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[INTERVIEW] Jenny, créatrice du premier manga Shōjo français

Pour cette nouvelle interview, nous allons voyager dans un autre univers. Celui de Jenny, illustratrice et scénariste de BD/Manga.

 

Interview Jenny

 

Jenny, merci beaucoup pour le temps que tu nous accordes. J’ai cru comprendre d’après ta page Facebook que ton emploi du temps fut bien chargé ces derniers temps et c’est peut-être encore le cas, donc merci bien de nous répondre.

Pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas encore, je me permets de te présenter rapidement. Tu es née en février 1979 à Tananarive, capitale économique et politique de Madagascar. Très jeune, tu te retrouves avec tes parents en banlieue parisienne.
En ce qui concerne ton parcours scolaire, tu as décroché un Bac L puis tu t’es orientée vers les cours d’Arts Plastiques du Centre Saint Charles. Vient ensuite ton passage à l’École des Gobelins pour y suivre une formation de deux ans dans le cinéma d’animation.
Après avoir obtenu ton diplôme, tu co-réalises avec Antoine Antin un court métrage d’animation. Ce dernier se nomme “Le Papillon” et remporta en 2002 le prix Canal J du jury Junior au festival d’Annecy.

Tu as fait aussi du character-design pour la série “Martin Mystère” et du story-board pour “Totally Spies”.

 

Sur le blog, beaucoup de nos lecteurs se posent des questions sur les métiers artistiques et les cursus à choisir. Que peux-tu nous dire sur ton parcours scolaire qui pourrait éclairer nos lecteurs ? Des bonnes ou mauvaises expériences ? Des compétences à développer plus spécifiquement ?… etc.

Jenny : J’ai suivi une scolarité classique jusqu’au bac, car je ne ressentais pas le besoin de suivre une formation particulière pour apprendre à dessiner. Je préférais de loin apprendre par moi-même plutôt que de me voir imposer des choses. De ce point de vue, il n’y a pas de règle. Je connais des auteurs qui ont eu une scolarité qui n’avait absolument rien à voir avec le dessin. Certains se sont même découvert cette passion sur le tard. Tout dépend de chacun et de ses besoins. Certaines personnes préfèreront avoir un cadre pour les guider et les former dans ce métier et d’autres comme moi, préfèreront apprendre par leurs propres moyens. Pour progresser, j’observais énormément mon environnement, particulièrement les gens, car j’adore dessiner les personnes. Je dévorais énormément de bandes dessinées et mangas et j’essayais d’apprendre en lisant mes auteurs favoris. Tout était bon pour m’inspirer, me stimuler et m’aider à progresser. Évidemment, je dessinais partout même pendant les cours et dès que j’étais en vacances ou que j’avais un moment de libre. Je pratiquais énormément.

 

Jenny au travail

Jenny au travail

 

Fin 2004, début 2005, tu réalises un projet de longue date “Pink Diary”. C’est la première série de manga shojo français. Tu n’as pas encore 26 ans. Est-ce que tu peux nous expliquer comment tout cela s’est goupillé ? Cela a dû générer un certain chamboulement dans ta vie, car en plus, tu as assuré le rôle de dessinatrice et de scénariste. Un sacré challenge.

Jenny : J’ai été poussée par des amis qui étaient déjà édités aux éditions Delcourt (Patricia Lyfoung et Philippe Ogaki). Ils m’ont fortement encouragée à présenter un dossier durant le festival BD Delcourt qui avait lieu à Bercy Village à Paris. À ce moment-là, j’avais déjà commencé à dessiner ma série Pink Diary dans le fanzine Chibimag que j’auto-produisais avec mon mari. J’avais une bonne trentaine de planches finalisées à montrer. Forte des encouragements de mes amis, j’ai sauté le pas. À ma grande surprise, Thierry Joor (qui est mon éditeur depuis mes débuts) a semblé très intéressé malgré le format particulier du projet. Au fil des semaines et des échanges, un contrat d’édition pour ma série Pink Diary a vu le jour.

Au tout début, je pensais pouvoir continuer à travailler dans l’animation et faire mon projet de BD en parallèle. Mais comme j’avais souhaité une publication proche de la publication japonaise, j’ai très vite changé d’avis au vu du travail qui m’attendait et j’ai quitté mon poste de story-boarder.

En tant que story-boarder, j’avais la possibilité de travailler de chez moi. Travailler de chez moi en tant qu’auteur de BD ne fut donc pas compliqué, bien au contraire. Par contre, le premier tome de Pink Diary a demandé plus de travail et d’énergie que je ne l’aurais imaginé. C’était très dur et au moment de démarrer le tome 2, j’ai eu des doutes sur ma capacité à continuer à ce rythme. C’est là que mon mari est intervenu et est entré dans l’aventure.

