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Médiums, techniques et utilisation, 3ème partie

Peinture à l’huile

 

“La Jeune Fille à la perle”, Vermeer, 1665

 

Une fois n’est pas coutume, la technique à l’huile offre un grand nombre de possibilités. En effet, de la renaissance au 20e siècle, la peinture à l’huile fut considérée comme la technique reine, privilégiée par les artistes avant que l’acrylique ne lui fasse de l’ombre.

Il est difficile de savoir précisément (euphémisme !!) quand la peinture à l’huile est véritablement née. Certains attribuent la création de cette technique aux frères flamands Van Eyck au 15ème siècle quand d’autres parlent du  13ème siècle voire du 7ème.

En réalité, si on parle de peinture à l’huile sur toile destinée à être accrochée, alors le 15e siècle semble être la bonne réponse. Auparavant, la peinture à l’huile servait notamment à la réalisation de bannières ou était appliquée sur des panneaux en bois.

Ce qui semble certain, c’est que la technique à l’huile a connu en réalité une longue évolution, semée de recherches et de tests pour arriver à la peinture que l’on connaît maintenant.

L’ancêtre de la peinture à l’huile était la tempéra, utilisée durant tout le moyen-âge. Il s’agissait d’une émulsion à base de jaune et de blanc d’oeuf. L’huile ne jouait alors que le rôle de vernis. Ainsi, certaines de ces réalisations donnaient l’impression d’être des peintures à l’huile.

Au 15ème siècle, pour obtenir une peinture résistante à l’eau et polyvalente, les frères Van Eyck se lancèrent donc dans des recherches techniques en faisant entrer dans leur composition les huiles de lin et de noix ainsi que l’essence de térébenthine. Leur méthodologie devint la référence, se transmettant d’artistes en artistes au fil des siècles. La fabrication devint de moins en moins artisanale avec le progrès technique. Puis les industriels se penchèrent à leur tour sur la question de la fabrication de peinture à l’huile.

 

“Guernica”, Picasso, 1937

 

Techniques de base

 

Alla prima :

Il s’agit de la technique “mouillé sur mouillé”. On applique une couche de peinture fraîche sur une autre encore humide ; le travail se réalise alors en une seule séance de peinture et demande donc de l’entraînement.

 

Le  Fondu :

Technique qui permet de diminuer les contours nets en procédant à des dégradés. Par exemple, le travail des ombres et jeux de lumière sur un sujet.

 

Le Glacis :

Cette notion désigne une couche de couleur fine et transparente appliquée sur une peinture sèche. Cela permet de réhausser la couche précédente sans avoir à faire des mélanges. Le glacis permet aussi d’enrichir un empâtement : un glacis sombre sur un empâtement légèrement coloré fera ressortir les traces des outils, donnant ainsi des effets de textures.

 

Le sgraffite :

Cette technique consiste à “gratter” la couleur pour faire apparaître les couches inférieures ou la couleur du support. Nous y reviendrons plus loin.

 

Empâtements :

Couches épaisses de peinture gardant la trace de l’outil utilisé. Demande de l’assurance, de l’entraînement pour obtenir des reliefs intéressants et non pas des “gros pâtés”.

 

Collages :

Comme nous avons pu le voir dans les fiches artistes, le collage permet d’obtenir des toiles abstraites ou même surréalistes.  En  recouvrant le collage d’une couche de peinture grasse, il sera possible de fixer un élément (assez léger tout de même), ce qui donnera un effet de matière. Attention à bien utiliser un support solide qui ne se déformera pas sous le poids des différents collages. Mieux vaut alors choisir des châssis entoilés par exemple et travailler à l’horizontale  jusqu’au séchage des collages.

On peut aussi incruster un élément mais avec de la colle cette fois-ci. Le matériau restera alors visible et ne se dégradera pas comme cela peut être le cas avec le type de collage précédent. Mais là aussi, mieux vaut travailler à l’horizontale et attention à la résistance du support. Avec la colle, il faudra attendre que la peinture soit sèche avant de procéder au collage.

