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Choisir son pinceau pour l’aquarelle

Mai 11

Choisir son pinceau pour l'aquarelle

Avoir un bon pinceau est, avec le fait d’avoir un bon papier, un critère essentiel pour pouvoir aquareller avec plaisir et virtuosité. Mais qu’est-ce qu’un bon pinceau pour l’aquarelle ? C’est un pinceau qui absorbe bien l’eau et les pigments et les relâche de manière homogène. En gros, il ne relâche pas une énorme goutte d’un seul coup pour se retrouver aussitôt à sec ! Pour un pinceau versatile, on en choisira également un qui possède une certaine élasticité et une certaine nervosité, et qui conserve bien sa forme (même si certains pinceaux “mous” peuvent être bien utiles dans certaines circonstances, j’y viendrai plus tard).

Mais des pinceaux il y en a de toutes les formes, et de toutes les tailles. Il en existe de différentes matières, de différentes marques, et à tous les prix... alors comment s’y retrouver dans tout ça ? C’est ce que je vais tacher de vous expliquer dans cet article. Et si vous avez un tout petit budget, je vous donnerai mes conseils pour ne choisir qu’un seul pinceau qui vous permettra de réaliser l’essentiel de ce qu’il est possible de faire à l’aquarelle.

​Les différentes formes de pinceau

Quand on se retrouve au rayon des pinceaux dans un magasin Beaux Arts, une des premières choses qui fait qu’on peut se sentir perdu c’est qu’il existe une multitude de formes de pinceau différentes : ronds, plats, carrés, traînards, traceurs, lettreurs, biseautés, spalters, usés bombés, strypers ou bien encore en forme d’épée, de bulbe, de jupon, d’éventail, de langue de chat... Comment faire son choix dans tout ça ? Pour simplifier, on peut déjà classer les pinceaux en 3 grandes catégories :

  • les pinceaux ronds
  • les pinceaux plats
  • les pinceaux de forme spéciale

​Les pinceaux ronds (= round brushes)

On peut les subdiviser en 2 catégories :

  • les ronds à pointe fine, qui ont un​e brosse bombée se terminant par une pointe très fine. Dans l’idéal ils possèdent aussi une certaine élasticité et une certaine nervosité et reprennent leur forme facilement, ce qui permet d’avoir un bon contrôle sur le tracé produit. Ils permettent de couvrir des surfaces de papier en faisant des aplats de couleur comme de travailler dans les détails en utilisant la pointe. Pour moi, ce sont les pinceaux d’aquarelle par excellence, et si on ne devait choisir qu’un seul pinceau pour l’aquarelle, ce serait un rond à pointe fine.
  • les mouilleurs ou pinceaux à lavis. Extrêmement ventrus, ils se terminent aussi en pointe mais comme ils sont le plus souvent très mous, la pointe ne reprend pas facilement sa forme. Ils ont comme particularité de contenir d’énormes quantités d’eau et de pigments et servent donc, comme leur nom l’indique, à effectuer de grands lavis, à couvrir rapidement de grandes surfaces de papiers avec de la couleur.  Ils sont donc idéaux pour poser les premières couches d’aquarelle et ébaucher les grandes formes. En revanche, ils ne sont pas prévus pour travailler dans le détail et il est souvent plus difficile de contrôler la quantité d’eau et de pigments dans de tels pinceaux, surtout pour les débutants. On les reconnaît facilement au fait qu’ils n’ont la plupart du temps pas de virole (cette partie qui attache la touffe de poils au manche du pinceau) mais sont ligaturés par des fils en métal la plupart du temps.

​Les pinceaux plats (= flat brushes)

​Comme leur nom l’indique, ils ont une brosse plate généralement carrée. Pas forcément simples à utiliser pour les débutants, les pinceaux plats sont pourtant plus versatiles qu’on ne le pense, et certains aquarellistes réalisent pratiquement l’entièreté de leurs oeuvres avec des pinceaux plats. Ils demandent simplement un temps de prise en main pour apprendre à exploiter les possibilités qu’ils offrent. En les utilisant sur le plat, on peut facilement créer des bandes d’une largeur uniforme. En utilisant la tranche, il est très facile de créer des lignes et des éléments de paysage, et dans une certaine mesure il est possible de travailler sur les détails en utilisant le coin.

​Ils permettent de bloquer très facilement et rapidement de grandes formes, ce qui peut être très utile pour aller à l’essentiel lors des premiers stades d’une peinture. Ils produisent également un visuel graphique impossible à reproduire avec un pinceau rond. Ils sont aussi très pratiques pour adoucir le bord des lavis. Après les pinceaux ronds, ils sont selon moi le 2ème type de pinceau à ajouter à sa collection.

On en distingue 3 types :

  • les plats carrés “normaux” : brosse de 6 à 20 mm de large, avec un manche de taille normale (à gauche sur l’image ci-dessus)
  • ​les spalters : brosse de 20 mm et plus, avec un manche court (au centre sur l’image ci-dessus)
  • les brosses hake : brosse de 20 mm et plus avec un très long manche, ce sont les pinceaux plats utilisés en calligraphie et en peinture chinoise (à droite sur l’image ci-dessus). Mais il est tout à fait possible de les détourner pour l’aquarelle. Ils ne sont pas forcément simples à utiliser, surtout pour les débutants, car ils se gorgent d’eau et ne conservent ni leur forme ni leur tranche. Mais ils permettent de créer des effets de texture très intéressants et sont très pratiques pour mouiller un papier et réaliser de grands lavis. En plus ce sont des pinceaux vraiment pas cher (mais qui ont tendance à perdre un peu leurs poils).

