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Pourquoi vos dessins ne plaisent-ils pas autant que vous le voudriez?

En tant que dessinateur débutant ou amateur, il est très difficile de rester objectif dans l’analyse de ses dessins ou de ses créations. Pour ma part, même en tant que dessinateur confirmé, il m’est toujours difficile de garder un œil frais sur mes croquis ou mes illustrations, alors je peux aisément me mettre à la place du dessinateur novice qui ne sait absolument pas quel chemin emprunter pour parvenir à un dessin présentable.

C’est à force de conseiller les nouveaux dessinateurs qui se tournent vers moi quotidiennement que m’est venue une idée : quoi de mieux que de vous montrer la méthode que j’utilise pour analyser une image, que ce soit un dessin au crayon ou une illustration couleur ? Cet article vise particulièrement les dessinateurs en quête de critique constructive. Je sais qu’en tant que dessinateur/artiste, on se sent souvent très seul. Je compatis tout à fait à cette souffrance, car bien souvent notre entourage ne comprend pas pourquoi on gribouille constamment sur des feuilles de papier, et il est difficile de se décider à s’adresser à l’un d’entre eux, « qui n’y connait rien », de peur de l’ennuyer, ou de peur qu’il ne soit pas assez objectif. Pourtant, c’est la meilleure chose que vous puissiez faire. Demander à vos amis ou à votre famille, c’est un peu comme demander un avis au grand public : c’est un premier pas vers le succès, même si la critique fait mal les premières fois, ça ne peut s’avérer que bénéfique pour votre progression à long terme. Je n’ai pas dit que c’était facile d’exposer son travail, au contraire, c’est une preuve de courage.

Une fois le cap passé, on devient plus serein, plus réceptif, et on canalise alors mieux sa fierté (qui est assez mal placée au début il faut l’admettre, surtout quand on est en phase de forte progression). Quel jeune dessinateur ne s’est jamais dit intérieurement : «m’en fiche ! Je le trouve bien mon dessin ! » ou «  ils n’y connaissent rien de toute façon ! » et n’en a pas fait au final qu’à sa tête ? Certes il faut être un peu têtu pour être dessinateur, car on est souvent conditionné seul contre tous (vive le partage sur internet!). Mais il est nécessaire pour nous de canaliser nos comportements négatifs et de rester constructifs en toutes circonstances. Bon, je généralise bien sûr, j’imagine qu’il doit bien y avoir des exceptions, mais en côtoyant de plus en plus de néophytes, je me rends mieux compte des  réalités. Bref, revenons à nos moutons…dessin mouton Je suis bien conscient que certains d’entre vous pensent qu’il est impossible de se montrer objectif face à son propre travail, et qu’il est toujours plus facile de critiquer le dessin du voisin : je dois dire que ce n’est pas tout à fait faux. Cela dit, je me dois de vous faire part de techniques pour pallier partiellement au problème de manque de recul. dessin-personnage-creatif

L’objectivité artistique

Qu’est-ce que l’objectivité artistique? Si vous cherchez la définition du terme « objectivité » dans Wikipédia vous pourrez vous rendre compte que l’objectivité est déjà un concept assez complexe… alors l’objectivité attribuée à l’Art, qui est un domaine déjà très flou en soi, je ne vous en parle même pas! 😀 Pour nous mettre d’accord sur les termes, et pour ne pas me prendre de plein fouet les élans philosophiques de certains de mes lecteurs, j’aimerais vous présenter mon humble définition de l’objectivité artistique.

Pour faire simple, je dirais qu’être objectif c’est se forcer à penser comme un individu moyen qui a une culture minimale sur le sujet. Mettez-vous à la place de celui qui ignore le contexte, la technique et la symbolique. Dites-vous qu’à partir du moment où vous vous intéressez à la technique ou à l’ergonomie, vous risquez de ne plus être objectif sur l’image en elle-même. Objectivement, un dessin est ce qu’il est… c’est-à-dire un dessin ! quelques traits qui  veulent représenter quelque chose de réel (ou au moins en partie). Mettez-vous à votre place à l’époque où vous n’y connaissiez rien en dessin ou en histoire de l’art. Essayez alors de vous souvenir des images que vous appréciez à l’époque et questionnez-vous sur le pourquoi : Pourquoi aimiez-vous ces dessins, ou ces peintures à cette époque? On pourrait aussi se poser la question de cette manière : Quels sont les éléments qui provoquent le succès d’une image auprès du grand public, c’est-à-dire des personnes « qui n’y connaissent rien » ? (attention je ne parle pas de l’effet mouton que peut provoquer un buzz autour d’une illustration, je parle du succès d’une image à l’échelle individuelle).

Lorsqu’on est jeune, c’est souvent le côté esthétique qui prime, le côté conforme, le côté « bien fait », les beaux personnages, la puissance animale, les choses précieuses, les histoires simples qui finissent bien, les pouvoirs surnaturels… À ce stade on préfère généralement les images qui en envoient des tonnes visuellement, on apprécie le côté symétrique des illustrations, car cela nous ramène au concept de perfection et de conformité qui font partie de nos modes de défenses primitifs.