 

Matériel

Pinceaux, couteaux et palette  :

Pour le travail des détails, un pinceau avec un manche court et des poils souples sera tout indiqué. Un manche réduit améliore la maniabilité car il est plus léger et permet d’être plus proche du support.  En ce qui concerne le poil, plus il sera dur et plus il étalera la peinture. Mais si l’on souhaite obtenir un résultat précis et doux, un poil trop dur laissera des traces; un équilibre à trouver.

Pour les aplats avec empâtements, c’est l’inverse qu’il faudra utiliser : des manches longs et des poils durs. Cela offre la distance nécessaire pour avoir des gestes souples.

 

Les pinceaux plats serviront à la pose du sujet et aux mélanges. Ils sont de taille variable selon le travail à effectuer (dimension du sujet et du support) : mise en place des masses, couleurs et aplats (pinceau plat long) ou touches plus précises (pinceau plat court).

Les pinceaux ronds/en pointe interviennent pour le travail de précision.

Les langues de chat permettent de réaliser des tracés d’épaisseur variable.

Les pinceaux éventail sont souvent utilisés pour réaliser des textures mais aussi pour les glacis et l’estompage.

Les pinceaux Lasur aux poils doux permettent de créer des fondus nets, de travailler les glacis et dégradés.

Les pinceaux pour fond vont être utilisés pour poser de grandes surfaces colorées sur le support. Il faudra donc privilégier des pinceaux larges ou spalters.

 

“Impression, soleil levant”, Monet, 1872

 

Comme auparavant, la question du type de poil va aussi se poser. Etant donnés les particularités de la peinture à l’huile et le travail de modelage de la

couleur sur le support, mieux vaut opter pour des poils robustes et assez rigides. Les poils en soie de porc sont parfaits pour la peinture à l’huile de par leur épaisseur et leur rigidité. Si par contre la couleur est diluée, alors la souplesse des poils de boeuf conviendra mieux.

Les poils synthétiques ne sont pas à oublier bien qu’ils s’usent plus rapidement étant donné le type de travail qu’impose la peinture à l’huile. Pour les budgets plus réduits, ils demandent  un investissement moins important, ce qui n’est pas à négliger. Ils sont parfaitement adaptés pour obtenir une couleur lisse lors de la pose.

Donc poils naturels ou synthétiques, tout est possible en peinture à l’huile (sauf le petit gris qui ne va pas aimer les solvants).

On ne le redira jamais assez, mais attention au choix de la taille d’un fabricant à l’autre. Chacun dispose de ses spécificités; ainsi longueur et épaisseur varient pour un même numéro.

 

Les couteaux à peindre :

Ces outils sont des incontournables de la peinture à l’huile, permettant d’obtenir plus d’épaisseur et des surfaces lisses. On peut aussi utiliser le couteau pour dessiner avec la pointe ou le tranchant. Selon si la pointe est arrondie ou effilée, il est alors possible de laisser des empreintes arrondies ou de sculpter des détails dans la peinture fraîche. Avec le tranchant, il est possible de dessiner des lignes soit en déposant de la peinture, soit en marquant la peinture fraîche.

Le couteau à peindre est constitué d’une lame fine et souple. Il permet de travailler les empâtements de peinture en compressant cette dernière contre le support.

Avec une pointe arrondie, le couteau servira à étaler la couleur et avec une pointe biseautée, il pourra la gratter. Les empreintes du couteau seront dépendantes de la force de pression, de la direction de la touche, de la quantité de peinture et de sa qualité, sans oublier la forme de l’outil utilisé.

Le couteau à palette servira à mélanger les couleurs entre elles sur la palette jusqu’à obtenir un résultat homogène. De taille très variable, ce couteau est plus ou moins flexible (à voir selon les goûts) et dispose d’une lame droite et arrondie.