​Les pinceaux de forme spéciale

Tous les pinceaux qui ne se retrouvent pas dans les ronds et les plats peuvent être classés dans la catégorie des pinceaux de forme spéciale. Il existe une multitude de formes, chacune d’elle permettant de créer des tracés ou des effets de texture particuliers. Ils ne sont donc pas essentiels, mais peuvent ​constituer une aide pour l’aquarelliste qui cherche à enrichir la palette des effets qu’il est possible de créer à l’aquarelle​. Il est d’ailleurs amusant et formateur de tester les possibilités qu’ils offrent et d’essayer ensuite les introduire dans ses oeuvres. Je ne les passerai pas tous en revue, car il y en a bien trop, mais en exemple en voici ​2 types que j’ai pu tester :

  • les traînards (= “rigger brush” en anglais) : ils sont dotés d’une touffe de poils très longue et très fine. Cela permet de diminuer l’effet du tremblement de la main pour tracer de longues lignes très fines (utile par exemple pour les tiges, les petites branches, les câbles qui traversent le paysage urbain, etc...). Comme la touffe de poils est très longue, elle contient suffisamment d’eau pour un tracé en continu sans avoir besoin de recharger. On peut aussi les détourner en les utilisant sur la tranche pour des effets de végétation.
  • les pinceaux bulbe ou langue de chat​ (= “bulbic” ou “cat’s tongue” en anglais) : ils mélangent un peu les caractéristiques du pinceau plat et du pinceau rond à pointe fine. Il permettent de tracer des bandes de taille uniforme, de faire facilement des pleins et des déliés, mais aussi de tracer des lignes fines et de travailler dans le détail grâce à leur pointe.

​Un petit mot sur les pinceaux à réservoir d’eau, qu’on trouve aussi souvent dans la catégorie des pinceaux spéciaux : ce sont des pinceaux synthétique (en nylon généralement) avec un réservoir que l’on remplit d’eau (ou d’encre ou de broue de noix). Il faut pincer le réservoir entre ses doigts pour que l’eau descende dans la brosse. Ils ne sont pas très chers et sont assez populaires auprès des urban sketchers et des aquarellistes de plein air, car il est facile de les sortir rapidement du sac et ils permettent d’activer l’aquarelle sans avoir à sortir un pot à eau. C’est ce que j’ai utilisé lors de mes premiers plein air en me disant : “trop génial !! pas besoin d’emmener de réserve d’eau et ça ne prend pas de place dans le sac !” Je peux vous dire que j’ai vite déchanté : il m’était très difficile de faire une belle aquarelle avec ces pinceaux. C’était compliqué de contrôler la quantité d’eau dans la brosse : soit il sortait trop peu d’eau et je me retrouvais à sec dans les moments où j’avais besoin de couvrir rapidement des surfaces, soit au contraire il y avait trop d’eau et mes couleurs restaient trop diluées, ou bien une grosse goutte sortait d’un seul coup au moment où mon lavis commençait tout juste à sécher et que j’avais besoin de travailler avec de la peinture plus concentrée... une vraie galère ! Sans compter que pour évacuer une couleur de la brosse, il fallait faire couler plusieurs gouttes. Et hop, mon pinceau se vidait ! J’ai rapidement acheté quelques bons pinceaux aquarelles pour mon kit de plein air et trouvé des solutions pour transporter un peu d’eau. Par contre, j’ai quand même toujours un pinceau à réservoir d’eau avec moi, car là où ils sont bien utiles selon moi, c’est pour activer du crayon aquarellable, et aussi pour mettre quelques petites touches de couleurs hyper simples et rapides à quelques endroits d’un croquis à l’encre quand on est très pressé.

​Les différentes tailles de pinceau

Des pinceaux minuscules prévus pour peindre les tous petits détails aux énormes pinceaux à lavis qui permettent de couvrir de grandes surfaces d’un seul mouvement de poignet, il existe des pinceaux de toutes les tailles. Quand on a un budget extensible, il est pratique d’acheter plusieurs tailles différentes et de changer de pinceau en fonction de ce qu’on est en train d’exécuter. Mais si on a un tout petit budget, ou qu’on débute et qu’on ne souhaite pas investir de trop avant de savoir si l’aquarelle va nous plaire, on aura peut-être envie de se limiter à un voire deux pinceaux maximum. Dans ce cas, quelle taille choisir ?

​Tout d’abord, il faut savoir que la taille indiquée sur les pinceaux permet uniquement de comparer entre eux les pinceaux d’une même marque et d’une même gamme. Un taille 12 de la marque Raphaël n’aura pas forcément les mêmes dimensions qu’un taille 12 de la marque Da Vinci par exemple. Evidemment, cela rend les choses encore plus compliquées quand il s’agit de choisir, surtout si on commande ses pinceaux en ligne, car il est alors difficile de s’imaginer leur taille réelle. Alors si on veut un critère fiable, il faut considérer le diamètre du pinceau en ce qui concerne les pinceaux ronds, et la largeur du pinceau en ce qui concerne les pinceaux plats. La longueur de la brosse, c’est à dire la longueur des poils, donne une information supplémentaire. Toutes ces mesures sont exprimées en millimètres (ou en pouces - “inch” en anglais - pour les pinceaux plats) et sont généralement indiquées sur les sites des fabricants ou les sites de vente de matériel Beaux Arts.