Bien souvent, avec la maturité, notre attention se focalise plus sur les émotions, sur la suggestion, sur l’histoire que raconte l’image, sur le mystère qu’une création dégage, et paradoxalement (et bien souvent inconsciemment) cela nous ramène aux souvenirs de notre vie passée, notre enfance, nos amitiés, nos amours et certains évènements particuliers que l’on a vécus. Avec l’âge, on accepte généralement plus que les choses soient moins parfaites, moins esthétiques, moins précises. Notre concept de beauté se voit transformé, et notre vision globale se métamorphose progressivement. C’est en grandissant qu’on en vient à certaines conclusions comme par exemple : « qu’est-ce que j’étais c** quand j’étais plus jeune ! » 😀 . Je pense sincèrement que ce n’est pas de la bêtise, c’est simplement notre épanouissement en tant qu’humain qui veut ça. Au fur et à mesure que nous comprenons le monde qui nous entoure, notre sensibilité picturale s’en voit aussi transformée.

Heureusement, il existe des réactions invariables que l’on retrouve chez le grand public, et je tiens à vous en dire plus à ce sujet afin d’en faciliter la prise de conscience et d’améliorer vos chances d’être plébiscités par le plus grand nombre (si c’est ce que vous cherchez bien évidemment). grand public

L’analyse du public « qui n’y connait rien »

Tout d’abord, ne voyez pas le grand public comme des ignorants complets, voyez-les comme des personnes qui ne sont pas intéressées par le processus, mais par le résultat. J’insiste sur ce point. Un individu moyen ne s’intéressera pas à la manière dont vous vous y êtes pris pour tenir votre crayon ou bien au médium que vous avez utilisé, ou encore au temps que cela vous a pris : pour dire vrai, c’est le cadet de ses soucis. Il va juger votre création avec les moyens humains qu’il a en sa possession, aussi bien conscients qu’inconscients. Voici donc ce que vous devez savoir sur l’individu moyen« qui n’y connait rien »:

  • il comparera votre travail à des références déjà existantes, que ce soit la réalité ou les travaux d’autres artistes qu’il connait: « ah oui ça me fait penser au travail de bidule !». Il est donc toujours à la recherche de quelque chose de réel, de figuratif, de concret. L’individu moyen essaiera de comprendre votre dessin comme il peut en se rattachant à ce qui lui parle le plus. S’il ne reconnaît rien de familier dans votre image, il y a de grandes chances qu’il n’apprécie guère votre travail. Pourquoi croyez-vous que l’art abstrait n’est pas réservé au premier venu et est considéré comme marginal ? Je viens de vous souffler la réponse. ^^
  • il préfèrera les créations positives, enthousiastes et éclatantes, contrairement aux créations négatives ou morbides, qui le renverront vers sa propre mort et qui le déprimeront. Cela peut se comprendre. C’est d’ailleurs pour cette raison que les artistes dépressifs sont si mal compris par la majorité.
  • Il repèrera inconsciemment les problèmes de lumière sans savoir précisément ce qui fait défaut au dessin (et c’est très frustrant d’entendre : « il y a quelque chose qui cloche, mais je ne saurais pas dire quoi » alors que vous vous efforcez d’obtenir un avis constructif et précis).
  • Il repèrera inconsciemment les erreurs de perspective sans savoir précisément ce qui fait défaut au dessin (et c’est doublement frustrant).
  • Il repèrera inconsciemment les problèmes danatomie sans savoir précisément ce qui fait défaut au dessin (et c’est triplement frustrant).
  • Il repèrera inconsciemment les erreurs de lecture et de composition sans savoir précisément ce qui fait défaut au dessin (et c’est quadruplement frustrant).
  • Il ne reviendra pas sur sa première impression, qu’elle soit positive ou négative. Votre image sera cataloguée au premier regard : autant s’y faire et l’accepter. Le grand public n’est pas empathique, il consomme sans se retourner, et si vous ne suscitez pas chez lui une réaction émotionnelle au cours des premières secondes de visionnage, il oubliera votre création dans les dix minutes qui suivent. C’est triste, mais c’est comme ça.

verdict dessin

Faire aimer son travail au grand public

Voici mes conseils généraux pour que la majorité du public apprécie ce que vous faites (si, encore une fois, tel est votre objectif ^^):