Pour laisser des empreintes, les couteaux ne sont pas les seuls outils envisageables. En réalité, n’importe quel objet peut intervenir du moment qu’il laisse des empreintes et donne du relief.

 

La palette :

Pour cet outil, il faudra préférer une palette plate, en bois huilé. Pour la forme, libre à chacun de choisir celle qui lui convient. Par contre, il ne faut pas se tromper de palette: en fonction que l’on soit droitier ou gaucher, les emplacements pour le pouce et les autres doigts seront différents. Idem en ce qui concerne sa taille. Si elle est trop grande, le bras fatiguera plus vite s’il n’est pas habitué et elle sera aussi plus encombrante.  Si elle est trop petite, les mélanges seront délicats à réaliser. Il va donc falloir trouver un compromis.

 

Les couleurs :

Face à la quantité importante de peinture disponible sur le marché, il est conseillé de débuter dans la peinture à l’huile en utilisant des peintures d’étude. Celles-ci sont moins onéreuses et disposent de qualités proches des peintures professionnelles. Cela dit, n’en profitez pas pour trop en acheter. Certaines finiront pas être inutilisables car vous ne vous en servirez jamais ou presque. Choisissez une douzaine de couleurs au maximum en fonction du genre de réalisation que vous souhaitez faire principalement. Et si le doute subsiste, on trouve des kits contenant une dizaine de couleurs. De plus, avec le temps, on parvient à créer ses propres couleurs à force d’expérimenter les mélanges.

 

Quelques couleurs utiles pour les mélanges  :

  • Ocre jaune
  • Terre de Sienne brûlée
  • Terre d’ombre brûlée
  • Bleu Céruléum
  • Bleu Outremer
  • Garance foncée
  • Jaune de cadmium (foncé, clair et citron)

Sans oublier le blanc de zinc et le noir d’ivoire. Sur la palette, il vaut mieux les isoler car ils serviront principalement aux mélanges.

De manière générale, pour déterminer les couleurs qui vous seront nécessaires, il suffit de bien observer le sujet !

Il y a deux règles à respecter pour que la peinture sèche dans des conditions idéales et que les couleurs restent lumineuses. La première : “le gras sur maigre”.  Cela signifie que chaque nouvelle couche doit être légèrement plus grasse que la précédente. Ce qui veut dire aussi que les premières couches de peinture seront pauvres en huile. Et la deuxième règle : attendre qu’une couche soit bien sèche avant d’en appliquer une autre.

 

“La Ronde de nuit”, Rembrandt, 1642

 

Le chevalet :

Comme nous l’avons vu dans la fiche précédente, il existe différents types de chevalet : d’étude, de table et d’atelier. Avant d’acheter un tel outil, l’artiste devra se poser les bonnes questions. À savoir déjà s’il bénéficie d’un espace plus ou moins grand pour peindre chez lui, s’il préfère réaliser des grands ou des petits formats, etc.

En bref, le chevalet de table est à privilégier quand on a peu de place à la maison.

Le chevalier d’atelier est, lui, très encombrant. Si on aime peindre debout, il permet de faire des grands formats.

Enfin, le chevalet d’étude est en règle générale léger et permet de peindre en nomade. Etant donné qu’ils sont flexibles, ses pieds s’adaptent aux terrains irréguliers.

 

L’éponge :

Il est possible de détourner cet outil de son utilisation de base pour en faire un tampon. Cette technique simple à maîtriser permet d’obtenir des rendus assez authentiques et de recouvrir rapidement de grandes zones. Pour cela, il suffit d’imprégner l’éponge de peinture puis de tamponner le support.

Les éponges synthétiques sont plus rigides et résistantes. On obtiendra alors des textures plus fines et resserrées, parfaites pour un effet de brume par exemple. Alors qu’une éponge naturelle créera des motifs irréguliers compte tenu de ses aspérités uniques et de sa porosité.