À partir de là, cela a été une continuelle réflexion sur comment gérer au mieux notre planning pour être dans les temps et je dois énormément à mon mari qui est pour beaucoup dans la bonne organisation de mon travail sur Pink Diary. Il a aussi fallu apprendre à travailler ensemble. Aujourd’hui, c’est une affaire qui roule!

 

Pink Diary - tome 1

Pink Diary – tome 1 – Jenny au dessin et au scénario – Éditions Delcourt

 

Qu’est-ce qui t’a plu dans le shojo ? Tu as toujours été bercé par cette culture asiatique ?

Jenny : Je suis une grande romantique dans l’âme! J’aime les histoires d’amour. J’ai découvert la culture asiatique via les manga et les dessins animés… J’ai toujours eu cette fascination pour cette culture, mais je ne saurai expliquer pourquoi.

Un artiste en particulier qui t’a donné envie de te lancer ?

Jenny : Masakatsu Katsura, auteur de Video Girl Ai (Editions Tonkam). Il a été ma plus grande inspiration et celui qui m’a donné envie de faire de la bande dessinée à la façon japonaise.

Comment est-ce que tu t’es formée au style Manga ? Durant ta formation, avec d’autres artistes ou en autodidacte ?

Jenny : En autodidacte, simplement en lisant énormément de manga.

 

Recherches Graphiques

Recherches Graphiques

 

Le manga français n’était pas forcément bien reconnu de partout, néanmoins les mœurs ont évolué. Comment expliques-tu ce changement ?

Jenny : Je pense que plusieurs auteurs ont maintenant fait leur preuve et ont simplement prouvé au lectorat français que nous étions capables de faire des œuvres de qualité. Et de plus en plus, l’influence du style graphique japonais grandit. Les plus jeunes lecteurs en sont nourris et pour ceux qui voudraient un jour en faire leur métier, ils sont naturellement inspirés par les mangas. Je le vois autour de moi et parmi les personnes qui viennent me voir en dédicace. Beaucoup rêvent de devenir mangaka. Je pense que nous avons ouvert une porte qui leur a permis de croire qu’il était possible pour nous français de faire ce métier comme les Japonais.

 

Pink Diary, 8 Tomes (Dessinatrice et scénariste)
Mathilde, 5 Tomes (Dessinatrice)
Sara et les contes perdus, 6 Tomes (Dessinatrice et scénariste)
Rose écarlate, 5 Tomes (Dessinatrice). Le dernier est sorti dernièrement d’ailleurs
Comme un garçon, 1 tome série en cours (Dessinatrice et scénariste)
Pour la deuxième année consécutive, le marché français du manga est en hausse. Ton travail démontre d’ailleurs qu’il y a un vrai public pour le manga en hexagone. Que pourrais-tu dire à celles et ceux qui verraient encore d’un mauvais œil le manga français ?
Jenny : Ouvrez votre esprit. Le manga n’est pas réservé aux Japonais. C’est de la bande dessinée avant tout et tout le monde peut en faire s’il le souhaite. Nous sommes ouverts sur le monde et on ne peut empêcher l’influence artistique des autres cultures de venir chatouiller notre créativité. C’est enrichissant. On ne peut pas empêcher cela. Demain, ce sera peut-être un tout autre style qui influencera les générations futures, qui sait? C’est le cycle de la vie, un échange créatif naturel.

 

Mathilde Tome 1 : “Le Temps des soupirs” avec Jenny à l’illustration et au scénario

Mathilde Tome 1 : “Le Temps des soupirs” avec Jenny à l’illustration et au scénario – Éditions Delcourt

 

Et dans le monde du Manga en général, as-tu constaté d’autres évolutions ? En effet, le marché japonais a eu des hauts et des bas ces dernières années

Jenny : Je vous avoue que je ne suis pas très au fait de ce qui se passe sur le marché du manga en général. Ce que je constate quand il m’arrive de faire un tour dans les rayons (ce qui arrive rarement malheureusement), c’est la saturation et l’augmentation de la parution de nouveautés. Personnellement, je n’ai plus la patience de consulter les bouquins en rayon tellement il y a de choix. Je me fie à mes auteurs favoris ou bien aux échos positifs que je peux entendre sur certains titres. C’est mon fils aîné de 8 ans qui prend le relai aujourd’hui et qui lit beaucoup de bandes dessinées franco-belges ou japonaises. Je ne sais pas ce qu’il en est du lectorat manga, mais je pense que nos libraires sont submergées par les nouveautés. Difficile de conseiller correctement les clients quand on ne peut tout lire… Je constate aussi que les éditeurs indépendants se multiplient. Il y a eu un gros boum de ce côté-là.

