permet de créer des reliefs et d’attirer l’attention du spectateur sur une zone.
  • Superpositions : il est possible de marier des couches de peintures opaques et  transparentes afin de jouer avec les textures et la lumière. Cela est possible grâce au séchage rapide de l’acrylique encore une fois.

 

Pour la troisième partie, nous nous pencherons sur la peinture à l’huile.

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