Pour éviter l’effondrement des reliefs, les modeling pasts (nous y reviendrons plus bas) donnent plus de consistance à la peinture.

En guise de tampon, il est aussi possible d’utiliser un chiffon ou du papier froissé.

 

Objets pointus :

Pointe de couteau, de cutter et autres vont permettre de pratiquer une autre technique assez simple à apprivoiser : la gravure sur peinture à l’huile (ou Sgraffite qui fut très appréciée durant la Renaissance et la période Art nouveau).

Le résultat va dépendre de l’instrument utilisé, du stade de séchage de la peinture et de son épaisseur. Sur une peinture humide, il est alors possible de représenter par exemple les motifs d’un tissu ou les détails d’une chevelure. Il faut alors travailler, comme pour un dessin, la dernière couche de peinture posée. Sur une peinture sèche, les différentes couches de peinture disparaissent lorsqu’on utilise cette technique et le support apparaît alors. Il faut donc utiliser un support rigide (pour éviter de le percer). La gravure sur peinture sèche permet de créer des contours, des motifs ou de mettre du relief sur un fond en aplat.

Enfin,  pour l’esquisse, ne pas oublier le fusain ou le crayon à papier. Le dessin préparatoire n’est pas une obligation mais il permet de poser “le cadre”, notamment pour la répartition des couleurs par la suite.

 

Le support :

Pour la peinture à l’huile, il est possible de choisir différents types de support : de la toile au carton en passant par le bois ou encore le papier.

La toile de lin ou de coton est le support classique. Celle en lin propose des grains différents  (de fin à gros). On peut aussi trouver des toiles mélangeant lin et coton. La toile de lin dispose d’une grande résistance à l’humidité, très qualitative mais aussi plus chère. À utiliser à bon escient. Les toiles en coton sont plus abordables mais leur qualité est inférieure à celle de la précédente. Elles sont moins résistantes et peuvent se détendre, donc la qualité du montage sur châssis sera déterminante. On retrouve aussi des toiles en jute et en chanvre. Peu utilisées, les toiles en jute sont très sensibles à l’humidité et celles en chanvre présentent des fibres moins fines que celles du coton. Elles sont par contre plus résistantes et se prêtent bien au travail des empâtements.

Le bois est un autre type de support. Se présentant sous la forme de panneau d’aggloméré ou de contreplaqué, ce support se prépare de la même manière qu’une toile. Le contreplaqué est un support en bois plus durable étant donné sa rigidité. L’aggloméré est tout aussi rigide mais plus lourd, sans oublier ses coins qui s’abîment plus facilement que ceux du contreplaqué.

Le papier et le carton peuvent être utilisés pour les études (attention au grammage: pas moins de 230g/m² ou 260g/m²) ou pour les petits formats. On trouve des papiers toilés/cartons entoilés ne demandant pas de préparation. Pour les débutants, le papier est plus accessible qu’une toile. Notamment lorsque l’on souhaite faire des essais, cela évite de “sacrifier” une toile. Les artistes ayant plus d’expérience se serviront du papier comme d’un support pour les études. Mais le papier peut très bien être un support destiné aux oeuvres finies. Il a aussi l’avantage d’être léger et d’être proposé en différents conditionnements (bloc, rouleau, feuilles volantes) et en différents  formats.

Le carton, lui, permet aussi d’étudier les textures. Lorsqu’il est entoilé, c’est que du coton a été ajouté sur la face destinée à la peinture, il devient ainsi un très bon support pour les études.

Mais peu importe le support retenu, si ce dernier est à l’état brut, il faudra lui appliquer une couche préparatoire afin que la peinture adhère et ne se dégrade pas (altérant ainsi la création). Le gesso acrylique est l’apprêt le plus simple d’utilisation et en plus de son rôle protecteur, il peut aussi servir de fond. Avec une brosse large et aux poils souples, il faudra appliquer le gesso en croisant les coups de brosse (attendre que la première couche sèche, puis égaliser si nécessaire la surface de la toile et appliquer dans l’autre sens la deuxième couche de gesso).