- Pour les pinceaux ronds à pointe fine, un diamètre entre 5 et 8 mm permet d’effectuer la majorité du travail. De mon expérience, un pinceau de 5 mm de diamètre vous permettra de travailler assez confortablement jusqu’au format A5. Au-delà, les grands aplats de couleur deviennent compliqués car le pinceau est trop petit pour les surfaces de papier à couvrir. En revanche, la pointe fine vous permettra de réaliser les petits détails. Si vous passez à des formats supérieurs au A5 (entre le A4 et le A3), choisissez plutôt un pinceau de 8 mm de diamètre : il sera suffisamment ventru pour effectuer vos lavis (même si investir en plus dans un bon gros mouilleur facilite la vie dès qu’on commence à travailler en A3). S’il est de bonne qualité et qu’il a une bonne pointe, il vous permettra d’aller pas mal dans le détail aussi malgré sa taille, même s’il n’aura pas la finesse d’un 5 mm. Donc le choix dépend de la taille des oeuvres que vous projetez de réaliser. Personnellement il m’est arrivé de faire une oeuvre entière avec uniquement mon pinceau rond à pointe fine de 8 mm de diamètre, même si j’aime changer pour le 5 mm de diamètre dès que je passe sur les détails fins. Si vous avez le budget, prenez les deux, c’est une bonne combinaison qui vous permettra de réaliser quasiment tout ce que vous souhaitez.

- Si vous voulez investir en plus dans un mouilleur ou pinceau à lavis, prenez-en un qui fasse au minimum 10 mm de diamètre, car en deçà je ne vois pas tellement l’intérêt. Plus vous prévoyez de travailler grand, plus il faudra de gros mouilleur : en aquarelle on ne peut travailler la peinture que quand elle est mouillée, donc on joue contre le temps. Si vous ne disposez pas de pinceaux suffisamment grands pour la surface à travailler, vos lavis risquent de commencer à sécher avant que vous ayez terminé de les poser et de les modifier. Personnellement, mon mouilleur préféré est un gros “quill” de 16 mm en poil de chèvre série 3525S de la marque Silver Brush : je l’utilise dès le A4 et même moins, pour mouiller mon papier et poser les grandes zones de couleurs.

- Si vous voulez investir dans un ou quelques pinceaux plats, je dirais qu’un 19 ou 20 mm de large (3/4 de pouce, écrit 3/4” ou 3/4IN en anglais) est assez versatile : jusqu’au format A4 il permet de couvrir de bonnes surfaces et sa tranche reste suffisamment fine pour créer des lignes. Si vous voulez aller dans les petits recoins ou travailler sur plus petit format, prenez en plus un 12 mm (1/2 pouce = 1/2” ou 1/2IN) ou un 10 mm. Si vous voulez faire des lavis sur de plus grands formats (A3 et plus), prenez un spalter de 25 mm (1 pouce = 1” ou 1IN)​ ou plus. Plus le format de vos oeuvres s’agrandira, plus les pinceaux à prévoir seront larges.

​Des pinceaux de différentes matières

​Les poils des pinceaux peuvent être fait en 2 types de matière : il y a d’un côté les pinceaux en poils naturels, onéreux car le poil naturel lui-même coûte cher aux fabricants, et les pinceaux en poils synthétiques, moins chers mais dont le prix varie en fonction de la qualité de la fibre synthétique en question. Quelle est la différence entre les deux ?

- Les pinceaux en poils naturels ont théoriquement ce qu’on appelle une meilleure “trempe”, c’est à dire qu’ils retiennent plus d’eau et de pigments que les pinceaux en poils synthétique, et il les relâchent de manière plus homogène.

- En ce qui concerne les pinceaux ronds à pointe fine, essentiels aux aquarellistes, les pinceaux en poils naturels ont théoriquement une meilleure pointe, plus fine, et qui se reforme mieux, que les pinceaux en poils synthétiques.

En revanche, les pinceaux en poils synthétiques s’usent moins vite et sont bien moins onéreux, et de nos jours certaines marques développent des fibres synthétiques d’excellente qualité qui tendent à mimer les qualités appréciées des poils naturels. D’autres misent sur le mélange des poils naturels et des poils synthétiques dans un même pinceau pour tirer partie des qualités des 2 types de poils (exemples : les “Black Velvet” de la marque Silver Brush, mes pinceaux préférés, ou les “Cosmotop-mix B” de la marque Da Vinci).

​Pinceaux aquarelle en poils naturels

Parmi les pinceaux pour aquarelle en poils naturels, on en distingue plusieurs types :

- Les pinceaux en poils de Martre Kolinsky (= “Kolinsky sable” en anglais) : ce sont les plus réputés des pinceaux pour l’aquarelle, car ces pinceaux ont une excellente capacité d’absorption, couplée à une bonne élasticité, une bonne nervosité, et une pointe très fine qui se reforme bien pour les ronds à pointe fine. La brosse est de couleur roux clair / jaunâtre.

Le nom “martre” prête à confusion, de même que “sable” en anglais qui signifie zibeline, car les véritables pinceaux en poils de Kolinsky ne sont fait ni en poils de martre, ni en poils de zibeline, mais en poils de belette ou vison de Sibérie, Mustela sibirica, aussi appelé “Kolinsky”, d’où le nom. Pour les pinceaux de top qualité, seuls les poils de la queue des mâles Kolinsky, plus longs et fournis, sont utilisés. 

Il existe des différences de qualité et de prix entre les différents pinceaux en martre Kolinsky qu’on trouve sur le marché. Une première différence vient du soin qui a été apporté à la fabrication du pinceau  : manière dont les poils ont été sélectionnés, brossés, attachés à la virole. Comme le poil de Kolinsky est cher, certains fabricants font chuter le prix en diminuant la longueur du poil dans la virole (la partie cachée), ce qui a des conséquences sur les capacités d’absorption du pinceau, la manière dont il se remet en forme et la manière dont il s’use dans le temps. Certains fabricants utilisent aussi des poils issus d’autres parties du corps de l’animal que la queue, ou bien les poils des femelles, et les désignent sous le nom de Kolinsky. D’autres encore utilisent des poils d’animaux de la même famille en indiquant “martre” ou “martre pure” (sable brush) ou “martre rouge” (red sable), qui est parfois un synonyme de “martre Kolinsky” mais pas toujours. Cela peut donner des pinceaux de bonne qualité aussi, selon la manière dont ils ont été fabriqués, mais on peut aussi penser acheter un pinceau en poil de martre Kolinsky et se retrouver avec un pinceau de piètre qualité.