  • Laissez une grosse place à la représentation figurative (tout ce qui se rapporte à la représentation du réel) et laissez une petite place à l’abstrait et/ou à la suggestion pour donner à votre public envie d’en avoir/savoir plus. Un soupçon de mystère ou de hors champ ne fait jamais de mal.
  • Soignez vos dessins de personnages, spécialement les parties qui ramènent aux émotions comme le visage (spécialement le regard), les mains (dessinez-les souples sans pour autant déformer les articulations), et le langage corporel.
  • Quand vous dessinez quelque chose, soyez capable de mettre des mots sur ce que vous dessinez. Si vous pouvez mettre des mots sur votre création, c’est que vous avez une stratégie artistique et donc une méthode de travail pour parvenir à vos fins. De cette façon vous saurez ce que vous faites et vous n’oublierez pas où vous allez. Si vous ne pouvez pas mettre de mots sur vos propres créations, comment les autres le pourraient-ils ?
  • Pensez à votre palette de couleurs à l’avance. Vos teintes doivent être harmonieuses les unes par rapport aux autres et doivent servir à l’histoire, à l’émotion et à l’ambiance. Des couleurs surnaturelles ou mal pensées nuiront à la cohérence de l’image et refouleront le public à coup sûr.
  • S’il s’agit d’un croquis, soignez vos formes et la qualité de votre trait. Pour cela, apprenez à prendre votre temps et à réfléchir tranquillement. Souvenez-vous : mieux vaut un dessin réfléchi et bien fait dont vous pouvez être fier, que 10 dessins faits à la va-vite et que même vous, vous n’aimez pas totalement.
  • Donnez-vous à 100%. Ne soyez pas pudiques, montrez au maximum vos capacités et soignez vos créations du mieux possible à l’instant présent, pour ne jamais avoir à vous dire que vous auriez pu faire mieux avant même d’exposer votre travail.
  • Facilitez-lui la tâche d’une manière ou d’une autre : le grand public est partisan du moindre effort. Rappelez-vous toujours que c’est un consommateur. S’il a aimé la première fois, il en redemandera, soyez-en sûr.

analyse picturale

Les étapes de l’analyse picturale

Voici les questions générales que je me pose dans le but d’analyser une illustration :

  • Comprend-on du premier coup d’oeil ce qui est représenté sur l’image?
  • Le sujet principal est -il bien mis en valeur?
  • La composition encourage-t-elle un cycle de lecture et permet-elle à l’oeil de circuler naturellement à l’intérieur de l’image?
  • L’image raconte-t-elle une histoire ?
  • La composition est-elle en harmonie avec l’histoire ?
  • L’image contient-elle une dose de suggestion ou d’abstrait, ou en dit-elle trop de manière forcée?
  • La perspective des éléments est-elle correcte ?
  • La crédibilité de l’éclairage est-elle suffisante pour ne pas interpeller le grand public et attirer trop son attention?
  • L’anatomie des personnages ou des créatures est-elle suffisamment bien réalisée pour ne pas interpeller le grand public et attirer trop son attention?
  • La palette de couleur renforce-t-elle l’impression qui s’en dégage déjà à la première lecture ?
  • Les points qui attirent l’attention sont-ils suffisamment soignés pour ne pas paraître bâclés?

oeil objectif

Rester objectif sur son propre travail

Voici quelques-uns de mes conseils pour vous faciliter la tâche dans votre autocritique :

  • Mettez-vous à la place du grand public (comme je viens de vous expliquer plus haut).
  • Laissez votre création en cours et passez à autre chose. Revenez dessus plus tard et comme par magie, votre « œil » sera tout frais et les défauts vous sauteront aux yeux. Notre cerveau s’adapte très vite à ce que l’on a sous les yeux, autant en avoir conscience et s’imposer un temps de repos (c’est un peu comme les crêpes, laissez reposer la pâte quelques heures au frigidaire, et dégustez plus tard).
  • Une technique efficace pour annuler en partie l’effet adaptatif du cerveau est d’observer votre création dans le miroir : cela fonctionne de la même façon que pour révéler les asymétries d’un portrait.
  • Prenez du recul dans le sens littéral : reculez-vous de quelques centimètres ou de quelques pas selon le format de votre création. Cela permet de voir le tout et de vérifier l’harmonie picturale sans avoir le nez dans les détails (remarque : en peinture digitale, il suffit de dézoomer ^^).
  • La technique du « peek-a-boo » : fermez les yeux pendant une minute en essayant de ne penser à rien (concentrez-vous sur votre respiration et comptez environ 25 cycles respiratoires) et ouvrez-les au-dessus de votre dessin d’un coup d’un seul. Tadaaaaa ! Bon, parfois il ne se passe rien, mais vous aurez au moins essayé cette technique (XD huhu !).
  • Mixez les techniques du miroir, du recul et du « peek-a-boo » pour augmenter vos chances.
  • Anticipez au mieux vos faiblesses. Par exemple, si vous savez que vous n’êtes pas encore au point en perspective, attendez-vous à trouver des erreurs de ce type et pas seulement sur les formes géométriques, mais aussi sur les formes organiques (comme pour le dessin de personnage).
  • Posez-vous la question : Si votre travail ne vous plait pas d’une manière ou d’une autre, comment pourrait-il plaire aux autres ?
  • Posez-vous la question : y a-t-il un défaut que vous avez identifié, mais que vous n’avez pas corrigé par fainéantise /impatience?