Ensuite, poser un fond permet d’améliorer encore l’adhérence de la peinture. Le blanc donnera plus de lumière aux teintes choisies tandis qu’un fond coloré permettra de jouer sur la tonalité finale espérée pour le tableau. Mais avant de passer à la suite, il faudra attendre que cette couche de fond diluée soit bien sèche. L’acrylique est une option à envisager car elle sèche plus rapidement.

 

“La Joconde”, Leonard de Vinci, entre 1503-06

 

Les auxiliaires :

Si on veut fluidifier la couleur, le white-spirit ou l’essence de térébenthine sont à utiliser. Le premier est plus économique et moins odorant alors que l’essence de térébenthine impose de travailler dans une pièce aérée. Compatible avec tous les médiums, c’est aussi le meilleur diluant.

Autre manière de modifier la peinture, les médiums.

Les huiles vont sécher plus ou moins rapidement mais elles forment une fine pellicule solide. Elles fixent et protègent les pigments.

  • L’huile de lin retarde le séchage de la peinture. Elle la rend aussi plus brillante, plus fine et accentue sa transparence. Attention, l’huile de lin cuite accélère le séchage de la peinture. À ne pas confondre selon ce que l’on souhaite faire.
  • L’huile d’oeillette est utilisée pour épaissir la peinture en technique “alla prima”.

Pour les glacis, on peut utiliser le liquin. Séchant rapidement, il augmente la transparence et la fluidité de la couleur.

Pour les empâtements, il existe aussi des médiums dédiés qui vont être mélangés à la couleur et limiter les fissures. On retrouve donc le modeling past qui se présente sous la forme d’une pâte épaisse à appliquer sur le support puis qu’on recouvre de peinture une fois qu’il est sec. Mieux vaut avoir un support rigide alors pour éviter la déformation due au poids des couches de pâte. Pour favoriser l’adhérence du modeling past, le support devra aussi être propre.

Présentant la même consistance que la peinture à l’huile, il y a aussi la pâte à peindre qui accélère le séchage et augmente la transparence des couleurs. D’ailleurs, plus la quantité de pâte à peindre est importante, plus le séchage sera rapide. À prendre en compte.

Enfin les vernis. Avant de parler de celui dédié aux peintures achevées, il faut savoir qu’il existe aussi du vernis à retoucher. Il s’applique entre chaque couche de peinture. Il protège et exalte les couleurs tout en améliorant l’adhérence des différentes couches.

Et pour les finitions, le vernis “classique” auquel tout le monde pense naturellement est le passage incontournable si on veut protéger une oeuvre des outrages du temps. Le vernis de finition s’applique lorsque la peinture est donc achevée et sèche (complètement). Cela peut donc demander du temps avant que l’on envisage de vernir une oeuvre. Les vernis mats ou brillants sont conditionnés en flacons ou en aérosols. Les vernis brillants seront les plus transparents. Enfin, avec un vernis réversible, la peinture pourra de nouveau être vernie lorsque la première couche aura jauni.

 

Additifs détournés :

Pour épaissir les couleurs, on peut rajouter des matériaux non dédiés à la peinture au départ. Par exemple, le sable qui donne un aspect granuleux à la peinture ou d’un maniement bien plus délicat, la sciure de bois ou les copeaux. La sciure épaissit la peinture et les empâtements. Et lorsque la couche durcit, il est possible de la travailler. Concernant les copeaux de bois, la technique est encore plus délicate à apprivoiser. Il faut l’utiliser avec parcimonie afin de ne pas surcharger l’oeuvre. Néanmoins, cela donne un réel relief et du contraste aux zones qui seront travaillées avec cette technique.