 

“Le Papillon”, le court métrage d’animation sur lequel Jenny a travaillé avec Antoine Antin

“Le Papillon”, le court métrage d’animation sur lequel Jenny a travaillé avec Antoine Antin

 

Dans un pays à la culture orientée vers la “BD franco-belge”, tu ne t’es pas dit que c’était un risque de faire du Manga?

Jenny : C’est la première chose que je me suis dite en présentant mon projet Pink Diary. Je n’y croyais pas vraiment, mais comme je n’avais rien à perdre à essayer, j’ai foncé. Et Delcourt a fait preuve de curiosité et d’ouverture d’esprit.

Comment prépares-tu une œuvre ? As-tu un processus récurrent ? Une routine de travail ? Des outils préférés ?

Jenny : Je suis plutôt spontanée dans ma création. C’est comme ça que s’est fait Pink Diary. J’aimais l’idée de me laisser emporter par mes personnages et découvrir leurs histoires au fur et à mesure que je dessinais. Aujourd’hui, cela a évolué. Avant toute chose, une idée me vient d’une envie de traiter un sujet particulier ou de raconter une histoire dans un univers particulier. Ensuite, je m’intéresse à mon personnage principal que je vais imaginer, modeler selon mes envies. Tout partira de lui et se créera autour de lui. J’entre ensuite dans une phase de création qui se passe essentiellement dans ma tête. Rien n’est couché sur le papier tant que je n’ai pas mis toutes mes idées en place, tant que je n’ai pas un bon début d’histoire qui va pouvoir m’emmener plus loin. Une fois de sûre de moi, je note les grands événements qui vont jalonner le tome puis j’ordonne ces événements sur une time-line pour avoir un aperçu rapide du déroulement de la narration. Je peux ainsi facilement modifier l’histoire si besoin. Quand j’ai fini ma tambouille, je peux enfin passer à la scénarisation dialoguée. Il y a souvent plusieurs versions du scénario avant que je sois pleinement satisfaite. Mais une fois que je suis prête, je commence le story-board de l’intégralité du tome qui va être lu par mon éditeur. Il me fait part de ses suggestions. Je fais mes corrections et enfin, on entre dans la phase d’encrage des planches.

 

Jenny travaillant sur une planche en tout numérique

Jenny travaillant sur une planche en tout numérique

 

La case terminée

La case terminée

 

Tes sources d’inspiration au quotidien ?
Jenny : J’aime travailler avec des séries de BD qui vont être pour moi des outils références en terme de dessin. Je les garde près de moi et je n’hésite pas à y jeter un œil quand le besoin s’en fait sentir. Selon mes envies, je vais me plonger dans des séries qui vont stimuler mon imaginaire, que ce soient des séries d’animation ou bien live. En ce moment, j’aime regarder des longs-métrages (animation ou live). Le quotidien est aussi une source d’inspiration, mes lectures aussi.

Qualités nécessaires selon toi pour faire Manga ?
Jenny : Il faut être bosseur, persévérant et rigoureux. Il faut être un peu fou aussi peut-être, mais clairement, cela demande une énergie folle, surtout si on souhaite en vivre.

Les avantages/inconvénients de ce style artistique ?
Jenny : Le format japonais est un excellent support pour ceux qui aiment avoir le temps de développer les situations en long et en large. Lorsqu’on a un imaginaire débordant, c’est un format idéal. Par contre, on peut se laisser piéger et prendre le risque de trop prendre son temps (ce qui m’est arrivé). L’histoire devient alors moins dynamique, voire un peu lourde. Pour maintenir l’attention du lecteur, il ne faut pas l’endormir 🙂

Dans le format franco-belge, on doit être plus concis, plus direct. C’est plus simple de structurer le scénario sur 46 pages que sur 180. Il faut par contre faire attention à ne pas enchaîner trop de séquences différentes pour ne pas saturer le lecteur d’informations.

Je pense que ces deux formats sont aussi exigeants l’un que l’autre en terme de travail. D’un point de vue graphique, sur le format japonais, je pouvais me permettre de faire plus de cases “vides” où seul le personnage est mis en avant. Dans le format franco-belge, je ne peux pas autant me le permettre. Les décors sont aussi importants que les personnages. C’est ce qui me demande le plus de travail.