Gardez en tête que faire son autocritique est un exercice difficile, mais qu’avec de l’entraînement, vous pourrez bénéficier d’un meilleur recul sur votre propre travail en habituant votre œil à observer et analyser. Je ne vous cache pas que plus vous avez de connaissances théoriques, plus vous maitriserez les bases du dessin (perspective, lumière, composition…), et plus vous aurez de facilité à capter les éléments qui desservent une illustration. Souvenez-vous toujours : on peut s’améliorer considérablement en dessin rien qu’en prenant le temps d’observer. Personnellement j’adore regarder des films sans le son, et faire des arrêts sur image régulièrement. Ça prend du temps, c’est sûr, mais qu’est-ce que c’est bénéfique ! Vous en apprendrez parfois même plus en observant qu’en dessinant, surtout si vous vous concentrez correctement et que vous essayez de comprendre le pourquoi. Encore une fois cet apprentissage prend du temps, donc restez zen et faites-vous plaisir avant tout.   Vous souhaitez réagir sur ce sujet ? N’hésitez pas à commenter et à nous faire partager votre avis. Il m’intéresse toujours.   _

 

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50 commentaires pour “Pourquoi vos dessins ne plaisent-ils pas autant que vous le voudriez?”

  1. alain prieur dit :

    bravo pour ces remarques.La technique du miroir et le fait de quitter le dessin pour y revenir plus tard étaient pour l’instant mes seuls moyens pour juger objectivement de mon travail.
    cordialement

  2. virginie dit :

    Maintenant, je passe mes dessins au papier calque et je le regarde à l’envers,voir je les repasse. C’est très efficace.

  3. Tapibleu dit :

    Pit, comment ce fait-il qu’à chaque fois que je me dis « ptète ke pit il a mi un nouvo truk lololol », il y a vraiment quelque chose?

    Bon sinon moi je pense qu’on est toujours son plus mauvais fan, je sais, c’est extrêmement joyeux comme pensée, tout le monde il saute de joie. C’est vrai qu’il faut longtemps pour commencer à mieux apprécier ses dessins, je préfère ceux de maintenant à ceux qui ont un an, même si je vomis toujours de haine sur mes dessins :p. Je sais que c’est pas pour demain que je serais bon et que je commencerais à mieux apprécier mes dessins et surtout le dessin lui-même, surtout vu que je suis aussi patient qu’un chihuahua cardiaque. Mais comme je suis foutrement persévérant je sais que je deviendrais bon (OF COURSE!).

  4. Tapibleu dit :

    J’y crois pas au fait qu’on puisse apprécier ses dessins un jour, même en étant le meilleur dessinateur. Peut-être que je pense ça parce que je suis un mauvais dessinateur mais je suis convaincu par le fait qu’on est toujours son plus mauvais fan. Sinon merci pour l’article!

    PS : Quand j’envoie un commentaire ça marche vraiment aléatoirement, ça charge indéfiniment. Le site a eu des bugs récemment? Suis-je le seul à avoir ces bugs?

    • Cédric I dit :

      Si si, ne t’inquiète pas, ça vient avec le temps, je peux te l’assurer. Au début, quand tu ne maitrises pas ce que tu fais, tu détestes tes dessins (et le dessin en général, parce que t’es dégoûté quand tu te compares à des dessinateurs plus expérimentés). Mais quand tu commences à bien maitriser ce que tu fais, et que tu ne passes plus 3 siècles à faire une main/un pied/insérez un truc chiant ici, tu prends plaisir à le faire.
      Et le mieux, c’est quand tu commences vraiment à voir ton propre style prendre vraiment forme, et que tu deviens imaginatif, là je peux te dire que tu aimes tes dessins (tu deviens parfois limite narcissique).

      Mais voilà, quand on est hyper exigeant envers soi-même, ce ressenti ne peux pas survenir avant d’avoir atteins un niveau assez élevé.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      « PS : Quand j’envoie un commentaire ça marche vraiment aléatoirement, ça charge indéfiniment. Le site a eu des bugs récemment? Suis-je le seul à avoir ces bugs? »
      Ce n’est pas un bug, c’est juste le délai de timeout qui foire.
      J’essaie de régler le problème, mais tous les commentaires sont enregistrés, aucun souci.

  5. Giovannelli dit :

    Personnellement je prend mes dessins en photo et je ne sais pas pourquoi mais je vois tous les défauts du dessin et le permet de les corriger.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Un drôle de phénomène en effet: c’est peut -être le changement de la nature du média qui fait son effet. Et puis, le capteur de l’appareil photo n’a pas la même dynamique que l’oeil et a tendance à « simplifier » les formes et les valeurs, alors que l’oeil nu voit « trop de choses ».

  6. virginie dit :

    C’est vrai que la technique du miroir est imparable. Maintenant je reprends mes dessins au papier calque et je les passe à l’envers, ça permet de corriger les erreurs.

  7. Cédric I dit :

    Comment j’me sens visé à chacun des points ! XD

    Personnellement, cet article ne va pas, je pense, m’être très utile. Je fais déjà un travail d’analyse considérable pour faire le moins d’erreur possible. Pire, on me dit d’arrêter de me prendre la tête. Je ne comprends pas trop cette remarque. Si je « mets mon cerveau de côté » (pour reprendre les mots exacts), comment je peux réussir mon dessin ? C’est tout bonnement inconcevable pour moi.
    Cependant, j’avoue que parfois (SURTOUT quand on vient me dire que mon dessin est moche alors que je me suis tué pour réaliser un design soigné >_<), par frustration et fainéantise, je ne prends plus le temps d'appliquer ça.