Tout cela prête énormément à confusion, donc, si vous doutez, sachez que :

  • ​Un bon pinceau en poil de martre, qu’il soit Kolinsky ou d’un animal de la même famille, est très onéreux, surtout les purs Kolinsky. Donc si vous voyez un pinceau en poil de martre pas cher, c’est plutôt suspect !
  • ​Les fabricants sérieux donnent toutes les indications sur la provenance et la qualité des poils de leurs pinceaux en martre Kolinsky. Par exemple, la marque Da Vinci précise pour ses pinceaux ronds Maestro “pinceau rond martre rouge Tobolsky-Kolinsky”, Tobolsky faisant référence à un district de Russie situé en Sibérie. Ils précisent aussi en description “en poils de martre rouge Kolinsky de Sibérie, prélevés sur les queues hivernales de mâles sélectionnés.”

​Avec ça, vous pouvez être sûrs de la provenance et de la qualité des pinceaux. La marque Escoda précise aussi dans la description de ses pinceaux Reserva : “martre pure kolinsky-Tajmyr”, Tajmyr faisant référence à la péninsule de Taïmyr au Nord de la Sibérie, nous indiquant que l’on a bien affaire à un pinceau en poils de visons de Sibérie. La marque Rosemary & Co, très réputée également, fait bien la distinction sur son site entre ses “pure red sable” = pure martre rouge et ses “pure Kolinsky sable” = pure martre Kolinsky, et nous détaille la différence entre les deux. 

- Les pinceaux en poils de petit gris (= “squirrel brush” en anglais) : ce sont des pinceaux en poil d'écureuil gris. Ce sont généralement des pinceaux à lavis, car ils sont très souples et absorbent une énorme quantité d’eau et de pigments. Ils peuvent donner une bonne pointe, mais ils sont tellement mous qu’ils ne conservent pas leur forme et il faut le coup de main pour reformer la pointe. Cela les rend difficiles à gérer quand on débute. A noter qu’ils s’usent aussi plus vite que d’autres pinceaux, il convient donc d’en prendre soin vu leur prix. La brosse est de couleur gris foncé / noire.

- Les pinceaux en poils de chèvre ou de mouton (goat hair) : ce sont typiquement les pinceaux pour la calligraphie ou la peinture chinoise qui sont fait avec ce type de poils. Mais il est possible de les détourner pour l’aquarelle. D’autres marques comme Silver Brush proposent aussi des pinceaux à lavis avec ce type de poils. Je trouve qu’ils font une bonne alternative aux pinceaux en poils de petit gris car ils sont beaucoup moins onéreux mais ils ont des caractéristiques approchantes. Comme eux, ce sont des pinceaux mous, qui ne conservent pas leur forme, mais qui absorbent énormément d’eau et de pigments. Ils sont donc tops pour les grands lavis, mais pas faciles pour les débutants. Un de leurs aspects négatifs est qu’ils ont tendance à perdre leurs poils (c’est plus ou moins prononcé selon les marques et la qualité du pinceau). La brosse est de couleur blanche.

​Pinceaux aquarelle en poils synthétiques

​De nos jours, les fabricants développent des fibres synthétiques de plus en plus qualitatives, qui ont pour vocation de mimer les qualités des pinceaux en poils naturels. On trouve beaucoup de pinceaux “imitation martre” ou “imitation Kolinsky” (“synthetic Kolinsky” en anglais) ou “imitation petit gris” (“faux squirrel” en anglais). Attention à ne pas se laisser tromper par les noms indiqués sur les pinceaux : par exemple, sur les pinceaux de la gamme Précision de Raphaël, il est écrit “martre imitation Kolinsky”. On pourrait donc se dire que ces pinceaux sont en poils de martre à défaut d’être de purs Kolinsky... En fait il n’en est rien, ce sont des synthétiques purs, donc ni en martre, ni en Kolinsky ! Pareil pour les pinceaux de la gamme Softaqua sur lesquels il est écrit “Petit gris imitation squirrel” et qui sont uniquement en synthétiques... quand on n’y connaît rien, on peut se laisser tromper, de plus que visuellement la différence entre les poils synthétiques et les poils naturels n’est pas forcément flagrante.

​Pour ce qui est des capacités d’absorption, à taille de pinceau égale, je ne connais aucun pinceau synthétique qui fasse mieux qu’un pinceau en poils naturel. Je ne les ai pas tous testés bien sûr, mais tous les tests que j’ai pu voir sur Youtube et sur des blogs tendent à confirmer cela. Cela étant dit, certains pinceaux en fibre synthétique de qualité offrent tout de même de bonnes performances, bien suffisantes pour travailler sans avoir à recharger le pinceau à une fréquence qui deviendrait gênante. Quand on a un petit budget, cela vaut le coup de s’orienter plutôt vers de bons synthétiques, surtout si on souhaite acheter de gros pinceaux dont les prix deviennent rapidement exorbitant s’ils sont en poils naturels !

​Comparaison : Kolinsky versus synthétique

Pour vous donner quelques pistes pour faire votre choix, j’ai testé quelques pinceaux synthétiques ronds de marques et de prix différents, faisant tous autour de 8 mm de diamètre, et j’ai comparé leurs performances à celle d’un pinceau en martre Kolinsky de même diamètre. Les pinceaux que j’ai testés sont les suivants :

Pinceau utilisé comme référence pour la comparaison :

J’ai tout d’abord comparé la forme de la brosse et la finesse de la pointe. Tous les pinceaux testés ont des formes un peu différentes : le pinceau en martre Kolinsky sont les plus ventrus, mais le Black Velvet a une pointe un peu moins fine. Le pinceau Escoda Versatil est large d’un peu partout mais forme une très belle pointe. La brosse du Escoda Perla est plus fine que celle des autres et sa pointe est la plus fine de tous. Le pinceau Casaneo est un peu différent car c’est un pinceau à lavis et pas un rond à pointe fine : il est aussi plus court que les autres, ce dont il faudra tenir compte lors du test d’absorption de l’eau et des pigments. Mais sa pointe est plutôt fine pour un pinceau à lavis.