 

Rose écarlate - Missions 02. Le spectre de la Bastille - Editions Delcourt Scénario de Patricia Lyfoung et Jenny à l’illustration

Rose écarlate – Missions 02. Le spectre de la Bastille – Éditions Delcourt
Scénario de Patricia Lyfoung et Jenny à l’illustration

 

Vivre du Manga est-il plus compliqué que de la BD Franco-Belge ?
Jenny : Oui. Pour une parution régulière, et pour que financièrement ce soit possible, on doit faire un nombre conséquent de planches par mois (comme les Japonais). Je mettais 3 mois et demi pour faire un tome de Pink Diary. Seule, je n’aurais jamais pu réaliser cela. Contrairement aux auteurs japonais, nous n’avons pas une équipe d’assistants pour nous aider. Mon mari m’a rejoint dans l’aventure ce qui n’a pas été un problème à financer puisque tout allait dans le même foyer. Nous avons simplement partagé le forfait alloué pour chaque tome. Mais par exemple, sur ma série Sara et les Contes Perdus, j’ai dû financer de ma poche la personne qui s’est occupée de poser les trames. Ce n’est pas donné à tout le monde. Au Japon, c’est la maison d’édition qui trouve et rémunère les assistants. Faire un manga pour une maison d’édition française est compliqué. Ils ne peuvent pas exercer les mêmes tarifs que pour la BD franco-belge. S’ils appliquaient le même prix à la planche pour les 2 formats, le prix de revient du manga serait exorbitant et les obligerait à vendre le tome à un prix élevé ce qui n’est pas viable sur le marché.

Ceci étant dit, il y a beaucoup de précarité parmi les auteurs de BD. Je fais partie de ceux qui ont la chance de pouvoir en vivre. Beaucoup doivent cumuler avec un autre travail. J’ai fait le choix de prendre le risque de ne vivre que de la BD, mais j’aurais pu continuer à travailler dans l’animation en parallèle. J’ai eu la chance de rencontrer le succès avec Pink Diary, mais surtout d’être bien entourée et d’avoir fourni en temps et en heure, un travail de qualité qui est maintenant reconnu et apprécié. Ça aide à maintenir de bonnes relations de travail 🙂

 

Planche de "Sara et les contes perdus" Tome 3 avec Jenny à l’illustration et au scénario - Éditions Delcourt

Planche de « Sara et les contes perdus » Tome 3 avec Jenny à l’illustration et au scénario – Éditions Delcourt

 

Parmi tous les œuvres/planches que tu as pu faire, est-ce qu’il y en a dont tu es particulièrement fière ? Une qui fut plus difficile à réaliser ?

Jenny : Je suis fière de tous mes “bébés”, avec leurs qualités et leurs défauts. Chacun m’a permis d’apprendre et de continuer de progresser. Aujourd’hui, je travaille sur une série en collaboration avec Patricia Lyfoung, Philippe Okagi et Patrick Sobral, qui me sort complètement de ma zone de confort. C’est une histoire de type aventure/action et c’est un véritable challenge quotidien.

L’univers du manga te prend tout ton temps ou est-ce que ton esprit créatif peut s’exprimer autrement ? Notamment sur ton temps libre (dessin, peinture, sculpture…etc.)

Jenny : Je dessine suffisamment chaque jour pour ne pas ressentir le besoin de dessiner encore après le travail. Je me tourne plutôt vers les loisirs créatifs tels que le tricot, la couture ou le crochet. Ça stimule une autre part de ma créativité qui a toujours été présente en moi : la création de vêtements. Je suis aussi intéressée par d’autres activités comme la poterie ou le modelage avec la pâte fimo, mais sans m’y mettre pour l’instant.

 

Comme un garçon T01 - Le Défi - Éditions Delcourt

Comme un garçon T01 – Le Défi – Éditions Delcourt

 

Dernière question, aurais-tu un conseil à donner aux personnes qui souhaiteraient se lancer dans cette voie artistique ? Des travaux à sortir ou projets à venir ?

Jenny : Si vous souhaitez vous lancer dans ce métier, sachez qu’il est très exigeant et demande beaucoup de motivation. On ne devient pas auteur de BD en prenant les choses par-dessus la jambe. C’est un vrai travail et il peut être dur d’en vivre. Il faut se préparer à cela. Beaucoup voient le côté idyllique de faire du dessin tous les jours dans sa petite bulle à la maison ou en atelier. Mais c’est très différent de dessiner quand on a un peu de temps par-ci par-là et de passer des heures assis sur sa chaise à crayonner, encrer et mettre en couleur.