    Hier, j'en ai fait un à la va vite, j'ai VU les erreurs PENDANT la construction mais je n'ai pas pris la peine de les rectifier, donc j'ai continué avec un gros à priori, et à la fin du dessin, j'en étais dégouté (tellement laid que je ne l'ai même pas posté sur la communauté, alors qu'il est quand même soigné, tout de même. Tiens ben d'ailleurs, je vais le poster, ce sera ma punition pour avoir été si fainéant).

    Mais si je peux donner un conseil, quand un dessin ne plait pas à quelqu'un, n'insistez pas. Comme dit Pit, si une mauvaise impression se fait sentir dès le premier coup d'oeil, votre dessin est condamné.
    Vous aurez beau reprendre ledit dessin et changer quelques détails incriminant, même s'il devient "techniquement parfait" après vos retouches, c'est juste une perte de temps, car le dessin reste le même pour la personne qui l'a critiqué. Et plus vous insisterez avec le MÊME dessin, moins vous aurez de chances qu'il plaise à la personne (il pourra même se mettre à inventer inconsciemment des défauts parce que vous lui demanderez d'expliquer clairement son ressenti alors qu'il en est incapable. C'est EXTRÊMEMENT énervant de ne pas savoir ce qui cloche, parce que si on savait, ce serait tellement facile de ne plus reproduire l'erreur… mais il faut faire avec malheureusement).

    En bref, si votre dessin ne plait pas, ne vous acharnez pas à le retoucher, même s'il vous a pris du temps et que vous en étiez fier avant qu'on vous dise "c'est moche". J'en ai fait les frais, et je peux vous dire que c'est très décourageant.
    Déchirez le, brûlez le, mangez le, mettez le en première ligne d'un concert de Justin Bieber, faites lui ce que vous voulez, mais oubliez le, et repartez de zéro.

    C'était le conseil du frustré colérique du jour.

    Ah, je voudrais juste rebondir sur un truc :

    "Le type lambda préfèrera un dessin joyeux à un dessin morbide".

    Je voudrais préciser, que ça ne vous empêche pas de travailler dans le morbide, car quand c'est bien fait, ça marche très bien. Prenez exemple sur Tim Burton. Il a un univers morbide à souhait, mais qui dégage la vie et la joie (Les noces funèbres, mon amour *_*).
    Et puis, que ça ne vous empêche pas de plonger dans le morbide déprimant tout court non plus, parce que même sans être comme fait Burton, ça peut être intéressant (je défendrais ce thème jusqu'à la mort parce que j'aime ça, non mais. u_u)
    Le truc à éviter, c'est je pense d'aborder le thème de la mort sans autre détour aucun. Je pense qu'il faut toujours, d'une manière ou d'une autre, laisser entrevoir une lueur (aussi faible soit-elle) d'espoir dans ce genre de travaux.

    PS : désolé s'il y a doublon Pit, j'ai eu des problèmes de connexion et je ne sais pas s'il est vraiment parti au premier envoi.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      « Déchirez le, brûlez le, mangez le, mettez le en première ligne d’un concert de Justin Bieber, faites lui ce que vous voulez, mais oubliez le, et repartez de zéro. »
      Huhuhu :), tu m’as bien fait marré.

  8. virginie dit :

    La technique du miroir est imparable. Je reprends mes dessins au papier calque maintenant je retourne et ainsi je peux corriger. C’est très efficace.

  9. Bandini dit :

    Bon article, vous êtes un excellent pédagogue, vos conseils sont quasi universels. Je dis quasi car ils sont valable pour le commun des mortels,surtout ceux qui désirent vendre leurs oeuvres (peintures ou dessins),quasi sauf pour je crois une certaine catégorie de personnes, ceux par exemple qui se moquent de plaire au public, dont l’unique démarche est d’exprimer uniquement ce qu’ils veulent exprimer que ça marche ou pas.Les fameux artistes crèvent la faim, dont certains finissent par être reconnu comme des génies (Picasso,Van Gogh ou les abstraits que vous avez évoqués comme par exemple Paul Klee ou Joan Miro), ces types là vous en conviendrez n’avaient aucun respect pour le goût des foules, leur but si ce n’est révolutionner la peinture était du moins d’y apporter un sang neuf,une expression unique, originale et sans barrières. Comment ça ces hommes étaient des fous ?

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Merci Bandini.
      Il est vrai que certains artistes ont eu plus du succès après leur mort. Mais il faut dire que certains marginaux mettent parfois du temps à se faire remarquer, étant parfois trop en avance ou décalés par rapport à leur temps. Je ne crois pas que ces hommes étaient des fous, ils suivaient simplement leurs instincts de manière assez autistique: ce sont des génies incompris.