J’ai ensuite testé la capacité des pinceaux à produire des lignes fines, en tachant de tracer la ligne la plus fine possible avec chaque pinceau. Je n’ai eu de problème avec aucun d’entre eux, ils permettent tous de tracer des lignes fines et de travailler dans le détail, même le pinceau Casaneo. Celui qui a produit les lignes les moins fines est le Silver Black Velvet. Et le grand gagnant de la ligne la plus fine est le Escoda Perla. Mais les différences sont minimes.

​Ensuite j’ai testés l’élasticité des pinceaux et leur capacité à reprendre leur forme après que la brosse ait été un peu écrasée. Ils ont tous passés le test avec succès : à première vue, ce sont tous des pinceaux qui reprennent bien leur forme et dont la pointe se reforme facilement (il faudrait bien sûr les mettre en conditions de peinture réelles pour confirmer cela).

Et pour terminer, j’ai testé les capacités d’absorption de l’eau et des pigments de chacun des pinceaux. J’ai procédé à chaque fois de la même façon : j’ai bien trempé la brosse dans la peinture puis j’ai laissé égoutter toutes les gouttes prêtes à tomber d’elles-mêmes, avant d’appliquer la peinture sur le papier pour remplir un maximum de surface dans un rectangle que j’avais tracé au préalable sans recharger mon pinceau. Avec le pinceau en martre Kolinsky, le Silver Black Velvet et le Escoda Versatil, j’ai pu remplir mon rectangle entièrement, même si j’ai commencé à me sentir à sec entre la moitié et les 3/4 du rectangle. C’était la première fois que je testais les pinceaux Escoda, et j’ai été agréablement surprise par le Escoda Versatil. En revanche, autant j’étais ravie par la pointe ultra-fine du Escoda Perla, autant j’ai été déçue par sa capacité d’absorption : je n’ai même pas pu remplir la moitié du rectangle, donc pour moi c’est un pinceau plutôt utile pour travailler sur des détails. Le Da Vinci Casaneo a fait une très belle performance, malgré sa taille inférieure aux autres : je n’ai pas réussi à remplir tout mon rectangle, mais je n’en étais pas loin. Donc ça m’intéresserait bien de tester un rond à pointe fine fait en fibre Casaneo.

​Les pinceaux plats que j'ai testés

J’ai eu beaucoup de mal à trouver des pinceaux plats qui me conviennent en terme de sensations. Je voulais un pinceau plat suffisamment absorbant, souple mais pas trop non plus, car je souhaitais qu’il conserve sa forme pour pouvoir faire des lignes avec la tranche et adoucir les bords de certains lavis. Voici mon avis sur les pinceaux plats que j’ai testés. 

- Symbiose by Raphaël : je les achetés car ils n’étaient vraiment pas chers, et je les aime bien en terme de sensations car ils sont souples et élastiques, mais je les ai vite mis au rebut car ils ne retiennent pas assez les liquides et sèchent très vite. Et il suffit de les malmener un peu en les utilisant sur le coin pour faire de la végétation par exemple pour que les poils de la brosse se séparent. Il devient impossible de faire des lignes correctes.

- Raphaël Kaërell S : un poil mieux que les Symbiose car ils retiennent un peu mieux les liquides, mais pas beaucoup. Ils ont le même problème de la brosse qui se divise en 2 dès qu’ils sont un peu rudoyés, ce qui a le don de m’agacer.

- Raphaël Précision : en terme de capacité d’absorption, ils ne sont pas beaucoup mieux que les Kaerell S. Le côté “brosse qui se sépare en 2” est moins présent que pour les précédents..Mais en terme de sensation je ne les aime pas trop, je les trouve un peu rigides, question de goût personnel. A savoir aussi qu’on est limité en taille puisqu’ils ne vont pas au delà de la taille 12.

- Raphaël Softaqua : ils sont tops pour les lavis, ils sont prévus pour ça, mais c’est tout. Ils sont tellement mous qu’on ne peut guère faire autre chose avec car tous les poils de la brosse ont tendance à se coller ensemble.

- Da Vinci Cosmotop : ils figurent parmi les meilleurs que j’ai testés. Ils ont ce bon compromis entre souplesse et rigidité que je cherche chez un pinceau plat. En terme de rétention des liquides, on va dire qu’ils sont dans la norme pour des pinceaux plats synthétiques. Mais surtout : ils sont sortis vainqueurs du test de la brosse qui se sépare. Je peux utiliser le coin pour faire des effets de texture, la brosse reste en un seul morceau.

- Daler Rowney Aquafine : je ne m’attendais pas à grand chose car ils ne sont vraiment pas chers. Mais quand je les ai testés ils sont devenus mes préférés avec les Cosmotop, car j’ai de bonnes sensations avec, j’aime leur souplesse et leur élasticité. Pour des pinceaux aussi peu chers, ils retiennent plutôt bien les liquides. La brosse se sépare en 2 quand on les malmène de trop, mais ça reste gérable. Je ne les ai pas trouvés en France, donc je les commande à l’étranger sur le site de Jackson’s Art.