 

Les doigts :

De cette manière, il est plus simple de contrôler la pression et la réalisation d’effets. Un doigt permet de réaliser des formes rondes ce qui peut être un avantage pour créer des personnages. Idem pour un fondu : après avoir appliqué deux couleurs l’une à côté de l’autre, il suffit de passer le doigt à leur intersection et d’effectuer des zigzags. Enfin, dernière technique : lorsqu’une sous-couche est sèche, on peut réaliser un frottis en frottant délicatement cette couleur avec le doigt.

Néanmoins, les peintures à l’huile peuvent être toxiques, qu’on soit ou non débutant. Ne pas hésiter alors à investir dans des gants en latex pour la peinture.

 

“La Nuit étoilée”, Van Gogh, 1889

 

Nettoyer et entretenir son matériel

Attention ! Si l’essence de térébenthine reste un excellent solvant, elle est également irritante pour les muqueuses et la peau. C’est pour cela qu’il convient de travailler dans un espace aéré. Le white spirit est moins cher et peut la remplacer.

 

Les pinceaux :

Pas de secret si on veut conserver ses outils en bon état. Un nettoyage méticuleux après chaque séance de travail sera nécessaire.

Tout d’abord, il faudra retirer l’excès de peinture présent sur la touffe. Un chiffon ou une simple feuille de papier journal peuvent suffire à partir du moment où l’on part de la virole pour aller jusqu’à l’extrémité de la touffe.

Puis il faudra rincer cette dernière avec du white-spirit et la sécher avec un chiffon.

Afin de contrer l’effet corrosif du white-spirit, la touffe doit être lavée au savon et à l’eau (tiède de préférence). Une fois que l’eau qui s’en écoule  n’est plus “colorée”, la touffe doit être lissée entre les doigts.

Le pinceau sera ensuite posé à plat sur une surface absorbante et rangé la touffe vers le haut une fois complètement sec.

 

Palette et couteaux :

Dès que le travail est terminé, il convient de retirer la peinture de la palette avec un couteau.

Un chiffon imbibé de white-spirit sera nécessaire pour frotter la palette et les couteaux. D’une manière générale, la peinture et ses résidus ne doivent jamais sécher pour ainsi conserver la surface lisse des outils.

 

Rangement :

Les oeuvres doivent sécher dans un lieu sans poussière, non humide. Pour elles comme pour les peintures, vernis, auxiliaires et autres, la température de stockage devra être comprise entre 15 et 25 degrés.

 

Huile ou acrylique : laquelle choisir pour commencer ?

Étant donné son temps de séchage beaucoup plus long, certains peuvent être tentés de commencer par la peinture à l’huile. Cela offre la possibilité de modifier une création sur plusieurs sessions.

 

Cela dit, difficile d’être aussi tranché. En effet, tout le monde n’a pas les mêmes besoins ni le même budget.

Au niveau du budget, l’acrylique se montre plus abordable.

Pour la facilité de nettoyage et le côté moins salissant, l’acrylique se démarque encore une fois.

Du point de vue de la toxicité, l’acrylique est à nouveau recommandable (bien qu’encore une fois, nous ne disposions pas de beaucoup de recul)

Si le fait de pouvoir prendre son temps et de retoucher plus longuement est déterminant pour le peintre, alors la peinture à l’huile est préférable. Elle est aussi une technique appréciée par tous les artistes recherchant un effet de matière.

La peinture à l’huile jouit d’un immense héritage. Adoptée par les plus grands artistes (Monet, Matisse, Van Gogh, El Greco …), elle avait révolutionné le monde artistique grâce à ses caractéristiques. Pourtant comme nous avons pu le voir précédemment, l’acrylique n’est pas inférieure à sa grande soeur: des pigments identiques, des liants différents mais donnant un résultat similaire. L’acrylique offre des avantages non négligeables comme nous avons pu le constater (support, entretien, vieillissement..). On peut se demander si les grands Maîtres d’hier n’auraient pas opté pour l’acrylique si elle avait existé à leur époque.

 

La prochaine fois, nous étudierons les différences entre pastel sec et pastel gras.

 

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