  10. Véro dit :

    Vraiment intéressant ce post, un tout grand merci.
    J’ai constaté que si je les visionne avec ma tablette, cela me donne une autre vision et que certaines erreurs se révèlent comme une évidence.

  11. weiss dit :

    bonne analyse de la complexité humaine, j’ai apprécié les conseils pertinents et constructifs, je comprend ce que veut dire Bandini, mais pit précise bien  » voici mes conseils généraux pour que la majorité du public apprécie ce que vous faites (si encore une fois, tel est votre objectif) » donc a chacun de prendre sa direction, direction qui tout Lelong d’une vie peut prendre bien des sentiers, ce qui je ne m’abuse a été le cas de Picasso, rien n’empêche d’ailleurs de prendre l’une et l’autre, au fait j’adore Van Gogh

  12. Jean-François dit :

    C’est dans le marché de l’art que l’on trouve les plus grandes inégalités. D’un côté, des artistes talentueux, garants d’un savoir-faire authentique et d’un formalisme sans faille, n’arrivent pas à vendre leurs oeuvres tandis que de l’autre côté, des personnes gagnent des fortunes en s’improvisant plasticiens, performeurs ou créateurs du néant ou encore pourfendeurs du beau et du sacré.
    Ton article peut prêter confusion dans la mesure où tu laisses suggérer l’obligation du côté décoratif des oeuvres, du travail fait dans le but de plaire au plus grand nombre (on sait bien que par exemple, les émissions de télé les plus populaires sont souvent nulles)…
    L’art est difficile parce que le dessin et la peinture, techniquement parlant, sont exigeants. L’art est difficile parce qu’il faut frayer son chemin, trouver un équilibre entre son style, le côté expressif et l’esthétique etc…
    L’art est difficile car ça peut être un simple moyen d’expression, un formidable catharsis et ça, on l’oublie au profit d’un formalisme contraignant ou d’illusions matérialistes.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Je comprends ta réaction Jean-François.
      Il est vrai que le côté décoratif est quasi-indispensable de nos jours. C’est un fait. Mais encore une fois, je parle pour la majorité (dont je ne fais pas partie à vrai dire car j’apprécie tout ce qui est décalé et marginal).

      • Jean-François dit :

        Ce que je voulais dire, c’est que le côté décoratif, bien qu’esthétiquement et moralement appréciable, ne conduit pas nécessairement au succès ni à la reconnaissance de ce genre d’œuvres.
        Le monde de l’art illustre des gloires médiatiques à partir de créations douteuses, qui laissent plus d’un perplexe, juste parce qu’ils présentent quelque chose d’inédit (ce que les décideurs confondent avec artistique). Ces quelque rares décideurs contribuent à la cote commerciale des artistes, sans être juges attitrés ou reconnus de leur valeur artistique.

        • Photo du profil de Pit Pit dit :

          Oui, ceci me fait d’ailleurs penser au monde de la Mode (qui est un art à part entière). D’un côté la course à l’originalité chez les concepteurs, et de l’autre les « people » de grandes notoriétés qui médiatisent certains projets délirants. Ça me dépasse un peu également…

  13. Jean-François dit :

    C’est dans le marché de l’art que se trouvent les plus grandes inégalités. D’un côté, des artistes talentueux, garants d’un savoir-faire authentique et d’un formalisme sans faille, peinent à vendre leurs oeuvres tandis que de l’autre côté, des plasticiens, des performeurs, des créateurs du néant ou du subversif galvaudé, et autres pourfendeurs du beau et du sacré gagnent des fortunes.
    Ton article, intéressant à plus d’un titre, peut prêter à confusion dans la mesure où tu insistes sur le côté décoratif des oeuvres. Chercher à effacer tous les défauts ou à plaire au plus grand nombre ne conduit pas nécessairement à une créativité plus riche, plus diverse (par exemple, les émissions de télé les plus populaires sont souvent d’un grand désintérêt)…
    L’art est difficile parce qu’il faut trouver un équilibre entre la recherche de son style, l’inspiration et l’esthétique. L’art est difficile parce que le dessin et la peinture sont techniquement exigeants.
    L’art est difficile parce que les pratiques artistiques peuvent être un passe-temps méditatif ou contemplatif, un simple moyen d’expression. Et ça, on l’oublie à travers un formalisme contraignant et d’illusions matérialistes.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Il faut voir mon article comme une note préventive. Je ne veux en aucun cas pousser les artistes à rester dans la norme, mais simplement les prévenir de faits réels.
      Je ne dis pas que plaire au grand public rend plus créatif: c’est bien le contraire! plaire au plus grand nombre est une contrainte, un défi, un sacrifice à n’en pas douter!
      C’est sûr que ça n’aide pas à la diversité et à la culture, mais on ne va pas changer le monde. Soit on s’adapte, soit on est laissé derrière. C’est malheureux et je ne m’en réjouis absolument pas.
      De plus, il est indispensable de communiquer énormément sur son travail de nos jours. Etre talentueux et avoir un style unique ne suffit plus malheureusement.
      Un artiste indépendant « qui en veut » devrait passer 90% de son temps à aller chercher son public (ou avoir quelqu’un qui puisse le faire à sa place, ce qui est improbable en début de carrière), et 10% du temps à produire ses oeuvres.