- Silver Brush Black Velvet 3008 S : comme les Silver Black Velvet ronds à pointe fine, ils sont faits d’un mélange de petit gris et de risslon synthétique. Du coup, leurs capacités d’absorption sont plutôt bonnes. Ils sont plus mous que les Aquafine ou les Cosmotop, mais c’est une souplesse agréable. Les poils de la brosse ont tendance à se coller ensemble lorsqu’ils sont utilisés sur le coin, mais au contraire des Softaqua, il est possible de leur faire reprendre une certaine forme pour continuer de tracer des lignes. Je viens de les recevoir, et ce sont mes nouveaux favoris.

​Mon conseil pour résumer

Si vous ne deviez choisir qu’un seul pinceau, prenez un pinceau rond à pointe fine de bonne qualité, qu’il soit en poil naturel ou synthétique selon votre budget, qui peut contenir suffisamment d’eau et dont la pointe se reforme facilement. Je ne peux que conseiller la série Black Velvet 3000S de Silver Brush, qui sont depuis le début mes pinceaux préférés et qui ont conservé une bonne pointe après un an d’utilisation (à savoir qu’on ne les trouve pas en France, je les commande à l’étranger sur le site de Jacksons Art). Les Escoda Versatil, que je n’ai pas encore utilisés pour peindre, pourraient bien les détrôner s’ils s’avèrent aussi résistants dans le temps. En tout cas, choisissez un rond à pointe fine avec un diamètre de 5 ou 8 mm, selon que vous prévoyez de rester en petit format et de travailler plutôt sur du détail, ou d’aller au dessus du A5. Si vous avez le budget, prenez les deux tailles, et vous aurez les essentiels. 

Ensuite vous pourrez ajouter un gros mouilleur, d'au minimum ​10 ​mm de diamètre. Cela vous facilitera la vie pour bien mouiller votre papier et faire vos grands lavis. Encore une fois, je ne peux que recommander les gros mouilleurs en poil de chèvre de la série 3525S de Silver Brush, que j'achète également sur le site de Jackson's Art, car ils sont bien moins chers que des mouilleurs en poil de petit gris et ils font bien le job (leur seul défaut étant de perdre un poil de temps en temps). 

Ajoutez à cela quelques pinceaux plats (un de 12 mm, un de 20 mm et un spalter​ de 25 mm minimum par exemple) et vous serez bien parés ! N’allez chercher du côté des pinceaux spéciaux que si vous avez vos pinceaux essentiels, que vous souhaitez expérimenter de nouveaux effets et que vous avez suffisamment de budget pour ça.

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A propos de l'auteur

Après un doctorat en écologie qui l'a précipitée dans le burn-out en 2013, Elodie a décidé de colorer sa vie selon ses envies ! Elle est aujourd'hui en voie de devenir artiste professionnelle. Amoureuse du papier, de l'encre et des pigments, sous forme de peinture comme de craies ou de crayons, elle a à coeur de transmettre sa passion au plus grand nombre.

  • Rollover33 dit :

    Bravo, hyper clair, hyper utile ! Merci

  • Mourot dit :

    Merci pour ces excellentes explications , car il n’est vraiment pas facile de se retrouver dans cette jungle de pinceaux …….

  • Martin55 dit :

    Merci encore une fois pour cette superbe vidéo. En plus de celle sur le papier, j’ai vraiment adoré. J’ai vraiment hâte de voir celle sur le choix de la peinture … Je vais t’avouer que j’achète un peu n’importe quoi 😲 … Là maintenant je vais me commander des pinceaux 🖌
    Martin55

    • Haha oui moi aussi au début j’ai acheté n’importe quoi, c’est pour ça que j’ai souhaité faire ces vidéos, c’est ce que j’aurais aimé savoir quand j’ai débuté 🙂 Contente qu’elles te plaisent, et bonne commande de pinceaux !

  • Gisèle dit :

    Merci beaucoup, très bonne pédagogue. J’ai hâte au prochain tuto.

  • Zeffan dit :

    Merci beaucoup pour cette vidéo qui a du te demander beaucoup de travail – je vais regarder celle sur le papier et attends avec impatience la prochaine – je viens de commander deux pinceaux sur tes conseils – bonne journée

  • LAURETTE D dit :

    Elodie, ma muse qui m’amuse je progresse grâce toi .Merci

  • Brigitte42 dit :

    Bonjour
    encore un super article bien structuré et interessant.
    Je suis fan d’un artiste, Roland Palmaerts, qui est surnommé “Le magicien des pinceaux”. Il fera, en ce temps de confinement, une démonstration ce dimanche 17 mai à 15h sur son site Facebook. Il a une façon très spéciale d’utiliser les pinceaux pour l’aquarelle.
    J’attends avec impatience ton prochain article. Merci à toi.

  • secretworld dit :

    un grand merci, encore un super article.
    J avais regardé celui sur le papier aquarelle… et zou des réponses à quelques problèmes… J avais du papier 100% coton mais je voulais le garder pour quand j aurai un peu plus d expérience (je suis débutante )… suite à l article, je me suis lancée… verdict… j ai commandé 3 feuilles (c est effectivement moins cher que des bloc et puis j aime bien l astuce pour faire des carnets)…
    En ce qui concerne les pinceaux, j en ai des basics… ça sera mon prochain investissement…
    A quand le prochain article? ou une formation sur l aquarelle?…
    Franchement, comme tout les articles de ce blog… que du bonheur.
    Un grand merci Pit de nous avoir déniché Elodie
    Félicitation à tous les 2 pour tous les articles, conseils… vous êtes formidables.