Concernant mon actualité, je travaille actuellement sur 3 séries: « Comme un garçon », « La Rose Ecarlate: Missions » et une toute nouvelle qui sortira en 2018. C’est encore un projet secret, mais vous en saurez plus prochainement. Sur ma page Facebook ainsi que sur celle des créateurs, vous pouvez déjà avoir quelques mises en bouche.

Jenny, merci encore pour cette interview et pour ta gentillesse naturelle. Plein de bonnes choses pour la suite de tes projets !

Jenny : Merci pour cette interview. J’espère qu’elle sera intéressante pour vous et vos lecteurs.

 

Une "gribouille" signée Jenny

Une « gribouille » signée Jenny

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17 commentaires pour “[INTERVIEW] Jenny, créatrice du premier manga Shōjo français”

  1. Salomé dit :

    Merci pour cette Interview ! Au début je ne pensais pas connaître l’artiste mais je me suis rendue compte que c’était elle au dessin pour la Rose Écarlate.
    En tout cas c’était une Interview très intéressante pour toute les personnes qui veulent se lancer dans l’aventure de la création de bande-dessiné/manga.
    Merci encore. 🙂

  2. kietsu dit :

    Merci Pit pour cette interview très intéressante. Moi qui suis attirée par cet univers depuis longtemps. Comme elle c’est le manga Vidéo girl Ai qui à été le déclencheur. J’avais déjà feuilleté Pink Diary et je me suis dit que finalement c’était possible de réaliser un Manga 100% français. Je savais déjà qu’il était très difficile d’en vivre et qu’il fallait un autre métier à côté. Mais j’ai un super mari qui me soutient.
    Cette interview me donne encore plus envie de m’améliorer et d’aller jusqu’au bout de mes projets, qui depuis quelque temps sont en suspens par manque de motivation et de temps(mère au foyer avec trois enfants dont un en bas âge).
    Merci à Jenny, je lui souhaite encore de beaux projets à venir.

  3. Pyf dit :

    Un GRAND merci à Jenny pour avoir bien voulu accorder du temps au Blog et nous transmettre son expérience en tout sincérité. En effet, elle est bien débordée donc un grand merci encore une fois.
    Et puis elle n’est pas que talentueuse… Elle est aussi d’une grande gentillesse.

    N’hésitez pas à aller à sa rencontre pour une dédicace lors d’un salon comme la Japan Expo. Il me semble que cette année, elle y fera une apparition.

  4. Jenny dit :

    Merci à tous pour vos commentaires 🙂 Je souhaite que cette interview vous apporte beaucoup et si cela peut même vous motiver à réaliser vos projets, je serai comblée!

  5. Enzo30 dit :

    Merci Pit je suis curieux de voir se que nous réserve le manga FR.Très bonne interview merci encore Pit

  6. Scendre dit :

    Je suis toujours admirative de ces auteurs de BD. La BD est tellement un art qui réclame énormément de compétences différentes ! Dessin, encrage, composition, rythme, storytelling, etc
    Alors qu’en plus quand ils arrivent à en vivre !! Certains de mes amis sont dans la BD et leurs débuts ont été plus que difficile…

    D’ailleurs je me demande bien à combien s’élèvent les royautés pour un manga. Cela m’a toujours révoltes que les auteurs de BD soient si mal payés alors qu’ils produisent une énorme part du « produit » final. Peut être est ce différent dans le manga ?

    Concernant le sujet du marché complément inondé par les nouveautés, on retrouve exactement le même problème dans le jeu vidéo indépendant avec parfois 10 jeux proposant la même expérience de jeu. Difficile donc pour les joueurs de s’y retrouver.

    Merci pour cet article et de mettre en lumière un métier qui est plutôt rare en francophonie 🙂

  7. Eric Duchesnes dit :

    Bonjour, merci Pit, merci Jenny pour cette interview. Bravo pour ce que vous faites, vous êtes pour moi, tous les deux, des exemples à suivre !

  8. Pit,c’est génial cette interview, ça me remotive et me fais prendre conscience du travail à fournir et du long chemin que j’ai à faire avant de devenir un « VRAI MANGAKA ».Et j’adresse mes sincères remerciements à Jenny pour ses conseil et son partage.

  9. Jayvee dit :

    Merci pour cette interview !

  10. Bennasr dit :

    c tres interessant cerci

  11. tigerbouro dit :

    Je ne connaissais pas. Je vais m’y pencher du coup.

    Merci !

  12. Kimiki dit :

    Le rêve est encore possible, quel bonne interview pit.Tout comme Jenny j’y parviendrai,avec du courage

  13. isadoralys dit :

    Merci à toi Jenny et bonne continuation!!!

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