  14. ricco dit :

    excellent article que je vais relire et méditer dessus
    il faut dire que ça bouscule un peu, si ce que je fais ne plait pas au public du samedi soir des chaines de télé, c’est cuit
    C’est donc cuit d’avance, et tant pis.
    un grand ami et peintre de talent n’a pas trouvé son public, il sait d’ailleurs parfaitement réaliser des tableaux qui seraient prisés, mais bon, il ne s’y est jamais résolu, pas plus que de faire pendant quarante ans la même chose parce que ça se vend.
    Il se demande parfois ce que deviendront tous ses tableaux, brûlés, jetés, c’est ce qu’il pense, parce qu’on n’est pas non plus forcément reconnu à titre posthume
    moi je peins ( du moins, j’essaie ) et ce que dit Pit est parfaitement transposable, mais moi, au moins je sais où je vais : vers le sang et les larmes comme disait Winston Churchill, ce sera dur, mais non, ce sera encore plus dur que ça et la réussite de mon entreprise n’est pas garantie pour autant !

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Il faut faire son choix, et je suis content que le tien soit fait!
      Tant pis si ça finit « en sang et en larmes ». Chacun sa route, il faut juste savoir où l’on va, et savoir qui l’on est, c’est bien le plus important.

  15. nina dit :

    tes conseils sont vraiment génial!! merci beaucoup tous ce tu avais dit matai déjà arriver , moi je veut devenir mangaka je né que 12 ans , beaucoup me dis que tu es tros jeune , je leur dis : il ny’ a pas d’age pour son rêve .. un trucs comme sa, en tous cas je fais tous pour m’améliorer et defois je viens lir ton site et franchament , un gros bravo

  16. lucas dit :

    Bonjour Pit 🙂 J ai 15 ans et j’ai acheté un feutre pinceau ( Pentel brush, si je me rapelle bien )il y a 1 mois et même si je n’ai pas encore beaucoup dessiner avec, je galère un petit peu (voir beaucoup x) )Est ce que vous auriez un ou 2 conseils ? Merci ! 😉

  17. RubyFeather dit :

    Article très bien, mais je dirai qu’il est surtout bon quand on veut dessiner quelque chose qui plait à un maximum de personne.

    Or je ne suis pas sûr que tous les artistes pense a première abord à « plaire » à son public. Il commence déjà à dessiner pour son plaisir et en forgeant un style il peut plaire. Je trouve, personnellement que les styles « bateaux », dont la majorité adhère devient vite ennuyant… Mais c’est vraiment mon avis.

    Et puis pour m’être frottés a certaines critiques, je suis pas sûr non plus qu’écouter son public à chaque fois soit une bonne idée. Je parle principalement des styles de dessin qui ont pour but d’exagérer certaines formes anatomiques (comme dans la bande dessinée ou la caricature). J’en vois des critiques qui disent « c’est déformé, trop long », parce que leur vision de l’anatomie est une vision réelle, mais est-ce pour autant bon à prendre quand on se forge un style ?

    Enfin je donne mon avis étant donné que je me pose aussi beaucoup la question sur « qu’est-ce qui est bon à prendre ou pas ? » Je pense que si on sait où on veut aller il faut faire un tri dans ce que les gens nous disent…

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Merci d’avoir partagé ton avis Ruby.

      Concernant l’anatomie, c’est comme tout, je crois qu’il est bon de maitriser les bases et de s’en défaire en temps voulu selon le projet ou dans la quête de son style.
      Maintenant on peut avoir un style de dessin « bateau », mais s’exprimer avec des idées originales et des concepts surprenants.
      Même si ce dernier procédé paraît plus difficile de nos jours, tout n’a pas encore été fait, et les idées évoluent avec le monde.

      Concernant l’identité purement visuel, il y aura toujours des paramètres incontrôlables (cognitifs pour la plupart) qui nous empêchent de forger notre style exactement comme on le souhaiterait.
      C’est d’ailleurs souvent ce qui revient dans nos dessins et que nous ne sommes pas en mesure de corriger tout à fait, même consciemment.
      Cela dit, ces codes graphiques redondants et involontaires constituent une réelle identité picturale, au même titre que notre signature. Certains automatismes sont instaurés en nous, et reconnaissables à des kilomètres.
      Je ne crois pas que ce soit un mal au contraire, sinon on ne pourrait reconnaitre les créations d’un dessinateur à l’autre.