    • Pit dit :

      merci à toi.
      Je laisse du temps à Élodie pour créer des contenus à son rythme donc il serait difficile de te répondre.
      On essaie de sortir au moins un article par mois.
      On a aussi prévu une formation pour septembre. Tu seras tenu au courant via la lettre de nouvelles du blog, ne t’inquiète pas. 😉

    • Merci beaucoup pour ce commentaire enthousiaste, je suis vraiment contente que les tutos te soient utiles. Pour le prochain article, je dirais… je fais aussi rapidement que je peux 😉 Comme l’a dit Pit, on vise un article par mois. Si je peux faire plus vite, je le ferai. Celui la m’a pris plus de temps que prévu par exemple, parce qu’il était long et il y avait beaucoup de choses à couvrir. Certains me prendront peut-être moins de temps… j’ai de la chance d’avoir un boss qui me laisse aller à mon rythme 😀 Pour la formation, effectivement on a prévu d’en sortir une en septembre. En tout cas, ta motivation m’encourage, merci !

  • jakmar dit :

    bonjour elodie
    encore un article clair et exhaustif sur un sujet dans lequel on peut facilement se perdre tant l’offre est immense
    d’autre part, j’ai appris que tu allais bientot sortir une formation sur l’aquarelle, pourrais tu nous en dire 2 mots lors d’un prochain post ?
    merci

    • Pit dit :

      hello!
      alors pour ce qui est de la formation, je pense que ce sera plus pour septembre.
      On veut faire ça bien afin que le cours soit le plus complet possible.

    • Je confirme, la formation est prévue pour septembre, je laisserai sans doute glisser des infos sur le contenu au fur et à mesure des tutoriels sur l’aquarelle. Merci pour ton commentaire enthousiaste en tout cas, c’est motivant !

  • Laura dit :

    Hello Elo ! 🙂 (Désolée…. j’ai pas pu me retenir…)
    Encore merci pour ton article ! C’est marrant, j’ai commencé à peindre avec un pinceau à réservoir d’eau, et je trouvais que pour débuter c’était plutôt pas trop mal.. 🙂 La brosse ne se déforme pas du tout, et elle est toujours humide… en comparaison, je n’arrivais pas du tout à gérer la qualité d’eau dans mes pinceaux en petit gris (récupérés de ma grand mère)…
    Et puis après un peu de pratique, j’en suis finalement arrivée à l même conclusion que toi, je trouve les “vrais” pinceaux tellement plus agréables et faciles d’utilisation !
    Bref, je ne sais pas si c’est mon pinceau à réservoir qui commence à merder ou si c’est la pratique qui fait évoluer mes goûts, mais quoi qu’il en soit, il est temps de passer commande 😉
    Vivement le prochain article ! 🙂

    • Bonjour Laura, (pas de soucis pour le Hello Elo, on me le fait souvent 😉 )
      Ravie de savoir que tu es arrivée à la même conclusion que moi. En même temps ça ne m’étonne pas que tu aies eu du mal à gérer la quantité d’eau dans les pinceaux en petit gris : ils ne sont pas simples pour les débutants, exactement pour cette raison, car ils se gorgent d’eau. Et le fait qu’ils soient tout ramollos n’est effectivement pas simple quand on veut détailler. J’ai déchanté aussi au début quand j’ai acheté mon premier Petit Gris ! D’où le fait qu’il vaille mieux aller vers un rond à pointe fine pour débuter. Bonne commande de pinceaux en tout cas, amuse toi bien !

  • Viviane dit :

    Merci Charlotte. J’ai malheureusement déjà acheter la peinture (la marque Raphaël)
    Pour les pinceau j’ai vais avec tes bon conseils
    Vive la prochaine vidéo sur la couleur.
    Passe une bonne journée

  • Elize dit :

    Super article, avec beaucoup d’informations très utiles. Merci.
    Mais il manque une catégorie : le pinceau préféré, celui qu’on aime au delà de la peinture. On le manipule comme un antistress quand il est sec parce qu’il est doux. On l’utilise alors qu’il n’est pas approprié, parce que c’est celui en vogue à ce moment-là. Oui, on peut tomber amoureux.se d’un pinceau (en tout cas, moi ça m’arrive 🙂 ). Mais je n’y suis pas fidèle et j’ai 2/3 amoureux de ce type.

    • Oh oui, je suis tout à fait comme ça moi aussi, je fais très souvent des infidélités à mon Silver Brush 😉 Ce qui est drôle c’est que souvent je me pose cette question : pourquoi en ce moment je préfère tel pinceau et pourquoi à d’autres périodes je préfère tel autre ? Il semble n’y avoir aucune raison objective, si ce n’est, comme tu dis, les élans du coeur 😀

  • alg dit :

    Tout est dit ! Elodie, ton article est clair, concis, précis, valorisé par tes essais. Je rajouterais bien un truc sur l’utilisation de certains pour les retraits, mais on touche plus à la pratique/technique, ce qui sort peut-être du sujet ? Bravo pour ce travail (et non, les cheveux c’est pas top 😀 ) !

  • L'ours blanc dit :

    Sympatique le wookiee en debut de vidéom Cest un copain à Chewbacaa ?

    encore une fois complet et claire

  • Rousset dit :

    Bonjour
    Sachant combien vous semblez proche des animaux non humains et quelle souffrance ils subissent en élevage pour leur poil et leur fourrure … sachant aussi qu’il était question d’une interdiction totale de l’utilisation des poils d’animaux depuis des années déjà je m’interroge sur le fait qul il n’y ait pas plus de peintres qui soutiennent la cause des innocents . Les pinceaux synthétiques ont les mêmes capacités … dites non à la cruauté et incitez les gens à acheter du synthétique et uniquement du synthétique
    Qu’on en finisse avec ces pratiques de barbares … savez vous que les blaireaux se font massacrés en ce moment avec une cruauté inimaginable ? Qu’on assassine 1 million de renards chaque année en France ? Que les élevages pour la fourrure sont une abomination ?
    peindre avec le poil d’un animal qui a souffert le martyre ça vous fait quoi ?
    Je suis très déçue je pensais que vous défendiez leur cause puisque vous dites êtes si proche d’eux
    Fatiguée de toutes ces incohérences …

    • Désolée pour toi que tu sois déçue. Je n’écris pas des articles pour défendre la cause veganiste, mais pour présenter aux gens toutes les options disponibles. Un article présentant uniquement des pinceaux synthétiques aurait été incomplet. A chacun ensuite de choisir en son âme et conscience. Et si c’est moi personnellement qui t’ai déçue parce que tu me juges incohérente, ma foi… je te conseillerais de ne pas projeter d’attentes ou d’interprétation sur moi et ce que je suis censée être parce que j’ai dit ceci ou cela, car de là vient ta déception.