  18. zeb dit :

    Merci pour votre blog, que je découvre par hasard ce matin.
    Matin de doutes, où je me demande s’il faut que j’arrête la peinture, le dessin, enfin, tout ce qui fait mon bonheur depuis une dizaine d’années.
    Je crois, en vous lisant, que j’ai trouvé la source de mon problème : je ne sais plus « lâcher prise » et me contenter d’être satisfaite de mon travail. Je ne vois plus que les défauts, je n’entends même plus les compliments que l’on me fait, je focalise sur ce qui ne va pas et que j’ai laissé passer … par fainéantise, par impatience, ou par certitude que finalement je suis vraiment nulle…
    Vous lire me rebooste.
    Bon, de là à dire que je vais reprendre les pinceaux… je vais plutôt continuer mon petit tour sur votre blog. En tout cas, votre idée de partager vos connaissances est gé-nia-le! MERCI
    Zeb

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Alors c’est le genre de commentaire qui me rebooste aussi! merci
      et comme dirait un de mes mentors:
      « Winners never quit and quitters never win »
      Littéralement, les gagnants n’abandonnent jamais, et les perdants ne gagnent jamais (en français ça sonne pas pareil, huhu 😉 )

      -P

  19. Alarsson dit :

    Super article,tu es captivant pit.
    Moi je suis de ceux qui n’aime jamais leur dessin :(.Notament lors de l’encrage tout les défauts jaillissent c’est un cauchemar.Le cauchemar aussi c’est quand je vois un défaut,je le change et ça devient pire qu’avant ;(.En fait pour l’encrage,j’aurais aimé savoir à quel moment on utilise une line fine,épaisse et entre les 2 :s ?
    Par ailleurs pour l’observation,moi j’ai beau décortiquer des visages dans le tramways par jours,non seulement je sens que ma tête va exploser mais dans mes dessins de visage,il n’y a pas de changements,comment faire pour que ça soit plus utile et moins flou?
    Bon J’arrête de baver sur ton blog parcequ’il faut que j’aille faire des poses 😀

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Pour l’encrage, tu peux utiliser une grosse ligne aux contours, une ligne moyenne pour les grosses formes à l’intérieur de ces contours, et une ligne fine à l’intérieur de ces formes. J’ai fait un article complet sur l’encrage.
      Pour les visages, il faut que tu pratiques encore et encore. L’observation c’est bien, mais il faut passer à l’acte. Au pire tu peux croquer rapidement sur un carnet de croquis juste après avoir observé un visage. Ça entraine au dessin de mémoire.

  20. jan Valebo dit :

    Monsieur Pit, je vous remercie pour vos articles et astuces,
    il n’est pas facile pour un amateur de dessin d’avoir des aussi bon conseilles que celles allouer par vous

  21. Soize dit :

    Bonjour Pit,

    Je dessine depuis plus de 20 ans je peint depuis plus de 15 ans, peinture à l’huile, et je vous remercie pour vos conseils car on apprend tout au long de la vie. J’ai commencé par lire des éditions sur les peintures et le dessin. Pour moi la peinture est avant tout une expression personnelle bien qu’il faut écouter les critiques des personnes, la critique fait avancer, et de là à plaire à tout le monde c’est une autre « paire de manches », la première personne à satisfaire est soi-même. Je ne jette aucun de mes dessins cela me permets de revenir dessus et d’apprécier mon évolution.
    Continuer à nous nourrir de vos recommandations

  22. fab dit :

    Merci pour ton article Pit,

    Le dessin qui ne plaît pas à la majorité est-il pour autant un mauvais dessin? Un bon dessin est il nécessairement un dessin qui se vend bien?

    Bon je me présente puisque c´est plus chaleureux, j´ai 26 ans et depuis quelques mois je peins, dessine tous les jours, j´aimerais pouvoir être aimé pour mes créations…

    Pourtant lorsque j´observe le travail de certains artistes contemporains, je le trouve uniformes, serais-ce la peur de ne plus vendre qui rend leur travail aussi grégaire? Combien de temps vais je résister à cette angoisse?

    Je suis un grand admirateur d´Odilon Redon, de l´expression qu´il a su donner aux formes les plus simples, j´espère comme lui avoir longtemps le caractère suffisant, afin de créer ce qui me plaît, persévérer , écouter pleinement mon monde intérieur.

    • Photo du profil de Pit Pit dit :

      Si BJ Redon est assez connu aujourd’hui, c’est qu’il s’est avant tout écouté au cours de sa vie artistique, je pense.
      Si tu sens que tu as quelque chose de différent en toi, exploite-le.
      Ne laisse pas l’angoisse te priver de toute ton authenticité.
      Il est vrai que la plupart des artistes professionnels se cachent derrière le style d’auteurs connus, par peur d’échouer et de ne pas rentrer dans les petites cases.

      En effet c’est une grosse prise de risque d’innover de nos jours. Rares sont les succès artistiques issus d’innovations, mais les efforts payent toujours, et même si une minorité adhère à ton style, pourquoi pas, tant que tu gardes bonne conscience.
      Il faut agir selon ses besoins intérieurs et ses objectifs, et trouver un équilibre entre les deux, histoire de ne pas avoir cette impression constante d’être dans l’ombre de quelqu’un.

  23. lxlxxlxlxl dit :

    Je dessine, je dessine, je dessine … mais rien à faire personne ne regarde ce que je fais. 🙁

  24. Photo du profil de Jessica18 Jessica18 dit :

    Bonjour
    Est il possible d envoyer un de mes dessins pour avoir des conseils et avis?
    Merci pour la réponse.

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