      • Charlotte dit :

        Bonjour Elodie,
        J’allais justement écrire un message en réaction à ce post. En effet, quand j’ai commencé l’aquarelle j’ai acheté des pinceaux en poils naturels, me disant qu’il n’y avait pas de soucis car comme écrit dans l’article les poils sont “prélevés”. Je ne suis pas vegan donc en soit cela ne me dérangeait pas. Jusqu’au jour où j’ai finalement appris que non les poils ne sont pas gentiment taillé sur l’animal mais qu’enfaite on le tue tout simplement … J’ai beaucoup regretté mon achat en apprenant ça donc je trouve que pour faire son choix en tout âme et conscience il est quand même important de savoir cela … on parle beaucoup des vêtements en fourrure mais finalement les pinceaux c’est exactement la même chose ! Les pinceaux Princeton ou Escoda que j’ai sont quasiment aussi efficace que ceux que j’ai à la maison en poils naturels et en plus m’ont coutés moins cher ^^ Comme on dit, si j’avais su …

        • Merci pour ton commentaire Charlotte. Je comprends qu’on puisse être sensible à la cause animale et se sentir heurté, néanmoins je persiste : pour moi ce n’est pas le sujet du débat ici. Je présente des alternatives synthétiques qui performent correctement pour les personnes qui souhaitent éviter les poils naturels. L’article n’a pas pour but de parler des conditions d’élevage des animaux ni d’influencer les gens dans un sens ou l’autre : comme je l’ai dit à chacun ensuite de faire ses recherches et de juger.

        • Mesmerise dit :

          Dans le genre synthétique il y a aussi la marque princeton art je ne les ai pas testés mais il Sont présenté comme étant le top du top de la technologie en terme de rétention et de tracé à voir si c’est du marketing ou non mais le peu que j’en ai lu semble être sympa ˆˆ

        • Oui moi aussi j’en ai entendu beaucoup de bien et pas encore eu l’occasion de tester ! 🙂

        • Charlotte dit :

          Je confirme j’ai craqué et j’en ai commandé il y a quelques semaines (Heritage et Aqua Elite), et vraiment c’est les meilleurs pinceaux synthétiques que j’ai pu tester (après avoir testé Raphael, Da Vinci et Escoda), la pointe du pinceau se remet bien en place, n’est pas molle etc c’est un vrai régal de les utiliser

        • Merci beaucoup pour ce retour qui sera certainement utile à d’autres Charlotte. Ca me donne bien envie de les tester 🙂 (non, non, je n’ai pas encore assez de pinceaux haha)

    • Mesmerise dit :

      Renseigne toi un minimum sur le sujet tu n’en sera que plus crédible pour défendre la cohérence que tu chéris tant …on parle de pinceaux tu parles de cols et de veste en fourrure on ne tue aucun animal pour fabriquer les pinceaux , Comme dans toute industrie il y’a le meilleur comme le pire mais on ne massacre pas d’écureuils de chèvres ou de martre pour la fabrication la plupart des fabricants possèdent une traçabilité des poils et dans les meilleurs des cas il s’agit élevage éco responsable . Après il y a sûrement des marques qui vendent à pas cher des pinceaux provenant d élevage ignoble certe mais mettre tout le monde dans le même panier ne démontre que ton ignorance sur le sujet. Et moi ce qui me fatigue c’est Cet extrémisme c’est franchement imbuvable ! On parle d art pour les fakes News négatives il y à Facebook . Pour finir sur une note Un peu plus positive ….je laisse un lien vers une vidéo très intéressante qui explique la fabrication des pinceaux de Windsor et n https://www.youtube.com/watch?v=zKqfC0E82gU

    • Krystian dit :

      Tout à fait d’accord avec toi !
      D’autant plus que, tout le monde ne le sait peut-être pas, mais les USA interdisent désormais l’importation des pinceaux en « martre Kolinsky » (visons de Sibérie) car là bas elle est classée espèce en voie de disparition. En effet, supportant mal l’élevage, elle est capturée par des trappeurs.

      • Merci pour ton commentaire Krystian. Je vais me répéter : que chacun choisisse le pinceau qu’il veut en fonction de ses principes et de sa sensibilité, mais ceci n’est PAS un article sur les conditions d’élevage ou la chasse des animaux. Sinon j’aurais du aussi m’étaler sur les impacts écologiques et humains de la culture du coton quand j’ai écrit l’article sur les différents papier aquarelle ?? Merci de cesser d’ajouter de l’huile sur le feu, dans un sens comme dans l’autre, sinon je serai dans l’obligation de fermer ce sujet.

  • Enkidiev dit :

    Merci pour cette excellent article qui va beaucoup m’aider dans le choix des pinceaux aquarelle a l’avenir !

  • Mesmerise dit :

    Whaou merci ! Le meilleur test et le meilleur article jamais vu sur le sujet ! Je m’attendais frchmt à un blabla saupoudré de marketing et laqué de préjugés et bien non c’est vraiment super super super merci mille fois vraiment en toute sincérité le meilleur article sur le sujet et c’est pas faute d’avoir touillé internet en anglais et en français !

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